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Test du VSL Vienna MIR PRO 24 - MIR pour la VSL

Rédigé par un humain

Quand un des plus fameux éditeurs de bibliothèques orchestrales s’attaque à la réverbération avec la MIR Pro 24, ceci après avoir produit un des instruments virtuels dédiés parmi les plus performants, on est en droit d’attendre une approche originale. Non ?

On ne compte plus les approches dites origi­nales dans le domaine de la synthèse virtuelle, chaque éditeur mettant en avant à la sortie d’un nouveau produit telle ou telle fonc­tion­na­lité inédite, concep­tion révo­lu­tion­naire, implé­men­ta­tion unique, chan­ge­ment de para­digme et autres argu­ments censés rendre leurs produits inévi­tables et à possé­der à tout prix sous peine de ne pas avoir LE son. Même chose du côté des concep­teurs d’ef­fets, et les innom­brables EQ (tiens, je vais mettre un bruit rose à la place du bruit blanc, comme ça mon para­mé­trique sonnera plus « analo­gique »…), compres­seurs et trai­te­ments du signal n’en finissent plus de fleu­rir, de vider les porte­feuilles et remplir les dossiers VST, VST3, AU, RTAS et récem­ment AAX (un peu moins, pour cause de nouveau format, tiens, d’ailleurs, pour­quoi des nouveaux formats ?).

Machine de test

MacPro Xeon 3,2 GHz
OS 10.6.8

Vienna MIR PRO 24 5.1.11849
Logic 9.1.8

Bien sûr, parmi tout ça, il existe d’au­then­tiques pépites, il ne s’agit pas de tout reje­ter en bloc et les diffé­rents tests sur Audio­fan­zine les présentent régu­liè­re­ment. Mais dans cette produc­tion plétho­rique, combien d’ap­proches réel­le­ment diffé­rentes, origi­nales, chan­geant le prin­cipe d’uti­li­sa­tion, la démarche créa­tive et parfois les deux à la fois ? Pas tant que ça. Dans le domaine de la réver­bé­ra­tion, par exemple, on connait les réverbes algo­rith­miques dites aussi synthé­tiques, calcu­lant les espaces grâce à des algo­rithmes (ben oui…) simu­lant les carac­té­ris­tiques réelles d’un espace réver­bé­rant, les réverbes à convo­lu­tion, qui appliquent l’em­preinte sonore d’un lieu véri­table sur l’au­dio. Plus origi­nal, et plus puis­sant, on a parfois vu un mélange des deux (feu l’ex­cel­lente Wizoo­Verb W2, par exemple). Mais l’ap­proche plug en insert ou sur un Bus, réverbe stéréo ou True Stereo voire surround reste la plus commune. Et voilà qu’ar­rive la MIR PRO 24, cadette de la MIR PRO, montrant si ce n’est une tech­no­lo­gie entiè­re­ment nouvelle, du moins une approche fonda­men­ta­le­ment diffé­rente. Revue de détails.

Intro­du­cing Vienna MIR PRO 24

VSL Vienna MIR PRO 24

On trou­vera le logi­ciel sur le site de son éditeur, dispo­nible en télé­char­ge­ment ou physi­que­ment, avec livrai­son sur clé USB. La réverbe est rela­ti­ve­ment chère (395 euros, plus dix en version USB), mais on est là clai­re­ment dans du haut de gamme, son aînée, MIR PRO, attei­gnant elle 795 euros. Par rapport aux précé­dentes versions, on béné­fi­cie main­te­nant d’un plug-in dédié (on y revien­dra, le concept de plug-in est ici diffé­rent de ce que l’on entend habi­tuel­le­ment), et les compa­ti­bi­li­tés sont assu­rées pour quasi tous les formats, sur les deux plate­formes Mac et PC, 32 et 64 bits, c’est-à-dire VST, AU, RTAS et AAX. On télé­charge le logi­ciel, sans oublier sa banque de réponses impul­sion­nelles d’ori­gine (Vienna Konzer­tHaus Room­pack) via l’ha­bi­tuel Vienna Down­load Mana­ger, l’au­to­ri­sa­tion s’ef­fec­tuant comme pour tous les produits VSL sur une clé USB e-Licen­ser. On peut acqué­rir deux banques de réponses addi­tion­nelles, les Room­Pack 2 – Studios & Sound Stages (offrant le mythique studio Teldex à Berlin et trois studios de l’ORF Funkhaus à Vienne, 245 euros) et Room­Pack 3 – Mystic Spaces (deux églises autri­chiennes, 175 euros).

