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Comment bien choisir sa sangle de guitare (et pourquoi ce n’est pas un détail) - Sangle de guitare : comment bien la choisir ?

Confort, posture, stabilité, sécurité… Amis guitaristes, la sangle influence votre jeu bien plus que vous ne l’imaginez. Matière, largeur, longueur : voici les vrais critères à regarder pour éviter douleurs, maladresses et mauvaises surprises sur scène.

Sangle de guitare : comment bien la choisir ? : Comment bien choisir sa sangle de guitare (et pourquoi ce n’est pas un détail)

On passe des heures à compa­rer des guitares, des pédales, des amplis. On débat pendant des semaines du grain d’une fuzz ou du radius d’un manche. Et puis, au moment de jouer debout, on attrape la première sangle venue, souvent ache­tée à la va-vite, parfois offerte avec l’ins­tru­ment. Erreur clas­sique ! Car la sangle, c’est litté­ra­le­ment ce qui relie votre corps à votre guitare. Elle condi­tionne votre posture, votre confort, certains aspects de votre jeu et parfois même la survie de votre instru­ment en concert. Voici comment choi­sir la bonne, sans se perdre dans un cata­logue, ni tomber dans le féti­chisme inutile.

À quelle hauteur faut-il porter sa guitare ?

C’est la première grande ques­tion, débats sans fin. Faut-il régler sa sangle pour que la guitare soit à la même hauteur, assise et debout ? En théo­rie, oui. En pratique, pas forcé­ment. L’idée de base est simple : plus la posi­tion est proche entre jeu assis et debout, moins votre corps doit se réadap­ter. Poignet, épaule, main gauche : chaque partie du corps néces­saire au jeu peut travailler dans des angles rela­ti­ve­ment fami­liers. C’est pour ça que beau­coup de guita­ristes tech­niques portent leur instru­ment assez haut.

Mais la musique n’est pas qu’une affaire d’er­go­no­mie. Certains styles ont popu­la­risé des posi­tions beau­coup plus basses comme le punk, grunge, ou le metal, au prix parfois d’une posture discu­table, mais avec un impact visuel et une sensa­tion de jeu complè­te­ment diffé­rente. Donc, pas vrai­ment de bonne réponse ! Disons que la bonne hauteur, c’est celle qui vous permet de jouer long­temps sans douleur, tout en restant cohé­rent avec votre manière de jouer. Si votre épaule tire au bout de trois morceaux, c’est que votre sangle n’est pas bien réglée.

Largeur et confort : votre épaule vous remer­ciera

Une guitare élec­trique pèse en moyenne entre 3 et 4 kilos. Une Les Paul, c’est parfois plus qu’un pack d’eau. Tout ce poids repose sur quelques centi­mètres carrés d’épaule. Donc comment répar­tir le poids ?

Plus une sangle est large, mieux le poids est réparti. Plus elle est épaisse ou mate­las­sée, moins elle cisaille. C’est de la physique très basique, mais souvent négli­gée. Si vous jouez souvent debout, long­temps, ou avec un instru­ment lourd, une sangle fine et rigide est rare­ment une bonne idée. Ainsi, si vous êtes dans l’équipe “moins de style, plus de confort”, vous pouvez opter pour certaines sangles avec des rembour­rages en mousse, néoprène ou même cous­sin d’air. Ça peut faire gadget mais pour certains dos et certaines épaules éprou­vées par les heures de gig et de répé­ti­tions, ça change tout.

Cuir, nylon, coton… et la ques­tion (pas si bête) de l’adhé­rence

Quid du maté­riau utilisé ? Bien entendu, là aussi, ça dépend de ce qu’on cherche. Car le maté­riau d’une sangle ne joue pas seule­ment sur l’es­thé­tique ou la dura­bi­lité, mais aussi sur le compor­te­ment de la guitare sur votre corps. On pour­rait passer des heures à débattre mais dans les grandes lignes, ça donne ça :

– Le nylon est solide, écono­mique, mais souvent glis­sant. Parfait si vous aimez bouger votre instru­ment, moins si vous êtes du genre statique.

– Le cuir lisse est élégant et assez robuste, mais peut lui aussi glis­ser, surtout si vous trans­pi­rez. Le cuir suédé, au contraire, accroche beau­coup plus : idéal pour stabi­li­ser une guitare avec un corps un peu lourd qui a tendance à la faire pencher tomber.

– Le coton ou le chanvre offrent un bon compro­mis, souvent plus respi­rant. Et puis, si on a envie d’évi­ter d’uti­li­ser du cuir animal ou du plas­tique et qu’on veut la jouer plus écolo, c’est la meilleure option !

Et oui, derrière le choix du cuir ou du synthé­tique se cachent aussi des ques­tions éthiques et envi­ron­ne­men­tales. À chacun de placer le curseur, l’es­sen­tiel étant de savoir ce que l’on choi­sit et pour quelle raison.

Longueur : du jazz debout au punk genoux-bas

Certes, on fait dans le cliché avec un tel inter-titre, mais c’est juste pour illus­trer. Ce qu’il faut comprendre, c’est que la plupart des sangles sont ajus­tables en fonc­tion de votre taille et du style de jeu que vous adop­tez. Seule­ment, toutes les sangles n’offrent pas la même ampli­tude. Alors, si vous aimez jouer très bas, véri­fiez qu’elle descend vrai­ment assez. Rien de plus frus­trant qu’une sangle au maxi­mum et qui reste trop courte. 

Pour le savoir, il existe une astuce simple : mesu­rez la distance entre les attaches de votre guitare en passant par-dessus l’épaule, à la hauteur souhai­tée. Ça évite les mauvaises surprises.

Strap locks : option­nels… jusqu’au jour où

Un concert, un mouve­ment un peu trop enthou­siaste, un bouton de sangle qui lâche et votre guitare embrasse le sol. C’est pour éviter ce genre de scéna­rio catas­trophe que les strap locks existent. Ces systèmes de sécu­rité bloquent méca­nique­ment la sangle à la guitare. Il en existe plusieurs types : à clip­ser, à visser, ou même des solu­tions simples comme des rondelles en caou­tchouc.

Peut-on s’en passer ? Oui. L’avan­tage, c’est que c’est discret, peu coûteux, et surtout : ça vous rassure, surtout sur scène ! Une fois qu’on y a goûté, diffi­cile de reve­nir en arrière. 

Une sangle, c’est surtout un ques­tion de goût

On sous-estime souvent cet aspect, mais la sangle fait partie inté­grante de l’ins­tru­ment. Elle est visible, surtout sur scène. Couleur sobre, motif vintage, cuir travaillé, message graphique : tout est possible, à condi­tion que ça vous ressemble. Et si on soigne son look de scène et qu’on choi­sit sa plus belle guitare, autant aller au bout de la démarche. 


Au fond, la bonne sangle n’est pas celle qui coûte le plus cher, ni celle que porte votre guita­riste préféré. C’est celle qui respecte votre corps, votre jeu et votre manière de faire de la musique. Un acces­soire discret, mais fonda­men­tal. Un détail, peut-être – jusqu’à ce qu’il n’en soit plus un.

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