Synthés dans la variété française 80s ?
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renaudg
Je me suis souvent demandé quels étaient les synthés de prédilection sur un certain nombre de tubes 80s en variété/synthpop française qui ont quelques riffs mémorables.
Autant on trouve l'info facilement pour les chansons anglo saxonnes (notamment dans la série d'articles "Classic tracks" de Sound on Sound), autant j'ai rarement vu quoi que ce soit pour la France !
Quelques uns qui me viennent à l'esprit (on ne juge pas !!
- L'aventurier / Indochine
- Envole Moi / Goldman
- L'aziza, tous les cris les sos / Balavoine
- Voyage voyage / Desireless
- Eve lève toi / Julie Pietri
- Les démons de minuit / Images
- Partenaire particulier (là ça sent le 100% DX7 non ?)
S'il y a des gens ici qui ont traîné dans les studios de l'époque : est-ce que globalement on retrouvait les mêmes machines que partout ailleurs à l'époque (Jupiter 8, Prophet 5, DX7, LinnDrum) ou est-ce qu'il y avait des spécificités bien françaises ?
Toutes infos bienvenues
Cherrywood
La deuxième pub est bizarre : accordéon monophonique...
Rendons aux mots leur sens et nous éviterons les guerres.
Monophonique: Un son monophonique, enregistré ou écouté en mono (apocope de monophonie), dit aussi monaural, n'est produit qu'à partir d'un seul canal comme provenant d'une seule source ou d'un seul endroit.
A ne pas confondre avec instrument monodique: instrument avec lequel on n'effectue qu'une seule note à la fois. (mono = 1 seul)
Exemples : la voix, la plupart des instruments à vent, ...
Le français est une langue bien compliquée...
phanou2000
La monophonie (un canal) est probablement opposée à la stéréophonie (deux canaux) pour la restitution sonore en sortie plus que pour la capacité à produire plusieurs sons à l'origine. En effet, cela n'empêche pas un instrument d'être, à la base, "monophonique" (une seule note à la fois) ou "polyphonique" (plusieurs notes à la fois). Sinon, selon tes dire, il faudrait alors parler d'un instrument "polydique" au lieu de "polyphonique" ?
Pevets
On causait mieux la France à cette époque, wesh.
3LEK
c'est calé sur le titre, Une Guitare, des Ondes et leur Machine.

La nouvelle génération des synthétiseurs nous parvient comme la lumière des étoiles et toute nouvelle musique devra compter obligatoirement et indéfiniment sur leur magie cosmique .M.Magne 1978.
kosmix
Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?
Accord'Eure Pianos
Accordeur de pianos, amateur de synthés. http://www.accord-eure.fr
335 et compagnie
Michel Eli était un sacré producteur, Claudia Philips faisait partie de son écurie, les synthés ne sont pas crédités sur ce titre, pas cool, on aurait bien aimé savoir qui joue
https://www.discogs.com/fr/release/2452642-Claudia-Phillips-Black-Jack
C'est Patrick Roffé qui était aux synthés
https://www.encyclopedisque.fr/disque/11466.html
vilak
"Avant de faire de la soupe Top 50 pour Jeanne Mas ou Stéphanie de Monaco, Romano Musumara faisait de l'électronique. En 1978, il a sorti cet album, Automat."
Accord'Eure Pianos
Accordeur de pianos, amateur de synthés. http://www.accord-eure.fr
vilak
Accord'Eure Pianos
vilak
https://www.facebook.com/reel/1441268870827098
3LEK
La nouvelle génération des synthétiseurs nous parvient comme la lumière des étoiles et toute nouvelle musique devra compter obligatoirement et indéfiniment sur leur magie cosmique .M.Magne 1978.
vilak
Cherrywood
Accord'Eure Pianos
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vilak
Je ne sais pas quel Bar il utilse sur "Les corons" en 82 la RSF n'est pas sortie et la Drummulator je crois que c'est 83. Celle-là on sait qu'il l'a aussi utilisée.
Et puis s'il laisse la réalisation musicale a Estardy c'est sur qu'il va y avoir des synthés partout!
Estardy connait bien le bizness, en 81/82 il sait que les synthés ça va bien marcher je pense!
Article trouvé sur Francetvinfo.fr, daté du 16 octobre 2013
Cosmic Machine : la compil des pionniers de l'électro made in France
Les Français n'ont pas été les derniers à se mettre à la musique électronique. Leur contribution a été non négligeable aux premiers temps des ritournelles synthétiques. La compilation "Cosmic Machine" documente cette époque fébrile à la charnière des années 60 et 70 en exhumant 20 titres électroniques made in France. Jean-Michel Jarre et Cerrone y voisinent avec Patrick Juvet et Pierre Bachelet.
