Roland JUNO-6
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Roland JUNO-6

JUNO-6, Clavier synthétiseur analogique de la marque Roland appartenant à la série Juno.

Tous les avis sur Roland JUNO-6

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Note moyenne :4.7( 4.7/5 sur 12 avis )
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 2 avis17 %
 1 avis8 %
xpacman25/06/2020

L'avis de xpacman"JUNO6"

Roland JUNO-6
Idéale pour les sons de synthé basse bien rond & puissant.
(comme dans l'italo dance des années 80-90)

Facile d'utilisation pour créer des FX perso.
Pour les sons claviers courts.
les presets usines sont redoubles et on retrouve les fameux sons qui font la légende de la série JUNO

Il est incontournable dans mon univers de travail avec le JD800

tranceman19/12/2019

L'avis de tranceman"Si seulement j'avais le Juno 60 !"

Roland JUNO-6
Synthé classique du début des années 80 avec peu de possibilités mais un très bon son. Il est très sympa de pouvoir contrôler son arpégiateur avec une entrée trigger externe, notamment en live. Le chorus légendaire donne tout de suite une ampleur énorme aux nappes mais très connotée années 80. Le clavier est d'excellente facture et l'ensemble est construit comme un tank. Comme souvent dit, ce synthé fait peu de choses mais il les fait bien. Je regrette juste de pas avoir le Juno 60 qui est le même mais avec des mémoires...
vladek lemka18/11/2019

L'avis de vladek lemka"Juno-6"

Roland JUNO-6
Roland Juno-6, que dire de plus.
Machine indestructible et intemporelle, je l'utilise très souvent dans mes compos.
Deux chorus bien eighties, des possibilités de sons gigantesques via les faders, simple d'utilisation si on connait un tant soit peu les synthés analogiques. Possibilité de le synchroniser (pour l'arpeggiateur) via l'entrée Clock (j'ai une combine gratos qui marche du tonnerre))
ALAINLEONARD06/11/2019

L'avis de ALAINLEONARD"Artillerie lourde"

Roland JUNO-6
Je suis l heureux propriétaire d un JUNO6 ROLAND depuis 1984 environ. Une lourde machine alliant le bois, le plastique et l acier, assez encombrante mais très résistante. Les finitions old school sont impeccables, a l époque, la solidité était une garantie de qualité. Prise en main enfantine, ADSR sur amplitude et filtre, et surtout une VRAIE résonance qui permet de générer de VRAIES INFRA BASSES!!! Dire que le son est gras est une insulte, il est énorme et très très propre!!!! Le clavier est solide, jamais un potard n a cracouillé en 35 ans d utilisation! old scholl for ever.
Pas de MIDI !!!!!!!!!!!! Pas de memoire, ni de sons d usine. Un synthé qui fait ce qu il doit faire et que beaucoup d autres devraient faire aussi !!!!
Sonic Salutations

A. LEOANRD
kosmix27/10/2019

L'avis de kosmix"Nostalgie de la première moitié des années 80"

Roland JUNO-6
Introduction :

