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Techniques du Son

réactions au dossier Commentaires sur le dossier : Les secrets de mixage de Billie Eilish et Finneas

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Sujet de la discussion Commentaires sur le dossier : Les secrets de mixage de Billie Eilish et Finneas
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Voix murmurée, basses profondes, silences assumés… Cette esthétique singulière ne doit rien au hasard : elle révèle une manière de penser le mixage radicalement à contre-courant des codes de la pop moderne.


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Indépendamment du style de ces deux artistes je pense qu’il faut s’intéresser sur le fond plutôt que la forme. Car ces deux jeunes lâchés dans leur chambre disposaient également d’un entourage plus que parfait rodé absolument à tout les aspects de la production musicale ses codes et son marketing. En regardant simplement le pedigree des parents vous comprendrez aisément le pourquoi du comment. Ils pouvaient pas vraiment se louper dans cette aventure car rien n’est pensé au hasard dans ce concept.
Ça me fait penser à cette video de ed sheeran, dès que je la retrouve je mettrais le lien, un tas de gamin se sont dit on peut faire un album entier avec un shure une Scarlett et un petit MacBook. Mais dans cette vidéo ce qui est important et que les gens ne voient ou ne veulent pas voir se sont les personnes sur ce plateau et comme rien n’est fait au hasard nous avons que des spécialistes multi primés pour un son parfait.
Je dirais simplement comme public ennemi en son temps « don’t belive the hype »….
Mais je l’avoue ça fait parler et ça fera parler encore.
Ça n’enlève rien à la DA de ses artistes qui elle est parfaite et que leurs visions est bien le moteur de leurs œuvres qui pour le coup sont bien accompagnés.

apprendre est une des choses les plus difficile à faire. Alors j'apprends chaque jours.

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Hors sujet :
Le gars de piano jazz concept que je suis occasionnellement avec intérêt est un gros réac. Il le fait moins dans ses vidéos récentes, mais dans les premières, il laissait régulièrement échapper plein de petits signes en mode déclinisme général, la faute aux wokes, etc.

Il a même une vidéo qui va clairement dans ce sens, à propos d'une prestation pour une cérémonie (je ne sais plus laquelle) porteuse d'un "message" avec la subtilité d'un panzer dans une fabrique de porcelaine, montée en épingle (ça me revient : le chanteur était amputé d'un bras) alors que c'est effectivement artistiquement pas ouf du tout, voire assez médiocre.

Mais sinon, la thèse essentielle qu'il défend n'est pas tant que "la musique" en général déclinerait, mais que la musique mainstream s'est appauvrie d'un point de vue écriture et richesse harmonique. Et les exemples qu'il montre par les génériques de James Bond sont parlants.

Face à ça, son discours n'est pas tant de dire que c'est bien ou mal (même si on sent bien que pour lui, c'est mal), mais que le grand public n'est plus exposé à des morceaux chiadés d'un point de vue richesse mélodique et harmonique et que c'est dommage, car son oreille n'y est plus accoutumée, voire formée.
Moi qui fais de la techno minimale, un des genres musicaux probablement les plus pauvres d'un point de vue mélodique et harmonique, je ne peux que lui donner raison.
On peut kiffer à la fois la techno minimale et John Zorn, Jul et Brassens, Little Richard et Duke Ellington, Terry Riley et Stravinsky.
La complexité mélodique et harmonique n'est ni une fin en soi, ni un signe de qualité musicale, ni souhaitable dans tous les styles (enrichissez trop des accords de rock et ça ne ressemble plus à du rock), mais il serait dommage qu'elle tende à disparaitre totalement de la musique populaire.
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Ça me fait penser aux gars de Daft punk qui sont sortis de nul part mais qui avaient quand même de la famille dans le milieu

Beat Thang iz Dead 

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Et qui sont des fils de bourges. Comme énormément d'artistes.

Ce qui est choquant dans le cas de Billy Ellish et de son frère n'est pas tant qu'elle soit une "fille de". Ce qui est choquant, c'est que leur travail a été marketé comme celui de gens modestes qui ont tout fait tout seuls dans leur coin et sont ainsi devenus des stars alors que c'est complètement faux. Mais ça permet de les rendre sexy et de créer une identification auprès de la populace (mais c'est elle qui achète la musique) et de maintenir le mythe de la méritocratie.