La pochette de la compilation de Cosmic Machine est signée Philippe Druillet. (Philippe Druillet/Because Music)
Un monde tourné vers le futur
Fin des années 60, début des années 70. Le monde se passionne pour le futur. Neil Armstrong pose le pied sur la Lune. Stanley Kubrick emmène le cinéma dans les étoiles avec "2001 : l’Odyssée de l’Espace". Mais quelle est la B.O. du quotidien de l’époque ? Le synthétiseur révolutionnaire Moog débarque et fait souffler un vent de folie sur la musique via "Pop Corn", premier hit mondial synthétique de l'histoire (1969).
En France, la bombe futuriste "Messe pour le temps présent", composée pour le ballet Béjart par Pierre Henry (inventeur de la musique concrète) et Michel Colombier (compositeur de musiques de films), est sortie deux ans plus tôt (1967). A sa suite, toute une génération de musiciens et d’ingénieurs du sons français s’emparent des nouveaux synthétiseurs analogiques (Mini Moog, Arp 2600, Arp Odyssey…).
Des Français en avance sur leur temps : la "French Touch" avant l'heure
Parmi eux, Jean-Michel Jarre, Jean-Jacques Perrey et Cerrone mais aussi, plus étonnant, François de Roubaix, Patrick Juvet et Pierre Bachelet. La compilation "Cosmic Machine" documente cette époque de balbutiements en exhumant 20 titres synthétiques plus ou moins connus.
L’idée était de montrer que « plein d’artistes français, y compris très grand public, on fait à cette époque de la musique qui était en avance sur son temps », nous explique Olivier Carrié, alias Uncle O, artisan de cet album. Collectionneur de vinyles impénitent, déjà aux manettes de plusieurs compilations remarquées dont "Shaolin Soul" (les originaux soul samplés par le Wu-Tang Clan), il ouvre sa malle aux trésors pour démontrer « la contribution non négligeable des Français » aux débuts de la musique électronique. Hélas ni Pierre Henry ni "Messe pour le temps présent", ni même les expérimentations fertiles de Christophe, ne sont au menu. Question de droits.
Dès le départ, la musique synthétique était loin d’être monolithique. Rien que sous la bannière « cosmique » de cet album cohabitent des genres très différents. Stimulée d’abord par les expérimentations audacieuses du Groupe de Recherches Musicales de Pierre Shaeffer (inventeur notamment des samples et les loops), elle part vite dans tous les sens, «de l’easy-listening au psychédélique, au disco et au planant.» Et sert aussi bien le cinéma que la pub et le dance-floor.
«Le point commun de tous ces titres c’est que même si les artistes lorgnaient tous plus ou moins vers les Etats-Unis et l’Allemagne, on distingue une patte française dans les mélodies et les arrangements. C’est la vision et la sauce française de ces musiques alors émergentes», analyse Uncle O.
La pochette de Cosmic Machine est signée Philippe Druillet, auteur de BD culte. (Philippe Druillet)
Pour la pochette de "Cosmic Machine", ce graphiste de formation frappe fort et juste avec une magnifique oeuvre de Philippe Druillet. "Je m'étais dit, puisqu’on est dans des vieilles choses, on va rester dans le délire jusqu’au bout. J’avais pensé à Druillet, Moebius ou Caza", se souvient Uncle O.
"Druillet était en tête de ma liste et notre rencontre s’est très bien passée. Il m’a dit ‘prends ce que tu veux’ dans mes planches de BD. Mais ça n’a pas été évident parce que malgré son énorme production, il n’a plus rien ! Il a beaucoup vendu au fur et à mesure à ses fans du monde entier et d’autres choses se sont perdues à l’époque de Metal Hurlant. Le dessin de la pochette est extrait de l’album Salambo."
De Temps X à "Laura les ombres de l'été"
A qui s’adresse cette compilation ? Aux nostalgiques pour lesquels le générique de l’émission "Temps X" (des frères Bogdanov) signée Didier Marouani sera sans doute une madeleine de Proust. Mais aussi aux artistes qui y trouveront des perles et matière première à faire des boucles. Ainsi qu’aux curieux de tout poil.
