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Maîtriser la mise en scène et l'éclairage n’est pas une mince affaire, mais grâce au protocole de contrôle DMX, tout devient possible. Alors, si vous avez toujours voulu comprendre son fonctionnement, ou tout simplement si vous devez organiser vote concert en toute autonomie, voici quelques notions de base à connaître pour illuminer la scène de mille feux.
Qu’est-ce que le protocole DMX et comment fonctionne-t-il en éclairage scénique ?
L’abréviation DMX signifie Digital Multiplex (multiplexage numérique) et désigne un protocole de contrôle créé en 1986, utilisé pour la gestion de l’éclairage dans le domaine événementiel. Il permet de contrôler en direct un ensemble de projecteurs : du choix des couleurs, aux mouvements, en passant par toute une myriade d’effets, et bien plus encore. Le DMX repose sur une méthode de transmission symétrique (RS-485). Grâce à cette transmission, il offre une excellente immunité aux bruits et aux interférences diverses.
Bien que les connecteurs XLR à cinq broches soient techniquement requis pour une transmission optimale, la version à trois broches, plus économique, est fréquemment utilisée elle aussi (c’est même un standard outre-Atlantique). Disons simplement que la paire de broches inutilisée est réservée à d’autres usages, et pourra être ignorée par les débutants·es. Contrairement à la technologie audio, le DMX utilise un connecteur XLR femelle en émission, et un connecteur XLR mâle en réception. Les données sont transmises avec un débit de 250 kbit/s, et une fréquence de rafraîchissement de 44 Hz.
Câbles XLR et DMX : quelles différences et quelles précautions pour le contrôle lumière ?
Ce type de signal contient des fréquences assez élevées, qui rendent inadéquat l’usage d’un câble de micro XLR standard. Il convient donc d’utiliser des câbles spécifiques, blindés, avec une impédance de 110 ohms. Malgré tout, le marché est tellement diversifié aujourd’hui qu’on trouve de nombreux câbles micro dont les caractéristiques électriques conviennent à la transmission DMX (les câbles dédiés aux boîtiers de scène, par exemple). Cependant, notre conseil sera toujours d’utiliser des câbles DMX conçus exclusivement pour le contrôle des lumières.
Ensuite, avant de procéder à la mise en place d’un petit système d’éclairage, il est important de comprendre que les appareils seront connectés en série, et que, pour que chaque projecteur puisse être contrôlé de manière individuelle, il nécessitera une adresse DMX unique (plusieurs projecteurs qui utilisent une adresse DMX commune fonctionneront, mais ils réagiront simplement de la même manière aux commandes envoyées). Cet adressage s’effectue directement dans ce qu’on appelle un « univers » DMX, nous en reparlerons un peu plus bas dans le paragraphe concernent la configuration des projecteurs.
Univers DMX : 512 canaux, limites de projecteurs et rôle du splitter
Un univers DMX désigne un flux de données de 512 canaux émis par le contrôleur d’éclairage, il peut s’agir soit d’une console dédiée, soit d’un logiciel installé sur un ordinateur doté d’une interface USB/DMX. Il est important de noter que seuls 32 projecteurs récepteurs peuvent être connectés à un seul émetteur, mais, pour cet article consacré aux débutants·es, nous partons du principe qu’une installation lumière basique ne dépassera pas 16 projecteurs (ce qui est déjà pas mal!). Alors, notons simplement qu’à mesure que votre installation d’éclairage s’étoffera, vous pourrez faire appel à des machines plus élaborées (consoles, interfaces, etc.) qui vous permettront de gérer plusieurs univers en même temps. Nous le mentionnons rapidement ici, car nous n’en aurons pas besoin dans un premier temps.
Cependant, un accessoire quasi indispensable fera son entrée à partir du moment où vous commencerez à avoir plusieurs projecteurs à gérer : le splitter (ou répartiteur). Il permet tout simplement de faire le lien entre le contrôleur d’éclairage et chaque projecteur de manière individuelle, en parallèle : d’une part, cela permet de réduire le nombre d’appareils connectés en série (si besoin), d’autre part, cela permet de mieux isoler chaque signal en cas de défaillance pour éviter qu’un éventuel problème n’affecte toute la chaîne d’éclairage. Pour simplifier, on peut le voir comme une multiprise conçue pour répartir les signaux DMX.
Console DMX ou interface USB/DMX : quel contrôleur choisir pour piloter ses projecteurs ?
Comme pour les systèmes audio, deux options principales s’offrent à vous : une console de mixage DMX ou une interface USB/DMX utilisée avec un logiciel. La totalité des consoles modernes disposent d’une entrée USB, permettant elle aussi une configuration via logiciel. Comme en audio, l’avantage majeur de la console de mixage réside dans ses boutons et curseurs intégrés, qui simplifient la création et la modification des scènes. Et naturellement, la console peut également être utilisée sans ordinateur.
