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Roland Jupiter-8
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Tous les avis sur Roland Jupiter-8

Clavier synthétiseur analogique de la marque Roland appartenant à la série Jupiter.

9/10
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( 4.8/5 sur 12 avis )
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Test de la rédaction
Les classiques : Roland Jupiter-8

Test du synthé analogique Roland Jupiter-8

9/10
Au tout début des années 80, Roland présente le Jupiter-8, son plus gros synthé analogique polyphonique à mémoires, qui deviendra très vite une légende. Voyons en détail les ingrédients de ce succès… Lire la suite…
Avis des utilisateurs
  • Un instrument profondément efficace, cohérent et attachant : ensorcelant !

    Roland Jupiter-8Publié le 03/11/19 à 18:51
    Pourquoi écrire un avis de plus sur le Roland Jupiter 8, une des machines mythiques parmi les plus commentées au monde certainement et sur laquelle tout fan de synthétiseurs analogiques sait déjà tout, ou presque ?

    Pour donner un peu de contexte, les synthés analogiques ne m’ont pas quitté depuis plus de 30 ans. Je suis tombé dans la marmite dans fin des années 70 et jamais vraiment ressorti depuis ! Du coup, j’ai eu la chance de faire le voyage complet avec ces machines depuis les émotions incroyables de leur première apparition, leur apogée au début 80, leur relégation durant 25 ans derrière les machines à jouer des échantillons, puis maintenant le revival et l’envolée des prix.......
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    Pourquoi écrire un avis de plus sur le Roland Jupiter 8, une des machines mythiques parmi les plus commentées au monde certainement et sur laquelle tout fan de synthétiseurs analogiques sait déjà tout, ou presque ?

    Pour donner un peu de contexte, les synthés analogiques ne m’ont pas quitté depuis plus de 30 ans. Je suis tombé dans la marmite dans fin des années 70 et jamais vraiment ressorti depuis ! Du coup, j’ai eu la chance de faire le voyage complet avec ces machines depuis les émotions incroyables de leur première apparition, leur apogée au début 80, leur relégation durant 25 ans derrière les machines à jouer des échantillons, puis maintenant le revival et l’envolée des prix. J’ai donc un peu de recul, et ai également, à mon corps défendant, participé à ces vagues successives d’amour et de désamour.

    Le Jupiter 8 est dans mon panthéon depuis très longtemps. Mais je ne vais certainement pas refaire un énième avis technique sur son architecture ou certaines limitations bien réelles mais pas si graves dans mon contexte d'usage. Sur tous ces aspects détaillés, je vous invite, si ce n’est déjà fait, à voir les excellents avis sur AF de Coyote14 par exemple, ou le superbe test de Synthwalker.

    En fait, j’ai réalisé que si j’avais cette envie d’écrire un avis depuis longtemps sur le Jupiter 8, c’est parce que je n’arrive pas à me résoudre à le vendre. “Ce serait pourtant plus ou moins 9-10K€ faciles”, me dis-je à peu près tous les 12 mois depuis 7 ou 8 ans quand je bave devant Dieu sait quelle autre rareté vintage croisée sur AF ou ailleurs. Et puis finalement, non, je n'arrive pas à m’y résoudre alors que tant d’autres synthés célèbres sont passés - et repartis - au fil des ans dans mon studio. Cet avis, ce sera donc un peu ma psychothérapie personnelle avec ce synthé merveilleux car si je n’arrive pas à tuer le Père (façon de parler ;=) ), c’est donc qu’il y a bien des raisons profondes de le garder, alors autant les comprendre et les partager avec ceux que cela intéressera, soit qu’ils hésitent à investir, soit qu’ils se reconnaîtront peut-être ici ou là travers un vécu partiellement identique.

    La première de mes raisons, que je trouve rarement développée dans les autres avis par rapport à mon vécu avec le JP-8, c’est évidemment le plaisir de son esthétique. Avec les pléthores de VST, on a tendance à l’oublier parfois, mais un synthé, c’est comme une guitare : le look et le feeling font beaucoup dans le plaisir pris avec et devant un instrument. Et avec le JP8, on est vraiment bien servi !

    C'est déjà du plaisir quand on le regarde : son design n’a pas pris une ride et c’est incroyable comme il est resté séduisant et beau malgré ses 40 ans ; c’est un peu comme la Porsche 911 dans les sportives, un coup de crayon de génie et un design sur qui le temps n’a quasiment pas de prise. Même ces contacteurs multicolores, qui auraient pu choquer, mais sont finalement devenus une signature visuelle attachante, rappelant également quelques autres productions de l’époque, comme la TR-808. Assis devant le Jupiter 8 ou le contemplant dans son rack, croyez-moi, l’œil se réjouit autant que les oreilles ou les doigts.

    C'est du plaisir quand on le manipule aussi : son châssis est lourd, en métal, sentant l’objet pro, rassurant, fait pour durer. Idem pour la sensation fraiche et robuste des flancs chromés en métal épais, qui contrastent avec le noir du dissipateur, ou encore la sensation de solidité de cette face avant, bien rigide, dont la sérigraphie a encaissé quarante années sans broncher. Idem avec les nombreux potards à course plutôt assez courte, mais suffisante, qui s’avèrent efficaces, solides, sans jeu et qui ne bougent pas d’une décennie sur l’autre. Même sensation avec les switches en métal chromé qui basculent d’une manière bien franche, cet écran à segments bien lisible, lui-même couvert de ce sur-écran génial en plexiglas, épais vissé par quatre petits contre-écrous chromés.

    C’est du plaisir enfin de jouer sur ce clavier franc, agréable sous les doigts, pas dynamique pour un sou bien sûr, mais qui du coup pousse à redécouvrir les nombreux autres dispositifs pour moduler les sons, comme le bonheur de jouer avec plusieurs pédales d’expression par exemple !

    La deuxième des raisons qui expliquent sans doute mon addiction, c’est la lumineuse efficacité de la création sonore. Sur le Jupiter 8, tout est simple, direct, limpide, logique … et sans doute de manière encore plus importante, prévisible. Une des merveilles de cette machine, c’est que l’on sait intuitivement comment obtenir le son que l’on veut, et cela littéralement en 30 secondes au grand maximum. A la base, il faut dire qu’un Jupiter 8, ce n’est pas très compliqué : 2 oscillos, 2 filtres, 2 enveloppes ADSR, un LFO … presque rien de plus simple, (encore que, en mode dual on peut commencer à faire dans le sophistiqué avec 2 patchs superposés et 4 oscillateurs par note ;=) ).

