The Cure, le bébé de Robert Smith.
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vilak
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Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
26 Novembre 2023 à 10:55The Cure, le bébé de Robert Smith.
#1
Les premiers synthés de The Cure.
En novembre 79, un claviste est recruté (Mathieu Hartley) et il amène sur scène son Korg MiniiKorg 700S, auquel est vite adjoint un Roland RS-09 (hiver 80), acheté pour l’enregistrement du deuxième album, "Seventeen Seconds". De son coté, le batteur ajoute des pads Synare 3 à son kit.
Hartley quitte le groupe en septembre 80 et emporte son 700S qui se voit remplacé par un Korg MaxiKorg 800DV et son RS-09 qui se voit remplacé par un autre à l'identique. Lorsque la tournée reprend en octobre, les parties de clavier se voient réduites à la très simple intro de « A forest » que le bassiste joue lui-même. Pour cela, le 800DV suffit et le RS-09 n’est plus utilisé sur scène.
Pour l’album suivant, composé et arrangé entre l’automne et l’hiver 80/81, un Solina String fait son apparition. C’est le clavier préféré de Robert Smith et il arrivera toujours à en glisser un petit bout dans chaque album qui suivra. « Faith » est donc habillé par des nappes de Solina Sting, de RS-09 et de 800DV. D'après Ory, ce 800DV est parfaitement capable d'avoir fait les cloches que l'on entend sur 'The Holy Hour".
Quelque part par-là arrive une pédale basse EKO qui d’après certains ne sera utilisée qu’en concert.
L’album de 82, « P*rn*graphy », ne voit pas de gros changement dans l’équipement et l’on retrouve ces trois machines et la pédale basse pendant la tournée. Toutefois une boite à rythme Boss DR-55 a été utilisée en studio. Déformée par des amplis, c'est elle qu'on entend sur "100 years".
Le bassiste s’est barré suite à une bagarre en juin 82 et les deux membres restant sortent en décembre « Let’s Go To bed » avec leur trois synthés habituels.
Début 83, ils louent un « Oberheim system » (DSX/DMX/OB-Xa) pour le EP « The Walk » et ses face-B. Ce matériel ne resservira donc plus jamais au groupe.
Un journaleux a qualifié « The Walk » comme « La techno-pop que Depeche Mode rêve de faire la nuit ». Dur pour DM quand même, bien que la chanson soit très bonne!
Le batteur désormais claviste a acheté une Boss DR-110 et un Juno-60 à cette époque. On le voit pourtant sur scène avec ce qui semble bien être un Jupiter (6 ou 8 je l’ignore, lien de la vidéo tout en bas et c’est bien du direct, pas du playback).
En 84, Porl Thompson (nouveau venu) et Lol Tolhurst (l’ex-batteur devenu claviste) jouent sur scène avec respectivement un JX-3P et le Juno-60, ils ont dû figurer avec leurs autres instruments dans l’enregistrement de l’album « The Top », la même année. Le DX-7 serait déjà là pour certains, d’autres disent que non.
En 85, Coté studio on parle de l’arrivée d’un Emulator 2, d’un Ensoniq Mirage et d’un JX-8P pour « The Head on the Door ». La présence du DX-7 est certaine lors de ces sessions, il remplace d’ailleurs le Juno 60 sur la tournée.
En 86, le JX-8P et le Mirage sont là c’est sûr, puisqu’en cette année de promo de la compilation ils accompagnent respectivement le JX-3P et le DX-7.
Pour "Kiss me, Kiss me, Kiss me", je n'ai pas d'information sur un quelconque nouvel arrivant, alors "à vot'bon coeur" si vous êtes au courant...
----------------
----------------
Les claviers de Roger O'Donnel sur "Disintegration", 1989.
STUDIO :
Échantillonneur Mirage
Échantillonneur Prophet 2002
Échantillonneur Emulator E2
Échantillonneur Emulator E3
Échantillonneur Akai S612
Synthé Moog Mini Moog Model D
Synthé Roland JX8P
Arp Solina String Machine
Piano à queue Bosendorfer
SUR SCENE :
Clavier maitre Yamaha à touches lourdes
Roland JX8P
Korg M1
Pédale de contrôle Midi
Un rack Oberheim DPX-1 pour lecture des échantillons pour le Prophet, le Mirage et l'Emulator.
Dodger Stadium, Los Angeles, 8 septembre 1989, 50.000 spectateurs, complet.