Dans toutes les direc­tions

VSL Vienna MIR PRO 24

La réverbe utilise un prin­cipe de réponses impul­sion­nelles multiples pour une même salle (MIR, pour Multiple Impulse Response), permet­tant de placer sources et « audi­teur » dans diffé­rents endroits de l’es­pace. Ainsi pour le pack de base, les quatre salles et le foyer du Konzer­thaus tota­lisent 11 000 réponses impul­sion­nelles, enre­gis­trées via un mode opéra­toire quatre canaux Ambi­so­nics (on trou­vera plus de détails sur les pages dédiées de l’édi­teur, ainsi que sur un PDF dédié). Ce prin­cipe de réponses multiples permet­tra, pour placer l’ins­tru­ment dans un des points de la salle, d’ef­fec­tuer dans un premier temps jusqu’à huit convo­lu­tions, six hori­zon­ta­le­ment (de 0° à 300° par pas de 60°) et deux verti­ca­le­ment (haut et bas, cet ensemble de huit IR pouvant être accom­pa­gné d’autres ensembles), et ceci après que les carac­té­ris­tiques spec­trales et le volume de l’ins­tru­ment aient été calcu­lés en fonc­tion de sa posi­tion.

VSL Vienna MIR PRO 24

Tout cela peut sembler bien complexe, ça l’est (sans parler de la puis­sance de calcul néces­saire pour obte­nir un effet en temps réel), mais heureu­se­ment pour l’uti­li­sa­teur, l’uti­li­sa­tion de cette puis­sance de trai­te­ment et de resti­tu­tion sonore a été gran­de­ment simpli­fiée. Le prin­cipe retenu pour l’uti­li­sa­tion de toute cette puis­sance est l’as­so­cia­tion de plug-ins qui route­ront les signaux à trai­ter de la DAW vers l’ap­pli­ca­tion auto­nome MIR PRO, qui s’ouvre en tâche de fond (on peut aussi utili­ser Vienna Ensemble et/ou Vienna Ensemble Pro). Avec MIR PRO, le nombre de plug-ins/canaux (corres­pon­dant à un instru­ment isolé ou un Bus en regrou­pant plusieurs) est illi­mité (enfin, suivant les possi­bi­li­tés de l’or­di­na­teur hôte), sur la MIR PRO 24, on ne peut ouvrir que 24 plug-ins. Ce qui est déjà pas mal, si l’on pense son mixage en fonc­tion de cette limite, d’au­tant que l’on est rare­ment confronté à une réflexion de cet ordre lorsque l’on mixe avec des réverbes stéréo ou multi­ca­nal. Et les personnes travaillant sur des VSL Farms (un ensemble d’or­dis en réseau héber­geant diffé­rentes parties de l’or­chestre virtuel) pour­ront aussi se conten­ter de MIR PRO 24 sur les ordis secon­daires et prendre une MIR PRO sur le prin­ci­pal (on parle là d’in­ves­tis­se­ments qui ne concernent que les profes­sion­nels, les sommes totales impli­quant des moyens norma­le­ment hors du cadre amateur). Je dis VSL Farms, mais bien entendu, l’uti­li­sa­tion de MIR PRO (24 ou complète) n’est pas limi­tée à la Vienna, bien au contraire.

Entrée en action

VSL Vienna MIR PRO 24

On ouvre donc une session dans sa DAW préfé­rée et l’on insère un plug MIR PRO 24 sur un canal ou un Bus. Les contrôles y sont rela­ti­ve­ment peu nombreux et consa­crés à l’es­sen­tiel : Volume, balance Dry/Wet, Mute, Solo, nom et assi­gna­tion couleur de l’ins­tru­ment (impor­tant, quand on en utili­sera plusieurs), Hide (qui rend invi­sible l’icône dans l’ap­pli­ca­tion MP24), bypass, mise au premier plan de l’ap­pli­ca­tion et loca­li­sa­tion de l’ins­tru­ment dans la MP24, et pour finir acti­va­tion du Room Tone (qui est le bruit propre de la pièce…). L’in­ter­face offre aussi un crête­mètre, s’adap­tant au format audio, de mono à multi­ca­nal.

