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Test des projecteurs asservis Varytec Hero Wash 760 IP et 1940 IP - Wash bien ou quoi ?

8/10

Avec les modèles Hero Wash 760 IP et Hero Wash 1940 IP, Varytec lance deux projecteurs asservis conçus pour l'extérieur. Le fabricant assure que ces deux modèles offrent une combinaison de performances de haut vol et une conception résistante aux intempéries. Voyons voir de quoi il en retourne. On passe au test !

Test des projecteurs asservis Varytec Hero Wash 760 IP et 1940 IP : Wash bien ou quoi ?

Unboxing et carac­té­ris­tiques tech­niques des Vary­tec Hero Wash 760 IP et 1940 IP

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Les deux projec­teurs sont livrés dans des cartons recy­clés assez volu­mi­neux. À l’ou­ver­ture, on remarque que chaque unité est four­nie avec son câble d’ali­men­ta­tion doté d’un connec­teur Seetro­nic TR1 et deux supports Omega. Natu­rel­le­ment, ces supports sont légè­re­ment plus grands pour le Hero Wash 1940 IP que pour le Hero Wash 760 IP. Une fois libé­rés de leur embal­lage de protec­tion, les projec­teurs se soulèvent faci­le­ment, même si un peu de persé­vé­rance est néces­saire, car ils sont assez lourds, ce qui est tout à fait normal pour des éclai­rages de cette taille. Entiè­re­ment étanches à la pous­sière et proté­gées contre les jets d’eau (certi­fi­ca­tion IP65), les deux unités sont pensées pour une utili­sa­tion en exté­rieur. Le modèle 760 IP (15,5 kg), plus compact et doté de sept LEDs RGBW de 60 watts, est conçu pour travailler sur les scènes de petite et moyenne taille. Le modèle 1940 IP (23,5 kg), quant à lui, plus impo­sant avec ses 19 LEDs de 40 watts chacune, est clai­re­ment destiné aux instal­la­tions exté­rieures de moyenne à grande capa­cité. Les LEDs sont dispo­sées en nid d’abeille derrière une lentille de protec­tion étanche et des venti­la­teurs sont situés à l’ar­rière des têtes, avec des fentes d’aé­ra­tion supplé­men­taires présentes sur le dessus pour une meilleure dissi­pa­tion de la chaleur. Ils disposent tous deux d’un zoom moto­risé offrant un angle de fais­ceau variable de 4 à 55 degrés. Vendus respec­ti­ve­ment à 799 € et 999 €, ils offrent des fonc­tion­na­li­tés simi­laires et semblent consti­tuer une alter­na­tive inté­res­sante à des projec­teurs concur­rents plus onéreux.

Le contrôle pixel par pixel permet d’adres­ser chaque LED indi­vi­duel­le­ment. Cette fonc­tion­na­lité est complé­tée par une gamme d’ef­fets prépro­gram­més, acces­sibles direc­te­ment via DMX. Il est ainsi possible de créer des ambiances dyna­miques et attrayantes sans program­ma­tion complexe. Le Vary­tec 760 IP peut être contrôlé avec 22 ou 50 canaux, tandis que le 1940 IP peut être contrôlé avec 22 ou 93 canaux. Vous pour­rez donc choi­sir entre un contrôle basique et une program­ma­tion par pixel avan­cée. Les deux modèles offrent quatre courbes de grada­tion distinctes avec 16 bits de défi­ni­tion pour des tran­si­tions plus fluides. Le mode stro­bo­scope travaille sur une plage de fréquences qui s’étend de 0 à 20 Hz, et l’en­semble des réglages s’ef­fec­tuent via un écran OLED et quatre boutons tactiles acces­sibles en façade. Chaque modèle offre des débat­te­ments respec­tifs de 540° et de 220° pour les axes Pan et Tilt (pano­ra­mique et incli­nai­son). En ce qui concerne les connexions, Vary­tec s’ap­puie sur des compo­sants certi­fiés IP65 : connec­teur Seetro­nic Power Twist TR1 pour l’ali­men­ta­tion et la trans­mis­sion (Power In/Power Out), ainsi que des connec­teurs XLR à 3 et 5 broches pour le signal DMX (2 x DMX 1 et 2 x DMX 2) et chaque embase est proté­gée par un capu­chon en caou­tchouc. Pour conclure, les deux châs­sis arborent une fini­tion noir mat. Dans l’en­semble, ils font une excel­lente première impres­sion : tous les compo­sants semblent soli­de­ment fixés et leur fabri­ca­tion est soignée. La pein­ture est uniforme et de bonne qualité.