C'est d'ailleurs amusant, une vidéaste avait fait une vidéo dans ce sens en mode "je les défends". Elle disait que ça avait toujours été ainsi, que les artistes étaient le plus souvent des bourges et que oui, ils reprenaient et exploitaient les codes populaires et que franchement les pauvres, vous êtes bien cons de ne pas vous en être aperçus et de vous en offusquer parce que c'est ainsi que le monde marche.
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Citation de *Seed* :
Jazzeux n'est pas une insulte, c'est un fait. Le gars en question est un musicien qui joue du jazz ... simple raccourci.
Et pour le reste tu te contredit tout seul. C'est toi qui dit qu'il méprise les musiques actuelles....moi, je n' ai fait que relever cette expression dans ton discours. Ce musicien je le connais à peine. J'ai déjà essayé de regarder ses vidéos mais je n'accroche pas. J'aurai donc du mal à connaître ses goûts.

Compte tenu de la manière dont vous décrivez votre rapport au jazz, musique à laquelle vous n’êtes pas sensible faute d’en avoir les clefs et que vous opposez à un art que vous dites universel, votre emploi du mot "jazzeux" est naturellement perçu comme une forme de condescendance inversée.
C’est assez comparable au mot "variétoche" : on peut toujours prétendre que cela désigne simplement la variété, mais la charge méprisante du mot est difficile à ignorer.
Concernant la phrase que vous me prêtez, il semble qu’il y ait eu une mauvaise lecture. J’écrivais précisément : «Dès lors, on ne peut pas sérieusement reprocher à l’auteur de cette vidéo de mépriser la musique actuelle.» Je ne pensais pas que cette formulation pouvait prêter à confusion.
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Citation de Will Zégal :
Et qui sont des fils de bourges. Comme énormément d'artistes.

Ce qui est choquant dans le cas de Billy Ellish et de son frère n'est pas tant qu'elle soit une "fille de". Ce qui est choquant, c'est que leur travail a été marketé comme celui de gens modestes qui ont tout fait tout seuls dans leur coin et sont ainsi devenus des stars alors que c'est complètement faux. Mais ça permet de les rendre sexy et de créer une identification auprès de la populace (mais c'est elle qui achète la musique) et de maintenir le mythe de la méritocratie.


Une mère actrice de petit rôles et enseignante d'art quand il y a pas de taff, pareil pour le père, mais menuisier
Oui la mère a sorti une seul album, et sans label. Bah tiens comme mon grand père, poète, auteur-compositeur-interprete
Je n’appelle pas ça des bourges

[ Dernière édition du message le 06/02/2026 à 12:25:45 ]

107
Hors sujet :
Je me permets une petite réflexion sur le gars de piano jazz concept que je regarde régulièrement et le sujet sur Billie Ellish. Si on s’intéresse a l’harmonie, au jazz et au classique le site PJC peut vous apprendre pleins de choses, il est bon pédagogue et il connaît son affaire.
Il a aussi son idée sur la musique actuelle qui tend a s’appauvrir d’après lui, je ne lui donne pas tord concernant la pauvreté harmonique de ces prods mais ce qu’il ne maîtrise pas et il n’en parle jamais d’ailleurs c’est tout le travail de recherche de son qui est primordial dans ce genre de production et qui participe grandement a l’émotion.

Finneas a sûrement passé un certain temps a choisir son kick, ses pads, sa basse et autres sons , on ajoute par-dessus la voix de BE ,son texte bien ficelé qui parle à sa génération, une mélodie qui accroche , quelques chœurs harmonisés avec goût , tout ça est franchement bien foutu.
Je pense que si PJC avait un home studio avec qq synthés, un DAW etc… son avis serait un poil moins radical, il comprendrait aisément que tout ce travail de prod est un courant à part entière et qu’il n’est pas si facile à réaliser.
108
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Hors sujet :
@ doudouglass, je maintiens qu'il n'y a pas de mépris quand je dis jazzeux. Je ne suis pas allergique au jazz, j'en écoute de temps à autre, mais ce n'est pas ma musique de prédilection. J'ai du mal à en écouter longtemps par contre car très souvent ça me demande une attention que je n'ai pas forcément envie de préter, surtout sur la longueur. Après pour être tout à fait honnête j'ai du mal avec le jazz quand il devient très technique et mathématique, quand l'harmonie est loin d'être évidente à mes oreilles non formées.
Ceci est très personnel et ne signifie pas que je méprise le jazz et ceux qui en écoutent. J'ai des amis jazzeux et tant mieux s'ils prennent du plaisir à en jouer ou en écouter, ce n'est juste pas ma corde sensible. Je n'aime pas mais je respecte le goût des autres, du moins je m'y essaie autant que je peux.
109
Je plussoie philsofa,
C'est un fait que la recherche du bon son et le sound design sont une partie très importante de ce genre de morceau et que en tant qu'instrumentiste plus classique (piano , guitare , percussions) c'est quelque chose que j'ai mis longtemps à comprendre.
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Hors sujet :
Gam : le mot bourges, c'était pour les Daft. Je n'ai pas dit que Billie Eilish était une fille de bourges. ça ne sont pas non plus des prolos qui ont tout fait tout seuls dans leurs chambre et ont rencontré magiquement un succès international avec ça juste avec leur talent. Le mensonge est là.
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Citation de PhilSofa :
ce qu’il ne maîtrise pas et il n’en parle jamais d’ailleurs c’est tout le travail de recherche de son qui est primordial dans ce genre de production et qui participe grandement a l’émotion.