    Mais c’est surtout un de ces synthétiseurs qui fait exactement ce qu’on attend de lui quand on manipule l’une des commandes. Impossible d’être surpris tant le Jupiter est franc. Du coup, le geste est sûr, les doigts savent d’instinct quoi faire, le trio ouïe-vue-mains fonctionne de manière fluide, le processus d’élaboration du son n’est jamais arrêté par le comportement inattendu d’une commande … Cela tient évidemment à l’incroyable efficacité et qualité des composants et des commandes : chaque mouvement, même infime d’un quelconque potard à un effet immédiat cohérent sur la texture et la dynamique du son en cours de création. Il y a bien sûr aussi les différents modes de jeu simples et efficaces qui permettent d’empiler, de splitter, de jouer à l’unison, d'activer le portamento, d’arpéggier, … tout est direct et sous la main, et comme tout le reste, c’est simple, ça marche et c’est pour cela que l’on s’en sert !

    La troisième raison est évidemment la signature sonore elle-même, indépendamment de la facilité de création. Elle est somptueuse et incarne une forme de quintessence de l’analogique pour l’orchestration et la composition rock, EDM, electro, ambient même … : des basses parfaites, des leads clairs et vibrants, des strings et des pads envoutants et dont la richesse harmonique est parfaitement équilibrée sans effort. Les oscillos ont une présence réelle et chaque forme d’onde a une signature bien à elle, et le PWM est juste une tuerie ; les filtres HPF, LP 12 ou 24 db font leur job à la perfection avec une progressivité idéale tout en ayant une coloration sublime, les enveloppes sculptent la texture avec une gamme énorme entre des attaques ou des decays qui peuvent être hyper-courts, nerveux et claquants jusqu’à des amplitudes de 15 secondes pour un decay-release au maximum … de quoi faire !

    Certes, le JP8 n’est pas une machine qui se suffit à elle-même pour aller explorer des textures planantes, multi-séquencées ou hyper-évolutives. Ses capacités de modulation ne lui permettent absolument pas d’aller sur ces terrains-là. Mais sa place est partout ailleurs: il excelle à apporter, sans l’imposer, sa formidable signature analogique en solo et au sein de n'importe quel mix. L’immédiateté avec laquelle il rentre au milieu d’une orchestration est difficile à décrire tant il faut avoir comparé des machines variées pour ressentir ce sentiment de facilité avec le Jupiter 8.
    De ce point de vue, c’est le contraire d’un Memory Moog ou d’un OBX, par exemple, qui ne savent pas vraiment se faire oublier et qui hurlent “vous avez bien noté que je suis un Moog ou un Oberheim ” au milieu de tout le reste. C’est sans doute pourquoi certains, semble-t-il, trouvent que le Jupiter 8 manquerait un peu de personnalité. On lui reprocherait presque d’être trop “japonais” (au sens d’une mécanique ultra-précise, hyper-fiable, qui ne surprend jamais) par rapport aux grands monstres américains de la même époque (Prophet, OB, …), beaucoup plus instables et artisanaux.


    Mais finalement, au moment de conclure cet avis, je dois dire que je sais désormais pourquoi je ne le vendrai sans doute jamais, quel que soit l’avenir de sa côte. C’est parce que c’est une machine fondamentalement cohérente, attachante et musicale. Pour un vieil analo de 1980, ce que fait le Jupiter 8, il le fait avec une perfection difficilement égalée encore aujourd'hui. Cela en fait un instrument de musique prodigieusement efficace, fiable, qui n’a pas besoin de chauffer pendant 30 minutes pour être accordé avec le reste du set, et qui vous rend au décuple le temps que vous lui donnez par une simplicité confondante dans la création d’un son authentiquement analogique dans la moindre de ses fréquences et qui, en même temps, n’a plus à démontrer l'aisance de son positionnement au sein d’une composition. Du coup, c’est la machine devant laquelle je souhaite m’asseoir le plus souvent, celle qui m’ensorcelle le plus avec son dépouillement apparent très ‘low-tech’, mais finalement, celle devant laquelle j’ai passé mes meilleurs moments de musicien et de fan de synthèse sonore et dont je ne me lasse finalement pas. Ce n’est donc pas encore demain que je libèrerai donc sa place dans mon stand … et c’est tant mieux.
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  • JUPITER 8 ROLAND

    Roland Jupiter-8Publié le 31/08/18 à 13:30
    Je viens acquérir mon 2eme ROLAND Jupiter 8. Juste une vraie merveille. L'âme des sons analog et quel look. Juste du bonheur à l'état brut. C'est une machine hors du temps et beaucoup plus fiable qu'une MOOG MEMORYMOOG de la même époque. Même si le MOOG reste un clavier hors normes.
    Les prix deviennent exorbitants dû à la demande et la rareté du clavier à la vente.
    Aujourd'hui il faut compter entre 9000 euros et 16.000 euros pour s'offrir ce clavier rare et hors normes. (prix selon l'état et l'options Midi).
    Quand j'ai vu et entendu pour la première fois ce clavier analogique, je me suis dit en regardant cette jolie bête... Je t'aime un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ..
    La......
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    Je viens acquérir mon 2eme ROLAND Jupiter 8. Juste une vraie merveille. L'âme des sons analog et quel look. Juste du bonheur à l'état brut. C'est une machine hors du temps et beaucoup plus fiable qu'une MOOG MEMORYMOOG de la même époque. Même si le MOOG reste un clavier hors normes.
    Les prix deviennent exorbitants dû à la demande et la rareté du clavier à la vente.
    Aujourd'hui il faut compter entre 9000 euros et 16.000 euros pour s'offrir ce clavier rare et hors normes. (prix selon l'état et l'options Midi).
    Quand j'ai vu et entendu pour la première fois ce clavier analogique, je me suis dit en regardant cette jolie bête... Je t'aime un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ..
    La passion fait souvent perdre la tête ;)
    Nous musiciens, nous sommes tous un peu fou! a différents degrés et de différentes manières mais chacun cultive sa folie avec soin.
    Aujourd'hui je n'ai aucun regret de cet investissement.
    En 2009 j'avais déboursé 6000 euros pour l'achat de ce clavier en midi et aujourd'hui j'ai déboursé 9000 euros 11 ans après pour le 2eme. Çà côte continuera à monter car malheureusement nous sommes pas prêts de voir un nouveau clavier analogique de ce type sur le marché. Il reste MOOG et DaveSmith. Je pense que de nombreux musiciens aimeraient que ROLAND ressorte un vrai clavier analogique JUPITER 2 (je ne parle pas du Jupiter 80 qui est une blague à mon sens même si ça reste un bon Synthé, mais rien à voir avec la lignée de la gamme JUPITER). Un rêve pour moi n'a pas de prix tant qu'il m'apporte du bonheur.
    Tout cela pour vous dire que c'est une très belle machine. Un peu comme une vieille voiture de collection avec ayant des sons magiques. Roland tu nous as fait rêver dans les années 80, alors nous attendons une suite aussi magique dans le futur.;) Abby
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  • Maître étalon