La setlist :
https://www.cure-concerts.de/concerts/1989-09-08.php
--------------------------
--------------------------
J'en ai appris beaucoup plus sur la façon dont le groupe The Cure fonctionnait.
A leur début à la fin des années 70, légalement le groupe c'est Smith (chants & guitares), Tolhurst (batterie) et Dempsey (Basse), ses trois membres fondateurs.
Quand Dempsey et Smith/Tolhurst décident de ne plus travailler ensemble. Les deux derniers proposent au bassiste de lui laisser le nom "The Cure" et eux de redémarrer sous un autre nom. Dempsey a dit merci pour l'offre mais l'a déclinée.
Fin 79, Le groupe c'est donc Smith et Tolhurst.
Tous ceux qui viendront par la suite auront des contrats annexes de musiciens additionnels (le terme anglais est "contract performer") et n'auront aucun pouvoir décisionnaire sur la musique et le business du groupe. Même s'ils seront financièrement traités sur un pied d'égalité, ils resteront des employés, des exécutants, et seront donc virables à tout moment.
En 86, le contrat avec la maison de disque est arrivé à sa fin, les négociations sont serrées mais on re-signe avec les mêmes.... Avec un gros changement.
Désormais, The Cure, c'est Smith tout seul car Tolhurst, dont la productivité, le professionnalisme et le bon sens suivent une pente effrayante, se voit proposer et signe un contrat annexe. Il devient donc un musicien additionnel, n'a plus son mot à dire sur la musique et le business du groupe. Comme les autres, il est devenu un employé de la société "Smith Music" et peut être viré à tout moment (ce qui arrivera en 89).
Et désormais tout marchera comme ça, The Cure, c'est Smith, Il engage et vire qui il veut quand il veut et Il est le seul à décider de la direction musicale du groupe, du business, des tournées, de tout quoi.
En novembre 79, un claviste est recruté (Mathieu Hartley) et il amène sur scène son Korg MiniiKorg 700S, auquel est vite adjoint un Roland RS-09 (hiver 80), acheté pour l’enregistrement du deuxième album, "Seventeen Seconds". De son coté, le batteur ajoute des pads Synare 3 à son kit.
Hartley quitte le groupe en septembre 80 et emporte son 700S qui se voit remplacé par un Korg MaxiKorg 800DV et son RS-09 qui se voit remplacé par un autre à l'identique. Lorsque la tournée reprend en octobre, les parties de clavier se voient réduites à la très simple intro de « A forest » que le bassiste joue lui-même. Pour cela, le 800DV suffit et le RS-09 n’est plus utilisé sur scène.
Pour l’album suivant, composé et arrangé entre l’automne et l’hiver 80/81, un Solina String fait son apparition. C’est le clavier préféré de Robert Smith et il arrivera toujours à en glisser un petit bout dans chaque album qui suivra. « Faith » est donc habillé par des nappes de Solina Sting, de RS-09 et de 800DV. D'après Ory, ce 800DV est parfaitement capable d'avoir fait les cloches que l'on entend sur 'The Holy Hour".
Quelque part par-là arrive une pédale basse EKO qui d’après certains ne sera utilisée qu’en concert.
L’album de 82, « P*rn*graphy », ne voit pas de gros changement dans l’équipement et l’on retrouve ces trois machines et la pédale basse pendant la tournée. Toutefois une boite à rythme Boss DR-55 a été utilisée en studio. Déformée par des amplis, c'est elle qu'on entend sur "100 years".
Le bassiste s’est barré suite à une bagarre en juin 82 et les deux membres restant sortent en décembre « Let’s Go To bed » avec leur trois synthés habituels.
Début 83, ils louent un « Oberheim system » (DSX/DMX/OB-Xa) pour le EP « The Walk » et ses face-B. Ce matériel ne resservira donc plus jamais au groupe.
Un journaleux a qualifié « The Walk » comme « La techno-pop que Depeche Mode rêve de faire la nuit ». Dur pour DM quand même, bien que la chanson soit très bonne!
Le batteur désormais claviste a acheté une Boss DR-110 et un Juno-60 à cette époque. On le voit pourtant sur scène avec ce qui semble bien être un Jupiter (6 ou 8 je l’ignore, lien de la vidéo tout en bas et c’est bien du direct, pas du playback).
En 84, Porl Thompson (nouveau venu) et Lol Tolhurst (l’ex-batteur devenu claviste) jouent sur scène avec respectivement un JX-3P et le Juno-60, ils ont dû figurer avec leurs autres instruments dans l’enregistrement de l’album « The Top », la même année. Le DX-7 serait déjà là pour certains, d’autres disent que non.
En 85, Coté studio on parle de l’arrivée d’un Emulator 2, d’un Ensoniq Mirage et d’un JX-8P pour « The Head on the Door ». La présence du DX-7 est certaine lors de ces sessions, il remplace d’ailleurs le Juno 60 sur la tournée.
En 86, le JX-8P et le Mirage sont là c’est sûr, puisqu’en cette année de promo de la compilation ils accompagnent respectivement le JX-3P et le DX-7.
Pour "Kiss me, Kiss me, Kiss me", je n'ai pas d'information sur un quelconque nouvel arrivant, alors "à vot'bon coeur" si vous êtes au courant...
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Les claviers de Roger O'Donnel sur "Disintegration", 1989.
STUDIO :
Échantillonneur Mirage
Échantillonneur Prophet 2002
Échantillonneur Emulator E2
Échantillonneur Emulator E3
Échantillonneur Akai S612
Synthé Moog Mini Moog Model D
Synthé Roland JX8P
Arp Solina String Machine
Piano à queue Bosendorfer
SUR SCENE :
Clavier maitre Yamaha à touches lourdes
Roland JX8P
Korg M1
Pédale de contrôle Midi
Un rack Oberheim DPX-1 pour lecture des échantillons pour le Prophet, le Mirage et l'Emulator.
Dodger Stadium, Los Angeles, 8 septembre 1989, 50.000 spectateurs, complet.
La setlist :
https://www.cure-concerts.de/concerts/1989-09-08.php
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J'en ai appris beaucoup plus sur la façon dont le groupe The Cure fonctionnait.
A leur début à la fin des années 70, légalement le groupe c'est Smith (chants & guitares), Tolhurst (batterie) et Dempsey (Basse), ses trois membres fondateurs.
Quand Dempsey et Smith/Tolhurst décident de ne plus travailler ensemble. Les deux derniers proposent au bassiste de lui laisser le nom "The Cure" et eux de redémarrer sous un autre nom. Dempsey a dit merci pour l'offre mais l'a déclinée.
Fin 79, Le groupe c'est donc Smith et Tolhurst.
Tous ceux qui viendront par la suite auront des contrats annexes de musiciens additionnels (le terme anglais est "contract performer") et n'auront aucun pouvoir décisionnaire sur la musique et le business du groupe. Même s'ils seront financièrement traités sur un pied d'égalité, ils resteront des employés, des exécutants, et seront donc virables à tout moment.
En 86, le contrat avec la maison de disque est arrivé à sa fin, les négociations sont serrées mais on re-signe avec les mêmes.... Avec un gros changement.
Désormais, The Cure, c'est Smith tout seul car Tolhurst, dont la productivité, le professionnalisme et le bon sens suivent une pente effrayante, se voit proposer et signe un contrat annexe. Il devient donc un musicien additionnel, n'a plus son mot à dire sur la musique et le business du groupe. Comme les autres, il est devenu un employé de la société "Smith Music" et peut être viré à tout moment (ce qui arrivera en 89).
Et désormais tout marchera comme ça, The Cure, c'est Smith, Il engage et vire qui il veut quand il veut et Il est le seul à décider de la direction musicale du groupe, du business, des tournées, de tout quoi.
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- Eric Music Strasbourg
Soot_and_Stars
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Je poste, donc je suis
Membre depuis 19 ans
17 Septembre 2026 à 12:13
#976
Et surtout il est à la basse .
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vilak
4615