Il en parle régulièrement dans ses vidéos. Selon lui, le sound design s’apparente à l’orchestration et constitue l’aspect de la musique qui ancre le plus un morceau dans son époque. Par conséquent, le travail sur le son est ce qui vieillit le plus rapidement. Tout ce qui nous paraît moderne aujourd’hui d’un point de vue sonore nous apparaîtra banal dans peu de temps.
À l’inverse, ce qui confère une véritable longévité à une chanson, c’est son ossature mélodico-harmonique, et non son sound design. Si elle est suffisamment solide, cette structure traverse les modes et les styles. Bach, les Beatles ou Stevie Wonder peuvent ainsi être repris dans des genres très différents sans perdre de leur intérêt. Seul le temps nous dira s’il en sera de même pour les chansons de Billie Eilish.
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Citation :
Selon lui, le sound design s’apparente à l’orchestration et constitue l’aspect de la musique qui ancre le plus un morceau dans son époque.

C'est vrai, mais ça n'est pas incompatible avec la longévité. J'ai cité plus haut Little Richard. Voilà bien un exemple de musique pas folichonne d'un point de vue richesse harmonique ou mélodique, mais son intérêt est ailleurs et ne se dément pas, toute marquée d'une époque qu'elle puisse être. Et le fait qu'elle signe une époque précise contribue même à son intérêt.

En revanche, je ne vois pas en quoi la composition elle-même n'ancre pas un titre dans une époque. Pour rester dans la musique dite savante, les œuvres contemporaines ont des signatures différentes des œuvres modernes qui ont des signatures différentes des œuvres romantiques qui ont des signatures différentes des musiques classiques qui ont des signatures différentes des musiques baroques, etc.
Et si on prend le jazz, celui d'aujourd'hui ne ressemble pas à celui des années 60 qui ne ressemble pas à celui des années 40 qui est différent de celui des années 20-30 qui est différent du early jazz du début du siècle.
Chaque époque (et même souvent chaque région du monde) a ses modes, ses innovations, ses approches, etc. C'est vrai dans le son, c'est vrai dans l'écriture, c'est vrai dans les orchestrations et depuis l'invention de la musique enregistrée, c'est vrai dans la production.
Et c'est vrai dans un peu tous les styles musicaux. C'est ce qui donne naissance aux sous-genres.
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Les Daft Bourges, oui mais avec un sacré talent

Beat Thang iz Dead 

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Citation de Will Zégal :
Et qui sont des fils de bourges. Comme énormément d'artistes.

Ce qui est choquant dans le cas de Billy Ellish et de son frère n'est pas tant qu'elle soit une "fille de". Ce qui est choquant, c'est que leur travail a été marketé comme celui de gens modestes qui ont tout fait tout seuls dans leur coin et sont ainsi devenus des stars alors que c'est complètement faux. Mais ça permet de les rendre sexy et de créer une identification auprès de la populace (mais c'est elle qui achète la musique) et de maintenir le mythe de la méritocratie.

C'est d'ailleurs amusant, une vidéaste avait fait une vidéo dans ce sens en mode "je les défends". Elle disait que ça avait toujours été ainsi, que les artistes étaient le plus souvent des bourges et que oui, ils reprenaient et exploitaient les codes populaires et que franchement les pauvres, vous êtes bien cons de ne pas vous en être aperçus et de vous en offusquer parce que c'est ainsi que le monde marche.

