Stairville a récemment sorti le projecteur LED SonicPulse MH Wash 1208. Outre son prix public attractif de 179 €, ce modèle est annoncé comme l’outil idéal pour les DJ, les groupes de musique indépendants et l’éclairage d’ambiance. Alors, est-ce une réussite ou un échec ? On passe au test !
Déballage du Stairville SonicPulse MH Wash 1208 et qualité de fabrication
Le projecteur Stairville SonicPulse MH Wash 1208 est livré dans un emballage cartonné plutôt robuste qui a bien tenu le coup malgré les manipulations peu délicates du transporteur. À l’ouverture, outre la machine en elle-même, on découvre un câble d’alimentation Powertwist, un manuel d’utilisation en allemand et en anglais et enfin un support de référence Omega.
À l’exception de la partie inférieure renforcée en métal, le châssis est entièrement fabriqué en plastique rigide et ses dimensions sont de 271 × 198 × 159 mm pour un poids de 3,3 kg. On retrouve ici un modèle de lyre d’entée de gamme classique, mais, à ce prix, la qualité de fabrication étonne : l’ensemble respire la solidité et tout est parfaitement en place. En termes de connexions, on accède à une entrée et une sortie Powertwist pour l’alimentation accompagnées d’une entrée et une sortie DMX sur connecteur XLR 3 broches. Sous l’écran de contrôle, quatre boutons permettent de naviguer rapidement dans les menus. Le MH Wash 1208 est également équipé d’un récepteur infrarouge pour une utilisation avec une télécommande optionnelle, et d’un micro intégré pour la synchronisation musicale. Le socle est doté de quatre pieds en caoutchouc et de deux trous taraudés pour la fixation du support Omega fourni. Il est également équipé de deux ouvertures pour le passage d’un câble de sécurité. La source lumineuse est motorisée par 12 LEDs RGBWW de 8 Watts chacune (température de couleur : 2 800 Kelvins), l’angle de faisceau annoncé est de 9° et les axes Pan et Tilt offrent des débattements respectifs de 540° et 220°.
Prise en main et modes de fonctionnement : Control, Auto et Program

La reproduction des couleurs est également très correcte, même si on remarque de légères variations de teinte sur les bords extérieurs du faisceau, ce qui est assez courant pour les projecteurs de cette gamme de prix. Mais bon, cela ne devrait pas poser de problème lors d’événements qui ne demandent pas une précision colorimétrique absolue. En d’autres termes, pour un concert en salle de petite à moyenne capacité, pour un DJ set privé ou tout autre type d’évènement semi-professionnel, le public ne devrait pas s’en offusquer. Passons maintenant aux modes « Auto » et « Program ».
Pour sélectionner le mode automatique, on répète l’opération précédente en sélectionnant cette fois le mode « Auto ». Le projecteur propose alors une séquence automatique de panoramique et d’inclinaison accompagnée d’un changement de couleur préprogrammé. Pour information, dans le menu « Auto », seuls la vitesse et l’angle des axes Pan et Tilt peuvent être réglés. Des réglages un peu plus approfondis sont disponibles dans le mode « Program ». On y retrouve 15 séquences prédéfinies et personnalisables : réglages des angles de rotation Pan et Tilt, choix des couleurs et des enchaînements, mais aussi deux types d’effet stroboscopique (un stroboscope linéaire classique et un stroboscope aléatoire). Les séquences préprogrammées semblent toutes fonctionnelles et devraient largement suffire à animer votre prochaine prestation.
Synchronisation et contrôle DMX : Sound to Light, Master/Slave et pilotage logiciel

La fonction maître/esclave (« Master/Slave ») est très pratique lorsqu’on utilise plusieurs MH Wash 1208 ou d’autres projecteurs issus de la gamme SonicPulse. Dans ce mode en tant qu’esclave, le projecteur reproduit exactement le fonctionnement de l’unité maîtresse. De plus, il peut être réglé pour inverser les rotations Pan et Tilt et créer, par exemple, des effets de symétrie très intéressants pour une prestation. Les programmes sélectionnés sur l’unité maîtresse sont automatiquement pris en compte par le MH Wash 1208, et ce même s’il s’agit de deux éclairages très différents. Par exemple, si une barre LED génère un effet de pixellisation de gauche à droite, cet effet sera également imité par la lyre. Le résultat est très satisfaisant et l’interaction entre les deux projecteurs est convaincante et surtout très stable.
La plupart des utilisatrices·eurs souhaiteront probablement utiliser le projecteur via le protocole DMX. La connexion DMX s’effectue via un connecteur XLR classique à 3 broches et, lors de nos essais, nous avons piloté l’appareil via une interface USB-DMX, associée au logiciel DasLight4. Nous avons chargé un profil SSL préconfiguré de la bibliothèque DasLight et la connexion entre le projecteur et l’ordinateur s’est faite sans accroche. Seul bémol, il n’a pas été possible d’activer le mode son-lumière directement via DMX (décidément, le mode son-lumière n’est pas le point fort de ce modèle). Petit aparté sur le système de refroidissement et les bruits mécaniques : le ventilateur et les moteurs Pan/Tilt sont particulièrement silencieux. Le bruit généré est à peine audible même lorsque le ventilateur fonctionne à pleine vitesse et restera imperceptible dans un environnement de musique amplifiée.











