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Instruments et matériels audio

réactions au dossier Commentaires sur le dossier : Pourquoi les vieux enregistrements sonnent-ils différemment ?

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Commentaires sur le dossier : Pourquoi les vieux enregistrements sonnent-ils différemment ?
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Pourquoi reconnaît-on parfois instantanément un disque des années 60, 70 ou 80 ? Instruments, musicien·nes, prise de son, arrangements, mixage et mastering : au delà du matos, le son d’une époque est le résultat d’une multitude de choix.


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  • akinge
  • StreamerS1
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Citation de serpot (voir le message) :
Effectivement, mais la raison principale de la création post studio, est que les studios étaient très cher et donc peu de groupes pouvaient se permettre de créer en louant de 2 à 6 mois tous les services des studios.
Le dernier album que j’ai enregistré dans un studio « analogique », nous avait coûté 53000 francs, pour 3 semaines, en 1998. C’était beaucoup d’argent pour un groupe semi-pro, en auto-production.


Bien sûr le prix... mais je me dis aussi que peut-être à des très rares exceptions près, aucun artiste pré années 90 disons se serait dit "j'ai besoin d'un studio pour créer mon truc"
Ayant commencé ma carrière de musicien fin des années 80, j'ai encore les souvenirs des moments de création seul ou en groupe ou personne n'imaginait enregistrer quoi que ce soit au départ. L'idée était de créer le truc d'abord. Même en ayant pu avoir accès à un studio pro pour très peu cher pendant quelques temps, je n'ai pas le souvenir d'avoir imaginé que ce serait ce qui permettrait au morceau d'exister.

Maintenant que j'accompagne des artistes qui veulent créer leur truc, je me rends compte que dès la première conversation il y a la question:

"j'ai envie de faire mes sons... qu'est ce que tu me conseilles comme matos, de combien d'argent j'ai besoin pour commencer ?" :lol:

C'est juste un constat, ce n'est pas un mal ni un bien :D:

La plupart n'ont jamais fait la distinction entre l'existence d'une oeuvre et le fait qu'elle soit produite et diffusée, de préférence avec "le son"... Très souvent on commence par "comment" maintenant au lieu de "quoi"
C'est ce qui explique pour beaucoup le fait que le "son moderne" soit plus difficile à caractériser que le "son reconnaissable des années 60, 70 80" dont parlait l'article.

Le son était reconnaissable car le concept avant le son était déjà présent AVANT d'être enregistré.

Dans un home studio, bien souvent on s'assoit devant l'ordi et part du son qui est déjà dans la machine, dans un plug, et on "découvre" le morceau qu'on veut faire au fur et à mesure.

Tomas Granet, compositeur et producteur

https://artemus.net/

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  • Will Zégal
  • jacqueseau
  • pusherman
  • SmoothWax
  • serpot
Le prix de l'heure des studios réputés était assez onéreux , de plus les studios souvent n'acceptaient que les Artistes du groupe ( CAPITOL , PATHE , E.M.I. ...) , les répétitions poussées permettaient à certains de mettre en boite en une semaine ouvrée , je pense à Creedence Clearwater Revival pas les plus mauvais .... Ou encore mon héros Cliff RICHARD ( ne rigolez pas il à plus de N° 1 que les BEATLES ! ) , Franck SINATRA , Jacques BREL dont le dernier disque c'est fait quasiment en direct sous la houlette du regretté Gerhard Lehner " herr general " de l'Avenue Hoche .... Le résultat du dernier BREL est un excellent exemple de ce qu'une bonne préparation peut donner au final !

Les grands studios privés comme Muscle Shoals ou Trident à Londres , avaient leur SON qui faisait la réputation de ces lieux

"The music business is a cruel and shallow money trench, a long plastic hallway where thieves and pimps run free, and good men die like dogs..............There's also a negative side."

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  • ricky.dozen
  • SmoothWax
Citation de Jr0001 (voir le message) :
Vous avez des exemples plus concrets pour mieux expliquer les choix des ingés son ?

Pour ce qui est de la compression appliquée aux pistes seules, la démarche était souvent assez différente de nos pratiques actuelles. Aujourd’hui, on peut avoir tendance à traiter une piste pour la rendre la plus grosse et flatteuse possible, puis essayer ensuite de la faire rentrer de force dans le mix. À l’époque, beaucoup de choix étaient davantage pris pour l’équilibre de l’ensemble.