Tu as parfaitement résumé la situation. C'est d'ailleurs marrant de voir des messages s'offusquer d'un supposé manque d'ouverture d'esprit, alors même que l'article d'AF est en plein dedans, à base de "Billie Eilish c'est mieux que la pop actuelle ; c'est subtil, c'est intimiste". On a droit à tous les superlatifs, les clichés voire les mensonges qui ont depuis été démontrés.
C'est d'ailleurs pas un hasard si les seuls extraits musicaux/vidéos sont ceux d'elle et son frère dans leur chambre. D'ailleurs, qui se met en scène ainsi en n'ayant jamais sorti le moindre album ? Ca devrait mettre la puce à l'oreille.

A titre personnel je n'avais aucun a priori concernant sa musique et ai même pris le temps de l'écouter suite à la lecture de cet article, or, j'aimerais bien que l'on m'explique ce que ç'a de si original ou en quoi le mixage serait si intéressant. Ce qui agace dans cette histoire ça n'est même pas Billie Eilish ni son frère, et encore moins leur musique (les goûts et les couleurs, tout ça tout ça), mais la propagande faite autour nous les présentant comme une quasi-révolution musicale.

[ Dernière édition du message le 06/02/2026 à 14:39:19 ]

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Citation de Will Zégal :
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Hors sujet :
Gam : le mot bourges, c'était pour les Daft. Je n'ai pas dit que Billie Eilish était une fille de bourges. ça ne sont pas non plus des prolos qui ont tout fait tout seuls dans leurs chambre et ont rencontré magiquement un succès international avec ça juste avec leur talent. Le mensonge est là.


C'est une famille modeste, rien de plus
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Le rêve américain comme Eminem

Beat Thang iz Dead 

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Citation de Will Zégal :
J'ai cité plus haut Little Richard. Voilà bien un exemple de musique pas folichonne d'un point de vue richesse harmonique ou mélodique, mais son intérêt est ailleurs et ne se dément pas, toute marquée d'une époque qu'elle puisse être. Et le fait qu'elle signe une époque précise contribue même à son intérêt.
En revanche, je ne vois pas en quoi la composition elle-même n'ancre pas un titre dans une époque.

Je ne nie pas que l’écriture elle-même date une musique. Mon point était plutôt que lorsque l’originalité se concentre presque uniquement sur le son, sans contrepartie mélodique ou harmonique, la longévité musicale est plus fragile.
Concernant Little Richard, sa musique a une importance historique évidente, notamment parce qu’elle était pionnière dans un genre encore inédit. Mais elle suscite aujourd’hui davantage un intérêt patrimonial que musical. À l’inverse, les Beatles continuent de faire l’objet d’analyses, d’arrangements et de reprises, y compris chez des générations qui ne les ont pas connus, parce que leurs chansons s’appuient sur une écriture suffisamment solide pour dépasser les effets de production propres à leur époque.
118
Citation :
À l’inverse, ce qui confère une véritable longévité à une chanson, c’est son ossature mélodico-harmonique, et non son sound design


le sound design est l'empreinte d'une époque , je suis d'accord la dessus ...

je suis persuadé que les chansons de BE en acoustique chanté par elle fonctionnerait aussi ( pourquoi pas avec une grille un peu plus étoffée),
elle ferait surement passer une émotion et une fraicheur ! :clin:

[ Dernière édition du message le 06/02/2026 à 17:21:53 ]

119
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Hors sujet :
Citation :
Concernant Little Richard, sa musique a une importance historique évidente, notamment parce qu’elle était pionnière dans un genre encore inédit. Mais elle suscite aujourd’hui davantage un intérêt patrimonial que musical.

C'est une opinion. Pas la mienne. Quand je mets du Little Richard, je ne visite pas un musée : je prends l'énergie (et le son) dans la face et je danse. Et visiblement, je ne suis pas le seul.
Si je prends en considération ce que tu dis ensuite, peut-être que la musique de Little Richard ne justifie pas ou plus l'intérêt d'études, mais ça n'est pas pour moi ce qui définit de la musique.
Quant aux reprises... je pense qu'elle n'en manque pas.
Alors oui, l'oeuvre des Beatles est sans doute plus féconde, plus diverse et plus riche, mais je ne vois pas en quoi ça contredit mon propos. Et l'œuvre des Beatles est elle aussi inscrite dans son époque.
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Sans little richard ou Chuck Berry, pas de Beatles ni stones, c'est eux qui le disent

Beat Thang iz Dead 

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Citation de loliatmusic38 :
Citation :
D’ailleurs si on regarde le boulot de kinelski, c’est pas génial outre Billie eilish, c’est pas une pointe du mix qui a un truc exceptionnel ou unique. Il fait le taff, mais c’est tout.