Que dire de la première série des Junos (6/60/106) ? Synthés analogiques polyphoniques "petits budgets" (en comparaison des Jupiters et autres "gros polys" contemporains) tellement connus et largement utilisés dans la première moitié des années 80, tombés en désuétude à l'arrivée des premiers numériques (DX-7, M1 et D-50) puis rapidement revenus sur le devant de la scène lors de l'explosion de la techno (oui on disait ça à l'époque) dans les années 90 pour finalement devenir mythiques, cultes et incontournables pour qui apprécie à la fois les années 80 et l'analogique.
En ce qui me concerne le(s) Juno fait partie de mes premiers amours en matière de synthétiseurs. Quand j'ai commencé la musique dans les années 90 (donc quand les musiques électroniques ont à l'époque littéralement déferlé dans le paysage culturel musical) alors que de légendaires synthés comme le Jupiter-8 étaient totalement inaccessibles (et d'ailleurs c'est toujours le cas), mes rêves se portaient vers les Junos pour les analogiques et le D-50 pour les numériques. Inutile de vous préciser que pour moi, alors débutant dans le monde de l'électronique, Roland c'était le Boss - huhu vous avez compris ? Humour de zicos :-)
J'ai donc d'abord possédé un Juno-106, choix évident d'une part pour les mémoires (128 c'est plutôt pas mal) et surtout pour son interface MIDI (simplissime certes mais indispensable pour moi à l'époque). Il est malheureusement tombé en panne (maladie aujourd'hui ultra-connue des voix qui meurent, mais à l'époque il n'y avait pas internet...) et je l'ai donc revendu en l'état. Remplacé par le D-50 (mon deuxième choix, celui-là je le possède toujours mais c'est une autre histoire) c'est des années plus tard que je rachetais un Juno, 6 celui-là. Non pas que le 60 ne m'intéressa point (il a de sérieux avantages tout en restant quasiment le même synthé) mais j'avais là l'occasion d'acquérir un synthé en très bon état et MIDIfié. Il est important, quand on achète un synthé qui a 20 ou 30 ans, de s'assurer que celui-ci a été bien traité et se trouve donc dans un état qui garantira (du moins on peut l'espérer) un bon fonctionnement et peu de maintenance/réparations. Car le matériel électronique "vintage" est coûteux non seulement à l'achat mais aussi à l'entretien voire pour certains à la remise en état.
Du coup le mien est irréprochable esthétiquement et fonctionne convenablement si l'on excepte quelques petites bricoles que j'aborderai plus tard car il est temps de répondre aux questions types d'AudioFanzine :-D

Pour quels styles de musique et dans quel contexte (studio, concert, etc.) utilisez-vous ce synthétiseur ?
Musique classique (quatuor à cordes). Mais non, électro bien-sûr (transe-goa old school) ! Mais aussi new-wave/coldwave et le Juno excelle dans ces domaines. Pour l'électro les basses du Juno (et son fameux chorus) sont une valeur sûre mais on peut également l'utiliser pour des nappes (cependant assez simples, le Juno n'est pas un monstre de synthèse et se montre incapable de faire des sons très complexes), des leads (même si ce n'est pas sa spécialité) et aussi des arpèges/séquences. Les FX c'est pas trop son truc, en même temps c'est un poly et pour les drones et compagnie plein de petits monos sont tout à fait adaptés.

Vous semble-t-il solide et bien fini ?
Oui, absolument. Le châssis est en bois (fond et flancs) et le panneau de commandes en métal. Pour avoir également eu un 106 je trouve que le 6 fait moins "plastoc" mais surtout il n'est pas rempli de composants au rabais et à ce niveau là il se révèle bien plus durable dans le temps. Malgré l'état très bon du mien à son achat j'ai quand-même des craquements de potentiomètres régulièrement, ce qui est normal car ils sont d'origine et mon utilisation n'est pas intensive, et j'ai dû faire un peu de maintenance au niveau d'un rhéostat particulier qui accorde les oscillateurs : il a un cœur en graphite et ce dernier s'effrite et peut se casser. Du coup le mien en a perdu un petit bout mais en le retournant j'ai pu continuer à l'utiliser (heureusement car ce type de pièce est très difficile à se procurer). Mon exemplaire nécessite un léger ré-accordage de temps en temps (un comble pour un synthé à DCO !) c'est peut-être dû à ce composant... Sinon le noise a perdu en volume, ce qui me dérange assez peu finalement car je ne l'utilise quasiment pas mais je pense que dans un futur proche mon Juno aura droit à une petite révision.

