The Cure, le bébé de Robert Smith.
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vilak
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Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
26 Novembre 2023 à 10:55The Cure, le bébé de Robert Smith.
#1
Les premiers synthés de The Cure.
En novembre 79, un claviste est recruté (Mathieu Hartley) et il amène sur scène son Korg MiniiKorg 700S, auquel est vite adjoint un Roland RS-09 (hiver 80), acheté pour l’enregistrement du deuxième album, "Seventeen Seconds". De son coté, le batteur ajoute des pads Synare 3 à son kit.
Hartley quitte le groupe en septembre 80 et emporte son 700S qui se voit remplacé par un Korg MaxiKorg 800DV et son RS-09 qui se voit remplacé par un autre à l'identique. Lorsque la tournée reprend en octobre, les parties de clavier se voient réduites à la très simple intro de « A forest » que le bassiste joue lui-même. Pour cela, le 800DV suffit et le RS-09 n’est plus utilisé sur scène.
Pour l’album suivant, composé et arrangé entre l’automne et l’hiver 80/81, un Solina String fait son apparition. C’est le clavier préféré de Robert Smith et il arrivera toujours à en glisser un petit bout dans chaque album qui suivra. « Faith » est donc habillé par des nappes de Solina Sting, de RS-09 et de 800DV. D'après Ory, ce 800DV est parfaitement capable d'avoir fait les cloches que l'on entend sur 'The Holy Hour".
Quelque part par-là arrive une pédale basse EKO qui d’après certains ne sera utilisée qu’en concert.
L’album de 82, « P*rn*graphy », ne voit pas de gros changement dans l’équipement et l’on retrouve ces trois machines et la pédale basse pendant la tournée. Toutefois une boite à rythme Boss DR-55 a été utilisée en studio. Déformée par des amplis, c'est elle qu'on entend sur "100 years".
Le bassiste s’est barré suite à une bagarre en juin 82 et les deux membres restant sortent en décembre « Let’s Go To bed » avec leur trois synthés habituels.
Début 83, ils louent un « Oberheim system » (DSX/DMX/OB-Xa) pour le EP « The Walk » et ses face-B. Ce matériel ne resservira donc plus jamais au groupe.
Un journaleux a qualifié « The Walk » comme « La techno-pop que Depeche Mode rêve de faire la nuit ». Dur pour DM quand même, bien que la chanson soit très bonne!
Le batteur désormais claviste a acheté une Boss DR-110 et un Juno-60 à cette époque. On le voit pourtant sur scène avec ce qui semble bien être un Jupiter (6 ou 8 je l’ignore, lien de la vidéo tout en bas et c’est bien du direct, pas du playback).
En 84, Porl Thompson (nouveau venu) et Lol Tolhurst (l’ex-batteur devenu claviste) jouent sur scène avec respectivement un JX-3P et le Juno-60, ils ont dû figurer avec leurs autres instruments dans l’enregistrement de l’album « The Top », la même année. Le DX-7 serait déjà là pour certains, d’autres disent que non.
En 85, Coté studio on parle de l’arrivée d’un Emulator 2, d’un Ensoniq Mirage et d’un JX-8P pour « The Head on the Door ». La présence du DX-7 est certaine lors de ces sessions, il remplace d’ailleurs le Juno 60 sur la tournée.
En 86, le JX-8P et le Mirage sont là c’est sûr, puisqu’en cette année de promo de la compilation ils accompagnent respectivement le JX-3P et le DX-7.
Pour "Kiss me, Kiss me, Kiss me", je n'ai pas d'information sur un quelconque nouvel arrivant, alors "à vot'bon coeur" si vous êtes au courant...
----------------
----------------
Les claviers de Roger O'Donnel sur "Disintegration", 1989.
STUDIO :
Échantillonneur Mirage
Échantillonneur Prophet 2002
Échantillonneur Emulator E2
Échantillonneur Emulator E3
Échantillonneur Akai S612
Synthé Moog Mini Moog Model D
Synthé Roland JX8P
Arp Solina String Machine
Piano à queue Bosendorfer
SUR SCENE :
Clavier maitre Yamaha à touches lourdes
Roland JX8P
Korg M1
Pédale de contrôle Midi
Un rack Oberheim DPX-1 pour lecture des échantillons pour le Prophet, le Mirage et l'Emulator.
Dodger Stadium, Los Angeles, 8 septembre 1989, 50.000 spectateurs, complet.

