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le Pub artistique et culturel

Dis moi ce que tu lis.

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Dis moi ce que tu lis.
... et je te dirais qui tu es...

En ce moment je lis "L'ombilic des Limbes" d'Antonin Artaud, décidement (dément?) ce mec était génial!!!

Et vous c'est quoi vos lectures en ce moment???
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yo, j'ai terminé la trilogie de Benjamin Dierstein: Bleus, Blancs, rouges / L'étandard sanglant est levé / 14 Juillet
Le gars a un vrai talent pour écrire l'action. Le premier chapitre du premier bouquin va à 200 à l'heure, et c'est la meilleure entrée en matière qui soit.
Ce sont des histoires qui se déroulent entre 68 et 82, autour du terrorisme d'extrême gauche, de la Françafrique, des boites de nuits, du Milieu...
De vraies situation et protagonistes, avec 3 ou 4 personages de fiction (deux flics, un voyou, un qui sait pas, un barbouze) qui font le lien entre tous ça et donne un panorama assez complet de la situation politico/ euh et le reste, de l'époque.
Niveau écriture il y a des procédés visibles, redondant dans la structure, qui pourtant n'entravent pas la lecture.
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  • Elemmir
  • Soot_and_Stars
  • Feupied
Oui, je viens de terminer le premier de la série, « Bleus, blancs, rouges ». C’est du bon polar.
Ancré dans l’époque ; Action Directe, le SAC, les diamants de Bokassa, l’affaire Robert Boulin… c’est très prenant.
Wanted, de Philippe Claudel, où les géants de la tech , démagos d'outre Atlantique, dirigent le monde à leur guise ...
Uchronie, Dystopie, à vous de choisir, ça fait froid dans le dos. Arrêtons de nourrir ces porcs égocentriques.
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  • Elemmir
"Les Mystères De Paris" Eugène Sue (Quarto - Gallimard)
Initialement paru comme un roman-feuilleton dans un quotidien, c'est un bouquin énorme mais haletant, qui se lit très vite: Je l'ai fini il y a un moment déjà, mais j'avais la flemme de taper un compte rendu.
Années 1830, on est sous le règne de Louis-Philippe. Un jeune prince allemand très fortuné descend, sous un déguisement, dans les bas-fonds de Paris pour avoir des nouvelles du fils d'une de ses protégées. Ayant appris à se battre, il s'y fait vite respecter. Parmi les miséreux, il récompense alors les méritants et châtie les méchants. Dans cette population, il retrouvera sa propre fille qu'il croyait morte.
On navigue entre un paternalisme bon teint avec aussi des références bien chrétiennes, donc, et à partir du milieu du livre, des discours typiques du "socialisme utopique" de l'époque, de type Saint-Simonien, avec des fulgurances quasi pré-féministes.
Les lieux et surtout les personnages sont décrits de manière saisissante (il y a aussi au début du livre des dessins représentant les principaux "héros" de l'histoire). Les mauvais sont aussi épouvantables que les "bons" sont aimables. Le langage argotique de certains est intéressant (il y a un glossaire à la fin du bouquin).
Par contre, Eugène Sue ne s'encombre pas de vraisemblance: L'histoire est un tissu de coïncidences très improbables. Mais cela est sans importance, c'est aussi ce qui permet au roman de tenir debout.
Au total, un livre palpitant, caractéristique d'une époque historique et de ses mentalités, qui gagne bien sûr à être lu entre les lignes.
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  • Elemmir
ces températures m'ont rappelé un bouquin lu il y a longtemps:
Le Monde englouti (J. G. Ballard) 1962
bon j'avais pas aimé, c'est de l'anticipation un peu chiante (comme sait le faire Ballard :mrg: ) par contre il rend très bien la vie par des températures étouffantes, la langueur, l'inconfort...

Citation :
Dans un futur proche, une série d'explosions solaires a augmenté la température de la planète et un climat tropical règne sur l'ensemble de la Terre. La faune et la flore sont revenus à ce qu'elles étaient à l'époque préhistorique, et l'homme n'a plus beaucoup de place dans ce monde surchauffé et étouffant. Ayant fui les grandes villes et les continents recouverts de vastes forêts infestées d'iguanes et de moustiques et arrosés continuellement de pluies diluviennes, les hommes vivent désormais dans des bases au Groenland, en Antarctique et dans diverses îles des pôles.

Dans ce contexte, le médecin Kerans participe à une expédition scientifique sur le site englouti d'une ancienne capitale européenne. La déliquescence d'un monde en ruine, la tentation de la régression vers un monde primitif préhistorique, la lutte perdue d'avance des hommes face à une nature sauvage et une psyché qui les conduit à leur perte sont les thèmes porteurs de cette histoire angoissante d'une humanité qui touche à sa fin.
Citation de sonicsnap (voir le message) :
Au total, un livre palpitant, caractéristique d'une époque historique et de ses mentalités, qui gagne bien sûr à être lu entre les lignes.

ah tiens pourquoi pas. Ca se lit encore, donc ?
Je rattrape et engloutis pas mal de livres ces temps-ci.
Entre autres bouquins de littérature (Madelaine avant l'aube de Sandrine Collette notamment) et de cuisine,
J'ai lu david-bowie-en-bd-1.jpg
Vraiment pas mal, je regrette juste que la période Tin machine puis la fin 90es début 00es soit moins documentée que les débuts, mais je l'ai lu d'une traite (emprunté en médiathèque).
Je recommande!
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  • Elemmir
6955699.jpg

Puchide Raniata et Fustène Dédoncale - L'orage moyenâgeux et la toupie sont complémentaires (avec un peu de riz).