Sa prise en main et son ergonomie sont-elles simples ?
Oui sa prise en main est immédiate et pour cause : ce synthé sonne direct, quelques soient les réglages :bave: L'ergonomie est absolument parfaite : toutes les commandes sont accessibles directement en façade, on est dans la logique 1 bouton 1 fonction, on ne peut donc pas faire plus simple.
Le plus complexe à gérer est l'interface MIDI qui, je le rappelle, n'est pas d'origine, et se configure par messages sysex. Mais même ça est relativement simple. Le modèle dont mon exemplaire est équipé (kit CHD, MIDI IN uniquement, avec synchro MIDI clock pour l'arpégiateur) se paramètre avec un petit éditeur logiciel qui fonctionne avec n'importe-quel navigateur internet et qui génère les messages sysex. Ne reste plus qu'à envoyer ces derniers avec n'importe-quel soft pouvant le faire (MIDI-OX par-exemple). De plus ce type de configuration n'est généralement effectuée qu'une seule et unique fois car il est rare qu'on la modifie par la suite.
Pour en revenir à l'ergonomie, le Juno-6 est un synthé simple et relativement basique : un unique DCO (avec ondes cumulables saw, square avec PWM, sub-osc et noise), un HPF sans résonance (potard non cranté sur le Juno-6 alors qu'il l'est sur tous les autres modèles), un LPF avec résonance et auto-oscillation, un VCA (mode gate ou enveloppe mais pas de volume, uniquement le volume principal du synthé) une enveloppe ADSR et un LFO (avec réglage de retard), les deux pouvant être affectés au DCO (enveloppe ou LFO), VCF (les deux, avec niveaux) et VCA (enveloppe uniquement). On dispose également d'un suivi de clavier pour le filtre (réglable) et d'une inversion de courbe d'enveloppe pour le filtre. L'arpégiateur est très simple (U, D, U+D avec 1-3 octaves) et on dispose des fonctions hold et transpose en plus de la transposition du clavier de +/- 1 octave. Et bien-sûr le merveilleux chorus stéréo et ses modes I (slow), II (fast) et I+II (slow+fast). Côté contrôles : une entrée CV pour le filtre et une entrée trig pour l'horloge de l'arpégiateur. On peut également brancher une pédale de sustain. Pas de MIDI, pas de CV/gate, pas de mémoire, la misère quand on sait qu'à la même époque et pour un prix voisin le PolySix de Korg lui proposait tout ça. Roland corrigea le tir en revoyant sa copie et dès l'année suivante (1982) le Juno-60 proposait 76 mémoires et une interface Roland DCB tout en gardant l'architecture sonore (et donc le son) de son prédécesseur.
Pour ma part cela n'est nullement un problème car outre l'interface MIDI installée, mon utilisation en studio me permet de me passer de mémoires (en live bien-sûr ça peut être problématique). J'ajouterais que la simplicité du Juno-6 et sa facilité d'utilisation font qu'il est très aisé de retrouver un son en quelques manipulations de potards pour peu que l'on soit familiarisé avec le synthé et la synthèse soustractive. De plus le manuel d'origine propose des feuilles de patches vierges (et également des "presets") pour noter ses réglages à l'ancienne c'est-à-dire avec une feuille et un crayon :bravo:

Qu’en est-il de la qualité de son clavier et de son toucher ?
Le clavier ne transmet pas la vélocité (celle-ci ne sera implémentée dans la série Juno qu'à partir du modèle Alpha-1). Pour ma part je le trouve agréable.

Quel est votre avis sur le son de manière globale ?
Génial :bave: Très typé, surtout avec le chorus activé, mais tellement bon ! Bon comme je l'ai dit précédemment le Juno n'est pas fait pour les sons très complexes, il fait peu mais il fait bien. Idéal pour les basses, nappes et leads simples, il peut également faire de bons EP, organ et brass (typés 80 bien-sûr). Le son restera quoi qu'il en soit très typé surtout avec le chorus activé. Personnellement je trouve que l'onde saw manque un peu de mordant, en revanche la square et le PWM sont énormes. Le sub-osc aussi est bien efficace ! L'enveloppe n'est pas des plus rapides mais pas des plus molles non plus, elle me convient parfaitement car je n'aime pas les enveloppes trop brutales et je déteste les clics qui obligent à ralentir l'attaque ! En résumé pour des sons biens ronds ou feutrés le Juno est monstrueux, mais il peut aussi se montrer plus mordant, son VCF est superbe et la résonance terriblement efficace (elle n'écrase pas le son et ne fait pas baisser le volume).
Vous l'aurez compris j'adore le son des premiers Junos, pour moi ils sont mythiques et incontournables. A mon avis la différence entre 6 et 60 au niveau du son est quasiment inexistante. Par-contre le 106 utilise des composants différents et offre un son un peu plus baveux, moins précis et percutant que les 6-60, la différence étant quand-même à relativiser car ils sont très proches. Les possesseurs du Ju-06a seront peut-être plus à-même de juger, pour peu que les modélisations soient fidèles...

