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whitehorse whitehorse

« Ce synthé n’est pas pour vous! »

Publié le 23/01/26 à 14:32
Rapport qualité/prix : Correct
Cible : Les utilisateurs avertis
Le FS1R est sans doute le plus grand ratage de yamaha en matière de synthétiseur.
Premiere étrangeté, il s’agit d’un rack de 1 pouce qui n’est pas la déclinaison comme c’est habituellement le cas d’une version clavier; le Fs1r n’existe qu'en rack.
Autre curiosité il fut un des premiers synthétiseur commercialisé avec une suite de logiciels de programmation pour mac système 8 et pc système DOS : un logiciel editor des paramètres de timbre et de performance, un logiciel editor pour les séquences de formant. Ces logiciels disposant d’interfaces graphiques assez élaborées pour leur temps avait le mérite de monter l’étendu de la complexité du dispositif mais en raison du relatif archaïsme des systèmes informatique de l’époque, il ne facilitaient pas réellement la programmation de l’appareil. Cette suite logicielle n’ayant jamais été actualisée par yamaha elle est devenu rapidement obsolète avec l’évolution des systèmes informatiques.
Le premier écueil auquel se trouve confronté l’utilisateur du FS1R est la complexité de l’architecture du système ou la hiérarchie de l’édition timbre/performance est inversée et imbriquée; il faut lire et relire le manuel pour commencer à y comprendre quelque chose même si on à assidument pratiqué le DX7.
La première déception que procure le FS1R est l’écoute et le jeu avec ses présets: il s’agit pour la majorité d’une sélection de timbres importés de la série DX dont pour la banque A certains ont été remaniés et adaptés aux particularités du FS1R comme par exemple en ajoutant une séquence de formant; mais pour la plupart des présets de timbre et de performance l’exploitation du FS1R est faite à minima. Les possibilités de contrôles temps réel liés aux paramètres de performance ne sont quasiment pas exploités, l’utilisation du filtre ainsi que des effets est peu présente, les algorithmes propres au FS1R ne sont pas utilisés, les opérateurs de waveshaping ne sont pas non plus quasiment utilisés.
N’espérez pas trouver des banques de son utilisateur via le net, il y en a très peu et elles ne dépasse pas elles non plus le stade de timbres d’importation du DX7.
Donc quand on à compris que ce dont le FS1R est théoriquement possible ne nous est pas donné on en vient à devoir se lancer dans la programmation de la bête et là le logiciel étant si fastidieux à utiliser on en vient à devoir utiliser l’interface du FS1R. Celle-ci est minimaliste et dépouillée, composée d’une poignée de smarties et de 4 potentiomètres et il faut quelque temps pour en intégrer la logique ce qui ce fait avec quelques retours au manuel…
Malheureusement, tout n’est pas si simple, il ne suffit pas d’avoir compris et intégré l’architecture de la synthèse du FS1R et de son organisation, et d’avoir dompté la logique de son interface pour lui en tirer les splendides sonorités que l’on serait en droit d’attendre, non, il faut travailler, beaucoup travailler des heures durant, y passer ses week-end voire ses vacances pour enfin espérer en tirer quelque chose.
Il faut voir le FS1R un peu comme un « concept synth » comme il y a des « concept car » automobile, qui ne sont pas fait pour rouler mais pour permettre aux concepteurs automobiles d’afficher leur excellence.
L’aboutissement tant attendu du FS1R se trouve dans le Yamaha montage et la série MOD X qui si il ne reprenne pas la totalité de la synthèse du FS1R en reprenne la partie FM à 8 opérateurs et qui disposent en contrepartie d’une interface luxuriante à l’opposé de l’austérité du FS1R.
Donc rien ne peux justifier l’acquisition d’un FS1R au prix aberrant auquel il est proposé aujourd'hui sur le marché de l’occasion, c'est à dire au même prix que le tout nouveau ASM léviasynth.