Devenir membre
Devenir Membre

ou
Continuer avec Google
Connexion
Se connecter

ou
Se connecter avec Google
test
DJ Automate

Test du Magix Digital DJ

Agrandir
Ajouter ce produit à
  • Mon ancien matos
  • Mon matos actuel
  • Mon futur matos
Magix Digital DJ
Photos
1/9
Magix Digital DJ

Interface audionumérique DJ de la marque Magix .

Prix public : 49 € TTC

On a vu apparaître ces dernières années une multitude de logiciels destinés à transformer votre ordinateur en machine à mixer ses morceaux favoris. Digital DJ fait partie de ceux-là, et se base sur votre collection afin de permettre aux « Bob Sinclar » en puissance de faire danser pépé, mémé, tonton, tata, et les cousines jusqu’au bout de la nuit.

On trouve évidem­ment beau­coup de logi­ciels de ce type chez la concur­rence : Trak­tor, Serato, Virtual DJ, MixVibes Cross, Disco­ver DJ. Magix Digi­tal DJ est un des moins chers, si l’on ne compte pas tous les autres free­wares du domaine qu’il serait trop long d’énu­mé­rer ici.

 

Allons donc voir s’il a tout d’un grand…

 

Décou­verte du logi­ciel

 

Côté instal­la­tion, aucune diffi­culté à déplo­rer, en quelques minutes mon mac était prêt à décou­vrir Digi­talDJ.

En premier lieu, il n’est pas évident de savoir de quelle version nous dispo­sons : Le bouton « HELP » + « About » nous indique une version V1.0 alors que l’in­for­ma­tion du bouton SETUP nous donne une V1.7 LE. V1.0 qui serait la version recus­to­mi­sée par Magix, et V1 .7 la version de Decka­dance origi­nale : pas clair !

 

D’ailleurs, après avoir enre­gis­tré le produit sur le site de Magix :  impos­sible de trou­ver les télé­char­ge­ments liés au logi­ciel, il n’est même pas réfé­rencé dans la liste. Proba­ble­ment un produit encore jeune. Mais en allant direc­te­ment sur le site de Decka­dance, on s’aperçoit qu’il y a deux versions : House (à 99$) et Club (à 179$).

 

J’en conclus que Digi­tal DJ est une version « light » de Decka­dance reven­due par Magix à 39,99€. Je n’ai pas réussi à trou­ver le moyen d’up­gra­der ma version vers Decka­dance House ou Club : impos­sible depuis le site de Magix, ni même depuis le site de Decka­dance, pour­tant en lisant la doc on aurait dit que c’était possi­ble… j’étais proba­ble­ment mal réveillé. Si certains d’entre vous trouvent, faites-moi signe…

Globa­le­ment l’in­ter­face est esthé­tique­ment sympa, de couleur noire, mais assez brouillonne au premier abord. Les menus « Apple » ne sont pas du tout utili­sés, toutes les fonc­tions sont direc­te­ment acces­sibles à partir des boutons de l’in­ter­face : cela donne un petit côté « déve­loppé sur un coin de table », mais sans les bugs : je n’en ai pas trouvé de flagrant.

 

Para­mé­trage

En cliquant sur le bouton « Setup » au milieu de l’in­ter­face vous accé­dez aux confi­gu­ra­tions du logi­ciel : choix de la langue, dossiers de recherche des fichiers audio, chemin de la biblio­thèque iTunes. D’autres para­mètres sont propo­sés comme :

 

 

l’ac­ti­va­tion des entrées/sorties des cartes son externes, le verrouillage de la platine en cours de lecture (pour éviter une mauvaise mani­pu­la­tion qui coupe­rait le morceau en cours), l’ac­ti­va­tion des couleurs spec­trales de la piste : en rouge les basses, en vert les médiums et en bleu les hautes fréquences, la désac­ti­va­tion de certaines fonc­tions pour allé­ger les petits proces­seurs.

 

Il n’est à priori pas possible avec cette version de bran­cher un contrô­leur USB externe de type Numark Omni Control ou autres… Dommage.

 

En cliquant sur le bouton « Audio » en haut de l’in­ter­face vous accé­dez aux para­mé­trages du routage des canaux audio de vos cartes son. Comme beau­coup de logi­ciels de la concur­rence, vous ne pour­rez utili­ser qu’une seule carte son à la fois. Il faudra donc utili­ser une carte son multi-entrées / sorties si l’on veut béné­fi­cier de l’en­semble des capa­ci­tés du Logi­ciel (à minima 2 sorties stéréo pour Le Master et le Casque).

