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Séquenceurs Sampleurs

réactions au dossier Commentaires sur le dossier : Comment les séquenceurs ont-ils changé notre manière de composer ?

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Commentaires sur le dossier : Comment les séquenceurs ont-ils changé notre manière de composer ?
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Des cylindres mécaniques aux grooveboxes modernes, la musique a progressivement appris à se construire par motifs. Une évolution technique qui a aussi changé notre manière d'écrire, de répéter et de structurer un morceau.



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Ce thread a été créé automatiquement suite à la publication d'un article. N'hésitez pas à poster vos commentaires ici !

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Eh Beh !!! encore un chouette article de vulgarisation de Coramel . Merci encore .
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  • Coramel
merci pour cette découverte, avec toutes ces choses d'avant 1987...

Pour autant que je m'en souvienne, l'arrivée du Midi et de C-Lab Creator/Notator fut tout simplement le moyen d'étendre mon 4 puis 8 pistes.

Mon utilisation ne varia pas d'un pouce : composition au piano ou à la guitare : découpage des parties... intro outro couplet refrain pont et basta.

Bien entendu le pattern permettant de n'avoir qu'une seule fois à créer l'instrumental de couplet, du refrain etc. dans diverses déclinaisons en mutant/demutant certaines pistes.

Je ne suis donc pas devenu un fou de motifs séquen­cés...
Bien qu'ayant adoré en son temps cette création de 1980.
https://youtu.be/o78aNmaNBqM?si=FP9jqpGlG7KPIQUa

Les DAW "live" ou ces petites machines de 16 x 16 pads dont l'interet m'échappe encore, font de moi un dinosaure patenté.

A Splendid Time is Guaranteed for All

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  • BBmiX
  • jlbee
  • Coramel
Mon premier sequencer hardware fut un Roland MC 500. Je le garde en souvenir :-)

Studio MDDP recording and sound design

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  • Coramel
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Merci sympathique article, perso mes débuts du séquençage avec un CSQ-600 puis un MSQ-700 puis un Yam QX21, Alesis MMT8 et retour au machines Roland avec un MC- 50 et plus tard MC505 et aujourd'hui en 2026 je me sert encore du sequenceur de la MC909 couplé a un Doepfer MAQ16/3. pas de sequenceur mao

 La nouvelle génération des synthétiseurs nous parvient comme la lumière des étoiles et toute nouvelle musique devra compter obligatoirement et indéfiniment sur leur magie cosmique .M.Magne 1978.

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  • Maxxou32
  • Coramel
Le séquenceur a permis à des personnes sans formation musicale, ni
Connaissances du solfège et pratique du piano de pouvoir se lancer dans la musique électronique. Des musiciens avec de solides bases ont aussi utilisé des sequenceurs.
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  • _Cobi_
  • Coramel
top réponse
Retour sur mes précédents propos, pour revenir sur FL-Studio dont l'article parle très justement.

Je l'ai découvert, puis introduit dans un collège de Marseille, lorsqu'il fournissait des ordinateurs portables pour tous les élèves.
Malheureusement, aucun logiciel fourni, des machines bloquées (impossible d'installer une imprimante à la maison, pas de wifi non plus).

Avec l'accord de l'académie, et d'un professeur de musique, j'ai introduit la version gratuite de FL-Studio.
Les cours de musique sont devenu un peu autre chose qu'un cours "d'apprentissage du pipeau"...

Les élèves après une courte démo, sont devenu incroyablement créatifs. Ce logiciel avait une approche révolutionnaire de la composition musicale.

A Splendid Time is Guaranteed for All

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  • BBmiX
  • ronny-féroce
  • jipero2
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  • Coramel
Intéressant, merci pour l'article. :bravo:

Dommage que les séquenceurs et soundtrackers sur ordinateur personnels (C64, Atari ST, Amiga) ne soient pas évoqués en parallèle du hardware de la même époque.
Qu'ils soient MIDI ou pas, les patterns y sont rapidement devenus la brique de base pour composer des morceaux à l'oreille.
Et ils ont initié à la MAO des générations entières de compositeurs amateurs ou professionnels.