Pour la réverbération, c’était rarement appliqué à une piste seule. Encore aujourd'hui d'ailleurs, mais la recherche était davantage celle de l’ambiance génerale. C’est une leçon à retenir : quand on écoute un morceau, on écoute un ensemble d’instruments ensemble. On ne va jamais écouter séparément une super partie de synthé hyper grosse.

Un exemple intéressant pour montrer que des choix dictés par des moyens limités et les idées originales peuvent parfois donner des résultats très intéressants, c’est la voix de John Lennon sur « Tomorrow Never Knows ». Lennon voulait que sa voix ressemble à celle d’un moine tibétain chantant depuis le sommet d’une montagne. Il avait même demandé à Geoff Emerick s’il était possible de le suspendre dans le studio et de le faire tourner autour du micro pendant qu’il chantait. Évidemment, ce n’était pas vraiment une solution très pratique.

Emerick a finalement eu l’idée de faire passer la voix dans une cabine Leslie. En faisant varier la vitesse de rotation, la voix se retrouvait complètement transformée, avec ce mouvement et cette impression de voix qui tourne autour de l’auditeur. Ils n’avaient pas les outils ou les moyens techniques pour faire ce que Lennon avait en tête, ils ont donc détourné un appareil qui était déjà disponible au studio, et ça a donné quelque chose de beaucoup plus original. C’est devenu une des caractéristiques du morceau et ce truc a souvent été réutilisé ensuite.

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  • ricky.dozen
  • pusherman
  • SmoothWax
  • xabilon
  • Ballot Philippe
  • Trippy-Minds
Citation de Coramel (voir le message) :


Un exemple intéressant pour montrer que des choix dictés par des moyens limités et les idées originales peuvent parfois donner des résultats très intéressants, c’est la voix de John Lennon sur « Tomorrow Never Knows ». Lennon voulait que sa voix ressemble à celle d’un moine tibétain chantant depuis le sommet d’une montagne. Il avait même demandé à Geoff Emerick s’il était possible de le suspendre dans le studio et de le faire tourner autour du micro pendant qu’il chantait. Évidemment, ce n’était pas vraiment une solution très pratique.

Emerick a finalement eu l’idée de faire passer la voix dans une cabine Leslie. En faisant varier la vitesse de rotation, la voix se retrouvait complètement transformée, avec ce mouvement et cette impression de voix qui tourne autour de l’auditeur. Ils n’avaient pas les outils ou les moyens techniques pour faire ce que Lennon avait en tête, ils ont donc détourné un appareil qui était déjà disponible au studio, et ça a donné quelque chose de beaucoup plus original. C’est devenu une des caractéristiques du morceau et ce truc a souvent été réutilisé ensuite.


Effectivement j'allais vous parler du livre de Geoff Emerick que j'ai dévoré.
Sans oublier "The Complete Beatles Recording Sessions" de Mark Lewisohn et surtout comme le rappelle xabilon l'introuvable "Recording The Beatles" (à Acheter D'occasion : 2 390,01 € sur Amazane).

Mais bon, passons au réel et le plus important : l'écoute !
Au volant de ma silencieuse voiture, j'écoutai de nuit mes derniers mix... et je note mentalement l'instrument pas à sa place ou trop à sa place...
18 titres plus tard (je faisais un très long trajet) le logiciel de la voiture passe sur "With The Beatles" ET LA JE ME PRENDS UNE CLAQUE !

Bon ok... c'est du FLAC ! Mais tout de même... Mes mix sont en RAW AAC.
Une pureté incroyable ressortait de cet enregistrement 1963 des Beatles. En réécoutant mon dernier mix j'avais la même impression que ce voile grisatre que j'enlève sur pas mal de photos B&W avec Photoshop.
C'est la même image, mais avant son "retravail sur la balance des blancs" elle semble sans relief.

Voilà !
C'est sans appel : mes mix sont "sans relief"... Je n'ai pas la connaissance "si stricte" des "blouses blanches" du studio EMI... (relire le livre de Geoff Emerick) et encore moins le matériel adéquat.
J'étais effondré et je le suis encore !

A Splendid Time is Guaranteed for All

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  • Coramel
  • Noé b
  • Frajean
  • xabilon
Citation de Trippy-Minds :

Une pureté incroyable ressortait de cet enregistrement 1963 des Beatles. En réécoutant mon dernier mix j'avais la même impression que ce voile grisatre que j'enlève sur pas mal de photos B&W avec Photoshop.

