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Vos coups de coeur musicaux

The Cure, le bébé de Robert Smith.

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The Cure, le bébé de Robert Smith.
Les premiers synthés de The Cure.

En novembre 79, un claviste est recruté (Mathieu Hartley) et il amène sur scène son Korg MiniiKorg 700S, auquel est vite adjoint un Roland RS-09 (hiver 80), acheté pour l’enregistrement du deuxième album, "Seventeen Seconds". De son coté, le batteur ajoute des pads Synare 3 à son kit.

Hartley quitte le groupe en septembre 80 et emporte son 700S qui se voit remplacé par un Korg MaxiKorg 800DV et son RS-09 qui se voit remplacé par un autre à l'identique. Lorsque la tournée reprend en octobre, les parties de clavier se voient réduites à la très simple intro de « A forest » que le bassiste joue lui-même. Pour cela, le 800DV suffit et le RS-09 n’est plus utilisé sur scène.


Pour l’album suivant, composé et arrangé entre l’automne et l’hiver 80/81, un Solina String fait son apparition. C’est le clavier préféré de Robert Smith et il arrivera toujours à en glisser un petit bout dans chaque album qui suivra. « Faith » est donc habillé par des nappes de Solina Sting, de RS-09 et de 800DV. D'après Ory, ce 800DV est parfaitement capable d'avoir fait les cloches que l'on entend sur 'The Holy Hour".
Quelque part par-là arrive une pédale basse EKO qui d’après certains ne sera utilisée qu’en concert.

L’album de 82, « P*rn*graphy », ne voit pas de gros changement dans l’équipement et l’on retrouve ces trois machines et la pédale basse pendant la tournée. Toutefois une boite à rythme Boss DR-55 a été utilisée en studio. Déformée par des amplis, c'est elle qu'on entend sur "100 years".


Le bassiste s’est barré suite à une bagarre en juin 82 et les deux membres restant sortent en décembre « Let’s Go To bed » avec leur trois synthés habituels.


Début 83, ils louent un « Oberheim system » (DSX/DMX/OB-Xa) pour le EP « The Walk » et ses face-B. Ce matériel ne resservira donc plus jamais au groupe.
Un journaleux a qualifié « The Walk » comme « La techno-pop que Depeche Mode rêve de faire la nuit ». Dur pour DM quand même, bien que la chanson soit très bonne!

Le batteur désormais claviste a acheté une Boss DR-110 et un Juno-60 à cette époque. On le voit pourtant sur scène avec ce qui semble bien être un Jupiter (6 ou 8 je l’ignore, lien de la vidéo tout en bas et c’est bien du direct, pas du playback).


En 84, Porl Thompson (nouveau venu) et Lol Tolhurst (l’ex-batteur devenu claviste) jouent sur scène avec respectivement un JX-3P et le Juno-60, ils ont dû figurer avec leurs autres instruments dans l’enregistrement de l’album « The Top », la même année. Le DX-7 serait déjà là pour certains, d’autres disent que non.


En 85, Coté studio on parle de l’arrivée d’un Emulator 2, d’un Ensoniq Mirage et d’un JX-8P pour « The Head on the Door ». La présence du DX-7 est certaine lors de ces sessions, il remplace d’ailleurs le Juno 60 sur la tournée.


En 86, le JX-8P et le Mirage sont là c’est sûr, puisqu’en cette année de promo de la compilation ils accompagnent respectivement le JX-3P et le DX-7.

Pour "Kiss me, Kiss me, Kiss me", je n'ai pas d'information sur un quelconque nouvel arrivant, alors "à vot'bon coeur" si vous êtes au courant...

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Les claviers de Roger O'Donnel sur "Disintegration", 1989.

STUDIO :
Échantillonneur Mirage
Échantillonneur Prophet 2002
Échantillonneur Emulator E2
Échantillonneur Emulator E3
Échantillonneur Akai S612
Synthé Moog Mini Moog Model D
Synthé Roland JX8P
Arp Solina String Machine
Piano à queue Bosendorfer

SUR SCENE :
Clavier maitre Yamaha à touches lourdes
Roland JX8P
Korg M1
Pédale de contrôle Midi
Un rack Oberheim DPX-1 pour lecture des échantillons pour le Prophet, le Mirage et l'Emulator.