    Roland Jupiter-8Publié le 02/04/17 à 00:23
    J'écris cet avis le jour de la disparition de Ikutaro Kakehashi, le fondateur de Roland, à qui je rends ici un hommage très affectueux!

    Le modèle que j'ai la chance de posséder est un Jupiter 8 non midifié, sans port DCB, comme la grande majorité des 2000 exemplaires produits

    Pour évaluer un synthétiseur aussi mythique, il faut arriver à discerner justement ce qui relève du mythe (la rareté, la notoriété, les tubes légendaires qu'il a façonnés) et la qualité intrinsèque du synthétiseur en lui-même: que vaut-il par rapport aux autres? C'est sous cet angle que cet avis doit être pris.

    Commençons par la fabrication. A l'époque de sa sortie (1981), le Jupiter 8 doit faire face à de très......
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    J'écris cet avis le jour de la disparition de Ikutaro Kakehashi, le fondateur de Roland, à qui je rends ici un hommage très affectueux!

    Le modèle que j'ai la chance de posséder est un Jupiter 8 non midifié, sans port DCB, comme la grande majorité des 2000 exemplaires produits

    Pour évaluer un synthétiseur aussi mythique, il faut arriver à discerner justement ce qui relève du mythe (la rareté, la notoriété, les tubes légendaires qu'il a façonnés) et la qualité intrinsèque du synthétiseur en lui-même: que vaut-il par rapport aux autres? C'est sous cet angle que cet avis doit être pris.

    Commençons par la fabrication. A l'époque de sa sortie (1981), le Jupiter 8 doit faire face à de très beaux synthés américains, encore leaders sur le marché: l'OB-Xa et le Prophet 5, premiers polyphoniques à mémoire. Après le coup d'essai du Jupiter 4, bon synthé mais pas encore abouti, et qui n'a pas réussi à s'imposer, Roland n'a pas le choix: il faut une fabrication exemplaire, et surtout, de la modernité pour trancher avec la concurrence. Le choix du tout métal est donc de mise, avec des flancs en alu, un clavier d'excellente qualité, des boutons/sliders très bien dimensionnés et avec une bonne résistance sous la main. Enfin, la sérigraphie multicolore tranche avec la production de l'époque, du moins dans cette gamme. Un gros dissipateur vient un peu gâcher l'affaire à l'arrière de l'appareil, mais on comprend vite son utilité: l'appareil est un vrai radiateur! Il est presque impossible à toucher passé 20 minutes sous tension. La connectique est top au niveau audio (sorties Jack et XLR, énorme dynamique en sortie), mais il n'y a hélas pas d'entrée CV/Gate, juste une sortie, une prise casque avec un gain réglable sur 3 niveaux. On peut contrôler le VCA, le VCF et le portamento avec des entrées pédales dédiées. Enfin, une sauvegarde par cassette (qui fonctionne toujours très bien aujourd'hui, quand on met un enregistreur audio à la place d'un lecteur de cassettes, permettant d'enregistrer ses banques de sons). Précieux: une entrée Trig qui permet de caler les pas de l'arpégiateur sur un signal de ce type (ça marche nickel avec mon analog rytm).

    Toujours pour se démarquer de la concurrence, Roland a l'idée (et la technologie) pour proposer une fonctionnalité que ne proposaient pas encore ses concurrents de l'époque: la possibilité de jouer 2 sons différents simultanément, en split ou en layer. C'est une caractéristique majeure qui en fait un formidable outil de scène (fonction split, surtout, avec point de partage réglable) et de sound design: la possibilité d'empiler 2 sons totalement différents préfigure ce que sera l'architecture des synthés Roland qui suivront, du V-synth jusqu'au récent System8, en passant par le Jupiter 80.

    Au niveau contrôle du son, le Jupiter 8 dispose du mode le plus simple: solo (une seule voix), Poly (1 ou 2, selon qu'on souhaite une permutation circulaire dans l'ordre de déclenchement des oscillateurs, ou bien un redéclenchement en partant de l'oscillo 1), et Unison (toutes les voies sont réparties sur le nombre de touches déclenchées, malheureusement sans possibilité de detuning, contrairement au MKS80 qui est monstrueux de ce point de vue. Par contre, le mode Unison répartit les voix Left et Right pour un rendu dans l'espace prodigieux! Ajouté à un multi effet stéréo, ça fait merveille...). Le mode Poly 1 ou 2 trouve surtout une utilité avec l'utilisation du portamento, dont le comportement diffère totalement selon lequel on choisit.

    L'architecture d'une voix est simple, et on ne peut plus classique: on peut le regretter, mais c'est en même temps peu original à cause justement du côté précurseur des instruments de cette époque: ils ont inventé le concept des 2 oscillateurs avec l'unique filtre passe bas, tellement copié depuis, et ce jusqu'à aujourd'hui.