On a aussi une fausse image de la "perfection" de l'enregistrement numérique par rapport à l'analogique : chaque traitement numérique, chaque plugin, chaque conversion dégrade un petit peu le son et rabote les transitoires. Quand on voit certaines sessions Pro-Tools avec 80 pistes et 10 plugins sur chacune, à la fin ça se ressent.
Pour "With the Beatles", j'ai sorti mon exemplaire de "Recording the Beatles" de mon coffre-fort sécurisé pour voir. C'est enregistré live, avec peu d'overdubs (compliqués à l'époque), en 2 pistes puis mixé en mono.
Deux micros sur la batterie (OH et grosse caisse), un micro sur chaque ampli et sur chaque voix (mais que du haut de gamme), passés dans quelques compresseurs et chambre d'écho directement à la prise, avec EQ minimaliste, du coup ça sonne "direct", avec un traitement minimum.
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  • Coramel
  • StreamerS1
  • Frajean
  • Trippy-Minds
On peut préférer ou pas, ça c'est histoire de goûts, mais factuellement l'analogique dégrade bien plus que le numérique.
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  • Coramel
  • Mr Caillou
  • Feupied
Les voix noyées dans chambre d'écho ou autre réverbe à ressort, n'est pas le meilleur souvenir de son produit par les années 60.

Trop de morceaux de musique finissent trop longtemps après la fin. [Igor Stravinsky]

Citation de SampleHunter (voir le message) :
Les voix noyées dans chambre d'écho ou autre réverbe à ressort, n'est pas le meilleur souvenir de son produit par les années 60.


Les chambres d'échos étaient souvent des bricolages .....Celle de Abbey Road se trouvait au sous-sol avec du carrelage sur les murs ; celle de Tamla Motown était dans le grenier .... Les réverbérations à plaque EMT étaient superbes ! Tout comme la fameuse BX 20 AKG à ressorts ! Tous les studios avaient leurs manières pour faire de l'écho ou de la réverbération .......Puis URSA MAJOR et LEXICON sont entrée en jeu .....

"The music business is a cruel and shallow money trench, a long plastic hallway where thieves and pimps run free, and good men die like dogs..............There's also a negative side."

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  • SmoothWax
Citation de xabilon (voir le message) :
Citation de Trippy-Minds :

Une pureté incroyable ressortait de cet enregistrement 1963 des Beatles. En réécoutant mon dernier mix j'avais la même impression que ce voile grisatre que j'enlève sur pas mal de photos B&W avec Photoshop.

On a aussi une fausse image de la "perfection" de l'enregistrement numérique par rapport à l'analogique : chaque traitement numérique, chaque plugin, chaque conversion dégrade un petit peu le son et rabote les transitoires. Quand on voit certaines sessions Pro-Tools avec 80 pistes et 10 plugins sur chacune, à la fin ça se ressent.
Pour "With the Beatles", j'ai sorti mon exemplaire de "Recording the Beatles" de mon coffre-fort sécurisé pour voir. C'est enregistré live, avec peu d'overdubs (compliqués à l'époque), en 2 pistes puis mixé en mono.
Deux micros sur la batterie (OH et grosse caisse), un micro sur chaque ampli et sur chaque voix (mais que du haut de gamme), passés dans quelques compresseurs et chambre d'écho directement à la prise, avec EQ minimaliste, du coup ça sonne "direct", avec un traitement minimum.


peux-tu me donner approximativement l'adresse de ton coffre fort, stp ?
C'est pour une surprise ^^

A Splendid Time is Guaranteed for All

  • Clin d’œil
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  • xabilon
Citation de Trippy-Minds (voir le message) :
Effectivement j'allais vous parler du livre de Geoff Emerick que j'ai dévoré.

Sans oublier "The Complete Beatles Recording Sessions" de Mark Lewisohn et surtout comme le rappelle xabilon l'introuvable "Recording The Beatles" (à Acheter D'occasion : 2 390,01 € sur Amazane).

Je suis allé cherché sur ce site pour trouver plein de bouquins du genre "Recording The Beatles", en beaucoup plus accessible :-)
Est-ce que vous savez ce qu'ils valent ?
6939955.png
Attention, ci dessous les propos d'un vieux schnock....
A part certains styles comme le Jazz ou le Classique dont le son n'a pas reçu de traitement particulier entre les années 70 et aujourd'hui et qui sonne souvent comme ça doit sonner, ce qui saute aux oreilles aujourd'hui, c'est le niveau ! C'est rapidement évoqué dans le dossier, mais quand tu passes directement de 1960 à 2000, si tu n'as pas la main sur le volume, tu perds immédiatement une oreille. C'est, de mon point de vu très personnel, la grande distinction entre le son d'avant et le bruit d'après. A l'époque je pestais lorsque repiquant le son de la radio, le souffle se faisait entendre. Je fini par regréter le compresseur Dolby qui s'essayait à faire entrer un peu plus de bande passante dans mes cassettes, quand j'entends maintenant l'ultramégamaximiseur tordre tous les sons d'aujourd'hui, dans un tunnel de 6db.

