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le Pub inclassable

Qu'est ce qui vous fait plaisir automatiquement?

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Qu'est ce qui vous fait plaisir automatiquement?
En opposition au "Qu'est ce qui vous agace automatiquement?"... et en esperant ke ca a pas été deja fait... sinon je l'efface direct (>j'suis droit moi!)


je commence ?

- trouver un riff qui sonne térrible
- une jolie demoiselle qui te fait un sourire ds le métro...
- se faire une bonne déspé losrk'il fait bien chaud...
- se réveiller à coté de celle (celui) k'on aime
- être vendredi soir

voilou
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Hors sujet :
c'est ce que je faisais aussi jusqu'à maintenant, mais là mon état s'est bien aggravé (confirmé par l'IRM) et les opiacés ne soulageaient rien.
Je n'ai plus d'autre choix que de me faire opérer. (+ le fait que je ne peux pas rester éternellement sous morphine et celui qu'à trop attendre, le nerf peut garder en mémoire la douleur même si opéré... )

On m'appelle aussi Dieu le père. (Dans un célèbre clip AFien uniquement !)

Pour toute proposition de rôle, voir avec mon agent : darinze.

Citation de Soot_and_Stars (voir le message) :
Tiens Al Ouest


Morphine, Cure for Pain.


Mais comme il manque lui. Et eux en fait.

Je les écoute régulièrement

Putain, 24 ans que je traine sur AF : tout ce temps où j'aurais pu faire de la musique !  :-( :-)

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1 réaction
  • Soot_and_Stars
Un article sympathique que je souhaite vous partager , signé par Didier WAMPAS dans le numéro de Juillet du Monde Diplomatique :

https://www.monde-diplomatique.fr/2026/07/WAMPAS/69729
La rédaction du « Diplo » m’a proposé d’écrire sur les Wampas. « Les inventeurs du rock’n’roll », m’ont-ils flatté. Alors voilà. Je m’appelle Didier, je suis un punk ouvrier. Enfin un punk ouvrier retraité, dans le Sud, la belle vie. J’avais tous mes trimestres à la RATP. À 50 ans, je suis parti. Mais je continue à tourner avec les Wampas. →

"The music business is a cruel and shallow money trench, a long plastic hallway where thieves and pimps run free, and good men die like dogs..............There's also a negative side."

Dommage, faut un abo et j'ai arrêté le Diplo faute de temps pour le lire. Et j'ai déjà beaucoup d'abonnements.
La rédaction du « Diplo » m’a proposé d’écrire sur les Wampas. « Les inventeurs du rock’n’roll », m’ont-ils flatté. Alors voilà.

Je m’appelle Didier, je suis un punk ouvrier. Enfin un punk ouvrier retraité, dans le Sud, la belle vie. J’avais tous mes trimestres à la RATP (1). À 50 ans, je suis parti. Mais je continue à tourner avec les Wampas. On a donné notre premier concert en 1983 dans le 13e à Paris, le suivant la même année à la Fête de L’Huma. Les Cafards nous avaient rappliqués, au stand de Pierrefitte. Mes parents n’étaient pas là. Pourtant, c’était des communistes de Villeneuve-la-Garenne, des gens bien, lui réparait des ascenseurs, elle faisait des ménages.

C’est mon père qui a écrit à la RATP pour me faire embaucher comme électricien, en 1984. J’avais 22 ans, je travaillais à l’usine Labinal à Saint-Ouen, de la mécanique de précision. Il fallait se lever à 6 heures le matin, prendre un bus de banlieue. Je me mettais en arrêt maladie une semaine par mois. La RATP m’a sauvé. Les premières années, bien sûr, c’était encore assez dur. Je ne connaissais rien en électricité. J’étais même vraiment très mauvais. Il y avait pas mal d’anciens de l’Algérie, un peu fachos. On était aux trois-huit…

Mais j’ai toujours essayé d’en foutre le moins possible. Aujourd’hui on nous bassine avec la dignité du travail ouvrier, sans doute parce que la classe ouvrière fait moins peur que du temps de Georges Marchais. Mais on n’est pas obligé d’aimer son boulot. La plupart des éboueurs préféreraient faire autre chose. Et il y en a plein comme ça. Tu te contentes du minimum pour que ça marche à peu près. Nous, les gens venaient prendre le métro le matin, il fallait faire en sorte qu’il y ait de l’électricité.