 

Ca fait toujours un peu mal la première fois…

 

Au premier lance­ment, Digi­tal DJ vous propose d’ana­ly­ser l’en­semble des morceaux du dossier Musique. Je lance l’opé­ra­tion à 22h34, elle ne finira que le lende­main matin à 11h15 pour analy­ser 8 000 morceaux. Nous n’au­rons à le faire qu’une seule fois c’est donc suppor­table, mais c’est quand même très long : presque 13h de calcul ! Le logi­ciel n’uti­lise d’ailleurs pas du tout le multi­coeur pour opti­mi­ser le trai­te­ment… Cette analyse permet­tra de calcu­ler préci­sé­ment le BPM (Batte­ment Par Minute) de chaque morceau et d’uti­li­ser  la fonc­tion « Mufin Recom­men­da­tion » que nous détaille­rons plus loin.

 

Cette analyse pourra être complé­tée avec tous les nouveaux morceaux que vous rajou­te­rez au fur et à mesure en cliquant sur le bouton « Analyse » (atten­tion ne pas oublier de déco­cher « auto­ri­ser une nouvelle analyse des chan­sons » sinon c’est reparti pour 13 heures !).

 

Une mauvaise surprise, j’avais en tout 10 000 morceaux dans ma biblio­thèque et il en manque donc 2000 : après quelques recherches, ce sont tous les morceaux ache­tés ou impor­tés dans iTunes en M4A. Argh, il manque tous mes MP4 non recon­nus !  Ça, c’est un très gros point noir, il nous sera juste possible de les pré-écou­ter au casque, mais pas de les jouer : extrê­me­ment surpre­nant !

 

Section de pilo­tage des pistes

 

 

 

De façon rela­ti­ve­ment stan­dard dans des logi­ciels de ce type nous retrou­vons : Play/pause, avance et retour rapides (d’un temps ou d’une mesure), ce qu’il faut pour faire des boucles, la pré-écoute au casque, le réglage du BPM à la main et une fonc­tion de synchro­ni­sa­tion du BPM et calage du Beat avec la piste voisine. Nous trou­vons entre les deux pistes le fader permet­tant de passer d’une piste à l’autre tout en douceur.

 

Les petits plus : 4 points CUE très faciles à utili­ser, clic droit pour fixer chaque point cue en live et clic gauche pour y aller instan­ta­né­ment (on y accède aussi via le clavier : 1,2,3,4 pour la piste A et 5,6,7,8 pour la piste B), une fonc­tion de réglage du gain auto­ma­tique pour compen­ser les écarts de volume entre les morceaux succes­sifs et enfin, une fonc­tion de fader auto­ma­tique.

 

Section « Biblio­thèque »

 

 

 

La moitié de l’écran (à droite) est utili­sée par l’ex­plo­ra­teur de fichiers, qui, après avoir été para­mé­tré en indiquant le réper­toire de base, vous permet de navi­guer de manière fluide dans l’ar­bo­res­cence. La « trop petite » flèche permet de remon­ter dans les dossiers, il faudra avoir du doigté les amis…

 

Le double clic sur n’im­porte quel titre permet une pré-écoute au casque sans avoir à le char­ger dans les pistes de lecture : très simple, un petit pop up appa­raît avec le titre de la chan­son, l’ar­tiste, l’al­bum et la possi­bi­lité de faire défi­ler en un clic le morceau à n’im­porte quel endroit. Il vous suffira ensuite de glis­ser vos morceaux dans la section Play­list afin de prépa­rer votre pres­ta­tion.

 

Les fonc­tions avan­cées de la « Play­list »

 

Je ne m’at­tar­de­rai ici que sur les fonc­tions avan­cées de la play­list, qui est par ailleurs bien pensée avec des tris par colonne et un module de recherche. Chaque morceau chargé dans une des pistes se verra coché dans la play­list pour vous rappe­ler que vous l’avez déjà joué.

 

« Mufin Recom­men­da­tion »

 

Cette fonc­tion permet de vous suggé­rer des morceaux que vous pour­riez « mixer » avec le morceau en cours sur la base de l’ana­lyse non seule­ment du BPM, mais aussi de la simi­li­tude du signal.

Bon aller on essaie pour voir ? Sur le papier ça donne plutôt envie : Prince Musi­co­logy en lecture (102 BPM), il me sort 9 morceaux de 89 à 117 BPM : entre autres Brit­ney Spears / Boys, Naughty by Nature / O.P.P, Michel Portal / Minnea­po­lis. En terme de « sono­rité » c’est vrai que c’est pas mal vu, les sons s’ac­cordent pas mal….

