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Comment bien rédiger une petite annonce - Conseils pour rédiger une petite annonce

Rédigé par un humain

Une petite annonce bien rédigée permet de vendre plus vite, plus facilement et évite de potentiels litiges suite à des incompréhensions. Voyons donc comment réaliser cela...

Conseils pour rédiger une petite annonce : Comment bien rédiger une petite annonce

Publier une petite annonce pour vendre tels maté­riel ou instru­ment dont vous voulez vous sépa­rer fait de vous un vendeur, même occa­sion­nel, et donc un commerçant. Et pour être un bon commerçant, il convient d’ob­ser­ver quelques règles de bon sens pour que des clients poten­tiels s’in­té­ressent à votre offre,

Vous connais­sez peut-être cette légende qui raconte comment le milliar­daire Rock­fel­ler a commencé à bâtir sa fortune alors qu’il était enfant : son père lui donne une pomme terreuse qu’il frotte pour la rendre la plus appé­tis­sante possible, il la vend faci­le­ment de la sorte et, avec l’agent récolté, s’achète trois pommes qu’il lustre à leur tour, qu’il vend pour ache­ter neuf pommes, puis vingt-sept…

Évidem­ment, il ne s’agit pas forcé­ment pour vous de marcher sur les pas du milliar­daire, mais cette anec­dote a le mérite d’illus­trer une des bases du commerce : pour vendre effi­ca­ce­ment, il faut consen­tir un mini­mum d’ef­forts pour séduire les ache­teurs. Pour quoi ? Pour leur donner envie, bien sûr, susci­ter leur désir d’ache­ter l’objet, mais aussi pour lever les doutes, voire les craintes, qui pour­raient les rete­nir de l’ache­ter… Il faut donc penser votre démarche avec ce double fil conduc­teur : donner envie et rassu­rer.

Et pour ce faire, tout commence par le choix d’un bon titre à votre annonce.

Plus vous serez précis et plus vous reflé­te­rez la réalité dans votre annonce (y compris les défauts du produit que vous vendez), plus vous aurez de chances de le vendre vite et bien.

Choi­sis­sez un titre précis

redigerannonce-850x400Une fois qu’elle sera en ligne, votre annonce va se retrou­ver dans un listing parmi des milliers d’autres annonces « concur­rentes ». Vous devez donc trou­ver un moyen de vous distin­guer dans cette masse, sachant que la première chose que vos ache­teurs verront de votre annonce, c’est son titre. Or, un bon titre pour une annonce, c’est d’abord un titre suffi­sam­ment précis.

« Synthé d’oc­ca­sion » est, par exemple, tout sauf précis, sachant que « d’oc­ca­sion » est, dans le contexte d’une petite annonce, parfai­te­ment super­flu. Un libellé aussi vague peut avoir le béné­fice d’at­ti­rer quelques curieux, mais, si vous prenez la peine d’in­diquer la marque et le modèle du synthé­ti­seur, vous êtes certains que les gens qui vont cliquer sur votre annonce, qui vont « entrer dans votre boutique » sont inté­res­sés par le modèle exact que vous propo­sez.

« Vends synthé Roland Juno-106 » est déjà mieux. Mais vous pouvez encore faire mieux en mettant en avant un critère déter­mi­nant pour les ache­teurs d’oc­ca­sion : son état.

« Vends synthé Roland Juno-106 en bon état » récol­tera ainsi plus de clics sans trop en faire…

Évidem­ment, vous pour­riez pimper votre titre comme Rock­fel­ler lustrait sa pomme :

« Vends synthé légen­daire Roland Juno-106 en très bon état » ou encore « AFFAIRE : Roland Juno-106 en TBE ».

Atten­tion toute­fois, car on rentre là sur les terres du marke­ting et de la publi­cité, un domaine où le mieux est souvent l’en­nemi du bien. En effet, dites-vous que certains ache­teurs pour­raient être refroi­dis par un discours commer­cial trop agres­sif : les effets d’an­nonce ne sont pas forcé­ment de mise entre parti­cu­liers, car ils peuvent vite passer pour des boni­ments qui émaillent le rapport de confiance.

Soyez donc précis et factuel : nul ne vous le repro­chera.

Soignez votre écri­ture

AutoProduction & Business : 50 fdp compris iphoneÉvidem­ment, s’il n’y a pas de mal à être fâché avec l’or­tho­graphe et la gram­maire, une annonce compor­tant des fautes sera nette­ment moins enga­geante, car, à l’heure où les correc­teurs de langue sont faci­le­ment acces­sibles autant que la relec­ture d’un proche, elle témoigne d’une absence de soin dont se dégage un manque de sérieux… Vous dépen­se­riez 1000 euros dans une « gitard en tré bon éta », vous ?

