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Pédago
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Comment bien emballer un instrument ou du matériel audio ? Guide de l'emballage des instruments de musique et matériels audio

Rédigé par un humain

Les transporteurs ne sont pas toujours tendres avec les colis qu’on leur confie ! Si vous devez envoyer un instrument de musique ou du matériel audio, mieux vaut donc soigner l’emballage pour éviter les mauvaises surprises à l’arrivée…

Guide de l'emballage des instruments de musique et matériels audio : Comment bien emballer un instrument ou du matériel audio ?

Quelles four­ni­tures sont néces­saires pour bien embal­ler ?

Voici ce dont vous pour­rez avoir besoin pour réali­ser un bon embal­lage :

  • Un voire plusieurs cartons épais et en bon état
  • Du papier bulle adapté à votre produit (petites bulles pour les petits produits, grosses bulles pour les gros produits)
  • Des vieux jour­naux (type quoti­dien) dont vous roule­rez les pages en boule)
  • Du gros ruban adhé­sif
  • Du ruban adhé­sif « invi­sible » faci­le­ment décol­lable
  • Du film étirable noir

Côté outils, une paire de ciseaux ou un cutter devraient suffire.

Idéa­le­ment, vous aurez gardé le carton d’ori­gine du produit dont la taille et les renforts en poly­sty­rène sont parfai­te­ment adap­tés. Mais, avouons-le, c’est rare­ment le cas. Il va donc falloir soit récu­pé­rer un carton qui n’a rien à voir (chez vous, ou auprès des employés d’un super­mar­ché vu qu’ils en jettent quoti­dien­ne­ment), soit en ache­ter un neuf.

L’im­por­tant, c’est que le carton que vous utili­sez soit bien dimen­sionné pour l’objet à envoyer : envoyer une petite pédale d’ef­fet dans un carton de cafe­tière est par exemple contre-produc­tif, car cela produira un colis exagé­ré­ment volu­mi­neux récla­mant plus de papier bulle, de scotch, de jour­naux, soit un colis qui vous coutera plus cher à la réali­sa­tion, à l’en­voi, et qui gaspillera des maté­riaux à l’heure où les problèmes envi­ron­ne­men­taux appellent à la sobriété.

Bien embal­ler votre colis, c’est bien, mais veillez donc à ne pas trop en faire : ce n’est pas parce qu’un rouleau de papier bulle ne coute pas cher que tout un rouleau doit y passer à chaque envoi, par exemple. Fabriqué en poly­éthy­lène la plupart du temps, le papier bulle n’est en effet, dans l’écra­sante majo­rité des cas, pas recy­clé et finit dans un inci­né­ra­teur ou une décharge à polluer l’air ou les sols. D’où l’in­té­rêt de garder les papiers bulle que vous rece­vez pour les réuti­li­ser pour faire vos colis.

Règles à respec­ter à l’in­té­rieur du colis

La première règle à respec­ter, c’est que le contenu du colis ne doit pas bouger à l’in­té­rieur de ce dernier, car selon son poids, il risque de s’abî­mer, de se casser ou de percer le carton. Le but, c’est donc de faire le colis le plus dense possible, avec un mini­mum de vide car le vide est syno­nyme de débat­te­ment, de mouve­ment, et le mouve­ment syno­nyme de dété­rio­ra­tion.

Pour ce faire, commen­cez par bien véri­fier que vous avez tous les articles à envoyer devant vous : s’il y a des câbles ou des blocs d’ali­men­ta­tion à joindre, pensez à les mettre dans un sachet que vous scot­che­rez propre­ment au produit pour qu’il ne se baladent pas dans le carton et que le desti­na­taire ne risque pas de les jeter par inad­ver­tance.

papierbulleEmbal­lez à présent le produit dans une ou deux couches de papier bulle, que vous main­tien­drez avec un ou deux bouts de scotch. Soyez parti­cu­liè­re­ment atten­tifs avec les parties saillantes de l’objet (les coins d’un rack par exemple ou la tête d’une guitare) car ce sont ces parties qui sont le plus suscep­tibles de s’abi­mer en cas de choc, mais aussi les plus suscep­tibles d’abi­mer le carton. N’hé­si­tez donc pas à renfor­cer l’em­bal­lage sur ces parties.