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
17 Septembre 2026 à 13:25
#977
Merci de l'info!
Ah oui là c'est vraiment pas ça alors, y a vraiment un soucis.
Euh, j'ai vexé personne avec mon terme "les gratteurs"?
Ah oui là c'est vraiment pas ça alors, y a vraiment un soucis.
Euh, j'ai vexé personne avec mon terme "les gratteurs"?
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vilak
4615

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
17 Septembre 2026 à 13:42
#978
Pornography (1982)
Extrait d'un entretien avec Robert Smith pour la Radio West, à Bristol, le 20 avril 1982 au moment de la tournée 14 Explicit Moments : :
- Vous sortez un nouvel album en Angleterre, Pornography. Y a-t-il une raison particulière à ce titre ?
- Robert Smith : Eh bien, le titre a vraiment attiré l'attention, mais ça n'a absolument rien à voir avec le terme lui-même.
- Je sais qu'il y a une chanson dessus qui s'appelle "Pornography". Les autres chansons ont-elles un rapport avec le titre de l'album ?
- Robert Smith : Absolument pas. C'est la première fois qu'on fait quelque chose comme ça… Enfin, l'album ne sonne pas comme Seventeen Seconds ou Faith. Et il n'a même pas de thème principal. Ce sont huit chansons complètement différentes, chacune liée à des sujets différents et produite différemment. Et des instruments différents ont été utilisés. Il n'y a aucune continuité entre les albums Seventeen Seconds et Faith, la seule chose qu'ils ont en commun, c'est la voix, qui sonne toujours pareil…
- Vous êtes toujours tous les trois à jouer et à composer ?
- Robert Smith : Après être arrivés au studio, on s'est assis tous les trois et on s'est mis d'accord sur quoi et comment… On avait déjà la plupart des paroles prêtes et j'en ai écrit la plupart avant d'arriver au studio, ce qui était assez inhabituel dans ce cas-là. En fait, on commençait juste à trouver des titres pour les chansons. Ensuite, on a cherché l'atmosphère idéale à travers les paroles et leurs titres, on a choisi les bons instruments et on a cherché le son optimal. On a passé environ une semaine là-dessus, ce qui s'est avéré être une perte de temps totale, car il était très difficile d'enregistrer quoi que ce soit. Au final, on a tout perdu, y compris beaucoup de cassettes…
Extrait d'un entretien avec Robert Smith pour la Radio West, à Bristol, le 20 avril 1982 au moment de la tournée 14 Explicit Moments : :
- Vous sortez un nouvel album en Angleterre, Pornography. Y a-t-il une raison particulière à ce titre ?
- Robert Smith : Eh bien, le titre a vraiment attiré l'attention, mais ça n'a absolument rien à voir avec le terme lui-même.
- Je sais qu'il y a une chanson dessus qui s'appelle "Pornography". Les autres chansons ont-elles un rapport avec le titre de l'album ?
- Robert Smith : Absolument pas. C'est la première fois qu'on fait quelque chose comme ça… Enfin, l'album ne sonne pas comme Seventeen Seconds ou Faith. Et il n'a même pas de thème principal. Ce sont huit chansons complètement différentes, chacune liée à des sujets différents et produite différemment. Et des instruments différents ont été utilisés. Il n'y a aucune continuité entre les albums Seventeen Seconds et Faith, la seule chose qu'ils ont en commun, c'est la voix, qui sonne toujours pareil…
- Vous êtes toujours tous les trois à jouer et à composer ?
- Robert Smith : Après être arrivés au studio, on s'est assis tous les trois et on s'est mis d'accord sur quoi et comment… On avait déjà la plupart des paroles prêtes et j'en ai écrit la plupart avant d'arriver au studio, ce qui était assez inhabituel dans ce cas-là. En fait, on commençait juste à trouver des titres pour les chansons. Ensuite, on a cherché l'atmosphère idéale à travers les paroles et leurs titres, on a choisi les bons instruments et on a cherché le son optimal. On a passé environ une semaine là-dessus, ce qui s'est avéré être une perte de temps totale, car il était très difficile d'enregistrer quoi que ce soit. Au final, on a tout perdu, y compris beaucoup de cassettes…
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- Source67
vilak
4615