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  • Elemmir
« Armen » de Jean-Pierre Abraham (Payot poche).
Ar-men, c’est quoi ?
Ar-men c’est un phare, un phare isolé, à l’ouest de l’île de Sein.
Ar-men c’est une folie d’ingénierie pour bâtir ce bâtiment sur un rocher en pleine mer.
Ar-men c’est un hôte qui tolère la présence des hommes pour le servir et l’entretenir. Des hommes parasites dont il a besoin.
Ar-men, surnommé l’enfer des enfers.
C’est ici que le jeune Jean-Pierre Abraham décide de vivre quelques années de sa vie et qu’il nous narre dans ce livre.
Vivre ou survivre ?
Le livre rédigé sous forme de journal quotidien, date et heure, évolue imperceptiblement. Les heures disparaissent, les dates se distendent. Les souvenirs de relâche à terre en viennent à se mélanger aux périodes de gardes sur le phare.
À Ar-men on y vit à deux. On se voit, on se croise, on s’évite, on parle peu.
« Le bruit est si ancien qu’une sorte de silence s’y est creusé. Il fait froid. »
Les travaux quotidiens de nettoyage des cuivres et des vitres, travail nécessaire, devient une obsession. Tout doit briller, éclater, refléter la lumière. Pendant les pauses, feuilleter inlassablement un livre de tableaux de Vermeer et laisser son imagination donner vie aux portraits peints.
« Peut-être vaudrait-il mieux flamber d’un coup, vivre en torche, se consumer dans un éclair de folie ? Mais la folie est dehors qui hurle. Il faut résister. Faire le poids. J’allume ma lampe. »
Même l’arrivée d’un canard, qui pourrait égayer le quotidien, prend des allures de cauchemar vivant.
« La tempête a repris hier soir avec violence. Le canard a hurlé, par intermittences, une bonne partie de la nuit. Ces cris résonnant dans l’escalier, je n’imagine rien de pire.(…) Je suis descendu en courant. Devant l’entrée de la cuisine j’ai rencontré Martin qui montait. Rieur et confus, un peu pâle, un marteau à la main.(…) Le silence était tout de même navrant ».
Plus qu’un récit, ce livre nous raconte que Ar-men, cet enfer des enfers, met l’humain face à ses peurs ancestrales, pousse son esprit à la limite de la raison, veut le ravaler au rang de bête sauvage.
Ce livre mérite d’être lu et je sais déjà que je le relirai avec enthousiasme.
En 1962, à l’occasion d’un reportage initialement consacré aux gardiens de phare à Ar-men, la narration a vite été détournée pour s’intéresser à un jeune homme dont la présence semblait incongrue. Ce jeune homme c’est Jean-Pierre Abraham.




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  • Elemmir
  • Polaroil
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 La nouvelle génération des synthétiseurs nous parvient comme la lumière des étoiles et toute nouvelle musique devra compter obligatoirement et indéfiniment sur leur magie cosmique .M.Magne 1978.

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  • Elemmir
Vraiment très bien , celui sur Cosey, intéréssant est plus une autobiographie évoquant sa vie mouvementée dans l'underground british des 60's à nos jours, celui de Duboys adopte plusieurs angles d'approche, musical,politique, iconographique et ratisse très large de l'origine aux prémices de C.T jusqu'a la dissolution de TG puis aborde Psychic TV, COIL & les travaux de Chris & Cosey.
Tu l'auras compris deux très bons ouvrages que je ne peux que conseiller aux amateurs:clin:

 La nouvelle génération des synthétiseurs nous parvient comme la lumière des étoiles et toute nouvelle musique devra compter obligatoirement et indéfiniment sur leur magie cosmique .M.Magne 1978.

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  • Elemmir
  • sonicsnap
Merci 3LEK! Encore des choses à rajouter sur la grosse pile des livres que je veux lire.

En ce moment je suis encore dans un énorme bouquin (1700 pages) sur les Cantates de J.S. Bach, par Gilles Cantagrel. Ça me prend d'autant plus de temps que parallèlement à mon avancée dans le livre, je réécoute toutes ces cantates (il y en à pas loin de 250). Mais ça me passionne.
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  • 3LEK
  • Elemmir
Je t'en prie :boire:
J' adopte le même principe lorsque je lis des ouvrages consacrés a la musique, il y a peu je lisais Klaus Schulze " Un saut dans l' inconnu" & " K.S.Le rêve éveillé " avec en écoute une bonne partie des albums du maitre sur clé USB ( bien pratique pour les durées longues ).
Par contre pour TG c'est plus difficile d'accorder leur albums avec un moment de lecture, mis a part les albums remix ambient de Chris & Cosey:clin:

 La nouvelle génération des synthétiseurs nous parvient comme la lumière des étoiles et toute nouvelle musique devra compter obligatoirement et indéfiniment sur leur magie cosmique .M.Magne 1978.

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  • Clin d’œil
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  • Elemmir
  • sonicsnap
Citation de Ouatisit (voir le message) :
« Armen » de Jean-Pierre Abraham (Payot poche).


Merci pour la suggestion.
Après avoir regardé la vidéo et lu quelques extraits sur Babelio, je l'ai acheté en sortant du travail.
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  • Ouatisit
Merci ce doc était passé sous mes radars.

 La nouvelle génération des synthétiseurs nous parvient comme la lumière des étoiles et toute nouvelle musique devra compter obligatoirement et indéfiniment sur leur magie cosmique .M.Magne 1978.