Trop de morceaux de musique finissent trop longtemps après la fin. [Igor Stravinsky]

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  • mns
  • Maxxou32
  • SmoothWax
  • venuxdeluxe
Citation :
Je fini par regréter le compresseur Dolby qui s'essayait à faire entrer un peu plus de bande passante dans mes cassettes, quand j'entends maintenant l'ultramégamaximiseur tordre tous les sons d'aujourd'hui, dans un tunnel de 6db.


L'ultra traitement à coups d ' INNOVONICS ou d' OPTIMOD est arrivé avec la libéralisation des ondes ..... Le tunnel de 6 db c'est vraiment un maximum !
Les meilleurs enregistreurs magnétiques , ceux de MERCURY , offraient une plage dynamique de plus de 80 db ! ! et sans compander !

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  • Coramel
  • SmoothWax
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Citation de Trippy-Minds :

peux-tu me donner approximativement l'adresse de ton coffre fort, stp ?
C'est pour une surprise ^^

L'armoire de mon salon, sécurisée par mon chat qui ronronne violemment dès que quelqu'un s'approche :clin:
Effectivement c'est hallucinant, 2390€ sur Amzn, en rupture de stock partout depuis un moment... un bon investissement !
  • Clin d’œil
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  • Coramel
  • Trippy-Minds
Article très complet et intéressant, bravo AF.
Les comm' aussi sont bien fournis, chouette!
mais factuellement l'analogique dégrade bien plus que le numérique J'ai envie de rebondir dessus, ça me fait penser au comparatif vinyle/numérique où pour le coup je suis assez d'accord. Mais je trouve que l'analogie (sans "que"!) ne fonctionne pas ici. Un micro, un préamp reste analogique dans 100% des cas, l'enregistrement reste donc une affaire analogique, avec en effet des choix technologiques, artistiques qui imposent une couleur. Ou alors on a la philosophie Steve Albini de ne pas imposer une patte quand on enregistre un groupe, mais ça reste un enregistrement analo(surtout chez albini, rip). Et aujourd'hui, et depuis pas mal d'années, un enregistrement sur bandes, bien fait et calibré ne dégrade pas la session plus qu'un convertisseur.
Un autre point qu'on peut oublier, surtout quand on parle des Beatles, c'est qu'on avait les moyens à l'époque. Je crois qu'un moment les Liverpooliens ont pris 4 ou 5 mois d'affilée à Abbey Road... Il y avait des sous, ça bossait dur et accompagné.
Et sinon, il y a quelques années, c'était la mode des mulitipistes de vieux tubes. Je sais pas si on trouve encore ça à télécharger, mais c'est assez bluffant d'avoir le multitrack de Bohemian Rhapsody, des Stevie Wonder, etc... on entend bien cette histoire d'imperfection des pistes individuelles comparées à la perfection des mixs! Je me souviens avoir écouter superstition de Wonder en multipistes et de me dire que certains claviers ne groovent pas... Alors qu'évidement le résultat est ouf!
Ouf ou pas d'ailleurs, on peut finalement se rappeler que notre oreille s'est totalement habitué à ces enregistrement d'époque, et les place toujours sur un parangon de toute beauté, alors qu'on y trouve parfois certains défauts techniques (rumble dans les basses, mix "étonnant", choix esthétique...).
Belle époque que la notre (musicalement, politiquement on est à crever), où l'on a accès à des méthodes et des outils très étendus et divers...
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  • rroland
  • Coramel
  • Maxxou32
  • pusherman
  • vegetablepredator
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J'ai quelque part les pistes de " Superstition " de Stevie Wonder ..... Il y a plusieurs clavinet pour obtenir le fameux son de ce fabuleux morceau !




















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  • deb76
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  • Coramel
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Citation de doc benway (voir le message) :
Et aujourd'hui, et depuis pas mal d'années, un enregistrement sur bandes, bien fait et calibré ne dégrade pas la session plus qu'un convertisseur.