J'imagine d'ailleurs que l'illustration principale mettant en avant la MPC Renaissance (qui est juste un contrôleur MIDI déguisé en MPC) couplée à un ordinateur se veut illustrer la porosité des deux univers.

« What is full of redundancy or formula is predictably boring. What is free of all structure or discipline is randomly boring. In between lies art. » (Wendy Carlos)

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  • BBmiX
  • Maxxou32
  • Coramel
  • kosmix
Effectivement. J’aurais pu les inclure.

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Odon m'a grillé mais moi aussi j'allais pointer cet oubli ! Dès la fin des années 80 ils deviennent très populaires notamment sur la scène "démo" des micro-ordinateurs de l'époque. Et c'est loin d'être négligeable tant cette scène a été active et productive !

J'ai commencé à composer/programmer de la musique sur tracker. À noter que certains pouvaient séquencer/synchroniser du hardware externe et qu'ils pouvaient aussi être utilisés en mode "live" avec sélection des patterns à la volée, mute/demute et même l'enregistrement de notes sans interrompre la lecture !

Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?

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  • Coramel
  • .: Odon Quelconque :.
Idem qu'Odon et Kosmix, pour l'avoir vécu, l'autre révolution fût l'arrivée l'Atari 1040 avec le Midi intégré et Notator, c'était énorme ! A l'époque je chainais en Midi un D50, un Juno 2 et un DX21, la claque ! L'ado que j'étais découvrait de nouveaux horizons : pouvoir enregistrer en midi des idées, les retravailler et faire un track de A à Z que j'enregistrais sur un MT8X ! J'ai toujours regretté d'avoir vendu mon Atari en 2010 qui dormait au grenier (avec ses jeux, faut pas déconner, musique oui, mais jeux aussi :mrg:).
En fait dès 1988, on avait dans son Atari un séquenceur plus puissant que celui du fairlight (mais pas les sons).
C'est avec cet Atari que j'ai pu composer la musique de la petite pièce de théâtre jouée par les élèves de ma classe de seconde et que les filles se sont intéressées à moi !
:oops: :8) :cobra:
Je faisais du Depeche Moche (drums sur Yamaha PSS780).
:surpris:
Quelle époque incroyable !

Old School et Electronica

Deux filles Arc en Ciel

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  • BBmiX
  • titipol
  • Coramel
  • deb76
  • SmoothWax
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Citation :
Le piano mécanique va aller encore plus loin.

Sans oublier les orgues de barbarie.

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  • kosmix
  • Coramel
Merci Alain pour cet article si sympa comme toujours, et pour les autres également ou je ne t'ai point remercié.
:bravo:
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  • Coramel
  • Rolleau
Vue d'ensemble très intéressante mais je trouve que les groovebox qui privilégient la musique à 4 temps sont très différentes des séquenceurs généralistes plus ouverts à des musiques de tous styles.
J'ai d'ailleurs l'impression que dans ma discothèque de 10000 MP3 rien ne vient des groovebox, même s'il y a de très bonnes séquences issues de moog modulaires ou de Fairlight / Synclavier
Enfin bon c'est juste mes goûts musicaux perso :mrg:
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  • Coramel
Citation :
Son système permet de choisir des patterns de différents styles et de les enchaîner en fonction d’une progression d’accords. Le QY10 montre que la logique du pattern ne concerne plus uniquement les musiques fondées sur les boucles. Elle peut aussi servir à construire rapidement un accompagnement harmonique et rythmique. On dispose alors d’une sorte de boîte de construction musicale.


Si l'on parle ici d'arragements automatique, de banques d'arrangements, ne sommes nous pas déjà aux prémices de MAIA ?
Musique Assistée par Intelligence Artificielle !

