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Pianos numériques

réactions au dossier Commentaires sur le dossier : Les deux approches d'un claviériste sur scène : le switch et le split

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Sujet de la discussion Commentaires sur le dossier : Les deux approches d'un claviériste sur scène : le switch et le split
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La question est simple. Comment arriver à gérer tous les patchs de sons que contient votre setlist en étant le plus fluide et intuitif possible en concert ? Avec deux méthodes : le switch et le split !


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Ce thread a été créé automatiquement suite à la publication d'un article. N'hésitez pas à poster vos commentaires ici !

Professeur, pianiste et compositeur

Mon site : progresser-au-piano.com

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26
Citation :
Est ce que des astuces sur un forum aident vraiment a une réelle pratique en live ?
(je n'arrive pas vraiment a imaginer le truc, bref j'ai un doute du coup je papote pour papoter sur un forum)


Ça m'a souvent évité d'inventer l'eau tiède.

Là profondeur d'édition de mon k2600 m'a longtemps laissé de marbre , tant que je le cantonnais à un usage studio, où je me contentais de sampling et de design sonore, voire la plupart du temps d'utiliser bêtement les présets.

Mais par la suite, je suis parti sur une grosse tournée en tant que clavieriste, et là, j'ai pu voir à quel point cet instrument était parfait pour la scène. On pouvait déjà trouver à l'époque (2010 environ) des claviers plus faciles, plus puissants, moins chers.
Mais des claviers aussi fiables et souples dans leur configuration, avec toutes ses capacités dont je renonce à faire la liste, non.

Donc c'est vrai que le live a haute dose nécessite une machine puissante et hautement configurable, sans compromis sur la connectique et la qualité de ses composants.

Je rejoins l'avis de plusieurs intervenants : la gestion des changements de programmes / performances / combi / etc... ne devrait jamais être autre chose que très simple, et en effet, les messages midi sont nos amis.

[ Dernière édition du message le 18/01/2026 à 11:37:31 ]

27
Oui d’accord avec ca.

Je pense que les forums aident un peu, et puis apres il faut sortir jouer a l’extérieur avec ses claviers, se bouger.
La on se retrouve dans des conditions qui permettent de comprendre ce qui est mieux pour nous en live.
On fait des erreurs, on se loupe….et on finit par se trouver au mieux, y compris avec la marque et la philosophie qui colle le mieux a notre etat d’esprit.

De plus le style de musique qu’on pratique change la donne:
Un clavieriste qui fait du Rock progressif avec de multiples changements de patch/layers, un clavieriste d’événementiel qui fait des mariages avec des set list de 300 morceaux potentiels….et bien ils ont bien plus de contraintes qu’un clavieriste de Blues qui n’a pas besoin de configuration complexe.

[ Dernière édition du message le 18/01/2026 à 18:22:36 ]

28
J' 'ai eu pas mal des claviers, aucun n'est vraiment parfait, n'est vraiment intuitif. Le pire est le menu éparpillé, source d’énervement. Chez Yamaha, les arpèges sont bien, mais c'est difficile de régler la vitesse, il faut aller dans un autre menu. Les boucles d'accords sont bien pratiques, mais elle se désactivent parfois sans raison. Obligeant à les réactiver au pire moment. Bref, rien de jamais vraiment parfait. Je n'utilise à chaque fois que la moitié (environ, au pif) de toutes les fonctions embarquées. J'utilise davantage les superpositions de sons, plutôt que le partage de clavier. Chez quelqu'un d'autre, ça sera l'inverse. Les mémoires sont une bonne invention, peut être la plus importante, on peut stocker instantanément des configs, ou tout un tas de réglages.
29
Citation de Peaveycroquette :
Je rejoins l'avis de plusieurs intervenants : la gestion des changements de programmes / performances / combi / etc... ne devrait jamais être autre chose que très simple, et en effet, les messages midi sont nos amis.


Il est certain qu'un matos spécifiquement adaptés est préférable (pas pour rien qu'il existe du matos professionnel)
Ceci étant dit, dans le domaine des claviers / synths la partie technique / technologique est plus que forcement induite par avance (donc avec ou sans ordi un mec qui fait des concerts doit forcement connaitre ce qui lui faut par avance / surtout que la plupart du temps ce genre de partage d'échanges technique se communique avec d'autres professionnels en situation)
Tout cela pour dire que tout cela est tellement évident pour un professionnel que la question s'adresse qu'a des débutants (ou bien a des gens ne sachant pas lire des fiches techniques)
Merci pour ta reponse Peaveycroquette

Tamburini & Liberatore

30
Merci Mr Funks pour le tip, je n'y avais pas pensé très futé, à voir dans la pratique sur scène mais je vais faire des essais.
De mon côté j'utilise un piano numérique 73 touches couplé à MainStage sur le mac et je navigue entre split et switch ! J'ai la tablette sous les yeux pendant pas mal de répés et concerts avant de mémoriser tous ces changements, mais ça fait le job. j'avais essayé à deux claviers mais quand il y a des changements rapides et fréquents je trouve plus simple de rester sur le même clavier.
MainStage n'est pas toujours complètement fiable (bien que je n'ai jamais eu de galère sur scène, seulement quand je peaufine mes réglages à la maison), mais je n'ai pas trouvé mieux pour l'instant…
Idéalement sur un 88 notes j'aurais moins de changement à faire mais le 73 notes à l'énorme avantage d'être moins gros et moins lourd..
Je fais mes changements de patchs avec une triple pédale de piano : celle de droite marchant pour le sustain et les deux autres avance et recul : ça évite de faire des changements à la main en cas d'erreur de pédale ! Et j'ai une pédale bluetooth pour la tablette: jongler avec les pieds demande aussi de l'entrainement et un travail spécifique pour ne pas planter en concert.