Dodger Stadium, Los Angeles, 8 septembre 1989, 50.000 spectateurs, complet.
synthetiseurs-3246395.jpg
La setlist :
https://www.cure-concerts.de/concerts/1989-09-08.php

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J'en ai appris beaucoup plus sur la façon dont le groupe The Cure fonctionnait.

A leur début à la fin des années 70, légalement le groupe c'est Smith (chants & guitares), Tolhurst (batterie) et Dempsey (Basse), ses trois membres fondateurs.

Quand Dempsey et Smith/Tolhurst décident de ne plus travailler ensemble. Les deux derniers proposent au bassiste de lui laisser le nom "The Cure" et eux de redémarrer sous un autre nom. Dempsey a dit merci pour l'offre mais l'a déclinée.
Fin 79, Le groupe c'est donc Smith et Tolhurst.

Tous ceux qui viendront par la suite auront des contrats annexes de musiciens additionnels (le terme anglais est "contract performer") et n'auront aucun pouvoir décisionnaire sur la musique et le business du groupe. Même s'ils seront financièrement traités sur un pied d'égalité, ils resteront des employés, des exécutants, et seront donc virables à tout moment.

En 86, le contrat avec la maison de disque est arrivé à sa fin, les négociations sont serrées mais on re-signe avec les mêmes.... Avec un gros changement.
Désormais, The Cure, c'est Smith tout seul car Tolhurst, dont la productivité, le professionnalisme et le bon sens suivent une pente effrayante, se voit proposer et signe un contrat annexe. Il devient donc un musicien additionnel, n'a plus son mot à dire sur la musique et le business du groupe. Comme les autres, il est devenu un employé de la société "Smith Music" et peut être viré à tout moment (ce qui arrivera en 89).

Et désormais tout marchera comme ça, The Cure, c'est Smith, Il engage et vire qui il veut quand il veut et Il est le seul à décider de la direction musicale du groupe, du business, des tournées, de tout quoi.
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3 réactions
  • Eric Music Strasbourg
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nonon… ;-)

https://closedmouth19.bandcamp.com/

https://le-grand-heritage.fr/

Comment ils savent pour les 55titres?va y avoir du pornography, genre figurehead, a fragile thing, open pourquoi pas à 3guitares, sinking aussi, le retour de the kiss, dressing up
je pense que ça sert à rien que je dise quelle chanson j'aimerai entendre si potentiellement j'avais envie de revoir le groupe en concert ;-)
en tous cas, j'ai gratté mon ticket inrock; j'aurai pu offrir deux places mais quedalle…

https://closedmouth19.bandcamp.com/

https://le-grand-heritage.fr/

Je sais pas, Smith l'a peut-être dit, ou quelqu'un de l'équipe. Je ne sais vraiment pas...
Quant aux 5 titres-mystère, je n'ai rien vu passer, mais je survole les pages fans, je ne m''y plonge pas.
Ma sélection :

A Forest
A Night Like This
A Strange Day
Burn
Charlotte Sometimes
Cold
Disintegration
Faith
Fascination Street
In Your House
M
One Hundred Years
Plainsong
Play for Today
Prayers for Rain
Primary
Push
Secrets
Shake Dog Shake

J'accepte aussi ce qui suit mais ça me tient moins à cœur :

Boys Don't Cry
In Between Days
Just Like Heaven
Lovesong
Lullaby
Never Enough
Pictures of You
The Walk
Three Imaginary Boys
Why Can't I Be You?
Wrong Number

Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?

vla une set list qui a de la gueule !

https://closedmouth19.bandcamp.com/

https://le-grand-heritage.fr/

Pornography (1982)
Extrait d'une interview de Lol Tolhurst pour le fanzine Elément Minimaliste, le 14 mai 1982 :

- Pourquoi avoir intitulé l'album Pornography ?