On va il est vrai de surprise en surprise à l’écoute de cette compilation. Au rayon des curiosités, beaucoup de bandes originales. "Le Rêve" de Patrick Juvet, composé pour la BO du film de David Hamilton "Laura les ombres de l’été" (1979), mais aussi le bref "Survol" du compositeur François de Roubaix, refusé par le commandant Cousteau pour son documentaire "L’Antactique". On y retrouve également "Motel Show" de Pierre Bachelet, écrit pour "Le dernier amant romantique" de Just Jaeckin (Emmanuelle).
On y découvre les titres récemment réinjectés dans le présent, comme "E.V.A" de Jean Jacques Perrey, samplé par le groupe de hip-hop américain Gang Starr pour "Just to Get a Rep", et le très moderne "Ombilic Contact" de The Atomic Crocus alias Bernard Estardy, samplé en 1999 par le groupe de rap de Philadelphie High and Mighty.
Jay-Z sample un Français... qui ignore qui il est
Mais encore "Spirit" d’un certain Frédéric Mercier, samplé sur "What We're Talkin about" de Jay-Z (extrait de "The Blueprint 3"). «Sur cet album qui a vendu des millions de copies, le sample est plus que reconnaissable », explique Uncle O. «Et Jay-Z a d’ailleurs eu l’amabilité de citer l’artiste dans les crédits. Mais Frédéric Mercier, devenu photographe, et qui n’a fait que deux disques dans sa vie, n’a plus de label depuis longtemps ni d’édition à la Sacem. Quelqu’un l’a appelé cette année en lui disant qu’un rappeur hyper célèbre l’avait samplé et il est tombé de sa chaise, il ne savait même pas qui était Jay-Z ! »…
Jay-Z n’est pas le seul à s’intéresser à Frédéric Mercier : selon Uncle O, de nombreux jeunes musiciens en sont fans, à commencer par Gaspard Augé de Justice. « Il est très très féru des musiques de ces années là et il est fanatique total de Mercier. Alors qu’il a dû sortir 500 exemplaires de « Spirit » à l’époque, Gaspard en a un exemplaire dans sa collection. »
Dans le genre revenu d’entre les morts on remarque également "Love Machine" de Space Art, qui semble avoir très fortement inspiré le "Sexy Boy" de Air. Ou encore l’inédit "That is to be" de Bernard Fevre, qui a fait un retour très remarqué dans la musique électronique ces dernières années avec son projet de dance Black Devil Disco Club, bide total en 1978, mais remis au goût du jour par les Chemical Brothers et réédité avec succès par Aphex Twin sur son label Rephlex en 2004.
Les tropiques synthétiques du père d'un Daft Punk
Et puis il y a le Graal de la rareté, la curiosité par excellence, dont on se serait passés musicalement parlant, mais tellement jouissive pourtant : l’inédit "Aqua" de DVWB, un titre de danse tropical et synthétique derrière lequel se cache Daniel Vangarde, le père de Thomas Bangalter de Daft Punk.
Et des perles, Uncle O en a encore plein sa musette. Cet été justement, ce "crate digger" (chercheur de vinyle) frénétique a déniché sa dernière perle pour 50 centimes sur un marché provençal. Un 45 tours en parfait état signé Daniel Vanguarde. « On lui a envoyé et il a dit «Ah la la, je ne me souvenais plus que j’avais fait ça ! ». Il sera peut-être sur la prochaine compilation. »
"Cosmic Machine, A voyage into french cosmic & electronic avant-garde" (Because Music) est sorti le 14 octobre 2013
La playlist de l'album sur YT :
https://www.youtube.com/playlist?list=PLfwDgcTF0-risGUa9us9a9m9eEm10T5iU
3LEK

Dans le meme créneau la série " SPACE ODDITIES " sortie chez Born Bad Records, c'est une série dédiée à la library music d'artistes électroniques français (et d'ailleurs). Ce projet est initié et réalisé par Alexis Le-Tan et Jess.
Bernard Estardy - Sauveur Malia - Bernard Fevre - Jean Pierre Decerf - Yan Tregger - Dominique André - Nino Nardini - Roger Roger.

La nouvelle génération des synthétiseurs nous parvient comme la lumière des étoiles et toute nouvelle musique devra compter obligatoirement et indéfiniment sur leur magie cosmique .M.Magne 1978.
3LEK
La nouvelle génération des synthétiseurs nous parvient comme la lumière des étoiles et toute nouvelle musique devra compter obligatoirement et indéfiniment sur leur magie cosmique .M.Magne 1978.
vilak
J'espère que ça fait pas trop Tangerine Dream ou Schulze?
3LEK
La nouvelle génération des synthétiseurs nous parvient comme la lumière des étoiles et toute nouvelle musique devra compter obligatoirement et indéfiniment sur leur magie cosmique .M.Magne 1978.