31
Un sujet vraiment intéressant et comme l'a dit fort justement Totounet plus haut, la question des contraintes n'est pas du tout la même entre un claviériste qui va enchainer 20 tubes de variétoche et celui qui va faire du piano blues. Moi c'était l'électro et la tech et la préparation d'un live de 20 mn ou 30 mn de live exigeait de la rapidité pour s'installer et se brancher, en amont, il fallait prévoir des stratégies pour éviter le synthé qui bug à cause de l'humidité de la scène installée au bord d'une grande rivière !
:facepalm:
Nous on jouait nos compos, on connaissait par cœur. Avec mon pote on bossait beaucoup en studio pour notre set électro. On était en 1996 !
1er étape bien connaitre son matos, je connaissais par cœur la liste des patches de mes synthés. Au début on faisait sans ordi (une autre approche bien plus libératrice pour faire monter la mayonnaise et être relié au public). On faisait avec une Roland MC505 reliée à une MOTU Midi Timepiece AV et ses mémoires de config, encore aujourd'hui avec son horloge en bêton armé, elle est top pour envoyer des CC aux synthés. Les branchements midi étaient assez complexes, on a passait des nuits et des week-end entiers là-dessus jusqu'à trouver le set-up parfait (on était encore étudiants)
Sans rentrer dans les détails (on avait 2 types de set)
L'idée, c'était d'avoir la base des morceaux avec les enchainements dans la MC505 et d'envoyer en midi les infos à une TR707 / R8M pour les drums
Alors on avait 5 synthés, 2 BAR, 2 sampleurs (dont le petit yamaha SU10 posé sur le CS1X) et clavier maître midi en split relié à un Akai S2000.
Moi je jouais live sur le Juno 60 principalement les arpèges mains gauche et les accords et leads main droite sur un D50 et un Juno2, mon pote sur le JP8000, le CS1x avec le su10 et le clavier midi balançait les fx et certaines percussions. On avait aussi un SH101 et une TB303 en sync in.
On changeait manuellement les patches sur les transitions. Après, on avait pas 15 morceaux à jouer !

Old School et Electronica

Deux filles Arc en Ciel

[ Dernière édition du message le 19/01/2026 à 19:28:32 ]

32
Sur le Roland FA-06, le vocabulaire est un peu différent. Un empilement de sons s'appelle un Studio Set (même quand on joue en live, hein). Un studio set contient au maximum 16 sons (qui correspondent aussi aux 16 pistes MIDI, en mode Song), appelées Parts. Chaque son peut être constitué de différents samples (jusqu'à quatre "partials", mais ça dépend du moteur audio). Pour chaque part, on peut définir la zone active du clavier (utile pour du split) ou la transposition (par octave ou par demi-tons). Par défaut, le clavier ne déclenche que les sons du part sélectionné.

Un point intéressant, c'est qu'il dispose de 16 pads, avec un mode de fonctionnement paramétrable : part select, part mute, part solo, mais surtout (depuis la mise à jour du firmware 2.0), un mode pour sélectionner de multiples parts. On peut donc associer à chaque pad un assortiment différent des 16 parts, sans changer de programme, et donc, sans coupure audio.

Limitation du système, il ne faut pas vouloir utiliser plus de 16 combinaisons des 16 mêmes sons, sinon, il faut changer de Studio Set (et donc switcher...). Les pad ont l'avantage d'être rétro-éclairés, et donc bien visibles (important pour le live), mais il faut se souvenir des attributions, car ils sont simplement numérotés de 1 à 16... Autre inconvénient, lorsqu'on utilise les pads pour changer de son, on ne peut plus les utiliser pour déclancher des boucles (jusqu'à 4 boucles simultanées).

Il doit être possible de faire la même chose avec des Roland plus récents, comme les Fantom ou Fantom-0.

Par contre, il manque un mode SetList, car lorsqu'on doit passer d'un StudioSet à un autre, il y a de la latence (et une coupure audio), et la molette pour les faire défiler n'est pas idéale.

Un autre point négatif, je trouve que le FA-06 n'est pas exempt de bugs, et je trouve que plus il vieillit, moins fiable il devient. Entre les potentiomètres rotatifs numériques instables (qui passent leur temps à hésiter entre des valeurs, très gênant lorsqu'il s'agit du potard de TEMPO !), et le séquenceur qui commence à sauter des notes lorsqu'il y a trop de choses à jouer, ou trop vite (chose qu'il ne faisait pas plus jeune...), je ne suis pas trop rassuré pour du live. J'ai donc tendance à me passer de son séquenceur pour le live, en migrant tout vers Reaper sur mon portable, ce qui m'offre aussi plus de possibilité de routage audio multi-piste. Le FA-06 ne dipsose que d'une sortie stéréo et une sortie Sub (pour le click ou les samples, ce qui déjà pas si mal...).

En résumé, une workstation pas trop mal pensée pour le live (depuis les dernières mises à jour), mais une fiabilité pas top. Un peu déçu de Roland, pour le coup...

[ Dernière édition du message le 19/01/2026 à 20:47:33 ]

33
Merci pour vos témoignages avec du vécu.:bravo:

[ Dernière édition du message le 19/01/2026 à 21:47:09 ]