Que pensez-vous des sons d’usine ?
Pas de mémoire donc pas de sons d'usine... enfin si, le manuel propose des réglages pour 23 "presets" : strings, organs, synth waves, EP, guitar, brass, etc. Ils ne sont pas mauvais (plutôt typiques) mais assez passe-partout ; en tous cas pour les débutants ils offrent de bonnes bases pour commencer à bidouiller du potard.

Que pensez-vous des possibilités d’édition et de traitement ?
Eh bien les possibilités d'édition ce sont les possibilités de synthèse décrites précédemment, quant aux possibilités de traitement disons qu'elles se limitent au seul effet disponible : le chorus. C'est d'ailleurs ce dernier qui est pour beaucoup dans la personnalité de ce synthé. On peut même dire que le son mythique et typé des Junos vient essentiellement de leur chorus stéréo, malgré ses réglages limités et le (léger) souffle qu'il amène. Mais pas que, ses 2 filtres excellents amènent également une superbe couleur aux sons générés par ce synthé décidément incontournable :bave: encore une fois :-D

Quelles sont les choses que vous appréciez le plus et le moins ?
Ce que j'aime :
+ Le son mythique "Juno" avec son chorus légendaire qu'on entend entre-autres sur l'album live "Concert" de The Cure (1984) où Lol Tolhurst utilise un Juno-60
+ L'ergonomie : tout directement accessible en façade
+ La qualité de fabrication et la fiabilité
+ Quelques soient les réglages : ça sonne !
+ Arpégiateur
+ CV pour le VCF
+ J'en possède un :bravo:

Ce que j'aime moins :
- Pas de mémoires (mais ça ne me manque pas finalement en studio)
- Pas de CV/gate, pas de DCB, pas de MIDI (mais le mien est MIDIfié)
- Pas de portamento (le 106 l'a, lui)
- Cote abusive en occasion (il a pris presque 300€ depuis que j'ai acheté le mien il y a quelques années)
- Entretien et maintenance éventuelle coûteuse comme pour tout matériel électronique "vintage" mais de ce côté-là je n'ai encore rien déboursé

Conclusion :

Mon avis n'est peut-être pas très objectif. Comme pour le D-50 le Juno est un synthé qui m'a fait rêver lors de mes débuts dans la musique. A l'époque ces deux synthés étaient déjà mythiques, aujourd'hui ils sont également vintages. Il m'est impossible de me séparer de l'un ou de l'autre car ils s'avèrent indispensables pour les styles de musique que j'affectionne. Est-ce que d'autres synthés peuvent produire ces types de sons ? Oui bien-sûr. Est-ce qu'ils peuvent être aussi bons ? Oui et non, les Junos ont un son tellement typé qu'il peut-être difficile d'en reproduire la quintessence, en particulier pour ce qui est de son chorus stéréo dont on voit apparaître de plus en plus de clones et de modélisations (analogiques ou numériques). Mais objectivement que ce soit en analogique ou en VA les sons du Juno sont très simples à imiter. Et pourtant j'ai revendu un JX-10 pourtant lui-aussi analogique vintage mais bien plus complet/puissant au niveau synthèse et possibilités (et lui aussi avec un chorus analogique stéréo directement issu du Juno-6 comme bien d'autres synthés Roland de cette époque).
Bref il y a une grande part d'affectif et d'effet "culte" comme pour le Jupiter-8, la TR-808 ou la TB-303. et malheureusement les spéculateurs s'en donnent à cœur joie. Honnêtement est-ce qu'un Juno-6 vaut 1000€ actuellement ? Est-ce qu'un Juno-60 vaut 1600€ ? Est-ce qu'un Jupiter-8 vaut 5000€, une TR-808 3000€ et une TB-303 2000€ ? (et encore là je ne fais que recopier les argus actuels d'AudioFanzine, certains sont vendus à des prix complètement exorbitants) :8O: Clairement non. Mais là on entre dans un autre débat et ce n'est pas l'objet de cet avis. Je suis content d'en posséder un, d'avoir eu les moyens de me l'offrir pour un prix qui déjà à l'époque était déraisonnable. Mais quand la passion dicte la conduite...
EANOV SCHOOL26/10/2019

L'avis de EANOV SCHOOL"Un son Chaud !!!"

