Aujourd’hui, on passe au crible le modèle COLORstrip Pix ILS, conçu par Chauvet DJ. Cette barre LED a été pensée pour répondre à une large palette d’applications, allant des DJ sets aux concerts indépendants. C’est parti pour le test !
Cette nouvelle barre LED grand format, proposée au prix unitaire de 249 euros, est motorisée par un ensemble de LEDs RGB. C’est un appareil qui s’adresse avant tout aux prestataires de services événementiels, aux groupes de musique indépendants, aux clubs et aux salles de petite à moyenne capacité, dédiées au spectacle vivant. En résumé, à celles et ceux qui souhaitent créer un effet d’éclairage de qualité, sans nécessairement passer par un processus d’installation complexe, et surtout sans dépenser un budget trop élevé.
Conception, LEDs RGB et caractéristiques du Chauvet DJ COLORstrip Pix ILS
La face avant est dominée par quarante LEDs RGB, installées en série derrière huit diffuseurs en plastique semi-transparent. Elles sont adressables individuellement, ce qui permet de les utiliser pour programmer un mapping par pixel et des animations variées. Un mode stroboscopique, capable de travailler dans une plage située entre 0 et 20 Hz, est également disponible. L’angle de faisceau délivré est de 14 degrés, et l’angle de champ qui en découle est de 24 degrés. L’éclairement lumineux, mesuré à une distance de deux mètres, s’élève à 4 967 lux.
La consommation électrique de la barre est de 77 watts en 230 volts, ou de 79 watts en 120 volts. Grâce à la fonction Power Linking, il est possible de connecter jusqu’à dix unités entre elles en 230 volts, et jusqu’à sept unités en 120 volts. Enfin, les dimensions du COLORstrip Pix ILS sont de 987 × 49 × 157 mm, pour un poids total de 2,8 kg, ce qui facilitera beaucoup les déplacements répétés souvent subis par ce type d’éclairage. Pour terminer, la longueur du câble d’alimentation fourni est d’environ un mètre et demi, et le passage de câble du support de fixation mesure 13 mm de diamètre, ce qui permet de l’installer assez facilement pour une utilisation aérienne si vous le souhaitez.
Connexions, panneau de contrôle et interface utilisateur
À l’arrière se trouvent le panneau de commande et les connexions du projecteur. On retrouve une entrée DMX sur connecteur à trois broches, et une prise pour l’alimentation électrique. Viennent ensuite deux prises XLR femelles : une pour le raccordement en série à d’autres membres du même univers DMX, l’autre pour le raccordement d’unités esclaves qui reproduiront exactement les mêmes couleurs et effets que l’unité maître. On retrouve aussi un port USB, destiné aux mises à jour du firmware.
Le projecteur est contrôlé par un simple écran LED à quatre chiffres, basique mais parfaitement fonctionnel. Il est équipé des quatre boutons de commande habituels, accompagnés d’un récepteur infrarouge pour la commande à distance, mais aussi d’un micro intégré pour les modes son et lumière (Sound to Light). Dans l’ensemble, le COLORstrip Pix ILS semble robuste et sa finition est très soignée. Cependant, ses quatre pieds en caoutchouc paraissent un peu fragiles, il vaudra donc mieux ne pas manipuler la barre trop brutalement.
Mise en route, programmes intégrés et rendu lumineux
La configuration est très simple. Il suffit de brancher le câble d’alimentation pour que la barre LED démarre automatiquement et soit prête à l’emploi, en quelques secondes. Même sans aucun signal DMX connecté, l’appareil fonctionne immédiatement en toute autonomie. Premier bon point, le ventilateur est très silencieux et l’appareil reste très discret, même après une longue période de fonctionnement. Comme toujours sur ce type de machine, la commande s’effectue à l’aide des quatre boutons situés sous l’écran. Ils permettent de naviguer dans les différents menus, et on commence avec le mode Static Color, qui propose 19 macros de couleurs prédéfinies. En termes visuels, celles-ci offrent des couleurs vives et une luminosité largement suffisante pour mettre en valeur un plan sur scène, ou des éléments scénographiques, par exemple. Il est toutefois important de rester vigilant lors de l’installation : la barre ne doit pas être placée trop près du mur en question, car les couleurs projetées par les différentes LEDs RGB seraient vite dissociées les unes par rapport aux autres, ce qui rendrait le résultat beaucoup moins homogène.
Ensuite, seize programmes automatiques sont disponibles, ils permettent de faire jouer des changements de couleur et des effets de pixels automatiques, y compris un effet arc-en-ciel classique qui fonctionne très bien. Si vous souhaitez synchroniser le tout avec de la musique, activez le mode « sound to light » intégré, et ne vous souciez plus de rien. D’ailleurs, la sensibilité du microphone peut être réglée directement sur l’appareil. Il est ainsi possible de créer une ambiance lumineuse dynamique très rapidement et sans aucune difficulté de programmation. Vous pourrez également choisir de régler vos propres couleurs en mélangeant manuellement les valeurs RVB, et en contrôlant l’intensité globale via un variateur intégré. Le mode Connect permet de connecter plusieurs barres entre elles afin de créer des effets synchronisés de plus grande envergure. Malheureusement, faute d’autres appareils de test, nous n’avons pas pu mettre cette fonction en pratique, mais le concept est très courant et nous ne doutons pas un seul instant de sa viabilité sur ce modèle.
Contrôle DMX et modes de pilotage disponibles
En pratique, le modèle COLORstrip Pix ILS dispose de quatre modes DMX sélectionnables, respectivement équipés de trois canaux, huit canaux, cent-vingt canaux et cent-vingt-deux canaux. Pour rappel, le contrôle à s’effectue via un connecteur à trois broches classique. De plus, l’appareil est compatible avec l’émetteur-récepteur D-Fi (vendu séparément), qui permet d’accéder à un contrôle sans fil instantané, pour transférer des signaux DMX et maître esclave entre des appareils similaires. Notons aussi que la barre peut aussi fonctionner avec la télécommande infrarouge IRC-6 (vendue séparément). Ne disposant pas de cet émetteur-récepteur ni de cette télécommande, nous ne pouvons pas non plus donner un avis sur leur fonctionnement avec la barre LED.
Revenons à nos moutons avec un rapide tour d’horizon des quatre modes DMX disponibles. Le plus simple utilise trois canaux et permet de contrôler directement les valeurs RVB. Le second mode propose huit canaux, et cette fois, outre le contrôle RVB, il propose également un canal pour paramétrer le variateur interne, mais aussi une fonction stroboscopique et la possibilité d’utiliser les programmes automatiques intégrés ou le mode Sound to Light, avec un canal dédié à la vitesse de défilement des programmes. Ici encore, l’effet arc-en-ciel reste le coup de cœur de l’équipe, pour sa simplicité et son efficacité.
Naturellement, les deux modes DMX beaucoup plus complets (à cent-vingt et à cent-vingt-deux canaux) permettent d’accéder à des fonctionnalités plus avancées sur l’appareil. En mode cent-vingt canaux, les quarante LEDs peuvent être contrôlées individuellement pour créer des effets de mapping par pixel beaucoup plus précis. Le mode cent-vingt-deux canaux ajoute à cela une commande de gradation de couleur globale, et un canal dédié au contrôle de l’oscillation de l’effet stroboscopique. Ces modes sont destinés aux utilisateurs·ices qui souhaitent programmer des séquences plus complexes et exploiter ainsi tout le potentiel du projecteur.















