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Audiofanzine

Editorial du 2 mai 2026 : commentaires

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Editorial du 2 mai 2026 : commentaires

SUVOn n’arrête pas le progrès ? C’est la question qu’on peut se poser en voyant que le nouveau Range Rover SV Ultra intègre 21 transducteurs ultrafins dans ses sièges, appuie-têtes et pavillons afin que le plancher et les assises vibrent désormais au rythme de la musique via des impulsions pilotées par IA. Si j’en vois déjà certains se réjouir à l’idée de tester leurs mixes dans la charrette, on notera que ces pulsations sont aussi susceptibles d’être pilotées par six programmes de bien-être, histoire que le conducteur ou la conductrice et ses passagers puissent se détendre et oublier l’aberration écologique de rouler dans un tank de 2,6 tonnes, qu’il soit hybride ou complètement électrique…

Remarquez, sur Audiofanzine cette semaine, on a aussi du lourd, qu’il s’agisse des tests du Helix Stadium Floor de Line 6, des écouteurs Go live! de Vision Ears, de la Harley Benton Fusion-IV ou de la démo du dernier Osmose CE.

Sur ce, bon week et à la semaine prochaine.

Los Teignos
From Ze AudioTeam

__________________________________________________________________________________
Le GIEC chiffre à 3,3 milliards le nombre de victimes du réchauffement climatique. On en parle ?

 

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  • ronanr
  • jagg
  • StreamerS1
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En fait je ne comprends pas trop le débat sur la sécurité : je ne suis pas physicien, mais si on se fait renverser par une voiture roulant à 70km/h, qu'il s'agisse d'une clio ou un range rover, dans les deux cas ça se passera plutôt mal. A partir d'un certain niveau, la bouillie d'être humain ça reste de la bouillie d'être humain (même si on l'a écrasé avec deux fois plus d'énergie).

La question d'origine, ou plutôt le débat, était me semble-t-il d'ordre écologique.

Il me semble aussi que la discussion est plutôt calme et mesurée (à part 2/3 envolées) et c'est quand même mieux comme ça que de s'engueuler sans s'écouter (a fortiori si on ne parle même pas du même truc).
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  • BBmiX
  • Krapod
Fepacho:
Je comprends totalement ton propos , car je suis moi meme sur Paris.
La signalisation est de plus en plus complexe, et plus c'est complexe plus c'est difficile de s'y retrouver surtout pour un conducteur occasionnel.
En ce qui concerne les capteurs en terme de sécurité sur les véhicules haut de gamme ils peuvent effectivement apporter un plus en terme de securité (détection d'obstacle en ville qui fait piller le véhicule avant collision, ce qu'une petite citadine ancienne ne peut faire, j'ai expérimenté ces assistances si ca marche c'est un plus) mais en meme temps effectivement trop de techno devient insupportable a l'usage.

Bon, pour revenir sur l'écologie, dans les grande villes effectivement sur Paris ou agglo une grosse voiture ne sert a rien.
Moi j'habite en banlieue et si je peux je bouge en velo électrique (j'adore le velo depuis toujours).
Mais je vais vous exposer un cas concret de musicien:

J'ai un gros monospace a papa (pas une bagnole a frime) qui ne fait pas 2T5 mais qui a un énorme coffre.
La raison en est que pour mes activité semi-pro de Zikos je transporte mes claviers, la sono et les accessoires, et eventuellement la batterie pour toute presta privée ou en club (etc).
Il est impossible de gerer cela avec un citadine, et comme je tourne potentiellement dans toute la France je me suis retrouvé souvent bien embeté pour accéder a certaines zones urbaines.
Mais croyez vous que cela a a voir avec une quelconque volonté de sortir en centre ville une grosse voiture?
Bah non, j'ai pas le choix tout simplement, ca ne se fera jamais en velo ou en bus...(je vous met au defi de gerer un evenementiel ou vous avez besoin d'emmener du matos parce que vous gerez les claviers, le son et tout les accessoires autrement)

Il y a des gens qui vont chercher le pain en Range Rover, et d'autres qui ont de plus gros véhicules pour des activités et besoins divers...
C'est aussi pour ca qu'il faut aussi ne pas etre ultra radical a tout va, et discerner.
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  • Fépacho
Franchement, je ne vois pas qui a critiqué les monospaces, fourgonnettes et fourgons. Faut arrêter avec les hommes de paille, c'est insupportable.
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  • sample-and-hold
Alors si un Range Rover de 2T5 est une aberration ecologique, une fourgonnette de 2T5 ne l’est pas?
:mrg:
Tout dépend de l'usage.

Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?

Quoiqu'il en soit, toutes ces grosses voitures truffées de gadgets, et très chères, qui bouffent du pneu, lourdes comme des panzer auront réussi au moins une chose, avec le brillant concours de l'Europe avec ses normes idiotes, à savoir détruire ce qui restait sur notre sol d'industrie auto. Les constructeurs, qui ne sont pas toujours bien honnêtes, essaient de limiter la casse, de publier des chiffres gonflés, et même d'immatriculer eux mêmes des véhicules pour faire croire que les ventes sont stables. Les stocks d'invendus gonflent à vue d' œil. Je pense au groupe Stellantis (Peugeot, Citroën, entre autres) qui est véritablement à la ramasse.

Et ne parlons pas de la communication, catastrophique avec le Diesel favorisé pendant des années, puis mis au rencart, et de nouveau produit... Toutes les motorisations différentes proposées, et vantées comme miracle, de quoi embrouiller le futur client. Même Toyota avec l’hydrogène, très confidentiel, s'y met, on ne pige plus rien. Pas question pour moi de dépenser 50 000 balles pour une bagnole, chacun voit midi à sa porte. Et même sur l’électrique à marche forcée, il semblerai que les Chinois fassent mieux que les pauvres Audi pas données, sur l’autonomie, sur les prix de vente. Bref, si on ne vends plus de bagnoles chez nous, les Chinois prendrons la place, ils n'attendent que ça. On peut être pour ou contre les automobiles, chacun aura ses arguments, mais on ne prends pas le problème par le bon bout, à mon avis.

Citation de pantoufles :
Quoiqu'il en soit, toutes ces grosses voitures truffées de gadgets, et très chères, qui bouffent du pneu, lourdes comme des panzer auront réussi au moins une chose, avec le brillant concours de l'Europe avec ses normes idiotes, à savoir détruire ce qui restait sur notre sol d'industrie auto. Les constructeurs, qui ne sont pas toujours bien honnêtes, essaient de limiter la casse, de publier des chiffres gonflés, et même d'immatriculer eux mêmes des véhicules pour faire croire que les ventes sont stables. Les stocks d'invendus gonflent à vue d' œil. Je pense au groupe Stellantis (Peugeot, Citroën, entre autres) qui est véritablement à la ramasse.

Et ne parlons pas de la communication, catastrophique avec le Diesel favorisé pendant des années, puis mis au rencart, et de nouveau produit... Toutes les motorisations différentes proposées, et vantées comme miracle, de quoi embrouiller le futur client. Même Toyota avec l’hydrogène, très confidentiel, s'y met, on ne pige plus rien. Pas question pour moi de dépenser 50 000 balles pour une bagnole, chacun voit midi à sa porte. Et même sur l’électrique à marche forcée, il semblerai que les Chinois fassent mieux que les pauvres Audi pas données, sur l’autonomie, sur les prix de vente. Bref, si on ne vends plus de bagnoles chez nous, les Chinois prendrons la place, ils n'attendent que ça. On peut être pour ou contre les automobiles, chacun aura ses arguments, mais on ne prends pas le problème par le bon bout, à mon avis.


Il y a plusieurs problèmes à prendre en considération, et à mon humble avis ce ne sont pas les normes qui ont tué l'industrie européenne : à ma connaissance, ces normes s'imposent aussi aux constructeurs étrangers qui souhaitent vendre en Europe, et sont donc aussi des dispositifs de protectivisme déguisés. Raison pour laquelle toutes les politiques libre-échangistes (et les politiques de droite) sont très critiques vis-à-vis des normes. Or, les normes sont censées améliorer la qualité, protéger le consommateur et imposer des standards écologiques. Ce qui, je le concède, n'est pas toujours bien pensé et ne remplit pas son rôle correctement.
Mais ce ne sont pas les normes le problème. Ça serait même plutôt la solution : c'est bon pour le consommateur, bon pour l'écologie et bon pour le business à long terme. Si, évidemment, les normes sont bien pensées.