Le SNR d'une bande c'est (pour prendre large) entre 60 et 80dB et la distorsion peut facilement atteindre quelques %.
Un convertisseur, on sera plutôt à 100 ou 110dB de SNR+THD (< 0,0005%).

Encore une fois on peu préférer la bande, aucun soucis, mais ça ne dégrade pas moins qu'un convertisseur.

Citation :
Un micro, un préamp reste analogique dans 100% des cas

Bien entendu, on est d'accord.
Mais un micro est un convertisseur acoustique -> analogique qui dégrade dans de plus grande proportions qu'un convertisseur AD.
Idem pour le préampli (qui reste nécessaire), un gain en analogique est moins transparent qu'un gain en numérique.

C'est ce que je voulais dire dans mon précédent post, au delà de toute préférences personnelles parfaitement légitimes.
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  • Will Zégal
  • Coramel
Pour sonner seventies, on peut aussi mettre des filets plats sur la basse ou enlever les peaux de résonance des toms de batterie. Ça marche très bien. ;)
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  • mns
  • venuxdeluxe
  • pusherman

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  • Coramel
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Les bandes magnétiques avaient des caractéristiques particulières selon les fabricants et les références . La qualité " pro " imposait une solidité ( à cause des contraintes physiques ) tandis que les bandes magnétiques " grand public " proposaient des Longue Durée , Double Durée .....et même ( horreur ! ) des Triple Durée .
Les bandes " pros " avaient une épaisseur entre 45 et 55 microns , un surfaçage précis , plus d'oxide , un contrôle des " drop out " sévère , et une dorsale particulière pour bobinage , marquage , anti-statique , repérage ....
La qualité des liants ne se valait pas tous ! ! La marque 3M ( Scotch ) fabriquait de nombreuses références aux normes USA , mais seule la Scotch 250 était excellente !
AMPEX réalisait des supports superbes tel que la fameuse 456 et la Master 900 !
En Europe plusieurs manufacturiers fabriquaient d'excellentes bandes : AGFA , PYRAL , BASF , KODAK , ......
Les bandes AGFA / BASF était d'excellente qualités et durabilités .

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  • Coramel
  • Maxxou32
Citation de venuxdeluxe (voir le message) :
Article fort intéressant et instructif pour les jeunes et moins jeunes .... Je suis né avec le magnétophone à bandes , des machines pleines de lampes qui pesaient des dizaines de kilos ! Les bandes étaient assez onéreuses et les pré magnétisations d'une marque / référence à une autre pas souvent compatible ...!
Les microphones étaient trés chers ! Les électrostatiques devaient être rangés dans des armoires tempérées et à l'humidité contrôlé ... Les machines chauffaient , les consoles chauffaient , les pannes étaient fréquentes ! Le montage au ciseaux ou à la lame de rasoir se faisait souvent en suivant la partition ( pour le classique ) , la bande MASTER à la sortie du studio partait vers l'usine de gravure ou elle était mise en place sur un magnétophone spécial pas toujours bien entretenu ........C'est pourquoi certains éditeurs sortaient des vinyles en " sautant des étapes " comme ceux de MOBILE FIDELITY entr' autres , dont le son était remarquable mais la mise en place pour se faire trés compliqué !
La multiplication des microphones est souvent une catastrophe à cause de la diaphonie ( que les néophytes nomment "repisse" ) et des problèmes de phases épouvantables ! ! Les rotations de phases étaient incompatibles avec la gravure car les burins risquaient la destruction ! Combien de studios avaient sous les yeux un scope pour vérifier la^modulation à l'aide d'une courbe de Lissajous ???
La multiplication des pistes a permis plus de souplesse dans le travail mais aussi plus d'erreurs diverses ... L’avènement de l'enregistrement numérique sur ordinateur est d'une incroyable souplesse , mais les résultats aujourd'hui sont loin d'avoir suivi la progression du matériel ....
L'un des plus grands fabricant de l'audio pro. M. Ruppert NEVE disait " less is more " comme Peter WALKER le fondateur de QUAD .
Il y a aujourd'hui des enregistrements extraordinaires comme le dernier opus de Patricia BARBER , ou la plupart des productions de Ry COODER ; à écouter pour savoir ce que la simplicité peut offrir No Better Than This de John Mellencamp , enregistré avec UN SEUL microphone ! .
L'enregistrement sonore est trés technique mais aussi une affaire de goûts , c'est pourquoi les enregistrements de MERCURY ne ressemble pas à ceux de Deutsche Gramophon ou CAPITOL .......Ou CHARLIN et sa tête artificielle !