    Commençons justement par les oscillateurs: ce sont des VCO discrets. ils ne proposent pas exactement les mêmes formes d'onde: le triangle de l'un est remplacé par une sinusoide sur l'autre; le carré de l'un est remplacé par un bruit blanc sur l'autre. Astuce, ou plutôt fonction cachée: un bruit rose est disponible également sur le même oscillateur (voir la rubrique astuces sur cette page).

    La cross modulation permet de moduler la fréquence d'un oscillateur par l'autre; l'oscillateur 2 étant débrayable en mode "low", on peut moduler la fréquence du l'oscillateur 1 avec l'oscillateur 2 devenu LFO. Dans les fréquences audio, cela permet toutes sortes de bruits, des fréquences secondaires inharmoniques les plus subtiles jusqu'aux FX les plus destructeurs. Ces oscillateurs, à la base, ne sonnent pas "gros" comme sur le anciens Roland (SH, JP4), mais justement: ils n'en sont que plus malléables et faciles à travailler, toujours avec une réponse très subtile, très chaleureuse et avec une coloration très vintage; sur les nappes, sur les FX avec Cross Modulation, ils sont justes merveilleux. C'est avec le Jupiter 8 que je fais les plus belles textures et nappes, et très facilement. Cela sonne toujours formidablement bien, la PWM est superbe, et il y a ce côté si difficile à reproduire dans les VCO de continuité dans le signal et la phase, même quand on joue des notes différentes: beaucoup de détails se nichent dans leur réponse.

    La PWM peut être modulée soit pas l'enveloppe 1, soit par le LFO.

    Ce LFO, lui, est avant tout dédié à la modulation du pitch (sur l'un ou l'autre des oscillos, ou les 2), mais aussi du cutoff du filtre. Doté d'un retard, il peut aller assez haut dans les fréquences audio, mais pas autant que le Jupiter 4 qui est, lui, totalement monstrueux dans le registre.

    La Synchronisation des oscillateurs est, comme tout ce qui gravite autour des oscillateurs, une merveille totale. Son aiguisé comme une lame de rasoir, son massif (en mode unison, on arrive à des choses dangereuses).

    Il y a 2 filtres, au choix: un 12dB/octave à la réponse très musicale et douce, qui fera merveille sur les nappes et les brass, certains leads: et un 24dB/octave qui ne va pas tout à fait jusqu'à auto-osciller: on n'aurait pas été contrarié que ce soit le cas. Ces 2 filtres donnent déjà une réponse très variée à la machine, car ils sont tous deux très différents! Certes, le HPF est statique (et pas très extrême, comme toujours chez Roland qui a repris le concept sur les MKS80), et on n'a pas droit au joli filtre multimode du Jupiter 6, mais c'est déjà pas mal avec ces 2 filtres-là. Des subtilités de réglages permettent de faire des sons assez snappy et sonnant presque comme un HPF, quand on sait s'y prendre.

    On peut moduler ces filtres avec le LFO et l'enveloppe 1, qui est inversable (in-dis-pen-sa-ble!)

    Les 2 enveloppes sont des ADSR classique bien punchy, ça peut cogner sévèrement! Dommage que l'idée des SH consistant à pouvoir redéclencher les enveloppes avec le LFO a été abandonnée. On a tout de même gardé le suivi du clavier pour chacune d'elles.

    Le Jupiter 8 propose enfin des modulations en temps réel, avec 2 sources seulement (le clavier ne disposant ni d'aftertouch, ni de vélocité): un pitch bend, et un gros bouton activant le LFO en tout ou rien, et non par pression comme sur l'ARP Odyssey. L'un comme l'autre peuvent agir sur le pitch et le filtre, directement pour le pitch bend, et via le LFO pour le second bouton. Tout cela est dosable finement grâce à 4 sliders, mais malheureusement global et non mémorisable. Le portamento peut lui être enclenché pour 2 parts, ou 1 seule (la part supérieure, dite upper), avec un temps réglable. Arrêtons nous sur la façon dont il fonctionne: je ne saurais dire pourquoi, mais voici le portamento polyphonique le plus réjouissant qu'il m'ait été donné de croiser sur un synthé polyphonique: le son est comme aspiré, les oscillateurs partent tous de points inconnus, pour converger simultanément vers une seule note. Changer d'accord avant que le portamento ait fini sa course produit des effets vertigineux.

    Au chapitre des lacunes, signalons qu'il n'y a aucun effet, les chorus des Jupiter 4 ou Juno étant avant tout destinés à masquer des lacunes comme un unique oscillateur, il a été jugé dispensable sur le Jupiter 8, à l'époque. Tout bien réfléchi, ils auraient été les bienvenus.

    L'arpégiateur dispose de 4 motifs simples, avec une amplitude allant de 1 à 4 octaves. Le tempo est fixé en local, ou bien en externe via l'entrée Trig. Dommage que cet arpégiateur ne puissent être utilisé simultanément avec l'unison. En mode Split, seule la part Lower en bénéficie.

    Enfin la machine dispose de 64 mémoires, l'utilisation est hyper simple: on tape un chiffre pour les dizaines, et le suivant pour l'unité. Un mode patch permet de mémoriser 8 combinaisons de 2 tones, en split ou layer. Il ne s'agit que de mémoriser des raccourcis vers les tones: si on modifie le tone, le patch le sera donc aussi (autrement dit: les tones ne sont pas mémorisés dans les patchs).

    Bien, bien: et donc, comment sonne cet engin? Au premier abord, le son est agréable, musical, très varié, mais rien n'indique qu'on a affaire à une machine d'exception. Puis, comme l'appareil est simple, on commence à modifier, programmer ses propres sons, et là, c'est une explosion des sens: grosses nappes analogiques, lead ravageurs, gros stabs, brass, basses rondelettes ou ciselés, sons funky ou plus vintage, modernes façon 80's, FX qui sont des invitations au sampling...Le Jupiter 8 est selon moi le modèle à suivre: il fait tout, il le fait bien (à part les grosses basses à la Moog, mais il sait faire plein d'autres types de basses, par contre), il est facile à programmer, c'est un synthé vraiment fait pour cela, simple, accessible, archi-logique. Le son au chaud, évolutif, vivant. Le mode Layer, l'Unison permettent des choses très vastes pour un synthé analogique. S'il devait se distinguer de mes autres synthés, je dirais qu'il a un côté violent et sans concession: les sons sont des uppercuts. Quand on est aux commandes, on a une impression de puissance, un peu comme le pilote d'un avion de combat! C'est vraiment un instrument qui procure un plaisir inoui et donne confiance au musicien!

