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Test de la barre Chauvet DJ COLORstrip Pix ILS - Pleins feux sur le strip !

8/10

Aujourd’hui, on passe au crible le modèle COLORstrip Pix ILS, conçu par Chauvet DJ. Cette barre LED a été pensée pour répondre à une large palette d’applications, allant des DJ sets aux concerts indépendants. C’est parti pour le test !

Test de la barre Chauvet DJ COLORstrip Pix ILS : Pleins feux sur le strip !

Cette nouvelle barre LED grand format, propo­sée au prix unitaire de 249 euros, est moto­ri­sée par un ensemble de LEDs RGB. C’est un appa­reil qui s’adresse avant tout aux pres­ta­taires de services événe­men­tiels, aux groupes de musique indé­pen­dants, aux clubs et aux salles de petite à moyenne capa­cité, dédiées au spec­tacle vivant. En résumé, à celles et ceux qui souhaitent créer un effet d’éclai­rage de qualité, sans néces­sai­re­ment passer par un proces­sus d’ins­tal­la­tion complexe, et surtout sans dépen­ser un budget trop élevé.

Concep­tion, LEDs RGB et carac­té­ris­tiques du Chau­vet DJ COLORs­trip Pix ILS

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La face avant est domi­née par quarante LEDs RGB, instal­lées en série derrière huit diffu­seurs en plas­tique semi-trans­pa­rent. Elles sont adres­sables indi­vi­duel­le­ment, ce qui permet de les utili­ser pour program­mer un mapping par pixel et des anima­tions variées. Un mode stro­bo­sco­pique, capable de travailler dans une plage située entre 0 et 20 Hz, est égale­ment dispo­nible. L’angle de fais­ceau déli­vré est de 14 degrés, et l’angle de champ qui en découle est de 24 degrés. L’éclai­re­ment lumi­neux, mesuré à une distance de deux mètres, s’élève à 4 967 lux.

La consom­ma­tion élec­trique de la barre est de 77 watts en 230 volts, ou de 79 watts en 120 volts. Grâce à la fonc­tion Power Linking, il est possible de connec­ter jusqu’à dix unités entre elles en 230 volts, et jusqu’à sept unités en 120 volts. Enfin, les dimen­sions du COLORs­trip Pix ILS sont de 987 × 49 × 157 mm, pour un poids total de 2,8 kg, ce qui faci­li­tera beau­coup les dépla­ce­ments répé­tés souvent subis par ce type d’éclai­rage. Pour termi­ner, la longueur du câble d’ali­men­ta­tion fourni est d’en­vi­ron un mètre et demi, et le passage de câble du support de fixa­tion mesure 13 mm de diamètre, ce qui permet de l’ins­tal­ler assez faci­le­ment pour une utili­sa­tion aérienne si vous le souhai­tez.

Connexions, panneau de contrôle et inter­face utili­sa­teur

À l’ar­rière se trouvent le panneau de commande et les connexions du projec­teur. On retrouve une entrée DMX sur connec­teur à trois broches, et une prise pour l’ali­men­ta­tion élec­trique. Viennent ensuite deux prises XLR femelles : une pour le raccor­de­ment en série à d’autres membres du même univers DMX, l’autre pour le raccor­de­ment d’uni­tés esclaves qui repro­dui­ront exac­te­ment les mêmes couleurs et effets que l’unité maître. On retrouve aussi un port USB, destiné aux mises à jour du firm­ware.

Le projec­teur est contrôlé par un simple écran LED à quatre chiffres, basique mais parfai­te­ment  fonc­tion­nel. Il est équipé des quatre boutons de commande habi­tuels, accom­pa­gnés d’un récep­teur infra­rouge pour la commande à distance, mais aussi d’un micro inté­gré pour les modes son et lumière (Sound to Light). Dans l’en­semble, le COLORs­trip Pix ILS semble robuste et sa fini­tion est très soignée. Cepen­dant, ses quatre pieds en caou­tchouc paraissent un peu fragiles, il vaudra donc mieux ne pas mani­pu­ler la barre trop bruta­le­ment.