Garnis­sez ensuite le fond du carton de boules de papier jour­nal et posez votre produit sur ce lit : pour­sui­vez le bour­rage au papier jour­nal sur les flancs du produit et le dessus. Le but de la manœuvre, une fois que vous aurez fermé le carton, c’est vrai­ment de pouvoir le secouer légè­re­ment sans perce­voir le moindre mouve­ment à l’in­té­rieur : sachez donc trou­ver la bonne densité en matière de papier jour­nal.

N’ou­bliez pas de joindre un éven­tuel justi­fi­ca­tif lié à la vente à l’in­té­rieur, ou encore le manuel du produit si vous l’avez avant de refer­mer le colis.

Ça semble une évidence, mais le ruban adhé­sif doit être bien placé ! C’est-à-dire qu’il doit être mis sur toutes les rainures du carton, et qu’il doit être bien centré de part et d’autre de la fente du carton afin d’en assu­rer la soli­dité. En cas de doute, n’hé­si­tez pas à mettre une deuxième couche de ruban adhé­sif de chaque côté de la première couche afin de l’élar­gir. Inutile toute­fois de faire 400 tours de scotch (voir enca­dré ci-contre), sachant que vous pouvez aussi vous tour­ner vers du film étirable noir s’il s’agit de travailler sur la discré­tion.

filmetirablenoirCe n’est pas toujours néces­saire, mais si votre produit a da la valeur et que le carton que vous avez utilisé mentionne un contenu qui pour­rait « donner envie » (exemple : un synthé rouge, ou les produits de la marque Pioneer qui se font souvent voler dixit un ami e-commerçant), il peut en effet être judi­cieux de cacher son contenu. Il existe pour cela un film étirable noir qui empê­chera de lire les séri­gra­phies du carton et permet­tra en outre d’être rassuré sur le fait que le colis n’a pas été ouvert pendant le trans­port. Sachez en outre que le film noir (géné­ra­le­ment en poly­éthy­lène) colle sur lui-même, ce qui peut éviter de mettre trois tonnes de ruban adhé­sif.

Voici pour les consignes d’en­semble, mais nous pouvons à présent détailler certains cas parti­cu­liers.

Bien embal­ler une guitare ou une basse

La guitare comme la basse sont des instru­ments parti­cu­liè­re­ment fragiles, il faut donc bien soigner l’em­bal­lage. Pensez d’abord à détendre les cordes de l’ins­tru­ment d’un ou deux tons pour réduire la tension exer­cée sur la tête.

emballerguitare-850x400Pour ce qui est de l’em­bal­lage propre­ment dit, le mieux est évidem­ment d’en­voyer l’ins­tru­ment dans un étui rigide voire un flight case qui sont conçus pour offrir la meilleure des protec­tions, mais à défaut de dispo­ser de cela, un étui souple consti­tuera déjà une solu­tion inté­res­sante pour proté­ger des rayures, voire plus si l’on consi­dère que certaines housses sont garnies de mousses protec­trices. Que vous ayez une housse ou pas, vous aurez toute­fois à embal­ler l’ins­tru­ment dans du papier à grosses bulles, en soignant parti­cu­liè­re­ment le manche et la tête qui sont les parties les plus fragiles de la guitare.

Reste main­te­nant à trou­ver le carton adéquat, que vous garni­rez bien évidem­ment de boules de papier jour­nal avant d’y dépo­ser votre guitare. Vous pouvez tenter de vous procu­rer ce genre de carton au maga­sin de musique proche de chez vous, mais à défaut, vous pouvez en ache­ter sur ce site.

Dans l’idée, le carton de la guitare pourra être mis dans un carton plus grand comme le font géné­ra­le­ment les maga­sins de musique.