Toujours à mon humble avis, les problèmes de l'industrie européenne sont ailleurs, et multiples :
- en premier lieu, l'absence totale de stratégie industrielle cohérente et de planification. Ce problème est trop complexe pour être discuté en détail ici, mais on constate ses conséquences quand on compare la politique industrielle de la Chine et celle de l'Europe sur deux exemples : on a loupé le RDV du panneau solaire et on a loupé le RDV de la voiture électrique parce qu'on n'arrive pas à fixer un cap, que ce cap change régulièrement (et que par conséquent, ça n'est pas un cap du tout mais des injonctions contradictoires et incohérentes), qu'on ne voit aucune autre perspective que les bénéfices à court terme et que les décideurs européens semblent incapables de concevoir la moindre esquisse de stratégie à moyen ou long terme. Il n'est pas compliqué de comprendre que la dépendance au pétrole est un problème (qu'il s'agisse de la perte de souveraineté, de la contribution au changement climatique, de la hausse nécessaire des coûts d'extraction et de la disparition programmée de cette ressource fossile) et que l'électrification est l'avenir. Que ça plaise ou pas au consommateur n'est pas la question : un moment ou l'autre, il va bien falloir que le monde réel s'impose à lui. Il n'est pas non plus très compliqué à comprendre que, ce faisant, il eût fallu investir dans la recherche (fondamentale et appliquée) sur ces sujets pour ne pas devenir dépendants des technologies des autres. Qu'a-t-on fait ? On a laissé les constructeurs automobiles s'enfermer dans des politiques court-termistes suicidaires (vendre des SUV, abandonner toute innovation technique), qui aujourd'hui leur reviennent en pleine gueule et font qu'ils pleurent et demandent des aides pour leur industrie en crise. Or, ils ont simplement été cons, et les politiques les ont trop laissé être cons. Mais comme l'industrie automobile est énorme et stratégiquement centrale, ils vont évidemment être aidés et ils le savaient parfaitement (c'est un peu le syndrome du Too big to fail généralement associé à la finance)...
- Si on analyse ce problème d'absence de stratégie et de planification, on en vient naturellement à trouver sa cause dans le néolibéralisme dominant (en tout cas, c'est l'analyse qui me semble la plus pertinente, vu que je suis un gauchiste). Le goût pour les profits faciles et immédiats est la cause principale de cette stupidité stratégique. En fait, cette stratégie n'est pas stupide du tout du point de vue de ceux qui ont gagné des masses considérables de pognon ces dernières années. Elle l'est du point de vue de l'intérêt général et de l'intérêt des populations futures (nos enfants en gros).
Il ne fallait pas accompagner les constructeurs automobiles pour leur faire gagner plein de pognon à court terme, il fallait les contraindre à adopter une stratégie intelligente, si nécessaire en leur mettant quelques claques de temps en temps... Mon point de vue, c'est que la main invisible du marché (le mythe fondateur du néo-libéralisme) est une connerie sans nom qui détruit à peu près tout, sauf les revenus à court terme d'une infime minorité (qui ira exploiter autre chose quand elle en aura fini avec l'industrie européenne).
- Comme avec le néolibéralisme vient le libre-échangisme, il faut aussi analyser cette absurdité qui consiste à faciliter l'installation de centres de production partout sur la planète, avec pour unique boussole le coût de la main d'oeuvre. Pour faire gagner beaucoup d'argent aux grands groupes, nous avons fait de la Chine notre usine à bas prix, et accepté des transferts de technologie déterminants. Les chinois l'ont joué avec finesse : comme ils ne sont pas soumis aux sirènes du pognon facile et du court-termisme, ils ont accepté pendant les 40 dernières années d'être les ouvriers du monde entier et de manger des pâtes, mais ont habilement négocié leur exploitation en échange de biens dont la valeur n'allait se révéler qu'à long terme : la technologie. Et maintenant ils sont leaders en termes d'innovation technologique dans de multiples secteurs. Et notamment la voiture électrique et les panneaux solaires.
- Enfin, il y a quand même une question toute bête : combien de voitures pouvons nous acheter par personne tout au long de notre vie ? Il y a quand même une limite au marché de la voiture individuelle, tout simplement lié au taux d'équipement des foyers, qui est une limite physique basique. Et comme les politiques économiques néo-libérales de ces 15 dernières années rendent 90% de la population occidentale de plus en plus pauvre, pour que 10% soient de plus en plus riches, il ne faut pas s'étonner que des gens plus pauvres rechignent à s'acheter des voitures de plus en plus chères qui roulent avec un carburant de plus en plus cher. D'autant que les voitures sont équipées de plus en plus de conneries électroniques qui rendent l'entretien lui aussi de plus en plus cher, et que la fiabilité de ces voitures est aussi de moins en moins assurée.