- Lol Tolhurst : Principalement à cause de la définition du mot dans le dictionnaire.
Obscène, car c'est ainsi que nous percevons l'humanité, et non comme quelque
chose de beau, comme les gens se perçoivent eux-mêmes.

- L'album est encore plus pessimiste que Faith ?

- Lol Tolhurst : Oui. Plus agressif, plus spontané et avec des sonorités variées et une production bien meilleure. Bien que l'enregistrement ait pris plus de temps, le
résultat est encore plus immédiat.

- Ce soir, vous avez joué une version très rapide de "Charlotte Sometimes".

- Lol Tolhurst : Oui, mais on la joue toujours un peu plus vite. Cela reflète l'ambiance du concert.

- Robert Smith va enregistrer un album avec Steven Severin des Banshees. Et toi, tu as des projets en cours ?

- Lol Tolhurst : Nous sommes amis avec les Banshees depuis que Morris et McKay les ont quittés lors d'une tournée en Écosse. C'était il y a quelques années ; Robert a appris tous les morceaux des Banshees à l'époque où il était guitariste. Il a donc joué avec nous et avec eux. Robert et Steven ont leur projet prévu pour cet automne. Simon va composer la musique d'un ballet et moi, j'écrirai un livre.

- Tu vas produire le groupe Zerra I, qui assure ta première partie ?

- Lol Tolhurst: Robert produira leur premier single. Le chanteur est irlandaise et le guitariste allemand.

- Quels sont tes groupes préférés du moment ?

- Lol Tolhurst : Probablement New Order, Siouxsie and the Banshees et The Jam.

- Quel était le dernier morceau que vous avez joué aujourd'hui ?

- Lol Tolhurst : "Three", de notre deuxième album, mais réarrangé. On termine tous nos concerts avec.

- C'est une improvisation ?

- Lol Tolhurst : Et parfaite. On a trouvé la base du morceau pendant les balances et on peaufine toujours le reste juste avant le concert. On a des signaux convenus pour arrêter de jouer en même temps. On peut aussi remarquer quelque chose de similaire pendant "Splintered in Her Head"…

- Richard Jobson assurait votre première partie en Angleterre. Pourquoi n'a-t-il pas continué la tournée avec vous ?

- Lol Tolhurst : Ça ne lui convenait pas. Il ne chante même pas, il récite juste de la poésie. Ça marcherait peut-être à l'Olympia à Paris, mais pas ici.

- Alors, votre tournée est prévue en France ?

- Lol Tolhurst : En juin.

- C'est pour la promo du nouvel album ?

- Lol Tolhurst : Oui… Enfin, pas vraiment.

- Peux-tu nous expliquer la signification des masques et du maquillage sur la pochette ?

- Lol Tolhurst : Il n'y a pas vraiment de signification. On dit que ça sent l'obscurité. C'est vrai, ça fait un peu penser aux "jumeaux siamois" ("Siamese Twins", l'une des chansons de l'album). Mais en fait, on voulait juste montrer à quel point les humains civilisés sont proches des animaux, même s'ils se perçoivent différemment.

- Tu joues des claviers sur "One Hundred Years".

- Lol Tolhurst : Oui, au lieu de batterie, on a utilisé une boîte à rythmes Roland et du magnétophone. J'aime bien les claviers. On change souvent d'instruments en ce moment.

- Simon a écrit des chansons cette fois-ci ?

- Lol Tolhurst : Non, pourquoi ? On écrit les paroles ensemble et la musique est surtout de Robert. Simon a aidé pour les paroles de "One Hundred Years" et moi pour celles de "Siamese Twins", par exemple. On travaille souvent tous les trois ensemble sur les paroles. L'album est plus rapide que Faith. On a commencé à l'enregistrer juste après Noël, à l'endroit qu'on voit dans le clip de "The Figurehead".

- "Charlotte Sometimes" n'est pas sur l'album ?

- Lol Tolhurst : Non, on voulait en faire un single.

- Vous avez fait combien de clips ?