Ensuite tout se passe dans l’ap­pli­ca­tion propre­ment dite. Il faudra d’abord choi­sir le type de salle dans le navi­ga­teur. D’ori­gine, MP24 est livrée avec le Vienna Konzer­tHaus Room­pack, large­ment suffi­sante dans un premier temps grâce à ses cinq espaces très diffé­rents. Mais on gagnera indé­nia­ble­ment à diver­si­fier les possi­bi­li­tés grâce aux autres Room­packs (non reçus, donc non testés, donc ce qui suit sous réserves) : ayant eu la chance « d’en­tendre » les studios Teldex dans la réalité, en parti­cu­lier le superbe Recor­ding Hall de plus de 450 m2, si l’édi­teur n’a pas raté sa prise d’IR multiples, les programmes pour MP24 doivent être… superbes. Seul reproche, corol­laire des tech­niques rete­nues, on ne peut utili­ser MP24 qu’avec les IR four­nies par l’édi­teur, qui repré­sentent un sacré inves­tis­se­ment, et qui ne sont pas si nombreuses que ça (voir la poli­tique de gratuité, la diver­sité et le nombre d’IR four­nies par Audioease pour leur Alti­verb, par exemple).

Icône instru­men­tale

L’ins­tru­ment placé dans la salle est maté­ria­lisé par une icône qui ne se limite pas à une simple repré­sen­ta­tion graphique : elle est en effet dotée de réglages tout à fait fonc­tion­nels, qui se reflètent dans les réglages de l’in­ter­face et vice versa. Ainsi la grande tige verti­cale règle le volume et permet aussi de défi­nir l’orien­ta­tion de l’ins­tru­ment (sur 360°), le demi-cercle supé­rieur la balance Dry/Wet et les deux poignées à droite et à gauche la largeur de diffu­sion de l’ins­tru­ment (en mètres). Cette dernière change selon l’ins­tru­ment de façon appro­priée, c’est-à-dire qu’un piano aura une diffu­sion plus large que celle d’une flûte piccolo. Des indi­ca­teurs reflètent l’ac­ti­vité en cours. Bien conçu, bien réalisé.

Retour au choix : l’on­glet Venue ouvre une fenêtre donnant accès aux IR dispo­nibles. Le choix peut être fait par type de salle, temps de réver­bé­ra­tion et Loca­tion (diffé­rentes salles dans un même endroit). On y trouve les repré­sen­ta­tions graphiques, plusieurs photos en diapo­rama et des infor­ma­tions sur la salle, un réglage de temps de réver­bé­ra­tion ainsi que la sélec­tion d’une des posi­tions de l’au­di­teur/ensemble de micros (micro prin­ci­pal pour suivre) dans la salle. Par exemple, le Konzer­thaus – Gros­ser Saal Stage offre la possi­bi­lité de situer l’au­di­teur à la place du chef d’or­chestre, aux septième ou quin­zième rangs, ou au balcon. Un bouton Preview permet d’en­tendre le son de la réverbe avant son char­ge­ment, pratique. Une fois la sélec­tion vali­dée, on passe à la fenêtre prin­ci­pale, dans laquelle la repré­sen­ta­tion graphique de la salle appa­raît, ainsi que les instru­ments/bus char­gés dans la DAW dotés d’un plug MP24 (voir enca­dré) et le micro prin­ci­pal. On peut zoomer et se dépla­cer dans la salle, pratique pour visua­li­ser correc­te­ment le nom des instru­ments dès qu’on commence à les cumu­ler et les dépla­cer ; à ce propos, l’édi­teur appelle Hots­pots les endroits de la salle qui permet­tront d’en­tendre les réver­bé­ra­tions (en dehors de ces endroits maté­ria­li­sés en jaune brillant, on n’en­ten­dra pas de son du tout).

