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Test du L.R. Baggs M80 - M1 aux hormones

Après l'ouverture de son entreprise en 1975 et la sortie en 2005 de son premier micro magnétique M1 pour guitares acoustiques, L.R Baggs n'a cessé de nous épater et de se perfectionner au fil des années. Raflant les prix pour ses innovations, équipant les plus grandes firmes telles que Gibson, Takamine ou Larrivée ainsi que des artistes comme Coldplay, David Gilmour, Tom Petty et j'en passe, la marque est de retour pour nous présenter son nouveau bébé : le M80.

L.R. Baggs M80

Tout comme son prédé­ces­seur le M1, le M80 est doté du système T.D.T (Tech­no­lo­gie Dyna­mique Tridi­men­sion­nelle). Quésaco ? C’est un micro magné­tique à double bobi­nage simi­laire à ceux qui équipent nos guitares élec­triques. La prin­ci­pale diffé­rence que l’on remarque se situe au niveau des deux bobines qui ne sont pas côte à côte comme un humbu­cker clas­sique, mais l’une au-dessus de l’autre. La bobine la plus basse a pour rôle de dimi­nuer les ronfle­ments, mais aussi de capter les vibra­tions du corps de la guitare, de la table, du dos et des éclisses grâce à son support « flot­tant » qui lui permet de se mouvoir sur trois axes. Cela lui donne aussi l’avan­tage d’être très peu sensible aux larsens.

Sur le micro se trouvent une molette de réglage volume acces­sible du bout des doigts et quatre LEDs afin de véri­fier le niveau de la batte­rie. Les aimants sont ajus­tables en hauteur pour opti­mi­ser le réglage du son tout comme une élec­trique. Au dos du micro, un petit commu­ta­teur permet de choi­sir les modes actif et passif.

L.R. Baggs M80

En mode actif, le micro tourne à pleine puis­sance, l’an­nu­la­tion de bruit est opti­male et le niveau de sortie plus élevé. En mode passif le micro contourne le préam­pli inté­gré et donc n’uti­lise pas la batte­rie, vous avez donc la possi­bi­lité de le connec­ter avec un câble rosace, ce qui est bien pratique lorsque vous possé­dez un instru­ment d’une grande valeur et que vous n’êtes pas trop chaud pour faire un trou dedans.

Le préam­pli est alimenté par une pile de type CR2032 ayant une auto­no­mie de jeu de 300 heures envi­ron. Esthé­tique­ment, avec son centre de couleur choco­lat, il est un peu plus élégant que son prédé­ces­seur qui ressem­blait à une grosse savon­nette ivoire.

À l’in­té­rieur de la boîte

L.R. Baggs M80

Le micro est à la base réglé pour une guitare avec des cordes en bronze. Cepen­dant deux aimants supplé­men­taires pour le si et le mi aigu vous sont four­nis afin de l’uti­li­ser avec des cordes de guitare élec­trique ou en nickel. Un autre aimant est égale­ment dispo­nible pour les cordes de sol non file­tées. De plus, une pile de rechange et son câble jack attache-cour­roie, muni lui-même d’un préam­pli, complètent l’en­semble.

Pour le montage on peut dire que c’est du rapide, la seule diffi­culté étant de percer l’éclisse au niveau de la cour­roie afin d’y placer le jack. À ce propos, si vous éprou­vez une certaine crainte, je vous conseille de confier votre instru­ment à un luthier pour cette opéra­tion. Une fois cette inter­ven­tion réali­sée, dépo­sez le micro dans la rosace et à l’aide des vis aux extré­mi­tés du micro, serrez, cela effec­tue une pince et main­tient le micro en place. Voilà, le tour est joué ! Ça ne prend vrai­ment que quelques minutes et encore moins de temps à désins­tal­ler. 

On enre­gistre

L.R. Baggs M80

Comme convenu, la pose se fait très simple­ment et rapi­de­ment. Après quelques minutes je branche ma Taka­mine à un préam­pli Empi­ri­cal Labs Mike-e et je posi­tionne un micro statique Oktava MK-012–01 devant la 12e case. Les sons des deux sources sont très diffé­rents et très complé­men­taires. Le mélange est inté­res­sant, l’Ok­tava appor­tant la brillance et le M80 le corps de l’ins­tru­ment. Avec le M80 seul, on pourra regret­ter un bas du spectre un peu trop géné­reux par rapport aux aigus. En contre­par­tie, le son n’est jamais agres­sif et on évite le côté « coin-coin » qu’ont certains trans­duc­teurs.

Avec un ampli, nous n’avons pas eu de problème de larsen, ce qui est très impor­tant pour les guita­ristes jouant sur scène. Nous pensons d’ailleurs que ce micro se destine prin­ci­pa­le­ment au live. 

M80 Strum
00:0000:27
  • M80 Strum00:27
  • M80 Arpege00:24
  • M80+Ok­tava Strum00:27
  • M80+Ok­tava Arpege00:24
 

Conclu­sion

C’est un excellent micro pour reprendre une guitare accom­pa­gnant un groupe ou un chan­teur dans un concert. Il amène un son précis et rond. Le M80 capte bien les vibra­tions et le corps de la guitare, même si on peut regret­ter un léger manque de brillance. Si vous avez un jeu dans l’es­prit de John Butler ou de Rodrigo & Gabriela, où les doigts utilisent la table comme percus­sion, ce jeu sera repro­duit. En studio, il ne rempla­cera pas le bon vieux micro statique, mais rien ne vous empêche de les utili­ser conjoin­te­ment, cela appor­tera une certaine profon­deur. Le M80 coûte envi­ron 330 €, ce qui reste un inves­tis­se­ment assez consé­quent. Cepen­dant, il reste bien supé­rieur au M1 en captant une plus large plage de fréquences.

  • Capte bien le corps de l'instrument
  • Très facile à installer
  • Pratiquement pas de larsen
  • Un peu cher
  • Manque un peu de brillance

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