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Un article comme celui-ci ne peut pas tout traiter ou il finira par tenir sur 43.75 pages !
Citation :
Les premiers séquenceurs logiciels restent souvent construits autour d’une représentation linéaire. On place les événements sur une timeline et l’on fait progresser le morceau de gauche à droite. Mais d’autres approches vont donner une place croissante aux boucles et aux blocs réutilisables.

Très juste : pour faire court, à mon époque nous avions 2 modèles !

À l'époque de l'Atari ST, Notator et Cubase se partageaient le marché européen, Jean-Michel Jarre a été un utilisateur emblématique du célèbre logiciel Notator de C-Lab sur Atari ST.
Et l'on peut en comprendre la logique : une musique ne pouvant être linéaire, pouvant varier d'un set à un autre en fonction de la durée prévue du concert.
Le chainage par pattern devenant la solution la plus logique.

Dans mon cas précis... pouvoir d'un simple clic faire un titre "pop" version "radio" et une version "extend" de 9 minutes en ajoutant ou enlevant des patterns dans la liste "arrangement".

Entre détenteurs de Cubase et de Notator, c'était la "guerre" de qui avait la...meilleure (1) ^^
Un peu comme...
  • Les Stones avec Cubase, logiciel linéaire ou l'on enregistre comme sur une bande magnétique avec un début et une fin : peu enclin à sortir des rails
  • Les Beatles avec Notator, logiciel basé sur moults pattern, que l'on assemble/désassemble ensuite comme un Légo : une approche plus intellectuelle donc.


Notator fonctionnant en mode "Pattern-based" (très proche des boîtes à rythmes). Il demandait une gymnastique mentale pour visualiser la structure globale d'un morceau de 5 minutes. Et un côté plus "expérimental" de la créa dans l'enchainement des patterns (d'où le côté "Beatles" où le studio devient un instrument à part entière)
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1. on avait aussi un autre "combat" entre Atari et Amiga... mais c'est une autre histoire.:bravo:

A Splendid Time is Guaranteed for All

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  • BBmiX
  • Maxxou32
  • saturix
  • Coramel
Effectivement. Réflexion interessante.

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Merci pour cet article.
J'ai toujours mon Roland MC50MKII, que j'utilise encore avec les disquettes
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  • Maxxou32
Très, très bel article, bravo :bravo:

Un petit lien vers une vidéo sur le Fairlight CMI réalisé par l'excellent Doctor Mix
https://www.youtube.com/watch?v=kNniKVcTnzk

A Finer King's Robot

"Be yourself, no matter what they say"

Comme il y a beaucoup de vieux nostalgiques sur ce fil, je rappelle que l'excellent site mu:zines propose la retranscription des articles d'une bonne partie des magazines anglo-saxons de matos musical des années 1980/1990 :

https://www.muzines.co.uk/

Idéal pour retrouver l'émerveillement des testeurs à l'époque devant les fonctionnalités d'engins ou de logiciels hors de prix, dont une majorité est parfaitement émulée sinon ridiculisée en termes de puissance et d'ergonomie par les outils actuels sur mobile ou ordinateur.

« What is full of redundancy or formula is predictably boring. What is free of all structure or discipline is randomly boring. In between lies art. » (Wendy Carlos)

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  • Jean-paul Nut
Citation :
Idéal pour retrouver l'émerveillement des testeurs à l'époque devant les fonctionnalités d'engins ou de logiciels hors de prix, dont une majorité est parfaitement émulée sinon ridiculisée en termes de puissance et d'ergonomie par les outils actuels sur mobile ou ordinateur.


Même si j'ai un pc de course avec Cubase 15, j'utilise toujours Notator sur Atari pour mes séquences midi car la philosophie de travail de ce logiciel n'a jamais été egalée à mes yeux.