    Enfin, il est fiable, n'a pas besoin d'être mis en chauffe pendant 20 minutes pour sonner juste (malgré l'important dégagement de chaleur du gros dissipateur à l'arrière).

    Tout le monde n'aime pas le Jupiter 8. Certains lui reprochent de sonner un peu droit comme un "i", d'être certes polyvalent sans être le meilleur sur un type de sons en particulier. Ce sont des critiques compréhensibles, qu'il faut entendre. J'ai des visiteurs qui ont été déçus en l'essayant. Donc mon avis ne vaut sûrement pas parole d'évangile. Mais je ne peux pas dire autre chose à propos de ce synthé que la chose suivante: je suis totalement conquis pas le son, la philosophie, le look, la subtilité beaucoup plus grande qu'il n'y paraît, en particulier dans la section oscillateurs, les possibilités étendues. Si je ne devais garder qu'un synthétiseur parmi tous ceux que j'ai, celui-ci serait probablement le vainqueur de cette chaise musicale impitoyable.

    Reste le prix à payer pour cela. C'est un sacrifice important. Cela le vaut-il? J'ai répondu à la question en acquérant ce synthé il y a plus d'un an maintenant. Je ne le regrette pas, car il y a encore un bon cran qualitatif entre les superbes DSI Prophet 6 (dont le JP8 serait le plus proche), OB6 que je possède également et ce vaisseau amiral: le Jupiter 8 est encore, en particulier pour sa section oscillateurs, son portamento polyphonique et son mode dual (split/layer), un bon cran au-dessus aussi bien en termes de fonctionnalités que de qualité sonore. L'avenir nous dira si des marques parviendront à produire des analogiques d'exception comme celui-ci: jusqu'ici, on n'y est pas encore tout à fait, même si on s'en rapproche un peu plus chaque année.



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  • Une machine inspirante

    Roland Jupiter-8Publié le 29/02/16 à 22:38
    -Pour quels styles de musique et dans quel contexte (studio, concert, etc.) utilisez-vous ce synthétiseur ?
    Uniquement pour du studio, ... Vu son âge, je ne me risquerais pas à le sortir en concert.
    -Vous semble-t-il solide et bien fini ? Sa prise en main et son ergonomie sont-elles simples ?
    La qualité Roland des années 80, rien à dire. Un bouton = une fonction.
    -Quel est votre avis sur le son de manière globale ?
    Le son du JP8 passe très bien dans un mix ; il est beaucoup moins 'invasif' qu'un Prophet 5 par exemple (je ne peux pas le comparer à un Memy ou CS80, je n'ai pas eu l'occasion d'en essayer). La palette sonore est assez vaste : basses, surtout avec l'arpégiateur (mais je......
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    -Pour quels styles de musique et dans quel contexte (studio, concert, etc.) utilisez-vous ce synthétiseur ?
    Uniquement pour du studio, ... Vu son âge, je ne me risquerais pas à le sortir en concert.
    -Vous semble-t-il solide et bien fini ? Sa prise en main et son ergonomie sont-elles simples ?
    La qualité Roland des années 80, rien à dire. Un bouton = une fonction.
    -Quel est votre avis sur le son de manière globale ?
    Le son du JP8 passe très bien dans un mix ; il est beaucoup moins 'invasif' qu'un Prophet 5 par exemple (je ne peux pas le comparer à un Memy ou CS80, je n'ai pas eu l'occasion d'en essayer). La palette sonore est assez vaste : basses, surtout avec l'arpégiateur (mais je préfère son frère le JP4 dans ce domaine, il descend un plus dans les basses), nappes/pads, noise et effets spéciaux, ....
    -Que pensez-vous des possibilités d’édition et de traitement ?
    Ce synthé est très bien pensé, très complet avec ses 2 VCO, filtre 24 et 12 dB, 2 enveloppes, cross modulation, arpégiateur ...
    -Quelles sont les choses que vous appréciez le plus et le moins ?
    Les plus : la possibilité d'empiler 2 programmes (on perd en polyphonie mais ce mode permet d'avoir des sons très riches), ou de spliter le clavier. L'arpégiateur est très créatif.
    Les moins : dommage que le LFO ne puisse pas monter plus haut en fréquence, et qu'il n'y ait pas de chorus (à l'inverse du JP4)
    Le Hold sur l'arpégiateur qui laisse une sorte de release sur la note (ça non plus le JP4 ne le faisait pas) - obligé de corriger ça en modifiant les enveloppes
    Le fait que l'arpégiateur et le LFO ne soit pas synchronisable ...
    Le mien n'est pas DCB, donc pas de midification simple de la machine ...
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  • super stable , excellent

    Roland Jupiter-8Publié le 28/06/13 à 13:07
    Tout a été dit là dessus. Le mien est midi interne, répond bien sans pb

    UTILISATION

    Là encore comme on le sait, chaque paramètre a son potard....

    SONORITÉS

    Le clavier est super, c'est incroyable après 30 ans il est nickel, très agréable, souple. Je fais surtout de l'électro avec. Pour certains sons il faut y mettre un effet, moi je le couple à l'ensoniq DP4+ c'est vraiment super.

    AVIS GLOBAL

    Il y a 13 ans que je l'ai. J'adore la stabilité, juste autotune à appuyer après 5 minutes de chauffe. La solidité, fiabilité (le plus fiable de tous les analo que j'ai eu), le son biensûr. Le poids est son défaut mais bon on peut pas tout. On ne refait pas aisément la même chose avec du soft......
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    Tout a été dit là dessus. Le mien est midi interne, répond bien sans pb

    UTILISATION

    Là encore comme on le sait, chaque paramètre a son potard....

    SONORITÉS

    Le clavier est super, c'est incroyable après 30 ans il est nickel, très agréable, souple. Je fais surtout de l'électro avec. Pour certains sons il faut y mettre un effet, moi je le couple à l'ensoniq DP4+ c'est vraiment super.