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
18 Septembre 2026 à 22:43
#979
Japanese Whispers (1983)
Extrait d'un entretien avec Robert Smith (International Musician, Angleterre, 01/09/1983)
- Votre liberté artistique vous a amené à vous impliquer dans d'autres projets, notamment avec les Banshees. Pensez-vous que cette polyvalence soit un atout ou un frein pour le développement de The Cure ?
- Robert Smith : Je n'ai jamais envisagé The Cure comme une carrière. The Cure ne peut pas connaître une croissance continue, car même si le groupe peut travailler pendant des années, il est possible d'arrêter net. Cela ne me dérange absolument pas, je ne fais aucun plan… Je suis actuellement impliquée dans de nombreux projets, car si je me cantonnais à un seul domaine, cela me perdrait. Le seul inconvénient, c'est que je n'ai plus autant de temps libre qu'avant, c'est-à-dire pour des activités en dehors de la musique. Il est difficile de disparaître complètement ; je n'ai pas eu un seul jour de congé ces trois derniers mois et je le ressens déjà.
- Cette frénésie vous empêche-t-elle d'inspirer ?
- Robert Smith : Jouer dans des groupes et faire de la musique apporte beaucoup, mais cela a tendance à suivre certains schémas. Pour être constamment surpris, il faut vivre de nouvelles expériences personnelles… et pour cela, il faut sortir de ces schémas. J'apprécie la plupart des musiciens, mais je trouve le côté non créatif de la musique assez ennuyeux.
- Alors, donner des interviews, c'est pénible ?
- Robert Smith : Maintenant qu'on est sous les feux des projecteurs, ça peut être un peu stressant. Et on en fait toujours moins que ce que Polydor souhaiterait. Personnellement, je trouve que c'est une énorme perte de temps. De toute façon, ça n'a pas vraiment d'impact sur les ventes de disques. Du point de vue de The Cure, il y a une logique bien claire : soit les gens achètent les disques, soit ils ne les achètent pas. C'est tout. Il n'y a pas de forcing, ce qui, évidemment, cause beaucoup de problèmes à la maison de disques.
Extrait d'un entretien avec Robert Smith (International Musician, Angleterre, 01/09/1983)
- Votre liberté artistique vous a amené à vous impliquer dans d'autres projets, notamment avec les Banshees. Pensez-vous que cette polyvalence soit un atout ou un frein pour le développement de The Cure ?
- Robert Smith : Je n'ai jamais envisagé The Cure comme une carrière. The Cure ne peut pas connaître une croissance continue, car même si le groupe peut travailler pendant des années, il est possible d'arrêter net. Cela ne me dérange absolument pas, je ne fais aucun plan… Je suis actuellement impliquée dans de nombreux projets, car si je me cantonnais à un seul domaine, cela me perdrait. Le seul inconvénient, c'est que je n'ai plus autant de temps libre qu'avant, c'est-à-dire pour des activités en dehors de la musique. Il est difficile de disparaître complètement ; je n'ai pas eu un seul jour de congé ces trois derniers mois et je le ressens déjà.
- Cette frénésie vous empêche-t-elle d'inspirer ?
- Robert Smith : Jouer dans des groupes et faire de la musique apporte beaucoup, mais cela a tendance à suivre certains schémas. Pour être constamment surpris, il faut vivre de nouvelles expériences personnelles… et pour cela, il faut sortir de ces schémas. J'apprécie la plupart des musiciens, mais je trouve le côté non créatif de la musique assez ennuyeux.
- Alors, donner des interviews, c'est pénible ?
- Robert Smith : Maintenant qu'on est sous les feux des projecteurs, ça peut être un peu stressant. Et on en fait toujours moins que ce que Polydor souhaiterait. Personnellement, je trouve que c'est une énorme perte de temps. De toute façon, ça n'a pas vraiment d'impact sur les ventes de disques. Du point de vue de The Cure, il y a une logique bien claire : soit les gens achètent les disques, soit ils ne les achètent pas. C'est tout. Il n'y a pas de forcing, ce qui, évidemment, cause beaucoup de problèmes à la maison de disques.
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kosmix
55893