Accord'Eure Pianos
Accordeur de pianos, amateur de synthés. http://www.accord-eure.fr
3LEK

Jean-Pierre Decerf est né le 11 juillet 1948 à Neuilly sur Seine. Il se passionne très vite pour la musique et reçoit à l’âge de 12 ans sa première guitare acoustique, c’est une révélation. D’un tempérament plutôt autodidacte, il s’efforcera néanmoins de suivre quelques études musicales.
Au début des années 60, le phénomène Beatles et la Pop Music apparaissent, cela transformera sa vie définitivement. Vers l’âge de 14-15 ans il monte un groupe avec des copains d’école, “The Witchers”, dont le répertoire s’inspire des Yardbirds, Pretty Things, Them, Sorrows, Action, Who et autres groupes de l’époque. Le groupe se produit dans de nombreux clubs de la région parisienne pendant trois ans.
Considérant qu’il ne suffit pas d’imiter les autres pour progresser, il décide d’étudier la musique à sa manière, en écoutant les œuvres les plus diverses dans différents styles musicaux : Pop, Jazz, Classique.
En 1970, il entre chez Pathé Cinéma en tant qu’illustrateur sonore, ce qui lui permet de rencontrer plusieurs réalisateurs, dont Carlos Vilardebo qui lui confie la création de la musique originale de son film “Les Trois Vallées”. Ça a été pour lui un déclic, il décide alors de se consacrer à la composition musicale.
Peu après, il est contacté par la société Montparnasse 2000, éditeur de musique d’illustration (dite Librairie Musicale), pour laquelle il réalisera 6 disques au fil des années. À la même époque, il rencontre un compositeur Australien, Lawrence Whiffin, de 18 ans son aîné, un passionné de Ravel, de Stravinsky, de Debussy, et élève d’Alfred Cortot. Le jeune musicien est fasciné par le talent de celui qui deviendra par la suite professeur à l’Université de musique de Melbourne et lauréat du prix australien de la musique classique en 1999. L’influence positive qu’il reçoit va donner naissance à une grande amitié et un peu plus tard, à la création en commun d’un album intitulé “Thèmes Médicaux” sur le label Chicago 2000.
En 1975, Jean-Pierre quitte Pathé Cinéma et rejoint Gaumont, toujours en qualité d’illustrateur sonore. C’est aussi à cette époque qu’il délaisse la guitare pour le clavier, instrument plus proche de la musique qu’il veut composer. Chez Gaumont, il rencontre à plusieurs reprises Renaldo Cerri, directeur du label Chicago 2000, et entame une collaboration fructueuse qui durera plusieurs années. Elle se concrétise tout d’abord en 1977 par le disque “Univers Spatial Pop“, Rock Spatial synthétique avant-gardiste, puis par “Out of the Way” dans la même veine.
En 1976, Renaldo présente à Jean-Pierre un jeune chanteur auteur-compositeur d’origine Mauricienne, Clarel Betsy. Les deux musiciens se découvrent beaucoup d’affinités et décident de réaliser avec Gérard Zajd, guitariste et ami d’enfance de Jean-Pierre, un album-concept intitulé “Magical Ring“. L’album sort commercialement en 1977 et l’un de ses titres “More and More” devient un tube radio de FIP. Cependant ce disque ne connaît qu’un succès relatif, mais au lieu de baisser les bras Jean-Pierre et ses amis Clarel et Gérard se lancent dans la création d’un nouveau groupe qu’ils baptisent “Open Air“. Les trois musiciens se réunissent dans le home studio de Jean-Pierre aux alentours de Paris, et c’est dans ce lieu paisible qu’ils élaborent une musique mélodique et sophistiquée dans un style Rock Progressif, à l’instar de groupes tels que Caravan, Genesis, Yes ou Camel. Les séances d’enregistrement et de mixage ont lieu sous la direction du producteur Renaldo Cerri au Studio Adam de Roissy en Brie, studio réputé où les musiciens disposent d’une excellente contribution technique de la part de l’ingénieur du son Philippe Beaucamp. D’autres musiciens viennent renforcer le trio : le guitariste Jean-Pierre Auffredo (fondateur de We Free et d’Alice), Allan Jones (ex-bassiste du groupe anglais The Mojos) et le batteur Philippe Aboukrat. En 1978, le disque est distribué par Sofrason et Jean-Pierre, très satisfait du résultat, envisage d’organiser des concerts pour le groupe. Malheureusement, les mauvaises ventes d’Open Air, dues en partie au désintérêt du public pour le rock progressif, amènent le musicien à tout annuler. Le groupe éphémère se sépare, non sans amertume, mais les membres restent en contact.