Mise en route, programmes inté­grés et rendu lumi­neux

  • Chauvet DJ COLORstrip Pix ILS 9
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Chauvet DJ COLORstrip Pix ILS 10

La confi­gu­ra­tion est très simple. Il suffit de bran­cher le câble d’ali­men­ta­tion pour que la barre LED démarre auto­ma­tique­ment et soit prête à l’em­ploi, en quelques secondes. Même sans aucun signal DMX connecté, l’ap­pa­reil fonc­tionne immé­dia­te­ment en toute auto­no­mie. Premier bon point, le venti­la­teur est très silen­cieux et l’ap­pa­reil reste très discret, même après une longue période de fonc­tion­ne­ment. Comme toujours sur ce type de machine, la commande s’ef­fec­tue à l’aide des quatre boutons situés sous l’écran. Ils permettent de navi­guer dans les diffé­rents menus, et on commence avec le mode Static Color, qui propose 19 macros de couleurs prédé­fi­nies. En termes visuels, celles-ci offrent des couleurs vives et une lumi­no­sité large­ment suffi­sante pour mettre en valeur un plan sur scène, ou des éléments scéno­gra­phiques, par exemple. Il est toute­fois impor­tant de rester vigi­lant lors de l’ins­tal­la­tion : la barre ne doit pas être placée trop près du mur en ques­tion, car les couleurs proje­tées par les diffé­rentes LEDs RGB seraient vite disso­ciées les unes par rapport aux autres, ce qui rendrait le résul­tat beau­coup moins homo­gène.

Chauvet DJ COLORstrip Pix ILS 11

Ensuite, seize programmes auto­ma­tiques sont dispo­nibles, ils permettent de faire jouer des chan­ge­ments de couleur et des effets de pixels auto­ma­tiques, y compris un effet arc-en-ciel clas­sique qui fonc­tionne très bien. Si vous souhai­tez synchro­ni­ser le tout avec de la musique, acti­vez le mode « sound to light » inté­gré, et ne vous souciez plus de rien. D’ailleurs, la sensi­bi­lité du micro­phone peut être réglée direc­te­ment sur l’ap­pa­reil. Il est ainsi possible de créer une ambiance lumi­neuse dyna­mique très rapi­de­ment et sans aucune diffi­culté de program­ma­tion. Vous pour­rez égale­ment choi­sir de régler vos propres couleurs en mélan­geant manuel­le­ment les valeurs RVB, et en contrô­lant l’in­ten­sité globale via un varia­teur inté­gré. Le mode Connect permet de connec­ter plusieurs barres entre elles afin de créer des effets synchro­ni­sés de plus grande enver­gure. Malheu­reu­se­ment, faute d’autres appa­reils de test, nous n’avons pas pu mettre cette fonc­tion en pratique, mais le concept est très courant et nous ne doutons pas un seul instant de sa viabi­lité sur ce modèle.

Contrôle DMX et modes de pilo­tage dispo­nibles

Chauvet DJ COLORstrip Pix ILS 7

En pratique, le modèle COLORs­trip Pix ILS dispose de quatre modes DMX sélec­tion­nables, respec­ti­ve­ment équi­pés de trois canaux, huit canaux, cent-vingt canaux et cent-vingt-deux canaux. Pour rappel, le contrôle à s’ef­fec­tue via un connec­teur à trois broches clas­sique. De plus, l’ap­pa­reil est compa­tible avec l’émet­teur-récep­teur D-Fi (vendu sépa­ré­ment), qui permet d’ac­cé­der à un contrôle sans fil instan­tané, pour trans­fé­rer des signaux DMX et maître esclave entre des appa­reils simi­laires. Notons aussi que la barre peut aussi fonc­tion­ner avec la télé­com­mande infra­rouge IRC-6 (vendue sépa­ré­ment). Ne dispo­sant pas de cet émet­teur-récep­teur ni de cette télé­com­mande, nous ne pouvons pas non plus donner un avis sur leur fonc­tion­ne­ment avec la barre LED.