AF, je suis ton père
Membre depuis 20 ans
18 Septembre 2026 à 23:33
#980
J'ai toujours eu un peu de mal avec les affirmations de Smith comme quoi the cure n'était pas un groupe spécialement conçu pour la durée, que ça pouvait s'arrêter à tout moment, etc. Les occasions d'un arrêt total du projet n'ont pourtant pas manquées : 79 il vire Mike Dempsey et se demande si le groupe peut continuer, 83 Simon Gallup claque la porte, Robert pense dissoudre le groupe et rejoins les Banshees, 84 Smith et Steve Severin fondent The Glove et enregistrent un album, 88 Lol Tolhurst crée des tensions sévères dans le groupe obligeant Robert à le remplacer sur scène, 89 Smith a 30 ans et fait une grave crise existentielle, dans le même temps il envisage un album solo et Lol Tolhurst est viré...
Bref au final the cure est resté malgré tous les projets et les rêves de projets.
Bref au final the cure est resté malgré tous les projets et les rêves de projets.
Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?
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- Source67
vilak
4615

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
18 Septembre 2026 à 23:52
#981
Citation de kosmix (voir le message) :
88 Lol Tolhurst crée des tensions sévères dans le groupe obligeant Robert à le remplacer sur scène,
Excuse-moi mais le groupe n'a donné aucun concert en 88.
Mais si tu voulais dire 1987, l'histoire m’intéresse alors si tu peux m'en dire plus.
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kosmix
55893

AF, je suis ton père
Membre depuis 20 ans
19 Septembre 2026 à 00:13
#982
OK je pensais au Kissing Tour quand Roger O'Donnell a été engagé pour remplacer Lol sur scène.
Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?
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vilak
4615

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
19 Septembre 2026 à 09:31
#983
Ah d'accord.
Mais plutôt soutenir Lol que vraiment le remplacer.
Porl assurant la deuxième guitare, il ne pouvait tout le temps être devant ses synthés et Lol étant très limité, il fallait un troisième claviériste sur scène.
Mais plutôt soutenir Lol que vraiment le remplacer.
Porl assurant la deuxième guitare, il ne pouvait tout le temps être devant ses synthés et Lol étant très limité, il fallait un troisième claviériste sur scène.
signaler
kosmix
55893

AF, je suis ton père
Membre depuis 20 ans
19 Septembre 2026 à 16:22 (modifié le 19 Septembre 2026 à 17:11)
#984
OK, ce n'est pas ce que j'avais compris. Pour moi l'alcoolisme de Lol en était à un point où il était dans l'incapacité de jouer sur scène, d'après les dires de Smith il me semble.
Edit : "Robert Smith a pris le temps de recruter un nouveau membre pour assurer les synthés, Tolhurst montrant des difficultés grandissantes à tenir convenablement son poste durant les concerts.
(...)
Il s'agit pour l'instant de palier aux lacunes de Tolhurst durant la tournée à venir, pas plus."
The Cure, La Thérapie de Robert Smith. Sébastien Raizer. Éditions du Camion Blanc (page 124).
Edit : "Robert Smith a pris le temps de recruter un nouveau membre pour assurer les synthés, Tolhurst montrant des difficultés grandissantes à tenir convenablement son poste durant les concerts.
(...)
Il s'agit pour l'instant de palier aux lacunes de Tolhurst durant la tournée à venir, pas plus."
The Cure, La Thérapie de Robert Smith. Sébastien Raizer. Éditions du Camion Blanc (page 124).
Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?
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vilak
4615

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
19 Septembre 2026 à 17:47
#985
Effectivement ça peut prêter à confusion tel que dit dans ce livre.
Ces "difficultés grandissantes" sont en fait liées à la complexité grandissante des parties de claviers. Après s'il picole comme un trou, c'est sur que ça doit pas arranger son cas.
De toute façon dans Orange, quand tu vois ce que Lol joue et ce que Porl joue, tu constate déjà lequel est limité et lequel ne l'est pas.
Je me souviens d'un bootleg où Lol fait un pain sur le son japonais de Kyoto Song, qui n'est vraiment la partie la plus casse-gueule de la discographie du groupe,
Ces "difficultés grandissantes" sont en fait liées à la complexité grandissante des parties de claviers. Après s'il picole comme un trou, c'est sur que ça doit pas arranger son cas.
De toute façon dans Orange, quand tu vois ce que Lol joue et ce que Porl joue, tu constate déjà lequel est limité et lequel ne l'est pas.
Je me souviens d'un bootleg où Lol fait un pain sur le son japonais de Kyoto Song, qui n'est vraiment la partie la plus casse-gueule de la discographie du groupe,
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kosmix
55893

AF, je suis ton père
Membre depuis 20 ans
19 Septembre 2026 à 18:09 (modifié le 19 Septembre 2026 à 18:11)
#986
Porl joue du synthé sur scène dès 84, mais c'est vrai que sur Kiss Me il joue beaucoup plus de guitare et que le synthé ne l'intéressait pas plus que ça de toutes façons. Il faut être honnête, Lol sur scène n'a jamais été très performant aux claviers, aux dires de Smith il ne l'était pas plus en studio. Ça plus l'alcool il est évident qu'il fallait recruter un claviériste solide, mais pour ma part je ne suis pas persuadé que 2 claviéristes fussent indispensables sur scène. Disons qu'en 87 Lol faisait encore partie du groupe, officiellement, mais dans les faits je pense qu'il posait déjà problème pour le groupe et qu'il soit là ou non n'aurait pas changé grand chose, O'Donnell pouvant parfaitement assurer le show seul.
Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?
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vilak
4615