La setlist :
https://www.cure-concerts.de/concerts/1989-09-08.php
--------------------------
--------------------------
J'en ai appris beaucoup plus sur la façon dont le groupe The Cure fonctionnait.
A leur début à la fin des années 70, légalement le groupe c'est Smith (chants & guitares), Tolhurst (batterie) et Dempsey (Basse), ses trois membres fondateurs.
Quand Dempsey et Smith/Tolhurst décident de ne plus travailler ensemble. Les deux derniers proposent au bassiste de lui laisser le nom "The Cure" et eux de redémarrer sous un autre nom. Dempsey a dit merci pour l'offre mais l'a déclinée.
Fin 79, Le groupe c'est donc Smith et Tolhurst.
Tous ceux qui viendront par la suite auront des contrats annexes de musiciens additionnels (le terme anglais est "contract performer") et n'auront aucun pouvoir décisionnaire sur la musique et le business du groupe. Même s'ils seront financièrement traités sur un pied d'égalité, ils resteront des employés, des exécutants, et seront donc virables à tout moment.
En 86, le contrat avec la maison de disque est arrivé à sa fin, les négociations sont serrées mais on re-signe avec les mêmes.... Avec un gros changement.
Désormais, The Cure, c'est Smith tout seul car Tolhurst, dont la productivité, le professionnalisme et le bon sens suivent une pente effrayante, se voit proposer et signe un contrat annexe. Il devient donc un musicien additionnel, n'a plus son mot à dire sur la musique et le business du groupe. Comme les autres, il est devenu un employé de la société "Smith Music" et peut être viré à tout moment (ce qui arrivera en 89).
Et désormais tout marchera comme ça, The Cure, c'est Smith, Il engage et vire qui il veut quand il veut et Il est le seul à décider de la direction musicale du groupe, du business, des tournées, de tout quoi.
En novembre 79, un claviste est recruté (Mathieu Hartley) et il amène sur scène son Korg MiniiKorg 700S, auquel est vite adjoint un Roland RS-09 (hiver 80), acheté pour l’enregistrement du deuxième album, "Seventeen Seconds". De son coté, le batteur ajoute des pads Synare 3 à son kit.
Hartley quitte le groupe en septembre 80 et emporte son 700S qui se voit remplacé par un Korg MaxiKorg 800DV et son RS-09 qui se voit remplacé par un autre à l'identique. Lorsque la tournée reprend en octobre, les parties de clavier se voient réduites à la très simple intro de « A forest » que le bassiste joue lui-même. Pour cela, le 800DV suffit et le RS-09 n’est plus utilisé sur scène.
Pour l’album suivant, composé et arrangé entre l’automne et l’hiver 80/81, un Solina String fait son apparition. C’est le clavier préféré de Robert Smith et il arrivera toujours à en glisser un petit bout dans chaque album qui suivra. « Faith » est donc habillé par des nappes de Solina Sting, de RS-09 et de 800DV. D'après Ory, ce 800DV est parfaitement capable d'avoir fait les cloches que l'on entend sur 'The Holy Hour".
Quelque part par-là arrive une pédale basse EKO qui d’après certains ne sera utilisée qu’en concert.
L’album de 82, « P*rn*graphy », ne voit pas de gros changement dans l’équipement et l’on retrouve ces trois machines et la pédale basse pendant la tournée. Toutefois une boite à rythme Boss DR-55 a été utilisée en studio. Déformée par des amplis, c'est elle qu'on entend sur "100 years".
Le bassiste s’est barré suite à une bagarre en juin 82 et les deux membres restant sortent en décembre « Let’s Go To bed » avec leur trois synthés habituels.
Début 83, ils louent un « Oberheim system » (DSX/DMX/OB-Xa) pour le EP « The Walk » et ses face-B. Ce matériel ne resservira donc plus jamais au groupe.
Un journaleux a qualifié « The Walk » comme « La techno-pop que Depeche Mode rêve de faire la nuit ». Dur pour DM quand même, bien que la chanson soit très bonne!
Le batteur désormais claviste a acheté une Boss DR-110 et un Juno-60 à cette époque. On le voit pourtant sur scène avec ce qui semble bien être un Jupiter (6 ou 8 je l’ignore, lien de la vidéo tout en bas et c’est bien du direct, pas du playback).
En 84, Porl Thompson (nouveau venu) et Lol Tolhurst (l’ex-batteur devenu claviste) jouent sur scène avec respectivement un JX-3P et le Juno-60, ils ont dû figurer avec leurs autres instruments dans l’enregistrement de l’album « The Top », la même année. Le DX-7 serait déjà là pour certains, d’autres disent que non.
En 85, Coté studio on parle de l’arrivée d’un Emulator 2, d’un Ensoniq Mirage et d’un JX-8P pour « The Head on the Door ». La présence du DX-7 est certaine lors de ces sessions, il remplace d’ailleurs le Juno 60 sur la tournée.
En 86, le JX-8P et le Mirage sont là c’est sûr, puisqu’en cette année de promo de la compilation ils accompagnent respectivement le JX-3P et le DX-7.
Pour "Kiss me, Kiss me, Kiss me", je n'ai pas d'information sur un quelconque nouvel arrivant, alors "à vot'bon coeur" si vous êtes au courant...
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Les claviers de Roger O'Donnel sur "Disintegration", 1989.
STUDIO :
Échantillonneur Mirage
Échantillonneur Prophet 2002
Échantillonneur Emulator E2
Échantillonneur Emulator E3
Échantillonneur Akai S612
Synthé Moog Mini Moog Model D
Synthé Roland JX8P
Arp Solina String Machine
Piano à queue Bosendorfer
SUR SCENE :
Clavier maitre Yamaha à touches lourdes
Roland JX8P
Korg M1
Pédale de contrôle Midi
Un rack Oberheim DPX-1 pour lecture des échantillons pour le Prophet, le Mirage et l'Emulator.
Dodger Stadium, Los Angeles, 8 septembre 1989, 50.000 spectateurs, complet.
La setlist :
https://www.cure-concerts.de/concerts/1989-09-08.php
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J'en ai appris beaucoup plus sur la façon dont le groupe The Cure fonctionnait.
A leur début à la fin des années 70, légalement le groupe c'est Smith (chants & guitares), Tolhurst (batterie) et Dempsey (Basse), ses trois membres fondateurs.
Quand Dempsey et Smith/Tolhurst décident de ne plus travailler ensemble. Les deux derniers proposent au bassiste de lui laisser le nom "The Cure" et eux de redémarrer sous un autre nom. Dempsey a dit merci pour l'offre mais l'a déclinée.
Fin 79, Le groupe c'est donc Smith et Tolhurst.
Tous ceux qui viendront par la suite auront des contrats annexes de musiciens additionnels (le terme anglais est "contract performer") et n'auront aucun pouvoir décisionnaire sur la musique et le business du groupe. Même s'ils seront financièrement traités sur un pied d'égalité, ils resteront des employés, des exécutants, et seront donc virables à tout moment.
En 86, le contrat avec la maison de disque est arrivé à sa fin, les négociations sont serrées mais on re-signe avec les mêmes.... Avec un gros changement.
Désormais, The Cure, c'est Smith tout seul car Tolhurst, dont la productivité, le professionnalisme et le bon sens suivent une pente effrayante, se voit proposer et signe un contrat annexe. Il devient donc un musicien additionnel, n'a plus son mot à dire sur la musique et le business du groupe. Comme les autres, il est devenu un employé de la société "Smith Music" et peut être viré à tout moment (ce qui arrivera en 89).
Et désormais tout marchera comme ça, The Cure, c'est Smith, Il engage et vire qui il veut quand il veut et Il est le seul à décider de la direction musicale du groupe, du business, des tournées, de tout quoi.
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- Eric Music Strasbourg
kosmix
56459

