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Instruments et matériels audio

réactions au dossier Commentaires sur le dossier : Pourquoi les vieux enregistrements sonnent-ils différemment ?

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Commentaires sur le dossier : Pourquoi les vieux enregistrements sonnent-ils différemment ?
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Pourquoi reconnaît-on parfois instantanément un disque des années 60, 70 ou 80 ? Instruments, musicien·nes, prise de son, arrangements, mixage et mastering : au delà du matos, le son d’une époque est le résultat d’une multitude de choix.


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  • akinge
  • StreamerS1
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Citation de deb76 (voir le message) :
Article très très intéressant de Coramel, toujours bien écrit, et cerise sur le gâteau, complété avec d'excellents commentaires et des exemples commme ceux de Venusdeluxe et de chhriss....

Merci, à tous. Et aussi, effectivement, pour les excellentes contributions :bravo:

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Citation de venuxdeluxe (voir le message) :
Citation :
Maxxou32[/user]

....Lorsque tu parles des problèmes de phase, pourrais-tu nous expliquer ?


Lorsque plusieurs micros sont ouverts il y a peu ou prou une captation des uns par les autres et inversement .... La conséquence c'est des annulations plus ou moins prononcées de certaines fréquences jusqu'à l'annulation pure et simple ; la technique d'annulation se pratiquait beaucoup en sonorisation pour éviter le Larsen ...on prenait deux micros identiques , l'un sur l'autre avec les capsules rapprochées au maximum , un des micros hors phase , ainsi il fallait parler trés prés d'un des micros pour avoir du son ....sinon : RIEN ! car +1 - 1 = 0 !
Les différences de phases dénaturent le son , effet Doppler , en peigne .... Cela peut-être un effet sur des enregistrements comme le célèbre " in a gadda da vida " de Iron Butterfly , mais c'est rédhibitoire pour une compatibilité en Monophonie ( bon test pour vérifier la cohérence de phase ! ) , c'est important pour la gravure des vinyles car le burin ( trés onéreux ) ne supporte pas les hors phases , mais également en sonorisations de salles ! J'ai fait une prestation dans un auditorium ou il y avait ce problème ...résultat ? une zone proche de la scène ou il y avait une sensation de pression sonores mais .......PAS DE SON !
Voilà pourquoi un simple analyseur de spectre ( ou un scope en X-Y ) permet de visualiser les signaux tout comme les corélateurs de phases présents sur les plugin vst .
Pour faire l'expérience du " hors phase " , tu prends un vinyle , tu rentres en mono sur une tranche de console et sur une autre tranche en mono mais en phase inversée , puis tu joues sur les niveaux de sortie ....je te laisse découvrir , c'est trés instructif .[/quote]

Merci pour cette réponse très instructive ! Pour tout dire j'avais lu pas mal de choses à ce sujet dont un excellent tuto de Los Teignos. Pour le simple amateur de son que je suis, ce n'est pas évident à déceler.

Old School et Electronica

Deux filles Arc en Ciel

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  • Coramel
top réponse
Un exemple bien connu est une caisse claire enregistrée avec un micro au dessus et un autre en dessous.
Quand la pression "pousse" sur une capsule, elle "tire" sur l'autre, donc opposition de phase. (aux fréquences dont la longueur d'onde est en relation avec la distance entre les micros et la peau )

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  • Maxxou32
  • StreamerS1
Pour le fait de composer avant ou pendant évoqué plus tôt, cela dépend grandement du type de projet. Une formation de type groupe rock a souvent des morceaux prêt ou quasi en arrivant en studio.
Quand l’intervenant parlait de personnes voulant faire un son, je pense que l’on est plus dans une optique electro ou rap, et là effectivement toute les étapes sont souvent simultanées.