Mise en route et inter­face de contrôle des Vary­tec Hero Wash 760 IP et 1940 IP

VARYTEC10Pour le test, nous avons placé les deux projec­teurs Hero Wash côte à côte sur leurs supports respec­tifs et nous les avons bran­chés à l’ali­men­ta­tion à l’aide des câbles four­nis. Comme souvent, aucune autre mani­pu­la­tion n’est néces­saire pour les allu­mer : ils s’al­lument auto­ma­tique­ment, puisqu’il n’y a pas d’in­ter­rup­teur. Après le démar­rage, les projec­teurs affichent d’abord un logo Vary­tec, puis l’adresse DMX actuelle, qui clignote en l’ab­sence de signal. Une fois activé, le venti­la­teur est audible, mais reste discret. Si les projec­teurs sont instal­lés à plusieurs mètres de hauteur, le bruit devrait être à peine percep­tible en utili­sa­tion. Il n’est en tout cas pas gênant.VARYTEC12

On navigue dans les menus des deux projec­teurs à l’aide de l’écran LCD prévu à cet effet. L’in­ter­face est claire et bien orga­ni­sée, et les deux projec­teurs fonc­tionnent exac­te­ment de la même manière, comme prévu. La commande par les quatre boutons tactiles est fiable : les actions sont enre­gis­trées instan­ta­né­ment sans néces­si­ter une trop forte pres­sion. Outre le réglage du mode DMX et de l’adresse, le menu donne accès à diverses infor­ma­tions, telles que la version du logi­ciel installé, la durée de fonc­tion­ne­ment et la tempé­ra­ture ambiante. De plus, les valeurs de couleur et l’orien­ta­tion peuvent être ajus­tées par incré­ments de 0 à 255, et les projec­teurs peuvent être réini­tia­li­sés aux para­mètres d’usine en deux clics.

Utili­sa­tion en condi­tions réelles et contrôle DMX

VARYTEC14Pour tester les fonc­tion­na­li­tés, nous avons connecté les deux projec­teurs asser­vis à notre inter­face d’éclai­rage à l’aide d’un câble XLR 3 broches et nous les contrô­lons depuis notre ordi­na­teur avec le logi­ciel Daslight. Le premier mode propose 22 canaux, iden­tiques sur les deux appa­reils. Les six premiers canaux contrôlent les mouve­ments de la tête : le pano­ra­mique et l’in­cli­nai­son sont réglables avec préci­sion, le zoom déter­mine la mise au point du fais­ceau et la vitesse de dépla­ce­ment est égale­ment ajus­table. Tous les mouve­ments sont fluides et agréables à obser­ver. Les tran­si­tions de couleurs sont aussi très quali­ta­tives : les valeurs RGBW sont réglables avec préci­sion et un canal de grada­tion dédié contrôle l’in­ten­sité lumi­neuse de manière fluide et homo­gène.VARYTEC13

Il est possible de géné­rer des flashs lents et des séquences stro­bo­sco­piques rapides jusqu’à 20 Hz, éven­tuel­le­ment dans un ordre aléa­toire, ce qui ajoute du dyna­misme. Pour un accès rapide, de nombreuses macros de couleurs vives sont égale­ment dispo­nibles. Selon le modèle et le nombre d’uni­tés, la puis­sance lumi­neuse est large­ment suffi­sante pour éclai­rer même de grandes scènes. Cepen­dant, on remarque que les valeurs des préré­glages de couleur diffèrent légè­re­ment entre les deux projec­teurs wash. Si les deux unités sont utili­sées sur la même adresse, elles ne produisent pas les mêmes couleurs malgré des réglages iden­tiques ; un problème qui pour­rait proba­ble­ment être résolu par une mise à jour du firm­ware. En tous cas on l’es­père. Le second mode DMX gardent les mêmes fonc­tions, orga­ni­sées de la même manière, avec en plus un contrôle indi­vi­duel des couleurs de chaque pixel. Dans ce mode, 50 canaux sont dispo­nibles sur le 760 IP et 93 sur le 1940 IP.

Notre avis : 8/10

Avec les Hero Wash 760 IP et 1940 IP, Vary­tec présente deux projec­teurs asser­vis IP65 très satis­fai­sants, leur puis­sance lumi­neuse et leur robus­tesse en font des alter­na­tives de choix par rapport aux modèles concur­rents. Lors du test, nous avons été agréa­ble­ment surpris par leur mélange de couleurs écla­tant et homo­gène, leurs dégra­dés fluides et leur zoom variable de 4 à 55 degrés. Le contrôle pixel par pixel et les effets prédé­fi­nis offrent de nombreuses possi­bi­li­tés créa­tives, et l’uti­li­sa­tion via l’écran OLED est intui­tive. L’im­plé­men­ta­tion DMX est égale­ment réus­sie : les mouve­ments précis, les tran­si­tions fluides et l’or­ga­ni­sa­tion des canaux rendent le contrôle simple et flexible.

De légers défauts, comme des macros de couleur légè­re­ment diffé­rentes entre les deux modèles, sont à peine percep­tibles en utili­sa­tion réelle, à condi­tion que les deux projec­teurs ne soient pas utili­sés au même endroit. Dans l’en­semble, ces deux projec­teurs offrent des perfor­mances profes­sion­nelles à un prix raison­nable et sont donc vive­ment recom­man­dés aux pres­ta­taires de services événe­men­tiels et aux tech­ni­ciens lumière, du semi-profes­sion­nel au profes­sion­nel, qui recherchent des machines fiables, résis­tantes aux intem­pé­ries et offrant un rendu lumi­neux de qualité.

  • Rapport qualité/prix
  • Puissance lumineuse et définition des couleurs
  • Qualités mécaniques

  • Macros de couleur différentes entre les deux modèles
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