    AVIS GLOBAL

    Il y a 13 ans que je l'ai. J'adore la stabilité, juste autotune à appuyer après 5 minutes de chauffe. La solidité, fiabilité (le plus fiable de tous les analo que j'ai eu), le son biensûr. Le poids est son défaut mais bon on peut pas tout. On ne refait pas aisément la même chose avec du soft c'est clair mais vrai pour la plupart des analos. Le débat sur son prix est ridicule et stérile (c'est pareil pour les vieilles bagnoles de collection,etc...vous croyez qu'une citroen DS à 80 000 euros c'est justifié??!!). On peut faire de l'excellente musique sans un jupiter 8 c'est clair, même si je l'adore.
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  • Anonyme

    Ahh le JP-8....

    Roland Jupiter-8Publié le 19/06/13 à 13:36
    Pour les caractéristiques je pense que tout doit déjà être dit sur ce mythique synthé.

    UTILISATION

    Là aussi, pas de blabla, suffit de regarder une photo de la bête....

    SONORITÉS

    Blablabla, Bien sur que c'est ENORME ! C'est LA référence analogique !

    AVIS GLOBAL

    I M P O R T A N T ! ! ! Le prix de ce synthé n'est absolument pas justifié ! ! !
    Voilà, on y vient, j'ai adoré ce synthé, mais si je l'ai revendu, c'est qu'il y a des raisons autres que financières ;-). D'abord il bouge le bougre, en clair si tu veux rester juste il te faudra brancher un accordeur de guitare sur une des 2 sorties audio et recadrer la bête très régulièrement... Un peu comme le Juno 60 (ou Juno 6 de même......
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    Pour les caractéristiques je pense que tout doit déjà être dit sur ce mythique synthé.

    UTILISATION

    Là aussi, pas de blabla, suffit de regarder une photo de la bête....

    SONORITÉS

    Blablabla, Bien sur que c'est ENORME ! C'est LA référence analogique !

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    I M P O R T A N T ! ! ! Le prix de ce synthé n'est absolument pas justifié ! ! !
    Voilà, on y vient, j'ai adoré ce synthé, mais si je l'ai revendu, c'est qu'il y a des raisons autres que financières ;-). D'abord il bouge le bougre, en clair si tu veux rester juste il te faudra brancher un accordeur de guitare sur une des 2 sorties audio et recadrer la bête très régulièrement... Un peu comme le Juno 60 (ou Juno 6 de même génération) point noir en ce qui me concerne c'est l'absence total du MIDI, ouai je sais il existe des solutions... mais ça ne sera jamais plus que des ersatz... L'encombrement, le poids, les boutons contact "chewing-gum" bref choisi mieux le MKS-80 avec son programmeur, LE son du JP-8 les em_rd_s en moins ! Pour ma part, avec le recul et l’expérience, le son analogique du Juno 106 ou du JX3P me suffisent amplement...
    Attention à ne pas négliger Le Jupiter 6 !
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  • JUPITER 8, 'the great'

    Roland Jupiter-8Publié le 08/01/13 à 05:41
    C'est un 8 voix, scindable ou empilable en 2 x 4 voix.
    Par voix, il a 1 LFO, 2 VCO, 2 filtres (HPF, VCF), 1 VCA, 2 enveloppes.
    Il dispose d'un arpégiateur assez sympa.
    Le clavier fait 5 octaves, non dynamique.
    Il dispose de 64 mémoires modifiables, et 8 mémoires de jeu.

    Il n'est pas MIDI d'origine, mais peut être équipé d'une interface MIDI ; certaines permettent de lui ajouter la dynamique et la pression.

    Je n'ai noté que 'bon' pour cette section, à cause de ses limitations d'origine, mais qui peut passer à 'parfait' en l'équipant d'une bonne interface Midi, comme celle de Groove Electronics, société hélas disparue.


    UTILISATION

    Il a été conçu avec une ergonomie exemplaire : un......
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    C'est un 8 voix, scindable ou empilable en 2 x 4 voix.
    Par voix, il a 1 LFO, 2 VCO, 2 filtres (HPF, VCF), 1 VCA, 2 enveloppes.
    Il dispose d'un arpégiateur assez sympa.
    Le clavier fait 5 octaves, non dynamique.
    Il dispose de 64 mémoires modifiables, et 8 mémoires de jeu.

    Il n'est pas MIDI d'origine, mais peut être équipé d'une interface MIDI ; certaines permettent de lui ajouter la dynamique et la pression.

    Je n'ai noté que 'bon' pour cette section, à cause de ses limitations d'origine, mais qui peut passer à 'parfait' en l'équipant d'une bonne interface Midi, comme celle de Groove Electronics, société hélas disparue.


    UTILISATION

    Il a été conçu avec une ergonomie exemplaire : un bouton, une fonction ; de plus, les commandes sont disposées d'une façon logique, conforme au synoptique de la machine. On 'voit' ce qu'on fait.

    La notice est très claire et détaillée.

    L'édition des sons est facile, mais il faut prendre la peine de 'creuser', car les réglages sont interactifs.

    L'accordage est très stable. Il se calibre au démarrage, et ça ne bouge plus ; mais même si c'était nécessaire, il suffirait d'appuyer sur le bouton 'TUNE' pour qu'il se recalibre. Les gens qui se plaignent d'un désaccordage fréquent pour le JP8, c'est qu'il est déréglé, et a besoin d'être recalibré par un technicien (de façon interne).

    De par mon expérience, il est très robuste, jamais tombé en panne.

    SONORITÉS

    Le son est grandiose et 'vivant', le JP8 a le 'gros' son, la pêche, définitivement.
    Ce n'est pas 'pouet pouet', c'est la Guerre des étoiles.

    Les enveloppes savent être très rapides, et le filtre est superbe, permettant des beaux sweeps, des modulations métalliques, des nappes soyeuses...
    Le son est très brillant, à forte personnalité, très expressif.
    Il permet une large palette sonore, pour peu que l'on se donne la peine de programmer les sonorités, et ne pas se contenter des sonorités d'usine, comme trop souvent.

    Dans mon set, c'est mon synthé lead, ce n'est pas le genre à rester derrière, en 'figurant'.