Par ailleurs j'ai quand même modernisé mon Atari avec un écran plat récent, une alim neuve et une carte SD comme disque dur pour remplacer les disquettes. Avec les options hardware Notator pilote 96 canaux midi .

Précisons que les émulations d'Atari sur PC ne fonctionnent pas pour Notator car l'Atari se caractérise par des prises midi sur la carte mère
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  • BBmiX
  • Maxxou32
Autant je trouve que l'article fait une chouette rétrospective des outils de composition par patterns, autant je suis relativement en désaccord avec le propos selon lequel le séquenceur aurait changé la façon de composer par la boucle et la répétition possible.

Citation :
C’est une grosse évolution dans la manière de concevoir la musique et de la composer. Un·e musicien·ne peut créer une boucle de batterie, ajouter une basse, trouver une variation et laisser ces éléments évoluer pendant qu’il cherche la suite. La forme du morceau peut émerger progressivement de ces fragments.

Mais on pouvait déjà composer ainsi avec des instruments "traditionnels". Dans mes compositions en groupe, c'était pas rare qu'un membre arrive avec une suite d'accords et une mélodie qu'il va jouer en boucle, puis bassiste et batteurs cherchent des parties à faire dessus, puis le/la chanteur·se fait évoluer la mélodie, etc.
Pour travailler des parties, on les joue en boucle.
Combien de songwriters ont écrit en faisant tourner une suite d'accords à la guitare et en cherchant sur celle-ci les variations de textes dont le rythme et le son collent à l'ambiance voulue ? Idem pour les variations mélodiques.

Rappelons que le Boléro de Ravel a été composé sans séquenceur. Et que les ostinatos ne datent pas des années 90.

Pour moi, ce que le séquenceur a fondamentalement changé dans la composition, c'est la possibilité pour le compositeur d'entendre le résultat au fur et à mesure qu'il écrit sa "partition".

Avant, lorsqu'un compositeur écrivait directement sur partition, il devait être capable d'entendre dans sa tête ce que ça allait donner, car aucun instrument n'était (encore) là pour le jouer.
Celleux qui composaient au piano (ou avec tout autre instrument) pouvaient au moins entendre la mélodie, mais ils devaient imaginer dans leur tête ce que ça donnerait avec une orchestration complète.
Cela demandait déjà une belle pratique musicale.
Le séquenceur a permis au compositeur d'entendre quasi immédiatement le résultat. Idem pour l'orchestrateur, qui se confond désormais la plupart du temps avec le compositeur.

Par ailleurs, dans le modèle "classique" composition, puis interprétation, l'aspect final de l'œuvre dépendait beaucoup de son interprétation. Avec le séquenceur, si le compositeur le veut, il devient aussi l'interprète, choisissant les sons, déterminant la façon dont la partition est jouée, ses intensités, etc.

Le séquenceur a, en gros, permis de s'affranchir de la maîtrise de la technique instrumentale et ou de la présence d'autres musiciens et a permis au compositeur de devenir aussi arrangeur et interprète d'un groupe ou orchestre complet.
Bref, de produire seul un morceau fini. Rares étaient les musiciens qui pouvaient le faire avec des instruments "traditionnels".

La question du pattern est effectivement très importante dans la mesure où les machines à pattern ont bien engendré des styles musicaux basés sur la répétition de ceux-ci, mais ce n'est à mon avis pas ce en quoi les séquenceurs ont changé si radicalement la composition.
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  • Maxxou32
Trippy-Minds a parfaitement résumé l'esprit Notator !
:bravo:
Pour répondre à Saturix, c'était tout de même une galère à comprendre, surtout sans notice, version de chez "cours vite", mais très formateurs ! C'est à cette époque que j'ai appris à pratiquer certains jurons très imagées pratiqués dans les grands studios. Moi je trouve qu'Ableton est le fils spirituel de Notator. Une logique abstraite mais une fois qu'elle est comprise c'est génial !
En tout chapeau à Coramel de s'attaquer à un sujet aussi énorme !
Pour résumer, je dirais que depuis l'époque Atari, il y a toujours deux écoles :celle du séquenceur hardware façon Akai MPC et celle du séquenceur software sur ordi.
On est pas obligé de choisir un camp, les deux écoles ont chacune leurs faibllesses et leurs points forts.