Même s’il ne s’agit pas de fautes à propre­ment parler, pesez aussi l’usage des abré­via­tions et autres acro­nymes : « Vds » pour « Vends », « TBE » pour « Très bon état » ont le mérite de raccour­cir votre titre, ce qui peut avoir un inté­rêt lorsque vous avez un nom de produit trop long pour tenir dans les limites impo­sées par le site. Mais songez qu’ils sont plus diffi­ci­le­ment lisibles, peuvent parfois prêter à confu­sion (voir la capture d’écran ci-contre), et qu’ils renvoient l’image d’un vendeur pressé, c’est-à-dire un vendeur qui ne pren­dra pas forcé­ment le temps de bien s’oc­cu­per de son ache­teur…

Notez que ces remarques valent évidem­ment pour le titre comme pour le contenu de votre annonce.

Ajou­tez des (bonnes) photos sans modé­ra­tion

Une photo vaut parfois mieux qu’un long discours, surtout lorsqu’on vend des objets où l’es­thé­tique comme les détails ont leur impor­tan­ce… Les photos ont de fait plusieurs inté­rêts :

  • Elles attirent l’œil
    Rares sont ceux qui contactent les membres des sites de rencontre qui n’ont pas mis de photo à leur profil… Rares sont aussi ceux qui vont visi­ter un bien mobi­lier sans avoir la moindre idée de ce à quoi il ressem­ble… Dites-vous qu’il en est de même pour les petites annonces : dès la liste des annonces du site, une bonne photo atti­rera l’œil… Or, ne soyez pas avare en la matière : vos ache­teurs appré­cie­ront de pouvoir consul­ter plusieurs photos montrant l’objet sous toutes ses coutures et angles. Non seule­ment cela les rassu­rera sur son état, mais ça leur permet­tra aussi de mieux se proje­ter dans son acqui­si­tion.
  • Elles évitent les malen­ten­dus, tant sur le produit concerné (couleur, fini­tion, etc), que sur son état
    Si la guitare a un pet, si le synthé a une éraflure, alors prenez la photo de ces défauts ! Idem pour toutes les traces d’usure. Cette trans­pa­rence vous évitera bien des litiges par la suite. Ce n’est pas anti-vente, au contraire, la personne inté­res­sée saura à quoi s’en ternir et vous évite­rez les litiges à la récep­tion.

Ayez en tout cas conscience que les annonces sans photo ou propo­sant une photo géné­rique trou­vée vite fait sur Google Image récol­te­ront bien moins de trafic qu’une annonce correc­te­ment illus­trée. Et le « correc­te­ment » est impor­tant car à l’heure où tout le monde ou presque dispose de smart­phones, voire d’ap­pa­reil photo numé­rique, publier une annonce avec une photo floue ou trop sombre témoigne encore une fois d’un manque de sérieux : vous n’avez pas daigné prendre le temps de bien faire les choses. Une mauvaise photo n’est de fait pas vendeuse et repous­sera l’ache­teur. 

Du coup, la ques­tion se pose : comment faire de bonnes photos ?

Comment prendre de bonnes photos pour une annonce ?

Il n’est pas diffi­cile de prendre de bonnes photos de nos jours, vus que tous les télé­phones ou presque sont dotés d’un appa­reil photo numé­rique dont la qualité est très large­ment suffi­sante pour vos besoins. Reste que, quel que soit votre appa­reil photo, il y a quelques règles simples à obser­ver :

Soignez le sujet

La première chose à faire, c’est évidem­ment de nettoyer un tanti­net l’ins­tru­ment ou le maté­riel que vous souhai­tez vendre pour le débar­ras­ser des traces de doigts comme de la pous­sière qui ne manque jamais de s’y accu­mu­ler… Gageons qu’un coup de plumeau et de chif­fon en micro­fibres devraient redon­ner un coup de propre à votre objet qui n’en sera que plus beau pour la photo.

Soignez l’éclai­rage

Notez ensuite qu’il n’y a pas besoin de dispo­ser de grands moyens pour prendre une bonne photo : un « bête » smart­phone suffit, quand bien même il s’agi­rait d’un modèle ancien ou d’en­trée de gamme. Le plus impor­tant, en effet, n’est pas tant l’ap­pa­reil, mais le cadrage de votre sujet et surtout son éclai­rage.

Pour ce vous assu­rer de la qualité de ce dernier, tâchez de prendre vos photos dans une pièce bien lumi­neuse, en privi­lé­giant la lumière du jour à un éclai­rage arti­fi­ciel. Dans la mesure du possible, faites cela en exté­rieur sous un ciel nuageux, car l’éclai­rage de votre sujet sera uniforme et vous n’au­rez pas à vous battre avec des problèmes d’ombres, de contrastes ou de reflets.