Tout ça pour dire que tout le monde bénéficierait de normes plus contraignantes (par exemple anti-obsolescence programmée, pro-écologiques, de sobriété énergétique... etc. etc.), et que la ruine de notre industrie n'est pas liée à l'emprise de la politique, mais au contraire à l'absence quasi totale de réflexion et de décisions politiques la concernant. Si on ne parle pas, évidemment, des décisions politiques qui ne visent qu'à assurer des revenus confortables aux investisseurs et n'ont aucun intérêt général (comme les 200 milliards d'euros annuels de subventions aux grands groupes en France - 2,5 fois le budget de l'éducation nationale, 3 fois le budget de l'armée - qui n'auront manifestement pas servi à grand chose en termes d'innovation, de stratégie industrielle, d'emploi ou de croissance, mais auront par contre généreusement nourri la dette colossale de l'État français).
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  • kosmix
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Citation :
Il y a plusieurs problèmes à prendre en considération, et à mon humble avis ce ne sont pas les normes qui ont tué l'industrie européenne : à ma connaissance, ces normes s'imposent aussi aux constructeurs étrangers qui souhaitent vendre en Europe, et sont donc aussi des dispositifs de protectivisme déguisés
D'accord, mais comment expliquer la différence de prix 8000, 10000 euros au moins, à prestation similaires entre une BYD pure Chinoise et une Audi ? Quand les Chinois et Tesla annoncent 150 km de plus en autonomie electrique ? Dans les faits, c'est un peu moins, mais ça reste superieur. Je suis pas pro Chinois, je dis juste que mon prochain achat se fera peut être chez eux. Pour le reste, j'ai apprécié ton long post bien argumenté.
C'est vrai que le manque de vision à long terme est significatif en France et en Europe... mais il faut aussi dire que l'échec du photovoltaïque en Europe est avant tout une décision politique chinoise ! Ils ont subventionné 10 fois plus que nous leur industrie et ont ensuite cassé le marché en baissant les prix de 75% en 2 ans, du bon gros dumping que nos gouvernements ont laissé faire.

Et maintenant le tour de la voiture électrique... la Chine a acquis un savoir faire unique sur les batteries et ils sont encore gagnant en rapport perf/prix. Un ami ingénieur aéro m'a confirmé la dépendance de son secteur aux batteries chinoises : on sait faire aussi bien en europe, mais 2 fois plus lourd et 3 fois plus cher (en gros). Et si tu es dans un secteur où le rapport poids/puissance est crucial, ben tu commandes tes batteries en Chine...
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Hors sujet :
Citation de totounet :
Alors si un Range Rover de 2T5 est une aberration ecologique, une fourgonnette de 2T5 ne l’est pas?
:mrg:

C'est une vraie question ou encore un troll ? :mrg:

Si c'est une vraie question, je pense qu'en, allez... 30 secondes de réflexion maxi, tu auras la réponse. :bravo:
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  • sample-and-hold
  • ronanr
Merci pour cet exposé limpide Calagan :bravo:

Pour info Volkswagen rappelle ses bagnoles à piles : les batteries risquent de prendre feu.

Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?