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
19 Septembre 2026 à 19:18
#987
Je suis un peu lassé de toujours entendre de secs et tranchants "Lol causait des tensions", "Lol causait des problèmes" et de ne pas avoir d'exemples concrets, quelques anecdotes tragicomiques à me mettre sous la dent. J'aimerai tellement en savoir plus!
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kosmix
55893

AF, je suis ton père
Membre depuis 20 ans
19 Septembre 2026 à 20:09 (modifié le 19 Septembre 2026 à 20:54)
#988
Ben on ne vivait pas avec eux hein, on ne peut se fier qu'aux propos fluctuants de Smith, propos pas forcément objectifs et fiables.
Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?
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vilak
4615

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
19 Septembre 2026 à 20:44
#989
vilak
4615

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
19 Septembre 2026 à 22:18
#990
Japanese Whispers (1983)
Des paroles déprimantes
"Au fond, je déteste ce qui est possible dans le monde de la musique. Si The Cure avait un jour un tube, je deviendrais probablement fou. "A Forest" n'en était pas loin. " -Robert Smith
Un autre extrait d'interview de Robert Smith en 1983 (Alternatives To Valium, avril 1983).
- Tes paroles paraissent souvent déprimantes. Es-tu vraiment si déprimé ?
- Robert Smith : De temps en temps, mais ça arrive à tout le monde. Le truc, c'est que la plupart des chansons ne reflètent qu'une seule humeur, un seul aspect, généralement lié au moment de la création. Alors je préfère l'exprimer comme ça plutôt que de me noyer dans les larmes.
-Je pense donc que, si tu étais dans un état normal, l'inspiration pour les chansons ne viendrai même pas.
- Robert Smith : Pas vraiment, je pense que chacun réagit différemment ; beaucoup se replient sur eux-mêmes ou ont simplement besoin de communiquer. C'est un peu comme pour l'écriture de chansons. Je serais incapable d'aller voir quelqu'un et de lui dire : "Oh, je suis malheureux." Je n'ai jamais fait mon deuil de façon conventionnelle et je ne le fais toujours pas. Je n'ai jamais ressenti le besoin d'écrire sur des choses sur lesquelles j'avais un contrôle total, sur des choses du "monde réel". J'ai réalisé une fois de plus que je ne peux pas faire grand-chose face aux grands sujets dont tout le monde parle. Je n'ai jamais ressenti ce deuil en me disant : "Mon Dieu, c'est la vie." Il est évident que chanter ça ne sert à rien. Le plus étrange, c'est que je me suis plus amusé pendant l'enregistrement, au sein du groupe, qu'avant, mais je n'ai jamais été capable d'écrire une chanson joyeuse. Peut-être que l'année dernière, j'ai été de bonne humeur 75 % du temps, mais c'est quand on n'écrit pas du tout. Parce que tu es fondamentalement heureux et que tu ne te dis pas "il faut que j'écrive là-dessus". Tu profites simplement de ce moment. Mais quand tu es triste, c'est là que tu ressens le besoin de l'exprimer.
Des paroles déprimantes
"Au fond, je déteste ce qui est possible dans le monde de la musique. Si The Cure avait un jour un tube, je deviendrais probablement fou. "A Forest" n'en était pas loin. " -Robert Smith
Un autre extrait d'interview de Robert Smith en 1983 (Alternatives To Valium, avril 1983).
- Tes paroles paraissent souvent déprimantes. Es-tu vraiment si déprimé ?
- Robert Smith : De temps en temps, mais ça arrive à tout le monde. Le truc, c'est que la plupart des chansons ne reflètent qu'une seule humeur, un seul aspect, généralement lié au moment de la création. Alors je préfère l'exprimer comme ça plutôt que de me noyer dans les larmes.
-Je pense donc que, si tu étais dans un état normal, l'inspiration pour les chansons ne viendrai même pas.
- Robert Smith : Pas vraiment, je pense que chacun réagit différemment ; beaucoup se replient sur eux-mêmes ou ont simplement besoin de communiquer. C'est un peu comme pour l'écriture de chansons. Je serais incapable d'aller voir quelqu'un et de lui dire : "Oh, je suis malheureux." Je n'ai jamais fait mon deuil de façon conventionnelle et je ne le fais toujours pas. Je n'ai jamais ressenti le besoin d'écrire sur des choses sur lesquelles j'avais un contrôle total, sur des choses du "monde réel". J'ai réalisé une fois de plus que je ne peux pas faire grand-chose face aux grands sujets dont tout le monde parle. Je n'ai jamais ressenti ce deuil en me disant : "Mon Dieu, c'est la vie." Il est évident que chanter ça ne sert à rien. Le plus étrange, c'est que je me suis plus amusé pendant l'enregistrement, au sein du groupe, qu'avant, mais je n'ai jamais été capable d'écrire une chanson joyeuse. Peut-être que l'année dernière, j'ai été de bonne humeur 75 % du temps, mais c'est quand on n'écrit pas du tout. Parce que tu es fondamentalement heureux et que tu ne te dis pas "il faut que j'écrive là-dessus". Tu profites simplement de ce moment. Mais quand tu es triste, c'est là que tu ressens le besoin de l'exprimer.
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vilak
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20 Septembre 2026 à 17:10
#991
Faith (1981)
Extrait d'interview de Lol Tolhurst dans le fanzine New Wave, (France, Paris) 19 octobre 1981
- Que feriez-vous si The Cure se séparait ?
- Lol Tolhurst : On pense qu'on sera encore là pour longtemps. Mais on se concentre plutôt sur le présent. On ne sait jamais ce qui peut arriver dans 70 ans… Mais chacun de nous a des projets parallèles. On se lancerait peut-être en solo, ou peut-être qu'on jouerait chacun avec quelqu'un d'autre. Robert aimerait beaucoup enregistrer son propre album. Mais on fait aussi d'autres choses, comme écrire…
- Quels sont vos auteurs français préférés, à part Camus ?
- Lol Tolhurst : Personnellement, j'aime bien Gide, il est génial.
- Vous lisez les versions originales françaises ?
- Lol Tolhurst : Je lis les œuvres de Camus de cette façon. On comprend mieux les originaux, car les traductions ont tendance à en dénaturer le sens. Mais c'est le seul auteur que j'ai lu en français. J'aime aussi certains philosophes français…
- Vous vous reconnaissez dans le personnage principal de "L'Étranger" ?
- Lol Tolhurst : Je crois bien. Il y a un peu de Meursault en chacun de nous. Peut-être sommes-nous tous un peu immoraux… (rires).
- Les émeutes provoquées par la situation économique en Angleterre ne vous inquiètent-elles pas ?
- Lol Tolhurst : Je n'ai pas d'avis là-dessus. Ça me dépasse un peu. Chacun a le droit d'agir comme il l'entend, mais je me fiche des autres. Par contre, si certains sont dans une situation pire, je compatis.
- La politique vous intéresse ?