Après, les morceaux ne sont pas tous évidents à mixer entre eux, mais heureu­se­ment qu’il reste un choix au DJ sinon c’est la fin : à quoi servi­rions-nous ?

 

 

« La mort du DJ »

 

 

Et bien si, en fait, vous allez pouvoir passer la soirée à vous agiter en faisant semblant de mixer derrière les platines comme « David Guetta ».
En effet plusieurs fonc­tions auto­ma­tisent à 100% votre travail :

 

« Auto­mix » : Permet d’en­chaî­ner les morceaux de la play­list (dans l’ordre prédé­fini ou en mode aléa­toire), vous pouvez choi­sir la durée du Fade entre 15 et  90s

 

« Bass-X Fade » permet de réali­ser un Fade-In / Fade-Out sur l’éga­li­seur des basses afin de réali­ser des mixes quasi parfaits : c’est très effi­cace, diffi­cile de faire aussi bien à la main : Fade des pistes et Fade des basses en même temps.

 

« DJ-Style » vous permet de régler un tempo global et l’en­semble des morceaux se calent par rapport à ce tempo, vous pouvez en live augmen­ter ou dimi­nuer ce « master Tempo » avec les touches +/- ou avec un bouton TAP qui vous permet de cliquer du doigt au rythme souhaité.

Globa­le­ment toutes ces fonc­tions auto­ma­ti­sées marchent bien, c’est parfois même bluf­fant.

 

Section « Control » et iTunes

Deux galettes vinyle virtuelles tournent à l’écran, et permettent de faire du « scratch avec la souris », pas très réac­tif, mais effet sympa quand même.

 

Un micro Sampler est dispo­nible dans cette section. Diffi­cile de faire plus simple : un bouton pour enre­gis­trer et un bouton pour rejouer. Bien pensé et très sympa à utili­ser.

 

Tous les contrôles de volumes globaux sont là : Master, Moni­tor, et même choix de la Courbe de Cross fader (pas force­ment linéaire).

L’en­semble de l’in­ter­face iTunes est inté­grée au logi­ciel avec possi­bi­lité d’ac­cé­der à toutes les play­lists. Cepen­dant avec l’ab­sence des fichiers M4A, l’in­té­rêt est extrê­me­ment limité. L’en­semble des fichiers est acces­sible via la biblio­thèque et à part l’ac­cès à vos play­lists favo­rites, la section iTunes n’ap­porte pas beau­coup plus.

 

Les Effets

 

Nous dispo­sons dans l’in­ter­face d’une gestion complète de 7 effets par piste acti­vables un par un de façon exclu­sive : passe-bas, passe-haut, passe-bande, natch, peigne, phaser, écho et réduc­tion de débit binaire. Le para­mé­trage des effets se fait au travers d’un cadran « magique » dans lequel on déplace la souris, ce qui permet de tortu­rer le son de manière très intui­tive. Super à utili­ser.

Évidem­ment, l’in­va­riable égali­seur 3 bandes que nous ne présen­tons plus est bien présent sur chaque piste.

 

Huit samplers avec chacun 8 samples déjà préen­re­gis­trés, soit 64 samples diffé­rents au total, large­ment de quoi s’amu­ser, chacun des 8 samplers est indé­pen­dant et peut être synchro­nisé sur l’une ou l’autre piste. Il n’est a priori pas possible de char­ger ses propres samples, mais au moins c’est simple et effi­cace. On peut rester des heures à jouer avec ce truc là…

 

La section reloo­per permet de mettre en œuvre un autre type d’ef­fet qui consiste à réar­ran­ger l’échan­tillon situé dans le tampon de lecture de la piste sélec­tion­née. Diffi­cile à expliquer plus préci­sé­ment, mais le résul­tat est bon. Vous aurez le choix entre 6 patterns diffé­rents, qui pour­ront s’as­so­cier à 4 filtres complé­men­taires : Wah Wah, Pano­ra­mic, Ring Modu­la­tor et Track Coder. Dans cette version il n’est pas possible d’édi­ter les patterns du Reloo­per.

 

Conclu­sion

39,99 € pour ce logi­ciel, la cible est évidem­ment le DJ amateur qui mixe occa­sion­nel­le­ment pour sa famille ou ses amis. Le fait qu’il ne soit pas possible de raccor­der des contrô­leurs USB externes condamne vrai­ment toute velléité de Magix à pouvoir s’adres­ser à un public plus « profes­sion­nel ». Tout sera donc piloté à la souris ou au clavier. Cepen­dant, pour ce prix-là les amateurs de DJing profi­te­ront d’ef­fets et de fonc­tion­na­li­tés avan­cées que l’on aura du mal à retrou­ver chez la concur­rence.