Roland JUNO-6
c'est une de mes machines préférés !!! Ce qui faut penser c'est qu'il n'y a pas de preset , ni de midi donc on joue d'un instrument en direct.

Apres que du bonheur le son est vraiment top !!! Utilisé en passant dans un petit preampli qui n'est pas obligatoire on est au Top .

Je l'utilise dans plusieurs styles de music (bass, lead, pad..)
tytman25/10/2019

L'avis de tytman"Super synth de légende"

Roland JUNO-6
Le juno 6 est un synthé vintage très connu. c'est une alternative sur la marché du vintage au Juno 60 qui est hors de prix. les deux synthés sont identiques, excepté le fait qu'il n'y a pas de possibilité sur le juno 6 de sauvegarder ses presets (ce qui fait tout de même une différence de taille.

Il reste, toutefois, une alternative intéressente (surtout en studio et/ou pour qui maîtrise la synthèse soustractive) vu la différence de prix.


une SAW, une Square avec PWM, une saw sub,une noise
Chorus I et II exceptionnel
Arpegiateur controlable par CV
LFO,HPS, LPF, 2 filtres ADSR...

un classique et un "must have" selon moi, pour qui affectione les synthés vintages.

Enfin, d'une manière générale, et ce qui n'est pas assez connu, la maison mère Roland située à Bruxelles répare tous les synth Roland y compris les vintages et ce, avec pièces d'origine.
nan320025/10/2019

L'avis de nan3200"vieux, iconique, mais pas pratique"

Roland JUNO-6
construit en métal et en bois d'arbre, ce vieux synthé est très apprécié.
pour ma part, je le trouve surestimé.
je l'ai acheté 1000 FRANCS en 1991, et encore, le mec du magasin voulait me filer une tr606 avec (et j’ai refusé, après coup, c'est une erreur).

le son est là, bien sur, mais à part le son, il n'y a aucune mémoire, pas de midi, le clavier n'est pas sensible à la vélocité, ni à l'aftertouch bien sur, bref, c'est rustique.

bon, ça fait son effet, le sub oscillateur est gras, le son général est tellement connu que logiquement, on en veut un.
c'est ce qui fait sa cote, mais il faut savoir que ce synthé est analogique (oscillateur controlé numériquement dco) et que donc, il nessecitera de l'entretien, et c'est cher.

pour moi, le choix est fait, le juno ne sors plus beaucoup, il vivote dans le studio de répet, ...

dernier point : son chorus, ben, c'est vrai que c'est gros, ça élargit le son, ça ajoutes du growl, mais cela donne t'il raison à la cote élevée de ce synthé ???

l'obscur03/03/2013

L'avis de l'obscur"Un bon "ce que c'est""

Roland JUNO-6
Bon, tout a déjà été dit en détail (regarder les avis concernant son grand frère, le 60, puisqu'il s'agit du même à deux/trois détails près; les avis du 60 sont plus détaillés et disons que la principal différence réside dans le fait que le 60 permet d'éditer des sons pour les rappeler contrairement au Juno6…)
J'ai acquis ce synthé à une époque où je bidouillais beaucoup, je jouais dans une formation expérimentale, et l'école où je faisais mes études possédait plusieurs outils très bons qui m'ont permis de me faire une idée de ce qui se faisait en synthèse analo (MS20, Jupiter, valise EMS…)
Ce synthé est un meuble: il est plutôt beau, bien designé, mais très lourd, encombrant et chiant à trimballer. Par contre il a l'avantage de posséder un vrai clavier de 5 octave et d'être polyphonique. On peut donc jouer réellement de façon mélodique et pas seulement travailler la granulation…
Il n'est pas éditable (contrairement au 60, donc) et cela peut être un problème, dans la mesure où le moindre millimètre en plus ou en moins dans la course d'un potard peut clairement modifier un son. Au début, je pensais à éventuellement faire faire la modif qui permet d'ajouter un in et un out midi, mais finalement, j'ai compris que la nature même de ce synthé était justement d'être imprécis et toujours surprenant.
En fait, ce qu'il faut savoir de ce synthé réside dans cette qualité double: chaque défaut de cette machine s'avère être en même temps une qualité qui lui donne son identité propre.