- Lol Tolhurst : J'ai 22 ans. Il y a eu deux élections importantes ces quatre dernières années. Mais je n'ai pas voté. Je n'aime aucun parti. Au fond, ils se ressemblent tous plus ou moins. Le Parti social-démocrate sera important dans les mois à venir. Je devrais voter pour eux car ils sont nouveaux et représentent le meilleur de la droite et de la gauche. Ils représentent 30 % de la population, ce qui me semble juste. Et enfin, tout changement est positif.
Extrait d'interview de Lol Tolhurst dans le fanzine New Wave, (France, Paris) 19 octobre 1981
- Que feriez-vous si The Cure se séparait ?
- Lol Tolhurst : On pense qu'on sera encore là pour longtemps. Mais on se concentre plutôt sur le présent. On ne sait jamais ce qui peut arriver dans 70 ans… Mais chacun de nous a des projets parallèles. On se lancerait peut-être en solo, ou peut-être qu'on jouerait chacun avec quelqu'un d'autre. Robert aimerait beaucoup enregistrer son propre album. Mais on fait aussi d'autres choses, comme écrire…
- Quels sont vos auteurs français préférés, à part Camus ?
- Lol Tolhurst : Personnellement, j'aime bien Gide, il est génial.
- Vous lisez les versions originales françaises ?
- Lol Tolhurst : Je lis les œuvres de Camus de cette façon. On comprend mieux les originaux, car les traductions ont tendance à en dénaturer le sens. Mais c'est le seul auteur que j'ai lu en français. J'aime aussi certains philosophes français…
- Vous vous reconnaissez dans le personnage principal de "L'Étranger" ?
- Lol Tolhurst : Je crois bien. Il y a un peu de Meursault en chacun de nous. Peut-être sommes-nous tous un peu immoraux… (rires).
- Les émeutes provoquées par la situation économique en Angleterre ne vous inquiètent-elles pas ?
- Lol Tolhurst : Je n'ai pas d'avis là-dessus. Ça me dépasse un peu. Chacun a le droit d'agir comme il l'entend, mais je me fiche des autres. Par contre, si certains sont dans une situation pire, je compatis.
- La politique vous intéresse ?
- Lol Tolhurst : J'ai 22 ans. Il y a eu deux élections importantes ces quatre dernières années. Mais je n'ai pas voté. Je n'aime aucun parti. Au fond, ils se ressemblent tous plus ou moins. Le Parti social-démocrate sera important dans les mois à venir. Je devrais voter pour eux car ils sont nouveaux et représentent le meilleur de la droite et de la gauche. Ils représentent 30 % de la population, ce qui me semble juste. Et enfin, tout changement est positif.
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- kosmix
vilak
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Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
20 Septembre 2026 à 17:24
#992
Japanese Whispers (1983)
Des chansons qui ont du sens
Suite de l'interview de Robert Smith en 1983 (Alternatives To Valium, avril 1983).
- Est-ce que tu tiens à ce que tes chansons aient un sens ?
- Robert Smith : Ça compte pour moi, mais je me fiche de ce que les autres en pensent. C'est comme dans les débats sur la musique ou l'art, où tout est généralisé : notre musique l'est aussi, et elle finit par perdre tout son sens, car nous l'avons toujours créée par besoin personnel. Le seul critère qui a toujours compté, c'est que ça me plaise. C'est seulement à cette condition qu'on pouvait la sortir. On ne s'est jamais demandé si ça plairait à quelqu'un d'autre. On a surtout eu de la chance de toujours gagner de l'argent en vendant des albums pour pouvoir en sortir un autre. C'est pour ça que je trouve ça absurde que les gens pensent qu'on ne se soucie que de sortir des disques. Bien sûr, on en est capables, mais si c'était le cas, on pourrait facilement les vendre uniquement en concert. Le fait est que si les gens n'achetaient pas nos disques, on n'aurait aucune raison d'en faire d'autres. Je ne sais pas vraiment…
Ça fait longtemps que je n'ai pas donné d'interview, j'ai renoncé à essayer de décortiquer les choses et d'expliquer pourquoi on les a faites. Les gens ont l'impression que tu agis soit avec une arrière-pensée, soit dans le cadre d'un grand plan bien précis.
Franchement, The Cure a commencé parce que je n'avais tout simplement pas envie de travailler. Je me suis rendu compte que je pouvais faire mieux que les autres musiciens. J'aurais pu me la couler douce, me contenter d'écouter de la musique, de crier dessus de temps en temps, mais j'ai décidé d'en enregistrer moi-même. Ça a fini par bien se vendre, ce qui m'a permis d'en enregistrer d'autres. Cependant, j'ai l'impression que cette motivation s'est peu à peu estompée, mais quand on me demande pourquoi je continue, je réponds que si tous les artistes que j'aime arrêteraient, je n'aurais plus rien à écouter. Je serais probablement obligé d'écouter tout ce qui cartonne. Je serais comme n'importe quel travailleur.
Des chansons qui ont du sens
Suite de l'interview de Robert Smith en 1983 (Alternatives To Valium, avril 1983).
- Est-ce que tu tiens à ce que tes chansons aient un sens ?
- Robert Smith : Ça compte pour moi, mais je me fiche de ce que les autres en pensent. C'est comme dans les débats sur la musique ou l'art, où tout est généralisé : notre musique l'est aussi, et elle finit par perdre tout son sens, car nous l'avons toujours créée par besoin personnel. Le seul critère qui a toujours compté, c'est que ça me plaise. C'est seulement à cette condition qu'on pouvait la sortir. On ne s'est jamais demandé si ça plairait à quelqu'un d'autre. On a surtout eu de la chance de toujours gagner de l'argent en vendant des albums pour pouvoir en sortir un autre. C'est pour ça que je trouve ça absurde que les gens pensent qu'on ne se soucie que de sortir des disques. Bien sûr, on en est capables, mais si c'était le cas, on pourrait facilement les vendre uniquement en concert. Le fait est que si les gens n'achetaient pas nos disques, on n'aurait aucune raison d'en faire d'autres. Je ne sais pas vraiment…
Ça fait longtemps que je n'ai pas donné d'interview, j'ai renoncé à essayer de décortiquer les choses et d'expliquer pourquoi on les a faites. Les gens ont l'impression que tu agis soit avec une arrière-pensée, soit dans le cadre d'un grand plan bien précis.
Franchement, The Cure a commencé parce que je n'avais tout simplement pas envie de travailler. Je me suis rendu compte que je pouvais faire mieux que les autres musiciens. J'aurais pu me la couler douce, me contenter d'écouter de la musique, de crier dessus de temps en temps, mais j'ai décidé d'en enregistrer moi-même. Ça a fini par bien se vendre, ce qui m'a permis d'en enregistrer d'autres. Cependant, j'ai l'impression que cette motivation s'est peu à peu estompée, mais quand on me demande pourquoi je continue, je réponds que si tous les artistes que j'aime arrêteraient, je n'aurais plus rien à écouter. Je serais probablement obligé d'écouter tout ce qui cartonne. Je serais comme n'importe quel travailleur.
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- kosmix
vilak
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Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
22 Septembre 2026 à 14:31
#993
vilak
4615