    AVIS GLOBAL

    Je l'ai depuis sa sortie, il m'avait coûté un bras à l'époque, mais je ne regrette pas.
    Il a été bradé pendant une période, parce qu'il n'était ni Midi, ni dynamique ; mais ce n'est plus le cas maintenant, d'autant qu'avec une bonne interface Midi on peut pallier ces inconvénients.

    C'est vrai qu'il est devenu très cher et très recherché, mais il n'y en a eu que 3000 de fabriqués, et certains ont disparu.

    Il a un son inégalable, 'vivant', qu'un JP8000, par exemple, ne peut retrouver.

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  • Sonique and cher

    Roland Jupiter-8Publié le 28/11/12 à 13:47
    (Je précise que cet avis est non complet pour l'instant)).

    Tout à été dit sur les caractéristiques !



    UTILISATION

    Simple = un slider/ potar par paramètre.
    Ce qui ne veut pas dire que les possibilités ne soient pas très importantes au niveau synthèse pour un analogique (non modulaire, mais polyphonique).

    SONORITÉS

    Je trouve que le son est "rugueux", très brut, très maîtrisé par rapport à un Prophet 5 par exemple car plus stable au niveau des VCO (plus japonais dans le son).
    Les enveloppes sont particulièrement rapides
    Il est très versatile, mais il faudra l'envoyer dans un multi-effet externe pour un résultat satisfaisant, sauf pour les sons "bass-synth" qui peuvent se suffirent à......
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    (Je précise que cet avis est non complet pour l'instant)).

    Tout à été dit sur les caractéristiques !



    UTILISATION

    Simple = un slider/ potar par paramètre.
    Ce qui ne veut pas dire que les possibilités ne soient pas très importantes au niveau synthèse pour un analogique (non modulaire, mais polyphonique).

    SONORITÉS

    Je trouve que le son est "rugueux", très brut, très maîtrisé par rapport à un Prophet 5 par exemple car plus stable au niveau des VCO (plus japonais dans le son).
    Les enveloppes sont particulièrement rapides
    Il est très versatile, mais il faudra l'envoyer dans un multi-effet externe pour un résultat satisfaisant, sauf pour les sons "bass-synth" qui peuvent se suffirent à eux-même (comme tout analogique).



    AVIS GLOBAL

    Je l'ai eu dans ma "jeunesse" (1997-1998) durant un an : à l'époque je n'étais pas assez expérimenté pour réellement le maîtriser, je l'ai acheté d'occasion plus par "fantasme" (comme beaucoup ici ?) et ai été forcément un peu déçu : "c'est sympa de jouer dessus, mais comment l'intégrer facilement dans une compo ?" surtout qu'à l'époque je n'avais pas un bon niveau de jeu et qu'en plus les virtuels faisaient leurs apparitions : "c'est sûr, c'est la mort des synthés hardware, même analogiques !" (citation d'un vendeur de Piano Show à l'époque).
    Du coup je l'ai revendu...

    Je voulais surtout donner mon avis pour dire que si c'est un excellent synthé dans l'absolu, les prix actuels me paraissent disproportionnés pour le service rendu.

    Après tout on peut faire l'essentiel des sons analo basiques (les plus utiles à intégrer dans une compo) avec un Juno 60 qui est beaucoup moins cher (j'en vois qui sursautent !).

    On a envie de le garder pour ses sonorités mais en voyant les prix s'envoler, c'est surement trop tentant de le revendre ("lassitude", manque d'argent et coup de tête : à qui n'est-ce pas arrivé ?) vu le bénéfice énorme qu'il y a à faire (je ne cite personne).

    Selon moi, à moins d'être collectionneur ou d'avoir les moyens, les prix d'occase ne se justifient plus.

    (Edit 11 juin 2014 : ce que j'ai dit à sûrement du agacer les actuels possesseurs du JP-8, vu les avis partagés. J'imagine bien qu'ils voient d'un mauvais oeil qu'on critique leur machine fétiche mais je persiste : ce sont bien les prix astronomiques demandés en occasion que je dénonce, pas la machine qui est superbe. Croyez moi, j'essaye toujours d'être objectif dans mes avis car je n'aime pas les avis tranchés et définitifs qui risquent de tromper un éventuel acquéreur !).

    En fait je met en seulement en garde quelqu'un qui voudrais économiser plusieurs années parce qu'il en rêve:
    Je préviens seulemnt qu'il est possible qu'une fois acheté, il ai une certaine "déception" face aux réels services rendus par la machine...à moins que ce ne soit que le rêve qu'il achète et qu'il soit juste satisfait d'être une des rares personnes à posséder cette machine légendaire : en effet, être possesseur d'une chose recherchée et rare procure aussi un certain plaisir... c'est humain et dans ce dernier cas, je peux le comprendre.
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  • Anonyme

    Roland Jupiter-8Publié le 20/09/09 à 14:54
    Ce super synthétiseur doté pour certains de connectique midi (ou avec un kit) contiens à peu prés tout pour faire du son sortie de votre imagination ,

    Sinon arpégiateurs , 8 voie de polyphonies , puisque c'est un jupiter 8 (mais bien 16 oscillolateurs car 2 par voies + du "noise").

    UTILISATION

    Le manuel est trés clair de toutes façon , le panneau avant est d'une simplicité absolue , le son passe par le choix de l'onde, puis arrive le xmod, les VCA, les filtres (cutoff, resonnance) , du classique de chez classique.Ce design est (et doit ) être une référence pour les constructeurs de synthétiseurs, pour ne pas que l'utilisateur se perdent , c'est ce que je reproche un peu avec......
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    Ce super synthétiseur doté pour certains de connectique midi (ou avec un kit) contiens à peu prés tout pour faire du son sortie de votre imagination ,

    Sinon arpégiateurs , 8 voie de polyphonies , puisque c'est un jupiter 8 (mais bien 16 oscillolateurs car 2 par voies + du "noise").

