Improvisation en concert
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Le-nico-de-base

Quelle place laissez-vous à l'improvisation (musicale, j'entends) en répète et/ou durant un concert ?
Je me souviens qu'à l'époque de mon groupe (rock français) en avait 2 ou 3 chansons qui faisaient la part belle à l'impro mais on savait dans quelle direction on allait au niveau de la tonalité (genre au milieu d'un morceau ou même au début) et puis c'était plûtot délire guitare avec temps forts/calme avec la section rythmique. Au final, y a des choses qui revenaient (repères) mais on était à peu près libres de reprendre où on voulait même si des fois c'était hasardeux...
La "véritable" improvisation (j'ai pas trouvé d'autre terme), où chacun réagit en fonction des autres (cela nécessite donc de les écouter et de savoir leur laisser de la place) est à mon sens un excellent exercice aussi bien pour la création, la mise en place, l'écoute... Quand on a travaillé ce principe en répète et que l'on est à même vivre et de faire passer des émotions, j'imagine très bien proposer ça en concert (je sais bien que ça dépend du public/lieu) entre 2 chansons ou en liaison entre 2 chansons.
Si je vous parle de cela c'est que j'ai fait quelques stages d'impro avec des musiciens et des instruments qui venaient d'univers différents et que ça a été une super expérience. Quand on se retrouve avec sa guitare électrique entre des chanteuses lyrics, un papy au piano, un accordéon et qu'on vous dis allez-y....ouff!
(surtout la première fois !) Je vous raconte pas le désarroi de ce qui ne connaissaient que leur conservatoire et qui n'avaient jamais mis les pieds dans la musique contemporaine ni dans l'impro (c'est normal d'ailleurs). Finalement, travaillant presque exclusivement à l'oreille je m'en sortais pas trop mal (certains étaient tellement bloqués qu'ils s'arrêtaient et ne pouvaient plus sortir une note
Bref, dans le cadre de concerts ou en répète, vos expériences ?
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Le-nico-de-base

vraiment, non ?
Philou13bis

Perso avec mon groupe quand impro il y a elle est très encadrée dans le temps (de telle à telle mesure) et limitée dans les tonalités ...J'arrive pas à faire des trucs complètement "barrés" tout seul alors devant un public je m'accroche comme un naufragé à mes pentatoniques pour ne pas sombrer ....
D'un autre coté je ne suis pas du tout fan d'impro ...ça peut arriver au cours d'une répet qu'on se laisse aller à des trucs ,ou meme tout seul avec une bande son ,mais si il ya un truc qui me plait je me le réserve et le ressort au cours d'un chorus guitare "construit" ;pour moi le pb de l'impro c'est que ça peut partir en vrille complet sans moyen de récupérer le truc ,si c'est pas vraiment travaillé à l'avance ....
Mannnu

Moi aussi je laisse une part tres imortante a l'impro(je suis guitariste) a tel point que les musique trop cadrées me saoulent au bout d'un moment...Je joue en groupe et cherche toujours a monter des morceaux du debut a la fin mais en concert on se laisse une marge de manoeuvre pour improviser dessus.Mais a force, les impro n'en sont plus car elle reviennent régulièrement alors faut trouver autre chose...C'est le coté ephémaire(pas sur de laurtografe...) et spontané de la musique qui m'attire le plus... Voila en gros ma pensée sur le sujet
studiodhorlebaix

Shake

Bon, pour nous, toute répèt commence par 30 minutes à 1h d'impro. C'est toujours idem : le bassiste (gronf sur AF, que je salue bien bas) lance un riff improvisé ; le batteur suit. Au bout de qqs mesures le premier guitariste commence à harmoniser.
Ensuite quand on a bien capté le groove, la tonalité et la progression, on lance les impros des instruments solo (2eme guitare, sax alto, sax ténor, trompette, chant) ; souvent en question réponse, voire quand on est chauds plus ou moins tous en même temps pour 5 minutes de cacophonie pour que chacun trouve son mode et son phrasé. Des riffs et des thèmes se dégagent.
Quand les thèmes sont bien dégagés (c'est souvent moi qui m'y colle), ils forment un refrain, et les autres instruments harmonisent dessus jusqu'à avoir un "gros" thème. Puis on passe en mode jazz : ce ou ces "gros" thèmes, solo d'un instru, puis thème, puis solo, etc.
Quand on a joué au point d'être ultra chauds, on décide alors, soit de laisser là et de bosser les tracks déjà travaillées, soit de donner la chance à cette impro >> on la structure, on la découpe, on la tortille, jusqu'à ce que ça fasse une track "bouclée".
Et sur ces tracks bouclées, tous les solos et chorus sont improvisés, en répet comme en concert
Anonyme

