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En studio avec Michael Wagener - Partie 1

Dossier

Michael Wagener : la prise de son d'une batterie

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La prise de son est une affaire d’expérience et de ce fait, pour en parler, rien de tel qu’un des plus prestigeux ingés son américain, Michael Wagener, qui vous livre tous ses petits secrets d’enregistrement. A commencer par le placement des micros sur une batterie…

Michael Wagener : si vous aimez le rock en général, et le métal en particulier, vous connaissez sans doute ce nom, car cet ingé son a bossé avec les plus prestigieux artistes du genre : Metallica, Ozzy Osbourne, Queen, Alice Cooper, Megadeth, Helloween, Testament, Dokken, Mötley Crüe, Skid Row, Accept, Extreme, King’s X. C’est bien simple, la liste des disques qu’il a enregistrés ou mixés donne tout simplement le vertige…

Alors quand à l’initiative de Jukebox LTD et de Royer Labs, le bonhomme est venu au Studios Twin de Paris pour enregistrer Cockpit, un jeune groupe rock français, inutile de vous dire qu’on a sauté sur l’occasion d’aller filmer la séance, histoire de voir comment travaille le monsieur. Et autant le dire : on n’a pas été déçu. Surpris même. Non par la compétence de Michael qui n’a plus grand-chose à prouver, mais par sa sympathie et sa disponibilité, vis-à-vis des musiciens comme de notre équipe de tournage.

Du coup, on a pu lui demander à peu près tout ce qu’on voulait sur sa manière de placer les micros par exemple, ou encore sur son rack de travail. Et le résultat prend forcément des allures de Masterclass, que nous vous distillerons épisode par épisode au cours des prochaines semaines. Avouez que comme programmation estivale, ça a un peu plus de gueule qu’une redif de La Septième Compagnie au Clair de Lune, surtout que Jean Lefebvre n’était pas du genre bavard quand on l’interrogeait sur le placement de micros pour l’enregistrement d’une batterie.

Michael, en revanche, est plutôt intarissable sur le sujet et son propos est d’autant plus intéressant qu’il fait un grand usage des micros à ruban, tordant au passage le cou à pas mal d’idées reçues : non les rubans ne sont pas cantonnés au jazz d’après-guerre, non ils ne sont pas limités dans l’aigu et non, ils ne sont pas si fragiles que ça, au point de pouvoir reprendre une grosse caisse.

Mais le mieux, c’est encore de l’écouter lui, dans ce premier épisode :

 

Après nous avoir expliqué comment il plaçait ses micros sur une batterie, Michael Wagener revient sur son amour des micros à ruban, bien moins connus par nombre d’ingénieurs du son que ne le sont les micros à condensateurs ou les dynamiques.

De fait, le sujet lance presque un débat : là où certains disent que l’aigu est inhibé par les micros à ruban, Michael pense au contraire que ce sont les micros à condensateurs qui l’exacerbent, et qu’ainsi, ils sonnent moins naturels tout en étant plus durs à travailler…

Ce petit sujet est aussi l’occasion de revenir sur certains choix (pourquoi un micro stéréo en overhead ?), sur la façon dont Michael place la batterie dans la pièce pour obtenir le meilleur son possible, et surtout d’entendre le résultat de sa prise de son après mixage. Un son énorme ? Oui, c’est le mot… D'ailleurs, on vous a mis dans l'espace Médias le mix final de la batterie en 24 bits-48 kHz, ainsi que le groupe de pistes batterie non traîtées, histoire que vous vous rendiez compte par vous-mêmes.

 

 

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