Reve­nons à nos moutons avec un rapide tour d’ho­ri­zon des quatre modes DMX dispo­nibles. Le plus simple utilise trois canaux et permet de contrô­ler direc­te­ment les valeurs RVB. Le second mode propose huit canaux, et cette fois, outre le contrôle RVB, il propose égale­ment un canal pour para­mé­trer le varia­teur interne, mais aussi une fonc­tion stro­bo­sco­pique et la possi­bi­lité d’uti­li­ser les programmes auto­ma­tiques inté­grés ou le mode Sound to Light, avec un canal dédié à la vitesse de défi­le­ment des programmes. Ici encore, l’ef­fet arc-en-ciel reste le coup de cœur de l’équipe, pour sa simpli­cité et son effi­ca­cité.

Natu­rel­le­ment, les deux modes DMX beau­coup plus complets (à cent-vingt et à cent-vingt-deux canaux) permettent d’ac­cé­der à des fonc­tion­na­li­tés plus avan­cées sur l’ap­pa­reil. En mode cent-vingt canaux, les quarante LEDs peuvent être contrô­lées indi­vi­duel­le­ment pour créer des effets de mapping par pixel beau­coup plus précis. Le mode cent-vingt-deux canaux ajoute à cela une commande de grada­tion de couleur globale, et un canal dédié au contrôle de l’os­cil­la­tion de l’ef­fet stro­bo­sco­pique. Ces modes sont desti­nés aux utili­sa­teurs·ices qui souhaitent program­mer des séquences plus complexes et exploi­ter ainsi tout le poten­tiel du projec­teur.

Chauvet DJ COLORstrip Pix ILS 8

Notre avis : 8/10

Avec le COLORs­trip Pix ILS, Chau­vet DJ ne réin­vente pas la barre LED, mais propose un outil abor­dable et poly­va­lent, doté d’une fonc­tion de mapping par pixel puis­sante. Les quarante LEDs RGB, contrô­lables indi­vi­duel­le­ment, permettent de créer des effets très créa­tifs, allant de simples lumières défi­lantes à des anima­tions beau­coup plus fouillées. Avec quatre modes DMX (de trois à cent-vingt-deux canaux), l’ap­pa­reil s’in­tègre de manière flexible dans les confi­gu­ra­tions les plus diverses, tant au niveau amateur qu’au niveau profes­sion­nel.

Le boîtier est robuste et son faible poids faci­lite chaque mani­pu­la­tion, instal­ler la barre et la désins­tal­ler est un exer­cice enfan­tin. Les pieds sont toute­fois un peu fragiles et pour­raient rapi­de­ment atteindre leurs limites en cas de montages/démon­tages trop fréquents. L’ho­mo­gé­néité du rendu visuel peut égale­ment se frag­men­ter de manière désa­gréable si on place la machine trop près d’un mur ou d’une surface solide.

Même sans DMX, le projec­teur reste très perti­nent : avec son mode auto­nome et ses dix-neuf macros de couleurs, seize programmes auto­ma­tiques, une fonc­tion Sound to Light et un mélange RVB manuel, tout est réuni pour exécu­ter une pres­ta­tion lumière avec faci­lité. Certes, la commande via l’écran LCD à quatre touches n’est pas la plus moderne qui soit, mais fonc­tionne de manière très fiable.

En marche, l’ap­pa­reil reste agréa­ble­ment silen­cieux, ce qui est un avan­tage pour les envi­ron­ne­ments où le silence est d’or (musique acous­tique, théâtre, etc.). En résumé, ce modèle repré­sente un très bon rapport qualité/prix et saura proba­ble­ment répondre à vos besoins d’éclai­rage d’am­biance pour la scène ou la salle.

  • Rapport qualité prix
  • Mapping par pixel
  • Rendu des couleurs
  • Utilisation autonome
  • Effet arc-en-ciel

  • Solidité des pieds en caoutchouc
  • Commandes manuelles un peu datées
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