Un accordeur, quel que soit son format, est le premier outil indispensable à se procurer quand on commence à jouer de la guitare ou de la basse. Comme tous les instruments à cordes, les guitare et les basse nécessitent un accordage régulier.
L’idée n’est évidemment pas nouvelle puisque les premiers diapasons et autres flûtes d’accordage datent du XVIIIème siècle. Les tout premiers accordeurs étaient donc des références sonores mécaniques (le diapason donne le La). Afin de rendre cette opération d’accordage la plus simple et instinctive possible, les marques de l’industrie musicale ont rapidement développé des accordeurs électroniques au milieu du XXème siècle. Ces gros appareils basés sur des circuits analogiques n’étaient réservés qu’aux studios professionnels dans la mesure où ils étaient très coûteux et très volumineux. On peut citer le Peterson Model 100, un accordeur stroboscopique mécanique très utilisé par les professionnels à l’époque.
Il faudra attendre la fin des années 70 pour que Boss commence à réfléchir à la question et propose son fameux TU-12 en 1983, un accordeur chromatique à aiguille et LED avec micro intégré et entrée Jack. Mais on doit la démocratisation des accordeurs compacts à Korg qui, avec son CA-50, a frappé fort en proposant un accordeur compact, précis et abordable. La montée en puissance des pédales d’effets et l’arrivée des « pedalboards » dans les années 90–2000 a poussé Boss a développer le TU-3, premier accordeur au format pédale compacte permettant d’accorder son instrument en silence sur scène. Dans les années 2000, des fabricants comme Korg ou Peterson ont cherché à développer des accordeurs stroboscopiques et à aiguille ultra-précis, on pense à l’OT-120 de Korg ou au VS-1 (Virtual Strobe Tuner) de Peterson.
Dans les années 2010, les accordeurs à pince, Clip-On Tuners pour nos amis anglo-saxons, ont révolutionné l’accordage en le rendant très simple. Ils fonctionnent grâce à un capteur piézoélectrique qui capte les vibrations du bois. C’est un procédé très pratique qui permet d’accorder sa guitare, sa basse ou son violon dans un environnement bruyant, sans avoir à brancher un câble. C’est la marque Intelli qui a été pionnière dans ce domaine avec son IMT-500 sorti au début des années 2000. Snark et Korg lui ensuite emboîté le pas avec leurs très populaires SN-1, PC-1 et PC-2 encore très populaires à l’heure actuelle. De nos jours, de très nombreux fabricants proposent leur modèle d’accordeur à pince avec des innovations techniques comme une batterie rechargeable ou un accordage polyphonique (toutes les cordes en même temps). Le pionnier dans le domaine, Peterson, est toujours en activité et propose des accordeurs stroboscopiques modernes très appréciés par de nombreux musiciens. S’il n’existe aucun accordeur à pince dont le constructeur affirme clairement qu’il n’abîme pas le vernis nitrocellulosique, la grande majorité de ce type d’accordeurs est équipée de tampons doux en caoutchouc. Une fois que votre instrument est accordé, nous vous conseillons donc de ne pas y laisser l’accordeur sous peine de marquer votre vernis.
Dans ce Top, nous allons vous conseiller cinq références incontournables d’accordeurs à pince et cinq modèles d’accordeurs de référence au format pédale compacte.