Du groove et assimilé made in Normandie, enjoy... https://soundcloud.com/user-310971396

Pas forcément : quand on bosse en full hardware, le morceau peut avoir été composé avant d'être enregistré.
Evidemment, quand on bosse ITB avec des instruments virtuels, tous les enregistrements sont déjà sur leur(s) piste(s) dans la STAN. Il semble que beaucoup font du mixage au fur et à mesure qu'ils créent. Je l'ai longtemps fait, même s'il restait un mixage final. J'ai arrêté.
Depuis longtemps, je considère le mixage comme une étape séparée, une fois que le morceau entier est terminé. Cela permet de faire le mixage avec une vue complète du morceau.
Bien sûr, je vais ajuster des niveaux, faire des envois d'aux en réverbe et délais pendant la création. Mais je vire tout ça ensuite (sauf ce qui fait partie intégrante du son de la piste) et repars d'une mise à plat, comme si je recevais un enregistrement tiers que je dois mixer.

Dans le même esprit, lorsque je produis ou enregistre un groupe, j'essaye au maximum de faire des enregistrements live. Même s'il peut y avoir ensuite des re-re, des pistes ajoutées, de l'éditing, le fondement du morceau reste un enregistrement live avec tous les musicien·e·s en même temps (et autant que possible dans la même pièce). Cela donne une vie et une énergie bien difficiles à obtenir autrement.

Les techniques modernes limitent les problèmes de diaphonie : tous les instruments électriques et électroniques peuvent être enregistrés directement, sans micro. Il reste les instruments acoustiques et les voix. Ce ne sont pas eux qui vont repisser dans la batterie et eux, on peut les enregistrer dans une autre cabine ou en re-re.

Reste que l'enregistrement live représente quasiment toujours un sacrifice plus ou moins grand sur la qualité sonore pure, mais entre celle-ci et la musicalité, je choisis la seconde.
Une leçon retenue notamment de l'écoute d'un disque de Bob Marley. Je mets le disque et dans les premières secondes où commence la lecture, je me dis "putain, ce souffle !" Puis arrive la musique et hop, en quelques secondes, le souffle (toujours présent) était oublié.

Autre exemple, lorsque j'enregistre des rappeurs (surtout agités) ou des chanteurs de rock ou de punk qui n'ont pas d'expérience de studio, je préfère souvent leur donner un dynamique à tenir à la main que les figer derrière un statique sur pied. On perd certes un peu en qualité sonore pure, mais on y gagne en qualité d'interprétation.
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  • Tomas Granet
  • venuxdeluxe
Citation de SampleHunter (voir le message) :
Attention, ci dessous les propos d'un vieux schnock....
A part certains styles comme le Jazz ou le Classique dont le son n'a pas reçu de traitement particulier entre les années 70 et aujourd'hui et qui sonne souvent comme ça doit sonner, ce qui saute aux oreilles aujourd'hui, c'est le niveau ! C'est rapidement évoqué dans le dossier, mais quand tu passes directement de 1960 à 2000, si tu n'as pas la main sur le volume, tu perds immédiatement une oreille. C'est, de mon point de vu très personnel, la grande distinction entre le son d'avant et le bruit d'après. A l'époque je pestais lorsque repiquant le son de la radio, le souffle se faisait entendre. Je fini par regréter le compresseur Dolby qui s'essayait à faire entrer un peu plus de bande passante dans mes cassettes, quand j'entends maintenant l'ultramégamaximiseur tordre tous les sons d'aujourd'hui, dans un tunnel de 6db.


C'est clair !
Mais par contre je ne sais pas si c'est moi qui perd de l'ouie ou si il semblerait que depuis quelques années la tendence reviendrait quand même un peu à mettre l'ultramégamaximiseur à la poubelle et justement retrouver des mix qui commencent à avoir plus de dynamiques et qui deviennent moins fatiguant à l'écoute... Bien sûr pas encore au niveau des enregistrements des années 60 mais comme disait Andy Scheps "The loudness war is over" non ? Comme si on pouvait passer à autre chose maintenant :mrg:

Chaipa... je suis juste curieux: est ce que vous mixez et produisez toujours avec la "pression" de sortir de l'audio "au max" comme ça a été le cas surout sur depuis 2000 ou est-ce qu'on commence à justement se poser à nouveau la question de ce qui fait le son du mix et laisser un peu de côté les considérations de calibrage ?