Réglages à gogo

VSL Vienna MIR PRO 24

On dispose ensuite de deux séries de réglages, l’une pour l’ins­tru­ment sélec­tionné, l’autre pour ce que l’édi­teur appelle sa sortie (Output). Dans les premiers, un menu donne accès aux profils d’ins­tru­ment (menu aussi acces­sible via clic droit sur l’icône instru­men­tale), ce qui char­gera des préré­glages incluant de nombreux para­mètres (notam­ment de direc­ti­vité du signal, et de son compor­te­ment, du volume natu­rel, etc.) corres­pon­dants aux instru­ments de la VSL, mais qui pour­ront tout aussi bien servir à ceux d’autres biblio­thèques. On accède ainsi aux para­mètres de direc­tion, de largeur, de balance Dry/Wet, Hide, Mute, Solo, Bypass, au Volume.

VSL Vienna MIR PRO 24

Le menu Charac­ter offre plusieurs types de sono­ri­tés conçus pour les Vienna Instru­ments de Pure à Subtle, en passant par Air, Bite, Warm, etc., jouant appa­rem­ment sur des EQ et compres­sion subtiles (on peut les essayer sur d’autres biblio­thèques). Deux réglages impor­tants si l’on est un peu perdu (ou pas…), Natu­ral Volume et Dry Direc­ti­vity qui force­ront l’ins­tru­ment et sa réverbe à leur compor­te­ment natu­rel dans la salle donnée.

Dernier groupe de réglages, Output concerne évidem­ment la façon dont le son est « capté » et donc la façon dont l’au­di­teur entend le trai­te­ment de réver­bé­ra­tion appli­qué à tous les instru­ments.

MIRacle

Non content de four­nir une réverbe à convo­lu­tion hors norme, l’édi­teur offre avec MP24 une très bonne réverbe algo­rith­mique, MIRacle, qui plus est dotée de nombreux présets en accord avec l’acous­tique des IR présentes dans son aînée, de quoi « allon­ger » les temps de réverbe des diffé­rentes salles. Bien sûr, MIRacle pourra aussi être utili­sée de façon auto­nome, de la stéréo au multi­ca­nal. Les para­mètres sont ceux que l’on retrouve habi­tuel­le­ment sur ce type de réverbe, avec la possi­bi­lité de modu­ler les queues de réverbes en interne (comme une certaine marque commen­çant par Le et finis­sant par xicon), un EQ et un Damp complets, un A/B, etc. Un MIRacle, non, une très bonne idée, oui.

Premier élément, le micro­phone prin­ci­pal : un menu offre un nombre assez impor­tant de types de confi­gu­ra­tion de micro­phones, de la stéréo (il y a même Mono) au 5.1., en X-Y, ORTF, M-S, Blum­lein, etc. Si cela ne suffit pas, on peut créer ses propres confi­gu­ra­tions en appuyant sur le bouton E(dit) qui ouvre l’Out­put Editor, dans lequel les options ne manquent pas. Saluons la péda­go­gie de l’édi­teur qui prend soin d’ex­pli­quer les confi­gu­ra­tions et réglages autant qu’il le faut, dans les diffé­rentes fenêtres comme dans les nombreux manuels et PDF, malheu­reu­se­ment en anglais seule­ment. Cette fenêtre permet aussi de choi­sir ou régler le deuxième micro­phone, ainsi que la matrice de routage, impor­tant quand on travaille en multi­ca­nal. Ce deuxième micro­phone (là encore, un ensemble de micros) peut être placé à diffé­rents endroits et son volume ajusté selon les besoins.

Enfin on trouve les réglages d’off­set du volume sec global, le temps de réver­bé­ra­tion (dépen­dant de celui de l’IR), d’un offset Dry/Wet, de deux boutons acti­vant les solos Dry et Wet, du curseur Room Tone et d’un EQ para­mé­trique multi­mode cinq bandes pour peau­fi­ner le son de la pièce.

Bilan

Avant de conclure, écou­tons quelques exemples des possi­bi­li­tés offertes. D’abord, une phrase de clari­nette basse sans réverbe.

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Ensuite, dans la grande salle, proche du chef d’or­chestre (programme Stereo – MIR PRO – Default). Pour tous les exemples de clari­nette suivant, la balance Dry/Wet sera à 66 % (côté Wet).