UTILISATION

À l'époque où j'ai acquis ce synthé (vers 2001), je l'utilisais essentiellement comme beaucoup de gens, c'est à dire comme une basse et pour créer des nappes. Au bout d'un an je l'ai rangé dans sa boite. Ce n'est que presque dix ans plus tard que je l'ai ressorti pour un projet "hybride" pour le quel nous avions quelques dates. Après avoir répété avec un clavier maitre les parties synthé, j'ai finalement décidé d'utiliser le juno à la place. Et là… wouu!! J'ai redécouvert avec une joie folle ces qualités.
D'abord j'ai réalisé qu'il était également parfait pour remplacer des pseudos "solos" de guitare bruitistes/improvisés. J'ai redécouvert à quel point dans cette usage là il était si parfait pour le live (ce en quoi son coté instable et pas programmable devient une qualité, car il faut en permanence rester dans le jeu, le contrôler, le dompter).
Mais surtout, tous les musiciens avec qui je jouais — et moi le premier — ont halluciné d'entendre la différence avec les VST que j'utilisais avant de le ramener: d'un coup, le synthé sortait du mix avec une dynamique décuplée, les sons de basses étaient 10 fois plus chauds et pêchus, le spectre sonore était envahi par les nappes… bref, d'un coup, on s'est souvenu de ce que c'est qu'un vrai synthé analogique. Y a pas photo, le son souffle peut être un peu, c'est pas chirurgicalement précis, mais bon dieu ça sonne!!

SONORITÉS

Après, d'aucun diront que ce synthé est trop stéréotypé années 80 et que la palette de possibilités sonores est trop réduite. La aussi je dirais que c'est vrai mais que c'est sa qualité, car dans cette palette "réduite" (qui ne l'est d'ailleurs pas tant que ça selon moi) il est peut être un des meilleurs, certainement le plus "musical". Maintenant, si on veut faire de la tech-makina, ou de l'electro minimale genre ikeda ou pansonic, si on veut faire de l'electro-acoustique ou que sais-je encore, on cherche l'outil qui convient plutôt que de s'évertuer à faire faire à une machine ce qu'elle ne peut faire en la démontant dans des critiques brutales (non, c'est vrai quoi, bordel, ça m'agace ces mecs qui détruisent ce synthé par ce qu'il ne peut pas faire certains sons… il faut le critiquer sur la base de ce qu'il peut faire et voir si il le fait bien: et de ce point de vue-là, il n'y a pas de doute, c'est une excellente machine. C'est vrai que ses sons d'accordéons et de pipo sont pas excellents, tout comme la fonction grille-pain…) Bref…


