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Test des Varytec Retro Blinder OCTO 180 et 380 - Petite blinde ou grosse blinde ?

9/10

Aujourd’hui, nous jetons un œil aux derniers nés de la série Retro Blinder, les modèles OCTO 180 et 380, proposés respectivement à 179 € et 239 €. La marque annonce que ces projecteurs sont conçus pour être aussi bien à l'aise sur scène, que dans les bars et les clubs. Alors, voyons un peu de quoi il en retourne, on passe au test !

Test des Varytec Retro Blinder OCTO 180 et 380 : Petite blinde ou grosse blinde ?

Le fabri­cant d’éclai­rages Vary­tec, basé à Trep­pen­dorf en Alle­magne, a récem­ment souf­flé sa ving­tième bougie. L’objec­tif de la marque a toujours été de conqué­rir le cœur des artistes et tech­ni­ciens·nes à la recherche d’un équi­pe­ment abor­dable. Et sur le papier, le rapport perfor­mance/prix des deux projec­teurs du jour semble allé­chant.

Présen­ta­tion et carac­té­ris­tiques tech­niques des Vary­tec Retro Blin­der OCTO 180 et 380

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Le terme OCTO (abré­via­tion d’oc­to­go­nal) provient de la forme en nid d’abeille du châs­sis de chaque appa­reil. Le 380 est alimenté par un ensemble de trois LEDs COB Warm White (blanc chaud) de 80 watts, avec une tempé­ra­ture de couleur de 2 700 kelvins, accom­pa­gnées par 48 LEDs SMD RGB de 1,5 watts. Le 180 quant à lui, est illu­miné par une seule et unique LED COB Warm White (blanc chaud) de 80 watts, avec une tempé­ra­ture de couleur simi­laire de 2 700 kelvins, mais aussi par 64 LEDs SMD RGB de 0,3 watt cette-fois.

Vous note­rez que les deux éclai­rages consomment envi­ron 250 W chacun, ce qui est tout de même assez consi­dé­rable pour des LEDs aussi légères. En tous cas, visuel­le­ment, au débal­lage, les projec­teurs font forte impres­sion et leur forme alvéo­lée attire le regard. Par ailleurs, après une inspec­tion minu­tieuse, nous n’avons décelé aucun défaut de fini­tion sur l’alu­mi­nium ni sur la teinte noir mat qui habille le châs­sis.

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À l’ar­rière, vous trou­ve­rez toutes les connexions et commandes néces­saires : deux connec­teurs XLR à trois broches pour le chaî­nage en série, et des prises d’ali­men­ta­tion Power Twist In et Out (égale­ment très pratiques pour bran­cher plusieurs blin­ders ensemble). Tous les réglages s’ef­fec­tuent via l’écran OLED et ses quatre boutons tactiles. Enfin, de nombreuses ouver­tures sont frai­sées dans le boîtier pour assu­rer la venti­la­tion des compo­sants.

Le contrôle peut s’ef­fec­tuer manuel­le­ment, ou de manière plus tradi­tion­nelle via un connec­teur DMX à trois broches. Le modèle 180 propose trois modes DMX diffé­rents, avec cinq, huit ou vingt-sept canaux au choix. De son côté, le modèle 380 offre quatre modes DMX distincts, avec cinq, dix, vingt-neuf ou trente-et-un canaux. Un mode auto­ma­tique permet égale­ment aux deux projec­teurs d’exé­cu­ter des séquences prépro­gram­mées. L’OCTO 180 mesure 214 × 214 × 132 mm (sans son support de fixa­tion) et son poids de 1,2 kg, propor­tion­nel à sa taille, est parti­cu­liè­re­ment avan­ta­geux pour une utili­sa­tion comme éclai­rage déco­ra­tif. C’est là que la parti­cu­la­rité du petit modèle se révèle : plusieurs unités iden­tiques peuvent être connec­tées en série par un système de rails laté­raux. On peut ainsi créer des compo­si­tions lumi­neuses origi­nales, à fixer au mur ou au plafond. Para­doxa­le­ment, cette fonc­tion­na­lité plutôt inté­res­sante a été omise sur le plus grand modèle : avec un poids de 4,3 kg et des dimen­sions de 40 × 40 × 15,6 cm, l’OCTO 380 n’est certes pas un masto­donte, mais reste proba­ble­ment trop volu­mi­neux pour ce type d’ap­pli­ca­tion.

Prise en main et utili­sa­tion des OCTO 180 et 380 en situa­tion

VARYTEC 8Aucune expé­rience parti­cu­lière n’est requise pour utili­ser ces projec­teurs : il suffit de bran­cher le câble d’ali­men­ta­tion et ils s’al­lument auto­ma­tique­ment (comme souvent, aucun inter­rup­teur marche/arrêt à l’ho­ri­zon). L’écran permet une navi­ga­tion intui­tive dans les quelques sous-menus et, chose assez rare pour être souli­gné sur des machines dans cette gamme de prix : les quatre boutons tactiles répondent très bien à toutes nos mani­pu­la­tions.