Tomas Granet, compositeur et producteur

https://artemus.net/

Si la loudness war est finie, alors ce sont ceux qui veulent sonner le plus fort possible qui l'ont gagnés.
Ça reste une préoccupation courante dans tous les styles contemporains.

C'est sûrement la normalisation des plateformes qui peut donner cette impression.
Citation de bastho (voir le message) :
Pour le fait de composer avant ou pendant évoqué plus tôt, cela dépend grandement du type de projet. Une formation de type groupe rock a souvent des morceaux prêt ou quasi en arrivant en studio.
Quand l’intervenant parlait de personnes voulant faire un son, je pense que l’on est plus dans une optique electro ou rap, et là effectivement toute les étapes sont souvent simultanées.


Pour l'electro et le rap bien sûr, mais je remarque malheuresuement que même en dehors de ces styles, dans pas mal d'autres cas j'ai rencontré des gens plutôt sur le profil "j'aimerais écrire mes chansons / pop / folk etc..." qui n'ont pas l'idée que la production peut être une étape à part entière.

Il y a pas mal de gens (j'en croise régulièrement) qui veulent "faire quelque chose" en musique mais qui n'ont pas l'idée que traiter composition/arrangement et enregistrement/production séparément peut conduire à des résultats bien différents... et en général plus désirables lorsqu'on a traité chaque étape correctement justement

Tomas Granet, compositeur et producteur

https://artemus.net/

Citation de venuxdeluxe (voir le message) :
Article fort intéressant et instructif pour les jeunes et moins jeunes .... Je suis né avec le magnétophone à bandes , des machines pleines de lampes qui pesaient des dizaines de kilos ! Les bandes étaient assez onéreuses et les pré magnétisations d'une marque / référence à une autre pas souvent compatible ...!
Les microphones étaient trés chers ! Les électrostatiques devaient être rangés dans des armoires tempérées et à l'humidité contrôlé ... Les machines chauffaient , les consoles chauffaient , les pannes étaient fréquentes ! Le montage au ciseaux ou à la lame de rasoir se faisait souvent en suivant la partition ( pour le classique ) , la bande MASTER à la sortie du studio partait vers l'usine de gravure ou elle était mise en place sur un magnétophone spécial pas toujours bien entretenu ........C'est pourquoi certains éditeurs sortaient des vinyles en " sautant des étapes " comme ceux de MOBILE FIDELITY entr' autres , dont le son était remarquable mais la mise en place pour se faire trés compliqué !
La multiplication des microphones est souvent une catastrophe à cause de la diaphonie ( que les néophytes nomment "repisse" ) et des problèmes de phases épouvantables ! ! Les rotations de phases étaient incompatibles avec la gravure car les burins risquaient la destruction ! Combien de studios avaient sous les yeux un scope pour vérifier la^modulation à l'aide d'une courbe de Lissajous ???
La multiplication des pistes a permis plus de souplesse dans le travail mais aussi plus d'erreurs diverses ... L’avènement de l'enregistrement numérique sur ordinateur est d'une incroyable souplesse , mais les résultats aujourd'hui sont loin d'avoir suivi la progression du matériel ....
L'un des plus grands fabricant de l'audio pro. M. Ruppert NEVE disait " less is more " comme Peter WALKER le fondateur de QUAD .
Il y a aujourd'hui des enregistrements extraordinaires comme le dernier opus de Patricia BARBER , ou la plupart des productions de Ry COODER ; à écouter pour savoir ce que la simplicité peut offrir No Better Than This de John Mellencamp , enregistré avec UN SEUL microphone ! .
L'enregistrement sonore est trés technique mais aussi une affaire de goûts , c'est pourquoi les enregistrements de MERCURY ne ressemble pas à ceux de Deutsche Gramophon ou CAPITOL .......Ou CHARLIN et sa tête artificielle !


J'ai toujours été subjugué par la qualité sonore des albums de Patricia Barber, on dirait qu'elle est dans la pièce avec ses musiciens. Également pour Gretchen Parlato :bravo:

https://soundcloud.com/fr-d-ric-frette

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  • venuxdeluxe