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
22 Septembre 2026 à 20:48
#994
Là, à 16.34, Lol se goure clairement non?
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kosmix
55893

AF, je suis ton père
Membre depuis 20 ans
22 Septembre 2026 à 21:33
#995
Oui il y a un pain, de mémoire il fait aussi de la merde à Orange, sur la même chanson 
Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?
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Soot_and_Stars
7087

Je poste, donc je suis
Membre depuis 19 ans
22 Septembre 2026 à 22:29
#996
Les pains c'est pas grave, y'en a un qui en distribuait même, ya + de 2000 ans né parait-il dans une étable.
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vilak
4615

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
22 Septembre 2026 à 23:23
#997
Ah je vois de qui tu parles, le pas drowning man qui donc ne peut jamais être en train de sinking et reste sur l'edge de la deep green sea et ne va jamais dans la same deep water as you !!!
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kosmix
55893

AF, je suis ton père
Membre depuis 20 ans
22 Septembre 2026 à 23:31
#998
Et il drink le blood of lui-même.
Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?
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knult
2917

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 8 ans
23 Septembre 2026 à 08:24
#999
je me souviens de ce live, je l'avais en 33t avec une pochette un peu nase (une sorte de couloir dans les tons bleus)…
revendu comme beaucoup d'autres y'a des années. je sais pas pourquoi d'ailleurs
revendu comme beaucoup d'autres y'a des années. je sais pas pourquoi d'ailleurs
https://soundcloud.com/chin-a-girl
https://closedmouth19.bandcamp.com/
https://le-grand-heritage.fr/
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vilak
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Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
23 Septembre 2026 à 10:53
#1000
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