Jean-Pierre décide alors de revenir à ce qu’il faisait auparavant et enregistre sous son propre nom l’album “Keys of Future“, une musique synthétique et visuelle qui le passionne toujours autant. L’album rencontre un grand succès auprès des professionnels du son et de l’image.
Sur cette lancée et fort de l’accueil reçu, il compose en 1979 un nouvel album très personnel, “Reincarnation“, toujours sur le label Pema Music. L’ambiance musicale est cette fois-ci quelque peu différente, plus souple et un peu moins synthétique. Dans cette même année prolifique il fait un bref passage sur le label Musax de Jacky Giordano, puis il réalise l’album “Sound Space” pour Montparnasse 2000, un incontournable pour certains collectionneurs.
En 1980, il est contacté par le label Patchwork dirigé par René Taquet, illustrateur sonore de Cinéma et de Télévision, une vieille connaissance de Pathé Cinéma. Pour ce dernier, Jean-Pierre compose l’album “Action” avec son ami Gérard Zajd; ce disque révèle des ambiances musicales fortes et contrastées à la manière de Tangerine Dream. Il enchainera avec l’album “Pulsations“, de nouveau pour Montparnasse 2000, ce sera son dernier avec cet éditeur, mais pas l’un des moins intéressants. Un des titres de cet album devient le générique d’une émission politique hebdomadaire de FR3.
En 1981, nouveau disque pour Patchwork, “Accélération“, celui-ci est très différent de tous les précédents : plus acoustique, plus tempéré, plus réfléchi. Les thèmes mélodiques prennent une place prépondérante, la tonalité générale engendre l’optimisme et les parties rythmiques une tournure groovy.
Puis subitement entre ce disque et 1984, calme plat… silence radio.
En 1984, le tandem Decerf-Zajd réapparaît et décide de produire leur propre single disco-funk ! Ce genre musical n’a décidément rien à voir avec la musique à laquelle ils sont attachés, mais qu’importe. Les voici en studio avec une section cuivres, une chanteuse et des choristes, en train d’enregistrer la chanson “Manhattan” et son instrumental “Dither”. Ce single ne verra jamais le jour, mais la version instrumentale est éditée par CBS Songs.
En 1986, Jean-Pierre enregistre “Moments” pour Patchwork avec la complicité de son ami guitariste Jean-Pierre Auffredo. C’est une nouvelle étape, la musique est résolument orientée vers le Jazz-Fusion. C’est puissant, les ambiances sont pesantes et souvent sombres, la construction est efficace et convaincante, et encore une fois l’image est omniprésente. Ce sera son dernier disque à ce jour.
Le 22 avril 1990, à l’occasion du Earth Day, le groupe Open Air se reforme le temps d’un concert, et interprète sur la scène de la Grande Halle de la Villette à Paris, deux nouveaux titres “Beauty’s Deep” et “Don’t die Mother Earth”. Une compilation comprenant ces deux titres et l’album original de 1978 sortira quelques semaines plus tard sous le label Musea, spécialiste du rock progressif.
En 2001, le groupe français Air sample le titre “Arabian Era” issu de l’album “Sound” (Montparnasse 2000) pour son titre “Don’t Be Light”.
En 2012, l’artiste allemand Cro sample le titre “Spatial Feeling” issu de l’album “Magical Ring” (CRC Editions) pour son morceau “Ein Teil”.
En 2015 le label Born Bad Records sort “Space Oddities“, une compilation de titres de Jean-Pierre Decerf enregistrés entre 1975 et 1979.
Farfalla Records continue d’explorer l’univers de Jean-Pierre Decerf en sélectionnant certains de ses enregistrements à travers ses différentes compilations.
APPEARS ON
The Sounds Of Patchwork Vol. 1
Amplitude - The Hidden Sounds of French Library (1978-1984)
Musax Background Music Library Vol. 1
* SOURCE https://farfallarecords.com/artists/jean-pierre-decerf-fr/
La nouvelle génération des synthétiseurs nous parvient comme la lumière des étoiles et toute nouvelle musique devra compter obligatoirement et indéfiniment sur leur magie cosmique .M.Magne 1978.
Accord'Eure Pianos

Accordeur de pianos, amateur de synthés. http://www.accord-eure.fr
Push-Pull
En 2001, le groupe français Air sample le titre “Arabian Era” issu de l’album “Sound” (Montparnasse 2000) pour son titre “Don’t Be Light”.
Ah ouais, carrément !
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