AF, je suis ton père
Membre depuis 21 ans
27 Octobre 2026 à 21:25
#1126
Citation de knult (voir le message) :
sérieux ? bin merde, la basse est pourtant bien présente tout au long de l'album, et de manière assez magnifique sur des titres comme figurehead, hanging garden, strange day, a short term… enfin bref, quasi tous les morceaux à part cold et pornography bien sûr.
Elle est beaucoup moins présente que sur Faith et même que sur les albums précédents
Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?
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knult
3023

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 8 ans
27 Octobre 2026 à 21:37
#1127
mouaif, question de point de vue, pornography est moins minimaliste donc forcément ça remplit un peu plus niveau grattes.
https://soundcloud.com/chin-a-girl
https://closedmouth19.bandcamp.com/
https://le-grand-heritage.fr/
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Fabitxu
4

Nouvel·le AFfilié·e
Membre depuis 2 semaines
27 Octobre 2026 à 21:54
#1128
Elektron a ouvert un thread "kulture" et Roger O'Donnell y a été interrogé sur son travail, notamment avec The Cure.
C'est ici :
https://www.elektron.se/kulture/roger-odonnell-the-cure
C'est ici :
https://www.elektron.se/kulture/roger-odonnell-the-cure
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- knult
- kosmix
- Source67
vilak
4682