    UTILISATION

    Le manuel est trés clair de toutes façon , le panneau avant est d'une simplicité absolue , le son passe par le choix de l'onde, puis arrive le xmod, les VCA, les filtres (cutoff, resonnance) , du classique de chez classique.Ce design est (et doit ) être une référence pour les constructeurs de synthétiseurs, pour ne pas que l'utilisateur se perdent , c'est ce que je reproche un peu avec l'access virus ou les LFO sont à gauche au lieu des formes d'ondes, qui aurait été plus pratique , même si dans la réalité ce sont les lfos qui modulent les VCO

    SONORITÉS

    Style de musique : techno, techno, et aussi electro (un peu) sinon , le son convient à faire de la techno, voir autres choses...
    les effets, ben faut que je vous en parle des effets : inimitables, cela ressemble à un "paysage sonore qui se module en temps réel", aucuns synthé ne peut fair cela .Les sons de type dens de scie sont bien ainsi que le bruit (noise ), capable de beaucoups de chose tres "fraiches"

    AVIS GLOBAL

    Quelle est la particularité que vous aimez le plus, le moins ?
    Aviez vous essayé beaucoup d'autres modèles avant de l'acquérir ?
    Comment jugez vous le rapport qualité/prix ?
    Avec l'expérience, referiez vous ce choix ? ...

    Mon avis global est que ce synthétiseurs est super mais que le prix est trop haut pour ce que c'est.Malheureusement, se passer de certaines fonctions inutiles de nos jours avec les ordinateurs comme l'arpégiateur ferraient baisser le prix car ce son est unique.Cependant , la marque est aussi un argument.Aucuns virtual analog ne pourra refaire ce son et il faut le savoir une fois pour toute (virtual analog = 0 transistors).Les caratéristques d'un transistor est qu'il va généré du bruit en auto-oscillant , ce qui n'est pas le cas pour le virtaul analogique , ce bruit est ce qui fait tout le charme de l'analogique , les virtuals analogiques sont trop parfait.Je donne 10/10 tout de même parce que c'est un synthétisuer fabuleux, de légende , pour moi, le roi des rois avec bien sur le minimoog bien que je préfère le jupiter 8
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  • Roland Jupiter-8Publié le 22/01/08 à 02:14
    Je me dois de rectifier l'avis précédant.
    le jupiter 8 est polyphonique 8 voies (sans blagues..) et multitimbral (2 timbres..)il me semble que seul le cs80 possédait deux moteurs de synthese individuels,
    donc révolutionnaire car on peut jour une basse et un lead ou un arpège et des nappes,on peut splitter 2 sons sur le clavier et les éditer indépendament tres tres facilement;un clic sur lower ou upper et on édite le son choisi..
    soniquement parlant la 'touch' du jp8 c'est de pouvoir jouer deux sons empilés (mode dual) ;un son peut servir d'attaque et l'autre de sustain ou on peut empiler 4 osc,4 envelloppes 6 filtres (lpf 24;lpf12 et hpf 12 non résonnant),de la syncro,du pulse with,2......
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    Je me dois de rectifier l'avis précédant.
    le jupiter 8 est polyphonique 8 voies (sans blagues..) et multitimbral (2 timbres..)il me semble que seul le cs80 possédait deux moteurs de synthese individuels,
    donc révolutionnaire car on peut jour une basse et un lead ou un arpège et des nappes,on peut splitter 2 sons sur le clavier et les éditer indépendament tres tres facilement;un clic sur lower ou upper et on édite le son choisi..
    soniquement parlant la 'touch' du jp8 c'est de pouvoir jouer deux sons empilés (mode dual) ;un son peut servir d'attaque et l'autre de sustain ou on peut empiler 4 osc,4 envelloppes 6 filtres (lpf 24;lpf12 et hpf 12 non résonnant),de la syncro,du pulse with,2 lfo,de la cross modulation,la polarité des envellopes(assignables au pich des osc....)miam,miam,il y a de quoi faire..
    le synthé a un niveau de sortie relativement faible mais les sons peuvent sortir en autre,sur 2 xlr symétrisés,tout cela est tres pro
    certain on un port dcb roland,d'autre pas,les querelles sur le son des deux version du processeur (12 puis14 bits) sont stériles.

    UTILISATION

    Encore electronic installe un os final (5,1) midi in et out (sysex) double la mémoire a 128 présets sauvegardables,tout devient paramétrable et il est possible de controler ouverture et ferméture du filtre via midi,de syncroniser lfo et les arpégiateurs....,lorsque ce kit est installé,la machine devient redoutable car bien plus moderne dans son utilisation.
    l'edition des sons est a la fois simple et complexe: tout est clair et efficace,mais ce synthé permet beaucoup de choses, il va sans dire qu'il prend toute sa dimension en mode dual,lorsque l'on supperpose 2 timbres,il y a une profondeur de programation conséquente..
    sinon tout fonctionne a merveille,un bémol pour le filtre qui siffle mais n'auto oscille pas...pas grave car il sonne d'enfer et le synthé propose mille moyens de creer des fx.

    SONORITÉS

    Le son du roland jupiter8 est très particulier: c'est un son tres large et tres profond,rarement dur ,il complete magnifiquement un prophet 5 en ce sens,il a un son un peu galactique , voir liquide ,on dirait que le son est traité ...il est en fait tres pur,tres épais.
    le son du jp8 rentre dans un mix, même chargé, comme dans du beurre,il ne faiblit pas,il donne une grosse profondeur a l' ensemble
    désolé minuit 10 mais RIEN a voir avec le jp8000...dont le son très traité se recroqueville et se raccornit très vite dans un mixl...
    le son du jupiter8 est massif et ne bouge pas
    la couleur du son est unique,tres colorée,tres chaude,c'est l'essence du son roland pour moi..
    par contre je n'entend pas la tb dans ce synthé,et le sh 101 non plus,ces synthés sont plus aggressifs dans leur rapport a la résonnance,et leur osc sont tres cheap a coté ( le jp8 a des oscillateurs 100% discrets) et eux n' en possedent qu'un malheureux..en circuit intégré
    le son,n'est pas de la meme trempe meme si les tb et sh,(bien que tres limités) on un son bien a eux.
    le son du jupiter8 n'est pas acid ni plastic,je le trouve,encore une fois,..Galactique et humide

    AVIS GLOBAL

    Au pinnacle des polyphoniques avec un prophet5 (v,2 de préférence),mémorymoog,cs80,s.e.m..
    attention,son tres typé et reconnaissable.
    un classic
    un synthé raffiné et subtil
    ...tres tres loin du plug.
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