Notez-le en tout cas : une photo sous-expo­sée (trop sombre) ou surex­po­sée (trop blanche) ou pire, floue, desser­vira votre annon­ce…

Soignez les couleurs

Dans l’idéal, si votre appa­reil photo comme votre éclai­rage sont corrects; les couleurs de l’objet que vous avez photo­gra­phié devraient être fidèles à l’ori­gi­nal. Si tel n’est pas le cas, essayez de faire varier l’éclai­rage ou effec­tuez une retouche colo­ri­mé­trique de la photo avec un utili­taire dédié, car cela peut éviter bien des malen­ten­dus avec vos ache­teurs poten­tiels : une guitare à la fini­tion bleue qui semble verte sur la photo risque de déce­voir son acqué­reur à la récep­tion, lequel pour­rait vouloir reve­nir sur son achat…

Pour cela, tâchez de ne pas utili­ser de filtres trop olé olé comme on en trouve dans certaines applis : donner un look sépia vintage à votre photo sera peut-être très joli dans l’ab­solu, mais nuira au côté infor­ma­tif de cette dernière.

Soignez le cadrage et les sujets

Face, arrière, dessus, dessous, de trois quarts : n’hé­si­tez pas à multi­plier les angles de vue avec des photos cadrant la tota­lité de l’objet, et complé­tez avec des zooms sur des détails impor­tants : il peut s’agir de fonc­tion­na­li­tés parti­cu­lières (connec­tiques en face arrière, par exemple), voire de parties impor­tantes (la tête de la guitare mettant en valeur ses méca­niques), ou encore des acces­soires four­nis (étui, manuel, cordons, etc.) ou tout ce qui consti­tue les points forts de l’objet. Mais n’ou­bl­liez surtout pas de docu­men­ter aussi les défauts de l’objet : des traces d’usure ou des parties abîmées, un capu­chon qui manque sur un bouton… Soyez le plus honnête possible à ce sujet, car cela évitera bien des malen­ten­dus.

D’ailleurs, n’hé­si­tez pas à prendre une photo du numéro de série du produit comme une photo plus person­nelle (que vous garde­rez privée et enver­rez plus tard lors la tran­sac­tion, pour éviter les arnaques basées sur les copies d’an­nonces)…

Photo amateur ou photo pro

Selon vos compé­tences, comme votre maté­riel de photo­graphe (appa­reil, éclai­rage, light­box, etc.), vous pouvez produire des photos de qualité profes­sion­nelles. Méfiez-vous toute­fois de ne pas trop en faire, car des visuels de profes­sion­nel peuvent aussi rebu­ter si l’on se sent face à une publi­cité en regar­dant vos photos. N’ou­bliez pas que l’un des plus sûrs moyens de conclure une vente tient dans le fait de se mettre au niveau de son ache­teur, de lui ressem­bler en quelque sorte…

Comment bien rédi­ger le corps de l’an­nonce

Concer­nant la rédac­tion de l’an­nonce propre­ment dite, essayez de donner un maxi­mum de détails sur votre instru­ment ou maté­riel :

  • Son état global (de « comme neuf » à « état d’usage » en passant par « état correct », « bon état » ou encore « très bon état »)
  • Son âge ou sa date d’achat, en première ou seconde main
  • Ses éven­tuelles modi­fi­ca­tions (cartes option­nelles dans un synthé, modi­fi­ca­tions élec­tro­niques d’une pédale, chan­ge­ment de micros sur une guitare, etc.)
  • Ses défauts le diffé­ren­ciant d’un modèle neuf, lesquels peuvent être juste esthé­tiques (pein­ture écaillée, touches jaunies, etc.) ou fonc­tion­nels : sélec­teur ou voyant LED ne fonc­tion­nant plus, touche restant enfon­cée, etc.
  • Son contexte d’usage (live, studio fumeur ou non fumeur, etc.)

Pensez aussi à donner des infor­ma­tions plus géné­rales sur le modèle que vous vendez, car votre ache­teur ne le connait pas néces­sai­re­ment (la confi­gu­ra­tion de micros d’une guitare, la quan­tité de mémoire embarquée d’un sampler, etc.). 