Ce que j’aimais, c’était l’ambiance. On se baladait en voiture toute la journée, ou la nuit, pour vérifier les problèmes de tension ici ou là sur le réseau. Dans la voiture, on chantait du Michel Sardou, Les Villes de solitude, avec mon collègue ch’ti. Roy votait Front national, mais c’est le mec le plus gentil que j’aie connu. Il était comme moi, pas très compétent. Une nuit il a planté notre camion dans le tunnel sous la Défense. Peut-être bien qu’il était saoul. Quelle rigolade. Dommage qu’il soit mort juste quelques années plus tard, sans pouvoir profiter de sa retraite.

Dans les années 1980, je n’étais pas le seul punk à bosser à côté. Chez les Bérurier noir, Fanfan travaillait comme manutentionnaire au sous-sol du BHV, Loran était animateur dans un centre de loisirs à Torcy. Il paraîtrait que Vérole, le chanteur des Cadavres, faisait directeur des ressources humaines, peut-être bien chez Yoplait. À cause des Allemands, on ne peut plus dire que le travail c’est la liberté. Mais bon, quand même, avoir un emploi à la RATP pour moi ça aura été une sorte de liberté. Je n’avais pas à me préoccuper de passer à la radio ni des cachets. Quand je bossais le matin, il fallait seulement que je permute pour être d’après-midi le lendemain si j’avais joué la veille…

Sans doute que la société devrait évoluer comme ça. Chacun aurait un boulot à la cool pour faire autre chose, à côté. Moi j’ai fait du rock, et je continue, parce que c’est la liberté à tous les niveaux. Quelle joie le rock’n’roll, chanter « yéyéyé », chanter « shalala », chanter n’importe quoi. Je compose, j’écris, et j’ai, disons, entre 15 et 20 ans. La plupart du temps, écrire me ramène à la jeunesse, voire à l’enfance, comme Charles Trenet. Et cette jeunesse qu’on a eue… Enfin, surtout à partir du moment où le punk a débarqué.

Ma première émotion musicale, gamin, ça avait été Qui saura, de Mike Brant. Puis j’ai écouté Claude François et Johnny, les Rubettes et Bowie, chaque soir le hit-parade sur Europe n°1. Je lisais Podium, Salut les copains. Une fois, je me souviens d’avoir acheté un numéro de Rock & Folk mais, à 12 ans, j’ai eu comme l’impression de lire Le Monde diplomatique. Je ne m’y suis remis qu’à partir de l’été 1977, à la lecture de Best aussi. C’est là que j’ai eu la révélation, quand j’ai découvert plein de nouveaux noms grâce à la radio anglaise que je pouvais écouter en vacances en Bretagne, dans la ferme des grands-parents : Sex Pistols, Ramones, Clash.

Je deviens punk et c’est comme ça qu’enfin je me fais des amis. On n’est pas beaucoup à l’époque. Quand on se croise au lycée, dans la rue, il suffit d’un badge, d’un tee-shirt, on sympathise, on forme des bandes. Plus tard des groupes. Les Wampas se sont montés comme ça. On a manqué s’appeler les Gros Dégueulasses. Mais Reiser nous avait autant marqués que les BD de Pif Gadget. Alors on s’est souvenus de la tribu des hommes Wampas dans Rahan, fils des âges farouches. Rahan me faisait rêver. D’ailleurs, comme lui, chaque matin, je fais tourner mon coutelas puis je vais là où il indique. Le micro, par contre, ça s’est joué autrement : le chanteur, c’est le plus mauvais dans le groupe, c’est toujours celui qui ne sait rien faire ; et donc c’est tombé sur moi.

Nous et les autres groupes alternatifs, au début, on a joué dans des bars comme le Jimmy rue de Bagnolet ou des squats, aux Cascades, à Pali-Kao. Un petit nombre de personnes qui se réunissait dans de petits endroits… Tout se passait entre Belleville et Ménilmontant. Ces coins de Paris étaient alors très différents de maintenant : à perte de vue des terrains vagues, dans des taudis des chibanis, et toute une faune de marginaux, des autonomes, des skins, pas mal de toxicos. C’était la grande époque de l’héroïne. En même temps, il y a plein de fantasmes. Quand je relis des livres sur cette période, souvent c’est romancé. Tout le monde fait un peu son malin alors qu’en vrai on était juste des petits cons qui buvaient de la bière et jouaient du rock.