Bien embal­ler un clavier élec­tro­nique

emballageclavier-850x400Avant l’em­bal­lage, pensez à démon­ter les acces­soires et parties mobiles (câbles, adap­ta­teur jack, pupitre ou encore cartes addi­tion­nelles) que vous réuni­rez dans un sachet à part. Comme pour la guitare ou la basse, la solu­tion Flight Case est la plus indiquée, mais à défaut de cette dernière, il s’agit de trou­ver un carton de taille adéquate : vous pouvez tenter le maga­sin de musique du coin ou vous en procu­rer un sur ce site par exemple.

Pour l’em­bal­lage propre­ment dit, on passera là encore par du papier à grosses bulles et du bour­rage de papier, mais on sera parti­cu­liè­re­ment atten­tif avant cela à proté­ger les parties les plus sensibles et les plus mobiles qui sont suscep­tibles d’être fragiles : un bour­rage au papier jour­nal entre les touches et la base du clavier évitera à ces dernières de s’en­fon­cer, tandis qu’on soignera parti­cu­liè­re­ment la protec­tion des molettes, poten­tio­mètres ou encore des éven­tuels écrans LCD : n’hé­si­tez pas à plier des bouts de carton pour brico­ler des protec­tions que vous scot­che­rez au scotch invi­si­ble…

Bien embal­ler un ampli

emballerinstrument-850x400Dans le cas d’un combo ou d’un baffle, il faut faire parti­cu­liè­re­ment atten­tion à proté­ger la membrane du haut-parleur, qui est parti­cu­liè­re­ment sensible aux chocs. Pour cette partie, je vous décon­seille de vous limi­ter au papier bulle et vous encou­rage gran­de­ment de renfor­cer toute la zone de la membrane avec un (ou deux) tranches de carton épais et rela­ti­ve­ment. En effet, il arrive que les chocs pendant le trans­port tapent à un endroit précis. Sur un baffle, c’est fatal, ça fera un trou. D’où l’idée de renfor­cer toute la surface de la membrane avec un tel carton pour en faire un « mur » qui appuiera sur toute la surface en cas de choc.

La façade demeure plus fragile que les surfaces planes, n’hé­si­tez pas à créer une « réglette » de carton qui protège l’en­semble des boutons, avant de mettre le tout dans le carton prin­ci­pal.

Nombreux sont ceux enfin qui optent pour sortir les lampes des amplis et les proté­ger à part avant envoi. Dans ce cas il faut trou­ver une boîte carton­née dans laquelle on mettra la lampe, proté­gée par de la mousse ou du papier bulle.

Bien dispo­ser l’étiquette d’en­voi

Vous avez proba­ble­ment imprimé une étiquette d’en­voi avec les coor­don­nées du desti­na­taire. Dans l’idéal, cette dernière doit être proté­gée contre le déchi­re­ment comme la pluie, le mieux étant pour ce faire de la glis­ser dans une pochette plas­tique trans­pa­rente avant de scot­cher le tout sur le dessus du carton (évitez la tranche).

Atten­tion : si vous avez récu­péré un carton qui dispo­sait déjà d’une étiquette d’en­voi, pensez bien à reti­rer cette dernière ou à scot­cher la nouvelle étiquette par dessus.

Prendre des photos de l’em­bal­lage

N’hé­si­tez pas à prendre des photos à mesure que vous réali­sez votre embal­lage (produit avant embal­lage, produit dans le carton avant ferme­ture, photos du carton, etc.). Envoyer ces photos assu­rera votre ache­teur de la bonne marche des choses, mais prou­vera aussi votre bonne foi en cas de problème durant le trans­port.

Conclu­sion

Gageons qu’en suivant toutes ces consignes, vous devriez réali­ser des colis de qualité, de sorte que vos ventes ne s’en porte­ront que mieux. Et si jamais vous étiez face à une ques­tion qui n’est pas couverte par cet article, faites preuve de bon sens en vous inspi­rant de la façon de travailler des profes­sion­nels (à quoi ressem­blait l’em­bal­lage du produit lorsque vous l’avez acheté) et en vous mettant à la place de votre ache­teur…

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