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Puis tout au fond à sa gauche, l’émis­sion diri­gée vers le chef d’or­chestre puis à son opposé.

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Main­te­nant, retour­nons la clari­nette dans la bonne direc­tion, mais plaçons le micro prin­ci­pal au 15e rang, puis remet­tons la clari­nette dans l’autre sens.

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Et un accord « Maman » pour finir, d’abord arpégé puis en accord suivant diverses posi­tions du micro prin­ci­pal et du secon­daire, dans diffé­rentes salles.

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Tout est bien entendu réalisé à l’in­té­rieur de MP24, taux de réverbe, place­ment en profon­deur, volume, pano­ra­mi­sa­tion, etc. (les Pan de Logic de chaque voix sont tous au centre).

VSL Vienna MIR PRO 24

Indé­nia­ble­ment, MP24 est un outil surpuis­sant. Ce qui lui donne autant de quali­tés que de poten­tiels problèmes. Ses quali­tés sont bien entendu la réus­site du concept (enfin du nouveau…), sa mise en œuvre et la qualité sonore du logi­ciel. Les IR four­nies d’ori­gine sont très belles, et le compor­te­ment de l’en­semble en fonc­tion du place­ment, de la distance, de la profon­deur et de la largeur est assez éton­nant, et d’une grande simpli­cité de mise en œuvre. L’in­clu­sion d’une réverbe algo­rith­mique, MIRacle, est aussi la bien­ve­nue avec ses présets permet­tant de « lisser » certains sons ou sections. Et l’uti­li­sa­tion des VI Pro et de MIR PRO 24 dans Vienna Ensemble Pro 5 un véri­table plai­sir, loin des prises de tête de certaines confi­gu­ra­tions dans nos DAW chéries… Le risque étant de se perdre faci­le­ment dans tout ça, de favo­ri­ser les détails de chacun au détri­ment du point de vue d’en­semble néces­saire.

Les tarifs prati­qués mettent ces logi­ciels rela­ti­ve­ment hors de portée de l’ama­teur, même si l’on a droit pour ce prix à une réverbe à convo­lu­tion et une réverbe algo­rith­mique pouvant travailler toutes deux en multi­ca­nal ; et il faut de toute façon une certaine maîtrise du mixage (dont la première étape est l’écri­ture, ne l’ou­blions pas) pour en tirer tout le poten­tiel (atten­tion aux phases, par exemple). Il serait dommage qu’une telle puis­sance soit mal utili­sée, comme les excès du multi­mike ont pu faire perdre à certains le son de base d’un instru­ment (combien de micros sur un kit de batte­rie là où deux, trois micros dans une bonne pièce suffisent ?) ou d’un orchestre (est-ce que la multi­prise par sections a ajouté quelque chose aux enre­gis­tre­ments d’an­tho­lo­gie effec­tués dans une salle de concert avec des tech­niques depuis long­temps éprou­vées ?). Sans comp­ter l’oreille de moins en moins habi­tuée au son véri­table d’un orchestre en salle de concert, pour cause de musiques de film complè­te­ment trafi­quées, qu’elles soient à base d’or­chestres réels ou virtuels… Mais ne boudons pas notre plai­sir, MIR PRO 24 est un outil éton­nant, loin d’être limité à l’or­chestre et dispo­sant de très nombreux atouts. La puis­sance créa­tive restant bien sûr l’apa­nage de son utili­sa­teur.

Télé­char­gez les fichiers sonores (format FLAC)

Points forts

  • Du renouveau dans la réverbe
  • Conception et réalisation
  • Qualité sonore
  • Possibilités et réglages très nombreux
  • Réponses impulsionnelles multiples
  • Liberté de travail sur la profondeur et la largeur
  • Profils Instruments
  • Souplesse, ergonomie
  • MIRacle Stéréo au multicanal pour MP24 et MIRacle
  • Intégration parfaite avec Ensemble Pro 5
  • Manuels et pédagogie appropriés...

Points faibles

  • ..mais en anglais seulement
  • Gourmand, bien sûr
  • Principe d’IR multiples superbe, mais verrouillant toute velléité d’import maison
  • Tarif relativement élevé des IR
  • Temps de précalcul après modifications parfois longs
  • Attention au risque de se perdre dans les détails
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