Cependant, grâce à sa taille et son poids très réduits, une interface USB/DMX présente également des avantages. Selon le logiciel utilisé, elle peut offrir des options de contrôle et une flexibilité nettement supérieures à celles d’une console d’éclairage traditionnelle. Grâce aux logiciels libres ou aux solutions open source, le seul coût est celui de l’interface DMX elle-même. Dans tous les cas, avant de vous lancer et de faire vos choix, il est conseillé de prendre quelques notes et de réaliser un croquis.Selon l’envergure du projet, cette mise à plat vous permettra de réfléchir à l’emplacement de chaque appareil dans une salle et de comprendre de quel matériel vous aurez vraiment besoin.Vous minimiserez ainsi les risques d’erreurs de câblage.
Câblage DMX en série, en parallèle et terminateur : méthode et bonnes pratiques
Le câblage est très simple ! À partir d’un contrôleur DMX, connectez d’abord la sortie du contrôleur à l’entrée du premier appareil, puis la sortie du premier appareil à l’entrée du deuxième, et ainsi de suite, jusqu’à ce que tous les appareils soient connectés. Facile ! Si vous disposez d’un répartiteur, vous pourrez même câbler plusieurs séries en parallèle, il suffira juste de répéter l’opération plusieurs fois.
Pour finir, la seule chose indispensable à câbler en sortie du dernier projecteur de chaque série, est ce qu’on appelle un terminateur (ou connecteur de fin de ligne). Il s’agit d’un simple connecteur XLR muni d’une résistance de 110 ou 120 ohms qui empêche les interférences en fin de chaîne. Ne vous inquiétez pas, vous pourrez vous procurer un terminateur pour quelques euros seulement, ou en fabriquer un vous-même pour moins d’un euro si vous êtes adepte du fer à souder. En tous cas, ne sous-estimez pas cet élément et veillez à bien l’installer à chaque fois que vous préparerez une configuration d’éclairage.
Adressage DMX et canal de départ : configurer correctement ses projecteurs
Comme nous l’avons vu précédemment, pour être contrôlé de manière indépendante, chaque appareil nécessite la mise en place d’une adresse DMX unique, qu’on appelle aussi plus communément un canal de départ. Prenons l’exemple de quatre projecteurs d’entrée de gamme imaginaires, connectés en série, qui disposeraient tous d’un mode DMX à huit canaux. L’adresse individuelle de chaque projecteur sera toujours le premier canal parmi les huit disponibles.Donc, sur le panneau de commande du projecteur, si vous sélectionnez le canal 1 comme adresse, les canaux 2, 3, 4, 5, 6, 7 et 8 seront automatiquement attribués. L’appareil suivant étant lui aussi un projecteur à huit canaux, l’adresse adéquate sera donc le canal 9 (et ses canaux de 10 à 16 seront automatiquement attribués) et ainsi de suite : canal 17 pour l’adresse du troisième projecteur, et canal 25 pour l’adresse du quatrième projecteur. Supposons maintenant que vous souhaitiez ajouter un cinquième projecteur identique, qui suive exactement le comportement du premier de la série. Dans ce cas, il ne sera pas nécessaire de configurer une nouvelle adresse et vous pourrez tout simplement lui attribuer le canal 1. Cela permet d’économiser non seulement des canaux, mais aussi et surtout du temps lors de la mise en place.
Pour terminer, notez bien chaque canal de départ et le nom du projecteur correspondant. Une fois tous les appareils adressés manuellement, il suffira de configurer les canaux de départ dans votre contrôleur d’éclairage (chaque type de contrôleur doté d’un logiciel propose généralement une vaste bibliothèque de projecteurs prêts à l’emploi). Puis vous pourrez enfin profiter de votre installation et créer vos premières scènes. En attendant, n’hésitez pas à lire ou à relire notre test du projecteur Stairville SonicPulse MH Wash 1208. La suite au prochain épisode !
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Réactions à cet article(7)
Beatless
Drogué·e à l’AFéine
Posté le 23/02/2026 à 11:26:16
Merci Nath B pour cet article qui va mettre de la lumière sur mes connaissances du protocole DMX.
Will Zégal
Will Zégal
Posté le 23/02/2026 à 13:32:47
Merci beaucoup. C'est cool d'avoir de tels articles.
Est-ce qu'il y aura des suites ? Je m'intéresse notamment aux interfaces (ou convertisseurs) MIDI / DMX qui permettent de commander des scènes par MIDI.
L'idée étant, en tant que musicien, de gérer seul une programmation lumière sur de petits évènements en consacrant une piste d'un de mes séquenceurs aux déclenchements de commandes DMX.
Thomas La Charrette
Drogué·e à l’AFéine
Posté le 23/02/2026 à 13:45:00
+1 avec will
Beatless
Drogué·e à l’AFéine
Posté le 23/02/2026 à 14:17:22
Bonne idée Will, c'est pas con si l'interfaçage MIDI vers DMX est possible sans programmation/transco complexe et/ou interface onéreuse.