Pour moi l'impro c'est l'essentiel d'un concert, bon certes c'est du jazz.
Avec mon trio on s'amuse à ça, on tire à la courte paille pour savoir qui commence, les deux autres écoutent puis entre dans le jeu proposé, au bout de 5/6 minutes un minuteur que j'ai déclenché sous un micro au début du morceau sonne et on arrête instantanément.
Retour trés enthousiaste et positif du public lequel n'est pas forcément un public "de jazz"
Le-nico-de-base

L'impro est quand même un chouette moyen de créer des compos à plusieurs. C'est pour ça que ça me parait important pour un groupe de cultiver ça, au moins en répète et d''enregistrer à la volée. Le plus dure peut-être c'est de faire tomber certaines barrières entre les musiciens. J'en ai croisé qui avaient l'impression que ça ne servait à rien et qui avaient peur de tomber dans le psychédélique dès que que ça dissonnait un peu.
Anonyme

Shake

?Berzin

"Les gens d'en bas qu'il faut respecter". M. Barnier
Kalain

Pour ma part je trouve quel'improvisasion oblige beaucoup à écouter l'autre pour capter les ambiences. Selon les instruments on remarque aussi que les styles sont très différents : les guitaristes avec les gammes penta par ex.
Il y a ceux qui improvisent beaucoup de façon mélodique en s'appuyant sur le thème, ceux qui improvisent verticalement en collant à la grille, ceux qui préfèrent un jeu plus modal...Le problème c'est quil arrive bien un moment ou on est limité par sa technique, et par sa mémoire!... comme moi, et là il n'y a plus qu'à piquer des plans à droite à gauche, mais est-ce toujours de l'impro ?
Anonyme

Anonyme

L'analogie en est frappante.
Comment respires tu lorsque tu joues ? Cela suit une logique, qui se rapporte à ce qu'il y a de plus encré en nous, ce côté physique de la musique.
Et comment vas tu respirer dans les temps à suivre en fonction de ce que tu souhaites faire ? Sans parler du lien avec le chant de ton instrument (quand tu chantes ce que tu joues, donc respiration).
Ce qui donne du sens à l'improvisation commune du groupe, si ces personnes respectent la logique de la respiration, et donc permet de ne pas se perdre en route.
Citation : genre je fais un solo de 12 minutes
Pourquoi pas ? si tu en es capable, et qu'elle est interessante.Berzin

"Les gens d'en bas qu'il faut respecter". M. Barnier
Kalain

Par contre ce qui est sympa c'est les chorus en forme de questions-réponses où les 4/4 avec le batteur.
Anonyme

Citation : Le rock n'est pas une musique écrite, l'improvisation c'est ce qui la fait vivre, même s'il ne faut pas en abuser à mon sens (genre je fais un solo de 12 minutes).
je ne pense pas qu'on puisse affirmer que le rock n'est pas de la musique écrite.
A partir du moment où on improvise vraiment sur un thème rock il passe pour un morceau de jazz

Anonyme

Citation : C'est sûr que 12 minutes de chorus çà fait beaucoup...sur un temps aussi long il faut être inspiré et avoir des accompagnateurs capables de varier les grilles d'accords... ou s'appeler Keith Jarrett
keith jarrett... en impro...
ecrire ou apprendre un solo... j'arrive pas (c'est pas un probleme de niveau, plutot de motivation) d'où impro. et en general j'ai l'impression que les musiciens font passer beaucoup plus a travers une impro qu'a travers quelque chose d'ecrit. personnellement je me limite aux solos... le reste, "classique". mais bon, improviser en blues/rock, niveau connaissance theorique ca reste moins dur que pour le jazz... la, je bloque (quelle gamme? sur quels accords? etc.)
Hors sujet : hello Lylo
comment va?
Anonyme