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
28 Octobre 2026 à 14:43
#1129
Seventeen Seconds (1980)
Les influences de Robert Smith
Dernière partie d'un entretien avec Robert Smith, réalisé peu après un concert à Cologne, en Allemagne, le 1er juin 1980 (part 4) :
- Quelle influence la musique des années 1960 et 1970 a-t-elle eue sur vous ?
- Robert Smith : Pratiquement tout m’a influencé. Comme nous sommes une famille très portée sur la musique, j’ai toujours été exposé à toutes sortes de genres. Dès l’âge de 8 ou 10 ans, j’ai été littéralement bombardé de musique. C’était l’époque où Captain Beefheart et les Rolling Stones émergeaient. Vers 13 ans, j’ai commencé à sortir et à écouter la musique de ma propre génération, Bowie, la scène "Glitter". Ma sœur écoutait beaucoup de choses sans grand intérêt, et mon frère, lui, s’intéressait au folk gallois. Le paysage était donc assez varié. C’est pour ça que je ne peux pas dire précisément ce qui m’a influencé. Souvent, je me sens plus attiré par l’esprit de ces artistes que par leur musique elle-même.
- Donc, pas de noms en particulier ?
- Robert Smith : Eh bien, prenez Jimi Hendrix, par exemple. Il y a beaucoup de choses chez lui que j’apprécie. C’est parce qu’il a été le premier pour qui j’ai eu un véritable "coup de cœur". C’est la même chose pour moi avec John Lydon. Lui aussi était un pionnier, à sa manière.
- Et la musique allemande ?
- Robert Smith : Je ne sais pas… Est-ce que Magma vient d’Allemagne ?
- Non, de France.
- Robert Smith : Mais ils ont un son qui fait très allemand. Je n’ai jamais vraiment eu beaucoup d’expérience avec le rock teutonique
Les influences de Robert Smith
Dernière partie d'un entretien avec Robert Smith, réalisé peu après un concert à Cologne, en Allemagne, le 1er juin 1980 (part 4) :
- Quelle influence la musique des années 1960 et 1970 a-t-elle eue sur vous ?
- Robert Smith : Pratiquement tout m’a influencé. Comme nous sommes une famille très portée sur la musique, j’ai toujours été exposé à toutes sortes de genres. Dès l’âge de 8 ou 10 ans, j’ai été littéralement bombardé de musique. C’était l’époque où Captain Beefheart et les Rolling Stones émergeaient. Vers 13 ans, j’ai commencé à sortir et à écouter la musique de ma propre génération, Bowie, la scène "Glitter". Ma sœur écoutait beaucoup de choses sans grand intérêt, et mon frère, lui, s’intéressait au folk gallois. Le paysage était donc assez varié. C’est pour ça que je ne peux pas dire précisément ce qui m’a influencé. Souvent, je me sens plus attiré par l’esprit de ces artistes que par leur musique elle-même.
- Donc, pas de noms en particulier ?
- Robert Smith : Eh bien, prenez Jimi Hendrix, par exemple. Il y a beaucoup de choses chez lui que j’apprécie. C’est parce qu’il a été le premier pour qui j’ai eu un véritable "coup de cœur". C’est la même chose pour moi avec John Lydon. Lui aussi était un pionnier, à sa manière.
- Et la musique allemande ?
- Robert Smith : Je ne sais pas… Est-ce que Magma vient d’Allemagne ?
- Non, de France.
- Robert Smith : Mais ils ont un son qui fait très allemand. Je n’ai jamais vraiment eu beaucoup d’expérience avec le rock teutonique
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kosmix
56459

AF, je suis ton père
Membre depuis 21 ans
29 Octobre 2026 à 03:05
#1130
Ce même frère qui lui aurait appris à jouer de la guitare ?
Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?
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vilak
4682