Le gars est juste reconnu par toute la profession, des expériences de fou, mais il fait juste le taf 😂


Jamais entendu aucun autre mixeur citer kinelski ou reconnaître particulièrement ses compétences, ni quelqu’un souhaitant faire appel à ses services.

sa « reconnaissance » vient majoritairement des Grammy pour billlie eilish. Même dans ses interventions sur mix the master, il n’a pas grand chose à raconter et n’a pas fait grand chose. Ça a plutôt l’air d’être un plan B que le go to dans le milieu, quand tu regardes la discographie en détail.

Outre un fan absolu de Billie ellish qui n’a pas compris grand chose à son apport, je ne vois pas qui ferait appel à kinelski vu la concurrence de folie à l’œuvre en 2026.

122
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Hors sujet :
Je suis entièrement d'accord avec Will Zégal : la musique, la plupart des gens qui l'écoutent, ne l'analysent pas en termes de théorie musicale. Ils aiment ou non, et s'ils aiment vraiment très fort ils aimeront jusqu'à la fin de leur vie. Sans savoir si c'est Do majeur, septième diminuée ou je ne sais quoi d'autre. L'analyse musicale de ce niveau n'est pas accessible au commun des mortels il faut bien le dire.
Je comprends qu'on puisse déplorer cette forme de misère harmonique, mais les musiques simples ont toujours existé et ça fait partie de la musique populaire. L'art comporte son lot d'indigences, il faut être tolérant. Ce n'est que de la musique, tout le monde y a droit et tout le monde y a accès d'une manière ou d'une autre.

Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?

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C'est un peu le discours du gars à la vidéo, les Beatles ont fait une musique dite "populaire" au bon sens du terme. Les gens apprécient (ou pas ) pour le plaisir d'écouter, et des musicologues peuvent vous l'expliquer par des théories musicales. Il y en a pour tout le monde. Il en est de même pour la peinture ou le cinéma....c'est ce que l'on pourrait appelé des oeuvres d'art ou des chef-d'oeuvres, de l'art tout simplement.
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https://www.youtube.com/watch?v=Yi0VnoVh3Kw

Citation :
la musique, la plupart des gens qui l'écoutent, ne l'analysent pas en termes de théorie musicale


ils n'ont pas le jargon mais ils analysent, c'est même ce procédé qui leur permet d'y trouver du plaisir.

et je met un lien non pas pour aborder la question de l'atonalisme, mais car il met en évidence le fait que l'auditoire, même dépourvu de connaissances en solfège, analyse, juge et discrimine bien évidement ce qu'il écoute avant même d'aimer ou pas.

l'experience est ici interessante car elle purge l'aspect conformiste et le suivisme qui entre dans l'appréciation par la masse de telle ou telle oeuvre pop produite et promue de manière industrielle et hyper rationnalisée.

elle met en évidence que le sentiment , la sensation ne sort pas de nul part elle est en 1er lieu le fruit d'une reflexion plus ou moins consciente de ce qui est perçu (et sans l'artifice du fait social).

Guerreau met juste des mots sur cela, car sa maitrise du jargonnage (le sofège) le lui permet.
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Citation de Snowfall :
C'est d'ailleurs marrant de voir des messages s'offusquer d'un supposé manque d'ouverture d'esprit, alors même que l'article d'AF est en plein dedans, à base de "Billie Eilish c'est mieux que la pop actuelle ; c'est subtil, c'est intimiste".


Ce qui est donc marrant, voir absurde, c'est de t'entendre pointer la crédulité des gens qui croient au narratif de Billie Eilish tout en attribuant, dans le même temps, à l'auteur de l'article des propos qu'il n'a pas tenu et donc inventer tout un narratif que tu vas ensuite critiquer...
Cites-nous un seul passage de l'article où l'auteur dit explicitement "c'est mieux".
Il dit "c'est différent", il est très enthousiaste parce que selon lui cela apporte de la nouveauté, mais il ne dit pas que c'est mieux.

Et je ne vois pas le rapport avec l'ouverture d'esprit, sauf si pointer du doigt des gens qui inventent des propos ou des faits qui n'existent pas c'est de l'intolérance... Ce qui ferai un deuxième non-sens.

Je suis par contre plus intéressé par les sources qui démontrent la part de fiction et de réalité qu'il y a dans ce fameux narratif, comme je peux le lire dans de nombreux commentaires. Parce qu'à part des opinions et des extrapolations sur des détails plus ou moins insignifiants, comme l'implication réelle ou fantasmée de papa et maman par exemple, on n'avance pas beaucoup.