Hors sujet : Salut egorl, ça va bien. Ca fait longtemps qu'on ne s'est pas donné signe de vie. Pour le moment je suis sur un programme Mozart, concert de chant lyrique prévu le 04/06. Ca peut paraitre un peu décousu mon parcour et pourtant je vais de mieux en mieux niveau pianistique.
Et toi ? Comment va ?
Anonyme

Hors sujet : ouais, niveau lineaire on fait mieux.
êrsp ca va, j'ai reussi a trouver bassiste, batteur et pinaiste, mais ils partent tous les trois l'an prochain... re-galere en eprspective. sinon tout roule
tiens juste une question... tu dois savoir... bill evans c'est un pianiste non
on m'a soutenu l'autre jour pendant un quart d'heure qu'il jouait du sax...
Anonyme

RaphRaymond

Moi du mon côté j'oscille entre les gros solo rock/blues (penta power), quelques mode bizarroïde et jusqu'au solo très écrit à la muse en triple croche sur une gamme mineur en suivant les progressions harmonique.
Et puis parfois sans que celà corresponde à la couleur original du morceau, ou mélanger ces types d'impro (essayer de faire blueser les solos des gammes psychédelique etc...)
Après toutes ces impros sont un minimum cadrées dans les compos, c'est pas tellement les longueures, même si on essaye de faire des multiple de 4, mais on se donne des signaux pour signaler la fin du solo ou un changement harmonique prévu ou autre chose encore. (une note tenue longtemps, un scraaaatch de médiator, une harmonique, un break particulier de batterie (utile pour avoir un regard extérieur sur la durée du solo, mais parfois casse-pied...))
Les boeufs sont quand même très fréquents et c'est souvent le bassiste qui lance un premier riff sur lequel la batterie et moi-même nous posons. Le but étant de faire un rythme et une harmonisation la plus improbable à la partie précedente pour tourver des choses et sortir de l'ordinaire... parfois ça fait n'importe quoi (mais bon faut pas aller trop loin non plus) mais souvent ça fait des choses très interressantes...
Par la suite, je pense qu'on pourrait arriver à de l'impro dans les parties et dans l'harmonie (genre deep purple, en plus funky) mais y'a une marge et il faudrait qu'on se connaissent mieux entre nous...
Raphaël Raymond, Compositeur, Arrangeur, Guitariste : http://www.raphaelraymond.fr
Anonyme

Hors sujet : Citation : tiens juste une question... tu dois savoir... bill evans c'est un pianiste non on m'a soutenu l'autre jour pendant un quart d'heure qu'il jouait du sax...
PTDR
Bill Evans ce sont :
un pianiste
et
un sax.
Tu as d'un côté Bill Evans pianiste de Miles Davis dans les années 60 qui a influencé tout le piano moderne (Hancock, Corea, Mays etc.)
Et tu as Bill Evans saxophoniste de Miles Davis dans les années 80 qui c'est fait remarqué surtout dans des productions de jazz fusion
Voilà, vous aviez raison tous les deux
Anonyme

Hors sujet :
'tain pas mal j'avoue
enifn. j'ai vérifié j'ai que le disque du pianiste. excellent au passage
Kalain

Je pratique depuis maintenant 5 ans environ dans un atelier d'improvisation jazz 1 fois par semaine, je prends aussi des cours de guitare jazz le samedi matin (1/2 heure).
Je participe à 2 gros concerts par an, plus quelques manifestations...
+ la pratique personnelle avec band in a box.
Malgrè tout j'ai souvent du mal à me satisfaire de mes impros...en fait mon problème est que je suis trop dans la grille j'aimerais que mes chorus aient plus de dissonnances et de caractère.
J'utilise surtout les gammes majeures, pentatoniques (mormal pour un guitariste), un peu de gammes mineures harmoniques (relatives mineures,mélangées aux pentatoniques),un peu de gammes diminuées (placées sur les accords 7ième)et pas mal d'arpèges en pratiquant des sauts de notes (souvent une sur deux) pour m'éloigner du son gamme...
Maintenant je voudrais progresser dans les gammes mineures mélodiques ce sont elles qui donnent le son jazz...et apportent originalité et dissonances.
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