- Lol Tolhurst : "Primary", "Charlotte Sometimes", "A Forest", "The Figurehead" et le dernier, "Hanging Garden".

- Simon utilise maintenant un Rickenbacker…

- Lol Tolhurst : Oui, c'était son rêve depuis toujours. On a eu les meilleures basses pendant l'enregistrement. Du coup, on a utilisé les hautes et basses fréquences, et pas seulement les médiums.

- Le logo de The Cure a aussi changé.

- Lol Tolhurst : Oui, mais on n'a jamais dit qu'il serait éternel.

- Votre nouveau manager est plus strict ?

- Lol Tolhurst : Un peu. Mais grâce à lui, tout est mieux organisé maintenant, on est comme une grande famille avec douze frères et trois sœurs. Et pour garder la forme, on fait un peu de sport, on a joué au foot cet après-midi.

Merci ! :bravo:

Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?

Wish (1992)
Dans le magazine français Telerama en 1992, Robert Smith a répondu à quelques questions à propos de son album solo et de Wish :

- Pourquoi toujours repousser la réalisation de votre album solo ? De peur d'entraîner la fin de Cure ?

- Robert Smith : Je n'y pense même plus. Il n'y a rien que j'ai envie de faire que je ne peux pas réaliser dans le contexte du groupe. Je n'éprouve plus, comme ça a pu m'arriver autrefois, un sentiment de restriction, de limitation. Un album solo, c'est généralement un constat d'échec, de frustration. C'est plutôt un acte indigent et fastidieux que la manifestation d'un excédent de créativité. De toute façon, si je décidais d'en faire un, je sais comment ça se terminerait. Je m'ennuierai assez vite tout seul alors j'appellerai mes meilleurs copains pour rigoler. Et mes meilleurs copains restent les membres de Cure.

- Pour en revenir à Wish. Après le rêve, l'espoir constitue-t-il le maximum que l'on puisse attendre de Cure comme prise de position ? Cure semble rester complètement à l'écart de la tendance généralisée au militantisme, démagogique ou non, qui a gagné la musique rock...

- Robert Smith : Je pense que le souhait est une valeur fondamentale. Parce que ça fait enfantin, on a tendance à l'oublier. On surmonte la plupart de ses problèmes adolescents en souhaitant très fort qu'ils s'arrangent. Quand on est jeune, on y croit vraiment. C'est une force positive. Ensuite, en vieillissant, on nous apprend que seul le travail acharné paye dans la vie. Ce n'est pas très excitant. On a envie de croire en des valeurs un peu plus poétiques. S'en remettre aux voeux est encore la meilleur des religions à suivre. En évitant bien sûr de tomber dans la niaiserie totale. J'ai bien l'impression d'avoir vu pas mal de mes voeux se réaliser dans ma vie. Ce n'est probablement qu'une question de hasard et dans ce cas je crois aux heureux hasards.

- Ça vous irrite d'être perçu comme arrogant ou prétentieux par pas mal de gens ?

- Robert Smith : J'ai plutôt l'impression de ne pas l'être assez. Cure est, à mon avis, un, groupe particulièrement cool. Je ne m'identifie pas du tout à ces types qui, pour pallier à un manque de confiance, passent leur temps à débiner les autres et clamer qu'ils sont les meilleurs. Je m'en fiche. Je suis très bien comme je suis. C'est juste que le numéro du mégalo arrogant est parfois amusant à jouer.
Forcément, si tu vas lire les haters sur les réseaux sociaux... :roll:

Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?

Citation de vilak (voir le message) :
Ça vous irrite d'être perçu comme arrogant ou prétentieux par pas mal de gens ?


Je pense qu'il ne s'en rend pas compte mais c'est vrai que souvent, peut-être par maladresse ou j'm'en foutisme (il n'aime pas les interviews et tout ce qui est promotionnel, et se sent probablement mal à l'aise avec ça) il se montre comme un péteux suffisant.

Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?

non mais ils le sortent d'où le moustachu là ? :mrg:

https://closedmouth19.bandcamp.com/

https://le-grand-heritage.fr/

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  • BBmiX
Et chevelu :mrg:

Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?