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Citation de Will Zégal (voir le message) :

Rappelons que le Boléro de Ravel a été composé sans séquenceur. Et que les ostinatos ne datent pas des années 90.

Pour moi, ce que le séquenceur a fondamentalement changé dans la composition, c'est la possibilité pour le compositeur d'entendre le résultat au fur et à mesure qu'il écrit sa "partition".

Je suis bien sûr d’accord sur le fait que la boucle et la répétition ne sont évidemment pas nées avec les séquenceurs. Le travail par ostinatos, les répétitions de motifs ou le fait de faire tourner une grille d’accords pour chercher une mélodie étaient là bien avant.

En revanche, je pense que si le séquenceur n'a pas inventé la boucle, il a quand même changé quelque chose dans la façon de composer. Il a rendu ce principe beaucoup plus central dans le processus de création parce que l’on peut beaucoup plus facilement manipuler ces éléments

Avec un groupe, quand on fait tourner une suite d’accords, on répète malgré tout une séquence interprétée par des musiciens. Alors qu'un séquenceur permet de figer une séquence, de la dupliquer, de la raccourcir, de la déplacer, de supprimer une mesure, de faire entrer ou sortir progressivement des éléments, puis d’écouter immédiatement le résultat. On peut donc construire le morceau à partir de fragments sans forcément avoir défini au départ une forme globale.

Pour le Boléro, je pense qu'il faut aussi distinguer la structure de l'œuvre de la manière dont elle a été composée. Le morceau repose effectivement sur un ostinato, mais cela ne signifie pas que Ravel l'a composé comme on composerait avec des patterns aujourd'hui, en faisant tourner une boucle et en ajoutant progressivement des éléments dessus. Je pense vraiment qu'il a été composé et écrit de manière linéaire. L'existence d'une boucle dans le résultat final ne dit donc pas grand-chose sur le processus de composition.

Par contre, je te rejoins sur l'autre point que tu évoques : la possibilité d'entendre immédiatement ce qu'on est en train d'écrire.

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Le séquenceur a aussi permis de changer le tempo à volonté (le baisser pour enregistrer une partie trop rapide quand on est nul :mrg:) et changer aussi les instruments qui jouent les pistes/séquences afin de choisir ce qui convient le mieux. On peut très bien composer une mélodie au piano avant de lui attribuer le son final qui sera retenu. Sans compter l'édition note par note qui permettait de peaufiner tout ça au poil.
Et la plus grande invention des séquenceurs : la quantification :mrg:

Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?

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  • BBmiX
  • Coramel
C'est un peu ce que je disais en parlant de "s'affranchir de la pratique instrumentale". Pour composer de la musique, il était assez nécessaire de savoir au minimum jouer d'un instrument. Encore plus pour la jouer.
Le séquenceur a permis de composer et jouer sans maîtriser (même imparfaitement) le moindre instrument. Pour moi, c'est ça la plus grosse révolution des séquenceurs.
Dans un album produit par un client, on a essayé au maximum d'employer de vrais musiciens, mais j'ai pu mettre du oud, du hautbois et du violoncelle, instruments que ni moi ni le client sommes capables de jouer et pour lesquels on n'avait pas de musicien.

(précisons tout de même que pour écrire sur un séquenceur des lignes d'instruments crédibles, il faut une connaissance suffisante du son de ces instruments et de la façon dont ils sont joués, de leurs ornementations typiques, etc. Pas de la pratique instrumentale, donc, mais une bonne culture musicale.)
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