Voilà un commentaire que je retiens pour son retour d'expérience. C'est très intéressant car justement j'ai cherché en juillet dernier pour une prod à évoquer cette pâte sonore de la toute fin des années 60 mais en musique instrumentale. Je sais que certains ingés son de l'époque pour enregistrer un Rhode mk1 plaçaient un micro devant l'ampli.
Lorsque tu parles des problèmes de phase, pourrais-tu nous expliquer ?

Old School et Electronica

Deux filles Arc en Ciel

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  • Coramel
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Pour rebondir sur les exemples de Venuxdeluxe concernant Superstition, en écoutant la partie du Rhodes (enregistrée en premier) d'I Wish, titre au groove énorme, je me dis que jamais on ne laisserait passer une telle prise (à 12 min) ! Et pourtant !!!! Qu'est-ce que ça tourne !!! :oo:
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  • rroland
  • Maxxou32
  • deb76
  • Coramel
  • xabilon
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Article très très intéressant de Coramel, toujours bien écrit, et cerise sur le gâteau, complété avec d'excellents commentaires et des exemples commme ceux de Venusdeluxe et de chhriss. Ca m'intéresse d'autant plus que concernant la reconnaissance d'une époque pouvait se faire via les disques, j'avais créé quand je travaillais dans les Maisons de la Culture en 1972 une animation musicale autour du "sons des villes" avec trois points forts, l'Acid Rock Californien - reconnaissable entre mille - le son de Detroit avec les Stooges et le MC5 et bien entendu le son de New York avec entre autres Velvet Underground. Trois villes et des atmosphères totalement différentes. Et ce qui m'a toujours étonné quand on écoute les groupes de l'Acid Rock - avec toutefois une différence très nette entre la scène de Los Angelès et celle de San Francisco - c'est qu'on ressent une très nette similitude dans le son de ces groupes. C'est dû, je suppose aux techniques d'enregistrements, bien entendu, mais aussi vraisemblablement au matériel d'amplification (micros, amplis, pédales) et des instruments utilisés...
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  • Coramel
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Citation :
Maxxou32[/user]

....Lorsque tu parles des problèmes de phase, pourrais-tu nous expliquer ? [/quote]

Lorsque plusieurs micros sont ouverts il y a peu ou prou une captation des uns par les autres et inversement .... La conséquence c'est des annulations plus ou moins prononcées de certaines fréquences jusqu'à l'annulation pure et simple ; la technique d'annulation se pratiquait beaucoup en sonorisation pour éviter le Larsen ...on prenait deux micros identiques , l'un sur l'autre avec les capsules rapprochées au maximum , un des micros hors phase , ainsi il fallait parler trés prés d'un des micros pour avoir du son ....sinon : RIEN ! car +1 - 1 = 0 !
Les différences de phases dénaturent le son , effet Doppler , en peigne .... Cela peut-être un effet sur des enregistrements comme le célèbre " in a gadda da vida " de Iron Butterfly , mais c'est rédhibitoire pour une compatibilité en Monophonie ( bon test pour vérifier la cohérence de phase ! ) , c'est important pour la gravure des vinyles car le burin ( trés onéreux ) ne supporte pas les hors phases , mais également en sonorisations de salles ! J'ai fait une prestation dans un auditorium ou il y avait ce problème ...résultat ? une zone proche de la scène ou il y avait une sensation de pression sonores mais .......PAS DE SON !
Voilà pourquoi un simple analyseur de spectre ( ou un scope en X-Y ) permet de visualiser les signaux tout comme les corélateurs de phases présents sur les plugin vst .
Pour faire l'expérience du " hors phase " , tu prends un vinyle , tu rentres en mono sur une tranche de console et sur une autre tranche en mono mais en phase inversée , puis tu joues sur les niveaux de sortie ....je te laisse découvrir , c'est trés instructif .

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  • Maxxou32
Je n’enregistre plus en studio, Ça m’em… royalement, uniquement du concert en multi-piste,
je remix chez moi et sa sonne avec des co...Rien a foutre des ses Art Triste (42 piste de voix , 25 de guitare etc ) qui une fois sur scène ( no coment)
Citation de venuxdeluxe (voir le message) :
J'ai quelque part les pistes de " Superstition " de Stevie Wonder ..... Il y a plusieurs clavinet pour obtenir le fameux son de ce fabuleux morceau !




















j ai télécharger les 16 piste oroginales la batterie : 2 OH 1 kick et un break tomber par terre
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  • Coramel
  • venuxdeluxe