Suite de l'interview de Télérama pour Wish en 92 :

-Adolescent, vous vouliez être musicien ou simplement ne pas avoir une vie morne ?

- Robert Smith : Ne pas avoir une vie ennuyeuse. Je voulais être écrivain. Et puis je me suis dis que la vie d'écrivain, aussi créative fut-elle, était aussi une vie ennuyeuse. Du moins, solitaire. Il n'y a pas d'échange, de contact.

- Vous réclamiez le droit à la haine. C'est une notion qui disparaît de plus en plus dans le rock ?

- Robert Smith : Disons qu'elle est de plus en plus caricaturale. Les gens affichent une haine convenue, à des fins purement promotionnelles. Comme les Manic Street Preachers, par exemple. Ils voudraient tellement être les nouveaux Sex Pistols mais ils ne véhiculent que des clichés. Mais ce n'est pas nouveau. Du temps du punk, la majorité des groupes à vocation subversive étaient abominablement mauvais. Des Ramones du pauvre, genre les Lurkers. Ce sont tous ces nuls qui ont tué le mouvement punk
dans l'oeuf en le parodiant. Mais ils n'ont pas pour autant tué ce qui existait de bien: les gens, les principes, les chansons. A l'arrivée, ce n'est qu'une question d'intelligence, de bon sens. Et beaucoup de rockers en semblent malheureusement dépourvus. J'espère simplement que tous ces groupes qui se font bouffer par le système s'amusent au moins un petit moment. Sinon je n'en vois vraiment pas l'intérêt.

- Y-a-t-il des choses que vous regrettez dans la carrière de Cure ?

- Robert Smith : Oui. Toutes les photos où l'on voit Lol Tolhurst. Quand je les regarde, j'ai des pulsions staliniennes. J'aimerais les faire trafiquer et faire disparaître Lol à jamais de l'histoire du groupe. Il gâche tout par sa laideur. Mais, bon... les vieux fans de Cure ne seront sûrement pas d'accord. Ils n'aiment pas que je dise ce genre de méchanceté.

- L'éviction de Lol, ça a été le grand drame dans l'histoire chaotique mais toujours harmonieuse de Cure. On sent une réelle amertume dès qu'on aborde ce sujet...

- Robert Smith : Je ne sais pas. Ce qui de l'extérieur a été perçu comme une séparation douloureuse était pour nous un grand soulagement. Son apport au groupe était quasi inexistant depuis plus de cinq ans. Sa présence ou non parmi nous ne changeait rien. Le problème, c'est qu'il est devenu de plus en plus insupportable comme compagnon. Il sentait mauvais. Il ne partageait pas les mêmes amis que nous. Il traînait avec des crétins de la City. Si seulement il avait pu s'abstenir d'apparaître sur les photos. Si Cure est une famille, alors Lol en était la vieille grand-mère incontinente qu'on se sent obligé d'entretenir et de nourrir mais dont on souhaite honteusement la disparition. Et le jour où elle disparaît vraiment, on se sent libéré, débarrassé d'un poids. Aucun remord.

- Quitte à passer pour quelqu'un de méprisant vis-à- vis des laissés pour compte de la société...

- Robert Smith : Mais pourquoi devrais-je me sentir coupable d'avoir une volonté et de m'y être tenu ? Ça n'a pas été du tout cuit. Loin de là. Simplement je me suis accroché à un idéal, une passion. Ça n'a rien à voir avec l'argent, le pouvoir, la célébrité. Il s'agit juste de canaliser son énergie égoïste dans l'accomplissement d'une satisfaction personnelle. C'est terrible. Plus on plaint les gens, plus ils se sentent faibles et deviennent des assistés. Je n'ai aucun respect pour les gouvernements qui ne font rien pour aider les gens et qui reprochent aux chômeurs d'être des paresseux qui leur gâchent la vie. Mais je ne comprends pas plus tous ceux qui se mettent dans des situations passives de complète dépendance. Je n'ai de réelle compassion que pour les handicapés physiques ou mentaux que l'on traite pour la plupart comme des animaux. Eux n'ont aucun moyen de se battre. Mais tous les aigris ou envieux qui n'ont rien de mieux à faire que de critiquer ceux qui font quelque chose de leur vie ne m'intéressent pas une minute.
Citation :
Et chevelu :mrg:

j'ose espérer que c'est du second degré… mais j'ai un doute quand même ;-)

https://closedmouth19.bandcamp.com/

https://le-grand-heritage.fr/

Pt1 il prend cher le Lol dans cette interview de 92. Bon faut dire aussi qu'il l'avait cherché avec son procès minable.

Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?

J'avais un doute, j'ai été vérifier, c'est bien en 1991 que Lol a poursuivi Robert et Fiction.

Un Rapido en anglais avec Robert qui s'exprime sur le sujet de l'exclusion de Lol.
C'est du 13 avril 91, sans doute qu'à ce moment là, la plainte n'avait pas été déposée. Mais aussi vu la chemise qu'il porte, l'interview date peut-être de 1990.

Citation :
Cure semble rester complètement à l'écart de la tendance généralisée au militantisme

Ce que Massive Attack n'a pas compris :mrg:

Ma chaîne electro YouTube

<<<<<<<< Hú Li >>>>>>>>

Sur le fond je suis d'accord avec Smith : ce qui compte c'est la musique, c'est cela que le public doit juger, les propos des artistes hors contexte artistique (questions autres que comment c'est passé l'enregistrement de l'album, que raconte t-il, comment est l'ambiance dans le groupe, comment fonctionnez-vous, etc.) ne sont pas forcément pertinents. Par-contre je le trouve souvent pédant, hautain voire suffisant même, "moi je", "mon groupe c'est le meilleur" et cracher sur les autres groupes en les traitant limite de minables c'est plus que limite.
Bon c'était une autre époque aussi et Smith a évolué dans le bon sens, il se montre bien plus tolérant et humble qu'avant.

Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?

Les commentaires de Robert Smith à propos de l'album Wish, en 1992 :

Un album de guitares

- Robert Smith : "Je suis convaincu que si j'avais enregistré les chansons de l'album Wish à l'époque de Disintegration, elles auraient été complètement différentes, tout comme l'album lui-même. C'est notamment lors de l'enregistrement de "Never Enough" pour l'album Mixed Up que l'envie de former à nouveau un groupe de guitares est soudainement apparue. Porl Thompson a toujours été très guitariste, il possède beaucoup de guitares et d'amplis, et il a peut-être été contraint de se limiter par le passé, car j'aime minimiser les choses. Mais sur l'album Wish, tout le monde jouait clairement plus. Et surtout, nous voulions sonner, pas seulement en live, comme un groupe de guitares, parce que c'est beaucoup plus excitant. Du coup, Wish sonne très contemporain d'une certaine manière, mais aussi intemporel. Il y a beaucoup de références aux débuts de The Cure. "Friday I'm In Love" me rappelle un peu "Boys Don't Cry". chanson pop morveuse dans le style des premiers Beatles.

"To Wish Impossible Things" (Souhaiter des choses impossibles)

- Robert Smith : "Parfois, je me demande : "Que me reste-t-il ?" Mais je n'ai jamais eu l'ambition d'accomplir ce que j'ai réussi à accomplir. Alors, il me semble qu'il pourrait y avoir beaucoup de ces expériences. J'aimerais avoir le courage d'abandonner tout ce que je fais et en même temps en être très heureux. Peut-être devrais-je essayer de faire quelque chose dont je ne suis pas si sûr, revenir à ce sentiment d'incertitude ou de danger. Mais je me demande alors si ce danger me manque vraiment. Est-ce que je veux vraiment sacrifier mon propre bonheur juste pour vivre plus d'expériences, alors que j'ai déjà risqué ma vie tant de fois juste pour vivre quelque chose d'extraordinaire ?
Certains de mes désirs inassouvis sont si extrêmes qu'ils ont presque aucune chance de se réaliser. J'aimerais aller dans l'espace, j'en rêve depuis mon enfance, mais plus je vieillis, moins j'ai de chances de réussir les examens médicaux. En fait, je n'ai que des désirs inaccessibles. D'ailleurs, je n'en ai aucun, seulement ceux que je souhaite réellement aux autres. Je souhaite à tous la paix et l'abondance. Mes vœux sont universels. La chanson "To Wish Impossible Things" parle principalement d'amitié et de relations. L'histoire nous le rappelle, avec le concept des trois vœux… si vous souhaitez quelque chose d'égoïste, cela se retournera contre vous au troisième. Mais la plupart du temps, on ne souhaite pas les choses pour les autres, ni en lien avec d'autres personnes. Toutes les relations ont leurs points faibles, et c'est là que les souhaits inassouvis entrent en jeu.