 

Nous avons donc là un logi­ciel éton­nant et dérou­tant. D’un certain côté, nous avons vrai­ment une impres­sion de produit mal fini : repa­cka­ging du logi­ciel Decka­dance peu clair, upgrades et mises à jour impos­sibles, inter­face pas évidente, pas de gestion des MP4, etc. Mais d’un autre côté, pour ce prix là on arrive vrai­ment à mixer avec des fonc­tions et des effets très effi­caces comme le Sampler ou l’au­to­ma­ti­sa­tion totale du mix qui m’a parfois bluf­fée.

Un logi­ciel qui vaut donc le détour, mais dont il faudra guet­ter les prochaines versions qui seront certai­ne­ment plus abou­ties en corri­geant peut-être ces défauts de jeunesse.

 

Points forts
  • Le prix (39,99 €)
  • 4 points Cue
  • Gains et faders automatiques
  • Mufin recommendations
  • Pré-écoute des morceaux sans les charger dans la piste
  • Automatisation du mix : Automix, Bass-X Fade, DJ-Style
  • Effets : Cadran magique, Micro Sampler, Relooper, Sampler
Points faibles
  • Pas de gestion des .M4A
  • Pas de gestion de plusieurs cartes son
  • Pas de reconnaissance des contrôleurs USB externes
  • Interface un peu brouillonne
  • Repackaging « light » d’un autre soft « deckadance » : Mise à jour, upgrade.

Vous souhaitez réagir à cet article ?

Se connecter
Devenir membre
cookies
Nous utilisons les cookies !

Oui, Audiofanzine utilise des cookies. Et comme la dernière chose que nous voudrions serait de perturber votre alimentation avec des choses trop grasses ou trop sucrées, sachez que ces derniers sont fait maison avec des produits frais, bio, équitables et dans des justes proportions nutritives.
Ce que cela veut dire, c’est que les infos que nous y stockons ne visent qu’à simplifier votre usage du site comme à améliorer votre expérience sur nos pages (en savoir plus).

Nous tenons à préciser qu’Audiofanzine n’a pas attendu qu’une loi nous y oblige pour respecter la vie privée de nos membres et visiteurs. Les cookies que nous utilisons ont en commun leur unique objectif qui est d’améliorer votre expérience utilisateur.

Tous nos cookies
Cookies non soumis à consentement
Il s'agit de cookies qui garantissent le bon fonctionnement du site Audiofanzine. Le site Web ne peut pas fonctionner correctement sans ces cookies. Exemples : cookies vous permettant de rester connecté de page en page ou de personnaliser votre utilisation du site (mode sombre ou filtres).
Google Analytics
Nous utilisons Google Analytics afin de mieux comprendre l’utilisation que nos visiteurs font de notre site pour tenter de l’améliorer.
Publicités
Ces informations nous permettent de vous afficher des publicités qui vous concernent grâce auxquelles Audiofanzine est financé. En décochant cette case vous aurez toujours des publicités mais elles risquent d’être moins intéressantes :) Nous utilisons Google Ad Manager pour diffuser une partie des publicités, des mécanismes intégrés à notre CMS pour le reste.

Nous tenons à préciser qu’Audiofanzine n’a pas attendu qu’une loi nous y oblige pour respecter la vie privée de nos membres et visiteurs. Les cookies que nous utilisons ont en commun leur unique objectif qui est d’améliorer votre expérience utilisateur.

Tous nos cookies
Cookies non soumis à consentement

Il s’agit de cookies qui garantissent le bon fonctionnement du site Audiofanzine. Le site Web ne peut pas fonctionner correctement sans ces cookies. Exemples : cookies vous permettant de rester connecté de page en page ou de personnaliser votre utilisation du site (mode sombre ou filtres).

Google Analytics

Nous utilisons Google Analytics afin de mieux comprendre l’utilisation que nos visiteurs font de notre site pour tenter de l’améliorer. Lorsque ce paramètre est activé, aucune information personnelle n’est envoyé à Google et les adresses IP sont anonymisées.

Publicités

Ces informations nous permettent de vous afficher des publicités qui vous concernent grâce auxquelles Audiofanzine est financé. En décochant cette case vous aurez toujours des publicités mais elles risquent d’être moins intéressantes :) Nous utilisons Google Ad Manager pour diffuser une partie des publicités, des mécanismes intégrés à notre CMS pour le reste.


Vous pouvez trouver plus de détails sur la proctection des données dans la politique de confidentialité.
Vous trouverez également des informations sur la manière dont Google utilise les données à caractère personnel en suivant ce lien.