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Une fois n’est pas coutume, nous avons commencé par explo­rer le mode auto­ma­tique avec ses cinq séquences prépro­gram­mées, que nous pouvons déclen­cher à vitesse lente ou rapide. En fonc­tion de la séquence sélec­tion­née, les LEDs réagissent de diffé­rentes manières et produisent des effets toujours très élégants. Les anima­tions créées par les trois LED COB sur la version 380 sont parti­cu­liè­re­ment agréables à regar­der, et ce, même quand on reste en mode auto­ma­tique.

Modes DMX et possi­bi­li­tés de contrôle des OCTO 180 et 380

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Natu­rel­le­ment, celles et ceux qui préfèrent un éclai­rage plus uniforme et mieux maîtrisé pour­ront aussi utili­ser le mode manuel : il permet de régler les valeurs RGB des LEDs d’ar­rière-plan, et bien entendu de para­mé­trer la balance des blancs, de 0 à 255. Le Retro Blin­der OCTO 180 propose trois modes DMX. Le plus simple d’entre eux fait appel à cinq canaux. Les canaux 1 à 4 contrôlent les valeurs RGBW globales de l’éclai­rage d’am­biance et un canal supplé­men­taire permet de déclen­cher des effets stro­bo­sco­piques. L’en­semble s’avère très effi­cace.

Cepen­dant, avec le second mode DMX à huit canaux, les choses deviennent encore plus inté­res­santes. Les fonc­tions précé­dentes sont éten­dues pour inclure diffé­rentes varia­tions sur les LEDs d’am­biance, avec une commande dédiée pour lancer leurs programmes auto­ma­tiques. Avec un total de vingt-sept canaux à dispo­si­tion, le troi­sième et dernier mode DMX offre le contrôle le plus précis du projec­teur : les valeurs de couleur des LEDs d’am­biance ne sont plus contrô­lées de manière globale, mais bel et bien décou­pées en huit sections indé­pen­dantes.

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Les commandes du Retro Blin­der OCTO 380 sont conçues de la même manière et offrent les mêmes fonc­tions que celles de son petit frère. Néan­moins, deux canaux ont été ajou­tés à chacun des quatre modes DMX dispo­nibles, permet­tant à la fois l’ac­ti­va­tion auto­ma­tique des trois LEDs centrales et une commande de vitesse supplé­men­taire. Le quatrième mode DMX (spéci­fique au modèle 380), offre un maxi­mum d’op­tions d’édi­tion grâce à ses trente-et-un canaux. Désor­mais, l’in­ten­sité de chacune des trois LEDs COB peut être réglée indi­vi­duel­le­ment. Ainsi, vous pour­rez créer des séquences plus complexes tout en profi­tant d’un éclai­re­ment lumi­neux plus consé­quent. Quoi qu’il en soit le résul­tat est toujours très capti­vant et très agréable à regar­der, surtout quand on commence à créer une compo­si­tion avec plusieurs projec­teurs synchro­ni­sés.

Notre avis : 9/10

Globa­le­ment nous avons beau­coup appré­cié ces Retro Blin­der OCTO, ils sont élégants et légers,   faciles à instal­ler et à comman­der, et surtout : les effets qu’ils produisent sont très beaux à regar­der, et pour­ront habiller un espace inté­rieur assez rapi­de­ment. En effet, sans être extra­or­di­nai­re­ment puis­sant non plus, le flux et l’éclai­re­ment lumi­neux géné­rés reste­ront large­ment suffi­sants pour illu­mi­ner des salles de petite à moyenne capa­cité.

La fonc­tion stro­bo­scope est un vrai plus, notam­ment en vue d’une utili­sa­tion en DJ set, ou autre pres­ta­tion de ce type. Pour termi­ner, leur prix reste très compé­ti­tif au vu de leurs capa­ci­tés, ce qui en fait un excellent choix pour les musi­ciens·nes, tech­ni­ciens·nes ou pres­ta­taires indé­pen­dants·es en quête d’un éclai­rage de qualité pour un prix d’en­trée abor­dable.

  • Prix
  • Qualité des effets
  • Légèreté du châssis

  • Absence de rail pour la connexion en série sur l’Octo 380
  • Consommation électrique un peu élevée
  • Ne fait pas le café
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  • Feupied 633 posts au compteur
    Feupied
    Posteur·euse AFfolé·e
    Posté le 02/03/2026 à 11:19:22
    Ne fait pas le café :mdr:

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