Une interview de Robert Smith et Perry Bamonte aux Manor studios (Angleterre), en 1992 :

- Quelle importance revêt le succès dans les charts pour The Cure aujourd'hui ?

- Robert Smith : Pas important. C'est aussi important pour nous que ça l'a toujours été. Ce serait formidable que l'album atteigne immédiatement la première place, mais d'un autre côté, je ne vois pas pourquoi il le devrait.

- Perry Bamonte : Parce que cela confirmerait ton enthousiasme pour l'album. Nous croyons tous en cet album. S'il atteint la première place, cela signifiera que le public partage notre avis.

- Robert Smith : Eh bien, s'il n'y parvient pas, cela ne voudra pas dire qu'il n'est pas aussi bon que nous le pensons.

- Perry Bamonte : Nous pensons toujours que c'est un bon album. Même si les gens sont moins en désaccord avec nous, cela ne changera rien. On ne se soucie tout simplement jamais des classements.

- Robert Smith : Je pense que lorsque "Lovesong" a atteint la deuxième place aux États-Unis, The Cure était globalement en disgrâce auprès du public. On nous prenait pour des victimes de désinformation et, soudain, tout le monde pensait qu'on pouvait décrocher la première place. Personnellement, j'ai eu beaucoup de mal à accepter d'avoir un single numéro un en Amérique. Je ne sais pas pourquoi, mais c'était très étrange. Bien sûr, on ne s'est pas tous réunis en se disant : "Allez, croisons les doigts pour être numéro un !" C'était juste cette idée absurde d'avoir un single numéro un, et je trouve les classements complètement stupides. Toute cette histoire de course vers le sommet, de compétition permanente que personne ne peut gagner puisque les classements sont publiés chaque semaine… C'est tout simplement inutile.
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  • Pierrek75
La disparition récente de William Orbit me rappelle le premier CD que j’ai acheté avec mes sous : The Cure, Mixed up, compilation de remixes dont c’était la grande mode en 1990

Il me semble que William Orbit avait mis les mains là-dedans, peut être que les experts que vous êtes sauront le confirmer




"And in the end, the love you take is equal to the love you make"

Mes annonces de matériel guitare

Je n'ai trouvé aucune référence à William Orbit dans Mixed-up, y compris la version deluxe (3CD) :noidea:

Sinon Mixed-up est aussi le premier CD que j'ai acheté :bravo:

Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?

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  • Polaroil
Citation de kosmix (voir le message) :
Je n'ai trouvé aucune référence à William Orbit dans Mixed-up, y compris la version deluxe (3CD) :noidea:

Sinon Mixed-up est aussi le premier CD que j'ai acheté :bravo:


William Orbit a remixé " In Between Days ".

In Between Days (Shiver Mix)
Remix – William Orbit


https://www.discogs.com/fr/release/2254660-The-Cure-Mixed-Up



Très bizarre ce remix. Je le trouve bien mou malgré la rythmique " big beat ".
Pas de ligne de basse forte qui supporte le thème et la voix pitchée (pitch down) de Robert Smith n'aide pas nom plus.

Ca a mal vieilli contrairement au remix de " Zobi la Mouche " des Négresses Vertes, bien plus inspiré je trouve. :-)