Quand notre premier 45 tours sort en 1985, je me souviens, j’étais dans mon train de banlieue pour rentrer chez moi, le disque en mains et je me suis dit : « Je peux mourir aujourd’hui. » Best a même fait une chronique, très enthousiaste sur Ma p’tite amie est nazie (mon premier texte), dans laquelle ils écrivaient que c’était la meilleure chanson depuis Tu peins ton visage, des Chats sauvages. « Ma p’tite amie est nazie / Que va dire ma maman ? / Ma p’tite amie est nazie / Je n’y peux rien / Je l’aime tant. » J’étais super fier car j’adore cette chanson. J’aurais pu arrêter là. Pour moi c’est le summum de ma carrière, tout le reste c’est du bonus.

Jusqu’à la séparation des Bérus et le décollage de la Mano Negra, les deux en 1989, ça a été le temps de l’innocence pour notre punk, et pour moi celui du bonheur. Je n’ai jamais partagé la noirceur que disaient leurs noms de groupe, l’anarchisme sentencieux. Les paroles de Joe Strummer font tellement pitié quand tu réécoutes les Clash… Ce n’était ni ma ligne ni mon monde. Je venais d’ailleurs et j’étais heureux d’être là. Tellement heureux que je n’ai jamais arrêté. Même après le suicide de Marc Police en 1991, mon ami, notre guitariste, le meilleur de tous.

C’est seulement depuis ce moment-là que je mène le groupe, que je me mets en avant dans les concerts. On en a donné un peu partout, dans de grands festivals, on a rempli trois fois l’Olympia — l’une d’elles, Patrick Juvet a repris Où sont les femmes ? avec nous. Mais, forcément, je préfère les salles de la banlieue parisienne, la Laiterie à Strasbourg, le Bikini à Toulouse, la Vapeur à Dijon, quand je n’ai pas à franchir des barrières et une armée de vigiles pour slamer.

Alors, aux Vieilles Charrues, plutôt que de penser aux trente mille personnes, je joue pour les trois, quatre punks qui pogotent au premier rang. Et je trouve toujours des chaises pour surfer sur la foule. Le mieux, évidemment, c’est quand tu gagnes un autre public, ceux qui jusque-là s’en tapaient des Wampas. Comme quand on joue à la fête de la moule ou, dans la Creuse, pour les ex-GM & S qui défendent leurs emplois.

Mais, vraiment, même si, avec les années, je me suis mis à écouter Springsteen — ses textes me font penser aux romans les plus noirs de Simenon —, je ne vois pas le rock comme une musique contestataire. Et si j’essaie de ne pas me prendre au sérieux, je ne fais pas non plus du rock rigolo, ou festif. Le mien est absurde, surréaliste. Souvent je note une phrase, je veux la placer et puis c’est tout. Par exemple, « Nevers était si bleue / Et le soleil brillait / Et toi qui souriais / Et moi qui hésitais. »

J’aimais beaucoup Jean-Luc Le Ténia, qui lui aussi pratiquait une forme d’écriture automatique, spontanée. On avait d’ailleurs repris un de ses titres et, sur notre dernier album, la chanson Jean-Luc lui rend hommage. C’était vraiment le meilleur chanteur français du monde, malgré sa fin un peu en vrille avec son titre Enfonce-toi ta burqa dans le cul (2010). Mais bon il n’allait pas très bien. L’année d’après, il s’est suicidé. Il avait déjà essayé de se foutre en l’air avec sa voiture sauf que, comme c’était Jean-Luc, il s’était raté… Reste qu’il aura fait un truc unique dans l’histoire de l’art. Un mois avant qu’il parte, il a quand même sorti une chanson qui annonce sa mort, Jean-Luc est mort, avec une vidéo tournée dans la cathédrale du Mans.

J’avoue, le mysticisme me parle. Je me suis toujours intéressé à la spiritualité. Je lis la Bible depuis longtemps. Clairement, je préfère chanter l’amour et la réconciliation que la souffrance, le mal-être ou la frustration. Je crois au rock de la joie. L’écrivain François Bégaudeau dit des trucs assez justes là-dessus, et pas seulement dans le livret des Wampas sont la preuve que Dieu existe (2008). Il me fait marrer Bégaudeau, j’aimais bien son groupe, Zabriskie Point. Même si avec les paroles d’une de leurs chansons, j’aurais pu faire trois albums. Les Wampas, c’mon everybody, c’est juste du rock’n’roll !

Didier Wampas


Chanteur des Wampas. Dernier album paru : Où va nous ? (2026).
(1) La régie autonome des transports parisiens exploite la majeure partie du réseau de métro et de bus en Île-de-France.

"The music business is a cruel and shallow money trench, a long plastic hallway where thieves and pimps run free, and good men die like dogs..............There's also a negative side."

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