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  • sample-and-hold
Citation :
Il n'est pas compliqué de comprendre que la dépendance au pétrole est un problème (qu'il s'agisse de la perte de souveraineté, de la contribution au changement climatique, de la hausse nécessaire des coûts d'extraction et de la disparition programmée de cette ressource fossile)

Sans compter toutes les saloperies qui accompagnent des marchés aussi juteux (corruption, trafic d'influence, guerres)
Ceci dit, pour ce qui est de la France, la dépendance à l'uranium, c'est pas tellement mieux.

Citation :
Mon point de vue, c'est que la main invisible du marché (le mythe fondateur du néo-libéralisme) est une connerie sans nom qui détruit à peu près tout

D'autant plus que la notion a été détournée par les libéraux de l'idée que portait son auteur original. Je ne l'ai appris que récemment et la mâchoire m'en est tombée.
C'est comme la base de la théorie économique "classique" qui veut que l'homme soit un être rationnel agissant pour maximiser son intérêt. Il n'y a rien moins que deux énormes conneries dans ce principe de base sur lequel repose toute la théorie économique qui sous-tend le libéralisme :
- l'homme n'est pas du tout un être rationnel,
- rares sont ceux qui agissent simplement pour maximiser leurs propres intérêts (heureusement). Sinon, déjà, personne ne ferait plus de gosses vu qu'on peut baiser sans en avoir. Ou alors tout parent commencerait par mutiler ses fils pour les mettre à mendier et prostituerait ses filles. Et qu'on ne me dise pas que c'est l'illégalité de la chose qui l'empêche.

Qu'on ne s'étonne pas ensuite que la plupart des économistes, surtout ceux qui ont leur place dans l'espace médiatique, se plantent en permanence, sont incapables de prévoir les crises et sortent des prévisions et préconisations aussi absurdes qu'inefficaces, voire délétères quand celles-ci surviennent. Normal : ils se basent sur une "science" qui part de principes de base faux. Mais leurs discours permettent de justifier des politiques aberrantes pour les 3/4 de la population.

Citation :
Il y a quand même une limite au marché de la voiture individuelle, tout simplement lié au taux d'équipement des foyers, qui est une limite physique basique.

Une autre limite physique basique à laquelle on pense rarement, c'est l'espace occupé par la voiture. La population est de plus en plus urbaine. Une partie seulement des gens qui vivent en ville ont bien une maison, parfois avec garage, mais celui-ci sert de débarras, quand ce n'est pas de pièce supplémentaire. Donc, la voiture qui devrait y être stationnée se retrouve dans la rue qui, par exemple dans les lotissements, avait été conçue avec des stationnements pour les visiteurs, pas pour les résidents. On trouve ainsi plein d'endroits, y compris en impasses, où il n'y a même pas de place pour que les enfants jouent ensemble dehors vu que tout est squatté par les voitures.
Ensuite, l'urbanisme a majoritairement été conçu en considérant une voiture par foyer. Mais nombre de foyers en ont au moins deux, quand ce n'est pas plus quand les grands enfants vivent encore au domicile parental.
Les villes sont ainsi saturées d'automobiles, ne laissant pas de place à autre chose à part dans de rares endroits (zones piétonnes, trop rares, parcs et jardins, souvent tout aussi rares). Les seuls lieux de rencontres qui persistent sont les espaces de travail, les bistrots et les terrains de sport.
Les automobilistes eux-même payent très cher cette occupation de l'espace. Non seulement ce sont des gens qui sont aussi parfois piétons et apprécieraient sans doute d'avoir des places, des squares, des rues même où rencontrer des gens, discuter ou jouer au ballon avec leurs enfants, mais la place prise l'est aussi sur les routes qui ne sont pas extensibles indéfiniment et donc, ils se retrouvent à peiner dans des embouteillages qui transforment des trajets d'1/4 d'heure hors heures de pointe en des trajets d'une heure.
Quand je vois le nombre de gens qui passent deux heures par jour matin et soir dans leur voiture pour aller bosser, ça fait 20 heures par semaine, soit plus d'une journée de veille. Il y a peut-être des choses plus intéressantes auxquelles consacrer sa vie.
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  • Calagan