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
30 Octobre 2026 à 14:39
#1131
La joie d'être sur scène (2026)
Extrait d'une interview de Robert Smith pour la radio BBC6 Music, qu'il a accordée immédiatement après sa prestation avec Olivia Rodrigo au festival Primavera Sound.
- Tu as parlé de ce que tu as ressenti en montant sur scène. J'en discutais justement avec un auditeur qui avait adoré ton concert et qui avait remarqué que, quand tu es apparu, ton expression était pleine de joie, mais aussi d'étonnement, presque de surprise, devant le nombre de personnes et leur enthousiasme à l'idée de te voir. Ça me paraît fou, tellement c'est évident.
- Robert Smith : Enfin, pas tout à fait. Hier, on est arrivés très tôt, on était dans les loges et quand Addison Rae est montée sur scène, c'était le bruit le plus assourdissant de toute la soirée. On était assis là, toute la salle tremblait, tout le monde chantait et on se disait : "Et après ça, il faut qu'on y aille." Alors, quand je suis monté sur scène et que la salle était toujours pleine, c'était vraiment un super moment pour moi parce que je pensais que le public allait se disperser, et ils sont restés. Et quand on voit les gens si proches les uns des autres, on sait qu'ils sont jeunes, parce que les plus âgés ne font pas souvent ce genre de choses. Donc, c'est un autre signe que les gens s'amusent. Alors, honnêtement, c'est une réalité et je ne sais pas combien de temps nous allons encore continuer. Chaque concert nous rapproche un peu plus de la fin. On ne devrait pas y penser, mais c'est comme ça. À la fin du spectacle, je regarde le public et je me dis : "Peut-être qu'on ne reviendra jamais ici." Pourtant, nous sommes venus ici tellement de fois et j'ai passé ma vie à jouer, d'une manière ou d'une autre. Je me suis rendu compte que cette année marquera mes 50 ans de carrière, alors il ne me reste plus beaucoup de temps. Donc, si tout le monde est d'accord… et c'est formidable qu'Eden, le fils de Simon, dirige le groupe, car Perry, notre guitariste, est décédé à Noël, ce qui nous a beaucoup affectés. Ça nous a vraiment bouleversés, je le connais depuis longtemps. Mais c'est vraiment bien de continuer avec quelqu'un de la jeune génération, quelqu'un que je connais, puisque je suis le parrain d'Eden. Je n'étais pas sûr que ça marcherait, que ça aurait la même dynamique, mais ça a super bien marché. En quittant la scène, j'avais l'impression d'avoir vécu la plus belle soirée de ma vie. Et j'ai ressenti la même chose avec Olivia et son groupe. Quitter la scène, c'est comme recevoir une grande étreinte, et ce sont ces petits moments qui me font réfléchir à ce qu'on fait. Et je suis heureux de continuer.
La setlist et le public (2026)
Suite de interview de Robert Smith pour la radio BBC6 Music, qu'il a accordée immédiatement après sa prestation avec Olivia Rodrigo au festival Primavera Sound.
- Vous avez probablement joué certaines de vos chansons des milliers de fois, mais quel effet cela fait-il de jouer, par exemple, "Pictures Of You" ou "In Between Day" et de voir la réaction d'un public aussi nombreux ?
- Robert Smith : Eh bien, nous essayons de varier la setlist. Nous jouons rarement, voire jamais, la même playlist en concert ou en tournée. Nous avons commencé les répétitions avec 60 chansons, que nous avons finalement réduites à 55. Le dernier jour, j'ai eu l'impression que nous pouvions toutes les jouer, alors nous jouerons 55 chansons cet été. On connaît plus ou moins le public des festivals. Qu'on le veuille ou non, on est dans une sorte de compétition. Ce n'est pas une compétition pour savoir quel groupe sera le meilleur, ça n'existe pas. Mais on a envie de présenter le meilleur de ce qu'on fait, alors ce serait vraiment bête de ne pas jouer des chansons comme "Lovesong" ou "Friday I'm In Love". Bien sûr, il y a aussi un noyau dur de fans qui se disent : "Oh non, encore Friday !" Vous dites, bien sûr, vendredi à Barcelone, mais il y a aussi de la place, comme hier, pour jouer une face B ou un morceau qu'on n'a pas joué depuis 10 ans. On met ce genre de chansons dans la setlist pour se surprendre et surprendre le public. Je pense que ça doit être vraiment pénible pour un groupe de jouer la même setlist pendant 18 mois, et pourtant c'est comme ça. Et peu importe la qualité des morceaux. Au moins, ça permet de faire travailler ses méninges. Par exemple, aujourd'hui, j'ai passé toute la journée à apprendre ce nouveau morceau et j'étais scotché à ma feuille. Je me répétais sans cesse que je devais regarder Olivia en chantant, que je devais créer une connexion. Mary est là avec moi, elle me disait aussi : "Regarde-la et rends ce moment spécial." Je me suis dit qu'en la regardant, j'oublierais tout. Et quand je l'ai regardée, j'ai complètement oublié les paroles. J'ai réussi