AVIS GLOBAL

Aujourd'hui, je continu de l'utiliser principalement pour des arrangements ou sur des projets "flash". Il est vrai que son poids le rend trop difficile à transporter et chaque déplacement risque de l'abimer… Mais dès que j'ai un projet d'improvisation ou sur du court terme j'en profite pour le sortir, car finalement je trouve que s'est dans un usage assez spontané, sur des projet à l'arrache, qu'il trouve le mieux sa place (du coup l'absence d'édition n'est plus un problème).
L'autre usage que j'en fait, en arrangement/studio est aussi super intéressant parce que ses sonorités sortent souvent allègrement du mix. Il peut facilement arroser un spectre très large ou au contraire travailler dans une fréquence très sculptée avec une dynamique ultra puissante (pour peu qu'on ai, évidemment un matériel d'enregistrement d'une qualité correcte).
J'ai travaillé souvent avec un MS20 et je sais que les sons que je chercherai à obtenir sur le korg ne pourraient pas surgir du juno, et inversement. Il faut bien garder à l'esprit que cet instrument est un "clavier", conçu pour les basses et les mélodies en premier lieu même s'il peut être intéressant dans une recherche sonore plus spécifique. Maintenant, si l'objet est de bosser sur la granulation, la modulation, etc, il vaudra mieux partir sur un MS20 ou sur un modulaire dédié…
Mais en règle générale, je trouve que là où il se situe, c'est un excellent synthé analogique; en somme, un bon "ce que c'est".
J'ai utilisé de nombreux synthés analogiques ou numériques, des émulations VST, des claviers divers… Je tiens toujours pour excellents certains modèles, mais toujours pour ce qu'ils sont (!!!): le SH 101, les poly- et mini-moog, les MS 10 et 20 et particulièrement le EMS synthi auquel j'ai la grande chance d'avoir accès pendant une année. On ne peut évidemment pas placer le juno6 dans la même catégorie que ce dernier, mais il est l'un des meilleurs de sa catégorie.
J'ajouterai également que son arpégiateur est un autre motif de satisfaction dans un travail d'impro sonore. Je trouve qu'il est bon pour l'impro parce qu'il est très intuitif, ou plutôt qu'il nous permet de l'être, l'ensemble des fonctions et des paramètres étant accessible directement sur le tableau, sans menu. C'est un instrument de musique pour le live avant tout!
Les points positifs sont donc nombreux: qualité de sons, dynamique, basses impressionantes, intuitivité, simplicité, je dirais même second degrès…
Les points négatifs: c'est un meuble, avec les cotés en formica! il est très lourd. impossibilité de reproduire un son instantanément avec certitude (ce que je vois personnellement comme une qualité). Et son prix actuel: j'ai été surpris de voir la cote tout-à-l'heure. Le prix auquel je l'ai eu est le prix qu'il peut valoir, disons entre 150 et 300 € selon l'état. Mais ce synthé que j'affectionne particulièrement ne vaut certainement pas 600€. Les effets de modes!!……… Je comprends mieux qu'un type fasse une critique acerbe de ce synthé s'il l'a acheté 700€, mais dans ce cas ce n'est pas le synthé qui est mauvais, c'est l'acheteur qui est un pigeons!
Aujourd'hui je ne remettrais peut être pas 300€ pour l'acquérir parce d'autre machine m'attireraient plus pour le même prix, mais si je le trouvais dans un dépot à 150€ je l'achèterais sans hésiter.

Edit mai 2013: Je reviens sur la dernière phrase. Je l'utilise à nouveau souvent depuis quelques mois et, si je le trouvais encore à 300€ je le prendrais. Je maintiens que ce synthé ne vaut pas le prix auquel il se vend aujourd'hui (600/700€), mais au vue de ses qualités et de son "authenticité", j'estime qu'il vaut bien 200/300€ selon l'état, voire 400… Mais comme la mode est au 80's, sa côte n'est pas prête à baisser.
Michael-David23/01/2009

L'avis de Michael-David

Roland JUNO-6
C'est mon premier synthétiseur analogique 80s "pur et dur". Avec sa présentation "vintage" et ses bords en bois, on sent le vécu mais ni la poussière ni le ringuard. Le moins que l'on puisse dire en s'amusant avec quelques minutes, c'est que beaucoup de monde s'en est servi durant les années 80, lui et le fameux Roland Juno 60, qui est tout à fait l'identique mais possède lui des emplacements mémoire.

UTILISATION

Une configuration simplissime pour ce genre de synthé ultra répandu, l'analogique présente des modulations de phase bien identifiables et c'est avec une grande facilité que de régler les potentiomètres pour obtenir un son chaud, vibrant, typique de ses années pop rock new-wave.

SONORITÉS

Quand on cherche à réunir les plus grands synthétiseurs chez soi, avoir un Juno 6 est une priorité ! Je possède un Yamaha DX7, un Roland D-10, un Korg N5, un Roland XP-10 et ce synthé-là manquait pour compléter un set tourné vers l'électro ambient, la pop rock et le symphonique. Pas besoin de d'aftertouch ou de vélocité, avec ce clavier, on va de suite vers l'essentiel : le son. Et avec la chorus I et II, alors là, on gagne les sommets du son analogique.

AVIS GLOBAL

Je l'ai obtenu pour 300 Euros il y a quelques semaines, et je ne regrette pas cet achat, il est encore meilleur que je l'espérais. Vivement un JD-800, et là, je pourrais finir ce set commencé il y a 2 ans, mais en ayant acquéri ce synthé assez rare, je suis très satisfait de ce investissement.