Voyez cet exemple :

« Je revends ma Fender Tele­cas­ter Baja de couleur Butter Scotch ache­tée en 2010. La parti­cu­la­rité de la Baja tient dans le fait qu’elle dispose d’un sélec­teur micro à 4 posi­tions (micro manche seul, micro cheva­let seul, cheva­let+­manche en série, cheva­let+­manche en paral­lèle), sachant qu’un système push-pull permet de mettre hors phase les deux micros. En résulte une grande poly­va­lence, la guitare pouvant tout à fait en mode série faire penser à un humbu­cker… Du coup, elle peut vrai­ment abor­der tous les styles…

La guitare est en très bon état global, même si un pet est visible juste à côté de la prise jack. Elle n’a été utili­sée qu’en studio non-fumeurs et j’ai aussi changé les méca­niques d’ori­gine pour des modèles Grover à bain d’huile, assu­rant une bonne tenue de l’ac­cor­da­ge… »

Si le produit est encore sous garan­tie ou si vous dispo­sez encore du carton d’ori­gine, pensez évidem­ment à le préci­ser. Enfin, soyez précis sur vos condi­tions de vente, qu’il s’agisse d’ex­clure ou non une négo­cia­tion (« prix à débattre dans la mesure du raison­nable » ou prix ferme ») ou encore de préci­ser les moda­li­tés de la vente (« Envoi possible via UPS à la charge de l’ache­teur » ou encore « En main propre sur Dijon unique­ment »).

Choi­sir un prix de vente

Le choix du prix est déter­mi­nant dans une annonce, car c’est lui qui, en regard de ce qui est vendu, va consti­tuer ou non une bonne affaire. Pour fixer ce dernier, vous pouvez évidem­ment dans bien des cas vous en remettre à l’ar­gus d’Au­dio­fan­zine comme valeur indi­ca­tive, mais obser­vez surtout les prix pratiqués par les vendeurs de produits simi­laires.

Sachez en tout cas être raison­nables : à moins d’avoir une bonne raison de le faire (dédi­cace d’un artiste, rareté d’une fini­tion ou d’une carac­té­ris­tique), vendre un produit 50% de plus que sa côte risque de vous expo­ser à une belle indif­fé­rence de la part des ache­teurs…

Sachez aussi être compé­ti­tifs : même si votre produit est quasi neuf, veillez bien à ce que son prix augmenté des frais de port demeure inté­res­sant pour les ache­teurs. En effet, si vous comp­tez revendre le micro à 200 euros que vous avez acheté il y a quelque jour à 190 euros, dites-vous que les 8 euros de frais de port qui s’ajou­te­ront à cela ne place­ront votre « occa­sion » qu’à deux euros du neuf, ce qui n’in­té­res­sera proba­ble­ment personne. Disons qu’au mini­mum, un rabais de 30% est de rigueur dans l’oc­ca­sion… 

Que vous ayez la fibre commer­ciale est une chose, mais gardez-vous aussi de trop verser dans le marke­ting : mettre le prix à 1 euro pour appa­raître dans les annonces les moins chères et inci­ter les gens à vous contac­ter en agacera plus d’un, tout comme recou­rir au fameux biais cogni­tif d’an­crage (le fameux 99 euros qui donne au cerveau l’im­pres­sion qu’il dépense nette­ment moins que 100 euros et pousse l’acte d’achat) : ce dernier a beau être très effi­cace, son usage aura vite fait de vous faire passer pour un petit malin un brin mani­pu­la­teur avec lequel certains n’au­ront pas trop envie de faire des affai­res…

Ayez enfin la notion de ce qu’est le prix psycho­lo­gique de votre article : le prix psycho­lo­gique, c’est celui qui se tient en dessous d’un prix que l’on juge abusif (une mauvaise affaire), mais au-dessus d’un prix qui nous semble suspect (l’af­faire est trop bonne pour ne pas cacher un loup).

Asso­ciez au bon produit

Sur les sites possé­dant une base de données produits comme Audio­fan­zine, prenez le temps de trou­ver le bon produit et de l’as­so­cier à votre annonce. Cela augmen­tera la visi­bi­lité de l’an­nonce et la placera au bon endroit, là où les gens cherchent le produit…

Utili­sez les services de mise en avant

Les plate­formes de vente d’oc­ca­sion proposent géné­ra­le­ment pour quelques euros de boos­ter la visi­bi­lité d’une annonce : il peut s’agir de la faire remon­ter dans le flux conti­nuel des annonces ou encore de la distin­guer visuel­le­ment pour qu’elle attire l’œil des visi­teurs. Tout cela repose sur une méca­nique simple : plus votre offre est vue, plus elle a de chance de connaître du succès…

Conclu­sion

Même si bien des conseils que nous avons évoqués ici relèvent du bon sens le plus élémen­taire, vous voici désor­mais en mesure de rédi­ger une petite annonce de qualité. Si le plus dur est fait, il vous reste encore à gérer la vente propre­ment dite, de la discus­sion avec votre ache­teur à l’en­voi de votre objet. 

 

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