Extrait d'une interview de Robert Smith pour la radio BBC6 Music, qu'il a accordée immédiatement après sa prestation avec Olivia Rodrigo au festival Primavera Sound.
- Tu as parlé de ce que tu as ressenti en montant sur scène. J'en discutais justement avec un auditeur qui avait adoré ton concert et qui avait remarqué que, quand tu es apparu, ton expression était pleine de joie, mais aussi d'étonnement, presque de surprise, devant le nombre de personnes et leur enthousiasme à l'idée de te voir. Ça me paraît fou, tellement c'est évident.
- Robert Smith : Enfin, pas tout à fait. Hier, on est arrivés très tôt, on était dans les loges et quand Addison Rae est montée sur scène, c'était le bruit le plus assourdissant de toute la soirée. On était assis là, toute la salle tremblait, tout le monde chantait et on se disait : "Et après ça, il faut qu'on y aille." Alors, quand je suis monté sur scène et que la salle était toujours pleine, c'était vraiment un super moment pour moi parce que je pensais que le public allait se disperser, et ils sont restés. Et quand on voit les gens si proches les uns des autres, on sait qu'ils sont jeunes, parce que les plus âgés ne font pas souvent ce genre de choses. Donc, c'est un autre signe que les gens s'amusent. Alors, honnêtement, c'est une réalité et je ne sais pas combien de temps nous allons encore continuer. Chaque concert nous rapproche un peu plus de la fin. On ne devrait pas y penser, mais c'est comme ça. À la fin du spectacle, je regarde le public et je me dis : "Peut-être qu'on ne reviendra jamais ici." Pourtant, nous sommes venus ici tellement de fois et j'ai passé ma vie à jouer, d'une manière ou d'une autre. Je me suis rendu compte que cette année marquera mes 50 ans de carrière, alors il ne me reste plus beaucoup de temps. Donc, si tout le monde est d'accord… et c'est formidable qu'Eden, le fils de Simon, dirige le groupe, car Perry, notre guitariste, est décédé à Noël, ce qui nous a beaucoup affectés. Ça nous a vraiment bouleversés, je le connais depuis longtemps. Mais c'est vraiment bien de continuer avec quelqu'un de la jeune génération, quelqu'un que je connais, puisque je suis le parrain d'Eden. Je n'étais pas sûr que ça marcherait, que ça aurait la même dynamique, mais ça a super bien marché. En quittant la scène, j'avais l'impression d'avoir vécu la plus belle soirée de ma vie. Et j'ai ressenti la même chose avec Olivia et son groupe. Quitter la scène, c'est comme recevoir une grande étreinte, et ce sont ces petits moments qui me font réfléchir à ce qu'on fait. Et je suis heureux de continuer.
La setlist et le public (2026)
Suite de interview de Robert Smith pour la radio BBC6 Music, qu'il a accordée immédiatement après sa prestation avec Olivia Rodrigo au festival Primavera Sound.
- Vous avez probablement joué certaines de vos chansons des milliers de fois, mais quel effet cela fait-il de jouer, par exemple, "Pictures Of You" ou "In Between Day" et de voir la réaction d'un public aussi nombreux ?
- Robert Smith : Eh bien, nous essayons de varier la setlist. Nous jouons rarement, voire jamais, la même playlist en concert ou en tournée. Nous avons commencé les répétitions avec 60 chansons, que nous avons finalement réduites à 55. Le dernier jour, j'ai eu l'impression que nous pouvions toutes les jouer, alors nous jouerons 55 chansons cet été. On connaît plus ou moins le public des festivals. Qu'on le veuille ou non, on est dans une sorte de compétition. Ce n'est pas une compétition pour savoir quel groupe sera le meilleur, ça n'existe pas. Mais on a envie de présenter le meilleur de ce qu'on fait, alors ce serait vraiment bête de ne pas jouer des chansons comme "Lovesong" ou "Friday I'm In Love". Bien sûr, il y a aussi un noyau dur de fans qui se disent : "Oh non, encore Friday !" Vous dites, bien sûr, vendredi à Barcelone, mais il y a aussi de la place, comme hier, pour jouer une face B ou un morceau qu'on n'a pas joué depuis 10 ans. On met ce genre de chansons dans la setlist pour se surprendre et surprendre le public. Je pense que ça doit être vraiment pénible pour un groupe de jouer la même setlist pendant 18 mois, et pourtant c'est comme ça. Et peu importe la qualité des morceaux. Au moins, ça permet de faire travailler ses méninges. Par exemple, aujourd'hui, j'ai passé toute la journée à apprendre ce nouveau morceau et j'étais scotché à ma feuille. Je me répétais sans cesse que je devais regarder Olivia en chantant, que je devais créer une connexion. Mary est là avec moi, elle me disait aussi : "Regarde-la et rends ce moment spécial." Je me suis dit qu'en la regardant, j'oublierais tout. Et quand je l'ai regardée, j'ai complètement oublié les paroles. J'ai réussi
signaler
- TheFigurehead
TheFigurehead
7235

Je poste, donc je suis
Membre depuis 19 ans
30 Octobre 2026 à 16:23 (modifié le 30 Octobre 2026 à 16:25)
#1132
JE connaissais pas Addison Rae. Je suis allé écouter et je n'ai rien raté en fait .
Elle joue davantage de son physique que de sa voix.
Elle joue davantage de son physique que de sa voix.
Let's see what's in the boxxx
signaler
vilak
4682

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
31 Octobre 2026 à 10:49
#1133
TheFigurehead
7235

Je poste, donc je suis
Membre depuis 19 ans
31 Octobre 2026 à 13:10
#1134
Mouai.
Let's see what's in the boxxx
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- knult
knult
3023

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 8 ans
31 Octobre 2026 à 13:18
#1135
magnifique…
https://soundcloud.com/chin-a-girl
https://closedmouth19.bandcamp.com/
https://le-grand-heritage.fr/
signaler
knult
3023

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 8 ans
31 Octobre 2026 à 13:19
#1136

allez, on relève un peu le niveau
https://soundcloud.com/chin-a-girl
https://closedmouth19.bandcamp.com/
https://le-grand-heritage.fr/
signaler
vilak
4682

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
31 Octobre 2026 à 13:45
#1137
Jolie photo bien "ambient".
Ca doit être la tournée de "Faith". Ils semblaient jouer dans de toutes petites salles quand même!
Ca doit être la tournée de "Faith". Ils semblaient jouer dans de toutes petites salles quand même!
signaler
knult
3023

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 8 ans
31 Octobre 2026 à 14:51
#1138
c'est tout à fait ça, 81
https://soundcloud.com/chin-a-girl
https://closedmouth19.bandcamp.com/
https://le-grand-heritage.fr/
signaler
TheFigurehead
7235

Je poste, donc je suis
Membre depuis 19 ans
31 Octobre 2026 à 23:39
#1139
Notamment le palais st sauveur à Lille. Je passe devant parfois et je me dis Wow quand-même, lieu mythique.
Let's see what's in the boxxx
signaler
vilak
4682

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
01 Novembre 2026 à 11:01
#1140
Songs of a Lost World et les concerts (2026)
Dans une interview de Robert Smith pour la radio BBC6 Music, Robert Smith parle des concerts de la tournée des festivals en 2026 et de l'enregistrement de l'album Songs of a Lost World :
- Alors, hier soir, vous avez donné le premier concert de la tournée d'été. Vos concerts sont plutôt longs, vous avez joué 2h30 hier. Qu'en pensez-vous ?
- Robert Smith : On ne jouera pas 2h30 partout. On nous l'a simplement demandé hier. Le groupe ne voulait pas jouer aussi longtemps. Ils m'ont demandé : "Pourquoi le premier concert devrait-il durer 2h30 ?" Je suis content qu'on l'ait fait, c'était en quelque sorte un test pour voir où on en est. Et je dois avouer que j'étais assez épuisé à la fin. Les deux ou trois dernières chansons, c'était de l'adrénaline pure. Il y aura différents festivals, certains s'adaptent à nous et d'autres où je choisis la programmation. Par exemple, au festival de Porto, où on joue demain, même si c'est un vrai festival, ils m'ont laissé choisir les artistes et nous ont permis de jouer aussi longtemps qu'on le voulait. Demain, on pourra se permettre d'être plus libres qu'hier, mais lors de grands festivals comme PinkPop, la compétition prend le dessus et on se dit : "Surtout, ne commençons pas par une face B instrumentale, ce serait vraiment idiot." C'est donc agréable de détendre l'atmosphère. C'est tout simplement plus excitant pour tout le monde.
- Le dernier album, Songs Of a Lost World, a connu un immense succès. Vous avez mentionné que vous enregistrez depuis près de 50 ans, alors je me demandais si vous suivez toujours le même processus d'enregistrement ou s'il y a des outils dont vous disposez aujourd'hui que vous auriez aimé avoir à vos débuts.
- Robert Smith : C'est une différence énorme. Le groupe a évolué dans de nombreuses directions au fil de son histoire. À une époque, avant l'enregistrement numérique, lorsque nous enregistrions sur bande, nous étions tous dans la même pièce, chacun avait son instrument branché et devait savoir ce qu'il jouait, car la moindre erreur signifiait qu'il fallait tout recommencer. Si vous faisiez trois erreurs de suite, les autres vous passaient à tabac. C'était coûteux et chronophage. Quand on y pense, ce genre de choses vous change. Aujourd'hui, les enregistrements prennent plus de temps, on s'y investit davantage, on se détend et on se dit : "Expérimentons !". Mais au final, on a toujours le même nombre de chansons, ça a juste pris dix fois plus de temps.
Dans une interview de Robert Smith pour la radio BBC6 Music, Robert Smith parle des concerts de la tournée des festivals en 2026 et de l'enregistrement de l'album Songs of a Lost World :
- Alors, hier soir, vous avez donné le premier concert de la tournée d'été. Vos concerts sont plutôt longs, vous avez joué 2h30 hier. Qu'en pensez-vous ?
- Robert Smith : On ne jouera pas 2h30 partout. On nous l'a simplement demandé hier. Le groupe ne voulait pas jouer aussi longtemps. Ils m'ont demandé : "Pourquoi le premier concert devrait-il durer 2h30 ?" Je suis content qu'on l'ait fait, c'était en quelque sorte un test pour voir où on en est. Et je dois avouer que j'étais assez épuisé à la fin. Les deux ou trois dernières chansons, c'était de l'adrénaline pure. Il y aura différents festivals, certains s'adaptent à nous et d'autres où je choisis la programmation. Par exemple, au festival de Porto, où on joue demain, même si c'est un vrai festival, ils m'ont laissé choisir les artistes et nous ont permis de jouer aussi longtemps qu'on le voulait. Demain, on pourra se permettre d'être plus libres qu'hier, mais lors de grands festivals comme PinkPop, la compétition prend le dessus et on se dit : "Surtout, ne commençons pas par une face B instrumentale, ce serait vraiment idiot." C'est donc agréable de détendre l'atmosphère. C'est tout simplement plus excitant pour tout le monde.
- Le dernier album, Songs Of a Lost World, a connu un immense succès. Vous avez mentionné que vous enregistrez depuis près de 50 ans, alors je me demandais si vous suivez toujours le même processus d'enregistrement ou s'il y a des outils dont vous disposez aujourd'hui que vous auriez aimé avoir à vos débuts.
- Robert Smith : C'est une différence énorme. Le groupe a évolué dans de nombreuses directions au fil de son histoire. À une époque, avant l'enregistrement numérique, lorsque nous enregistrions sur bande, nous étions tous dans la même pièce, chacun avait son instrument branché et devait savoir ce qu'il jouait, car la moindre erreur signifiait qu'il fallait tout recommencer. Si vous faisiez trois erreurs de suite, les autres vous passaient à tabac. C'était coûteux et chronophage. Quand on y pense, ce genre de choses vous change. Aujourd'hui, les enregistrements prennent plus de temps, on s'y investit davantage, on se détend et on se dit : "Expérimentons !". Mais au final, on a toujours le même nombre de chansons, ça a juste pris dix fois plus de temps.
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vilak
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Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
03 Novembre 2026 à 12:23
#1141
Les concerts à Hyde Park et Meltdown Festival (2019)
Après sa prestation au festival de Glastonbury, Robert Smith a accordé une interview au magazine britannique Uncut (paru en novembre 2019).
- Y a-t-il des mythes sur The Cure que vous aimeriez dissiper ?
- Robert Smith : Je ne pense pas que ce soit possible ! Ils sont trop profondément ancrés. Il y a beaucoup d'idées reçues sur le groupe. Quand nous le ferons, ce sera The Cure de mon point de vue. Il s'agira de ma vision du groupe, de ce que nous avons fait, du rôle que j'y ai joué, de la manière dont je l'ai fait et des raisons pour lesquelles je l'ai fait.
- Le DVD contient l'enregistrement complet de la performance du groupe au Meltdown Festival. Quel est le lien avec le concert de Hyde Park ?
- Robert Smith : Je pense que les enregistrements des concerts se complètent. Hyde Park était un concert spectaculaire de The Cure, et Meltdown était un concert beaucoup plus intimiste, donné après dix jours de concerts de mes groupes préférés. J'étais dans une ambiance complètement différente, et le groupe était aussi dans une autre dimension. Nous avons joué quelques chansons moins connues. C'était un concert plus long que celui de Hyde Park, et nous avons joué les chansons par ordre chronologique, du premier album à aujourd'hui, puis inversement.
- Le concert a été filmé par Nich Wickham, qui a également filmé vos concerts "Reflections" et "Disintegration" à l'Opéra de Sydney. Quelle proposition vous a-t-il faite ?
- Robert Smith : Il a compris que ce devait être quelque chose de complètement différent du concert de Hyde Park. En termes d'échelle, c'est plus petit et tout est dans les détails. Comparé à Hyde Park, c'est très psychédélique. Hyde Park, c'est un vrai cinéma. Quand on monte sur scène sous le soleil, on voit absolument tout et on se dit : "Nooooon !" Je n'avais jamais rien vu en 4K auparavant, et la première chose que j'ai vue avec autant de détails, c'était mon visage. Je me suis dit : "Oh mon Dieu !" Meltdown est plus une œuvre d'art. Mais les disques fonctionnent ensemble, il y a une raison derrière ça, c'est un témoignage de l'évolution du groupe et il y a un fil conducteur qui les unit. Je le vois là, même dans certaines chansons qu'on n'aurait pas envie de voir ensemble en temps normal.
Après sa prestation au festival de Glastonbury, Robert Smith a accordé une interview au magazine britannique Uncut (paru en novembre 2019).
- Y a-t-il des mythes sur The Cure que vous aimeriez dissiper ?
- Robert Smith : Je ne pense pas que ce soit possible ! Ils sont trop profondément ancrés. Il y a beaucoup d'idées reçues sur le groupe. Quand nous le ferons, ce sera The Cure de mon point de vue. Il s'agira de ma vision du groupe, de ce que nous avons fait, du rôle que j'y ai joué, de la manière dont je l'ai fait et des raisons pour lesquelles je l'ai fait.
- Le DVD contient l'enregistrement complet de la performance du groupe au Meltdown Festival. Quel est le lien avec le concert de Hyde Park ?
- Robert Smith : Je pense que les enregistrements des concerts se complètent. Hyde Park était un concert spectaculaire de The Cure, et Meltdown était un concert beaucoup plus intimiste, donné après dix jours de concerts de mes groupes préférés. J'étais dans une ambiance complètement différente, et le groupe était aussi dans une autre dimension. Nous avons joué quelques chansons moins connues. C'était un concert plus long que celui de Hyde Park, et nous avons joué les chansons par ordre chronologique, du premier album à aujourd'hui, puis inversement.
- Le concert a été filmé par Nich Wickham, qui a également filmé vos concerts "Reflections" et "Disintegration" à l'Opéra de Sydney. Quelle proposition vous a-t-il faite ?
- Robert Smith : Il a compris que ce devait être quelque chose de complètement différent du concert de Hyde Park. En termes d'échelle, c'est plus petit et tout est dans les détails. Comparé à Hyde Park, c'est très psychédélique. Hyde Park, c'est un vrai cinéma. Quand on monte sur scène sous le soleil, on voit absolument tout et on se dit : "Nooooon !" Je n'avais jamais rien vu en 4K auparavant, et la première chose que j'ai vue avec autant de détails, c'était mon visage. Je me suis dit : "Oh mon Dieu !" Meltdown est plus une œuvre d'art. Mais les disques fonctionnent ensemble, il y a une raison derrière ça, c'est un témoignage de l'évolution du groupe et il y a un fil conducteur qui les unit. Je le vois là, même dans certaines chansons qu'on n'aurait pas envie de voir ensemble en temps normal.
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