The Cure, le bébé de Robert Smith.
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vilak
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Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
26 Novembre 2023 à 10:55The Cure, le bébé de Robert Smith.
#1
Les premiers synthés de The Cure.
En novembre 79, un claviste est recruté (Mathieu Hartley) et il amène sur scène son Korg MiniiKorg 700S, auquel est vite adjoint un Roland RS-09 (hiver 80), acheté pour l’enregistrement du deuxième album, "Seventeen Seconds". De son coté, le batteur ajoute des pads Synare 3 à son kit.
Hartley quitte le groupe en septembre 80 et emporte son 700S qui se voit remplacé par un Korg MaxiKorg 800DV et son RS-09 qui se voit remplacé par un autre à l'identique. Lorsque la tournée reprend en octobre, les parties de clavier se voient réduites à la très simple intro de « A forest » que le bassiste joue lui-même. Pour cela, le 800DV suffit et le RS-09 n’est plus utilisé sur scène.
Pour l’album suivant, composé et arrangé entre l’automne et l’hiver 80/81, un Solina String fait son apparition. C’est le clavier préféré de Robert Smith et il arrivera toujours à en glisser un petit bout dans chaque album qui suivra. « Faith » est donc habillé par des nappes de Solina Sting, de RS-09 et de 800DV. D'après Ory, ce 800DV est parfaitement capable d'avoir fait les cloches que l'on entend sur 'The Holy Hour".
Quelque part par-là arrive une pédale basse EKO qui d’après certains ne sera utilisée qu’en concert.
L’album de 82, « P*rn*graphy », ne voit pas de gros changement dans l’équipement et l’on retrouve ces trois machines et la pédale basse pendant la tournée. Toutefois une boite à rythme Boss DR-55 a été utilisée en studio. Déformée par des amplis, c'est elle qu'on entend sur "100 years".
Le bassiste s’est barré suite à une bagarre en juin 82 et les deux membres restant sortent en décembre « Let’s Go To bed » avec leur trois synthés habituels.
Début 83, ils louent un « Oberheim system » (DSX/DMX/OB-Xa) pour le EP « The Walk » et ses face-B. Ce matériel ne resservira donc plus jamais au groupe.
Un journaleux a qualifié « The Walk » comme « La techno-pop que Depeche Mode rêve de faire la nuit ». Dur pour DM quand même, bien que la chanson soit très bonne!
Le batteur désormais claviste a acheté une Boss DR-110 et un Juno-60 à cette époque. On le voit pourtant sur scène avec ce qui semble bien être un Jupiter (6 ou 8 je l’ignore, lien de la vidéo tout en bas et c’est bien du direct, pas du playback).
En 84, Porl Thompson (nouveau venu) et Lol Tolhurst (l’ex-batteur devenu claviste) jouent sur scène avec respectivement un JX-3P et le Juno-60, ils ont dû figurer avec leurs autres instruments dans l’enregistrement de l’album « The Top », la même année. Le DX-7 serait déjà là pour certains, d’autres disent que non.
En 85, Coté studio on parle de l’arrivée d’un Emulator 2, d’un Ensoniq Mirage et d’un JX-8P pour « The Head on the Door ». La présence du DX-7 est certaine lors de ces sessions, il remplace d’ailleurs le Juno 60 sur la tournée.
En 86, le JX-8P et le Mirage sont là c’est sûr, puisqu’en cette année de promo de la compilation ils accompagnent respectivement le JX-3P et le DX-7.
Pour "Kiss me, Kiss me, Kiss me", je n'ai pas d'information sur un quelconque nouvel arrivant, alors "à vot'bon coeur" si vous êtes au courant...
----------------
----------------
Les claviers de Roger O'Donnel sur "Disintegration", 1989.
STUDIO :
Échantillonneur Mirage
Échantillonneur Prophet 2002
Échantillonneur Emulator E2
Échantillonneur Emulator E3
Échantillonneur Akai S612
Synthé Moog Mini Moog Model D
Synthé Roland JX8P
Arp Solina String Machine
Piano à queue Bosendorfer
SUR SCENE :
Clavier maitre Yamaha à touches lourdes
Roland JX8P
Korg M1
Pédale de contrôle Midi
Un rack Oberheim DPX-1 pour lecture des échantillons pour le Prophet, le Mirage et l'Emulator.
Dodger Stadium, Los Angeles, 8 septembre 1989, 50.000 spectateurs, complet.

La setlist :
https://www.cure-concerts.de/concerts/1989-09-08.php
--------------------------
--------------------------
J'en ai appris beaucoup plus sur la façon dont le groupe The Cure fonctionnait.
A leur début à la fin des années 70, légalement le groupe c'est Smith (chants & guitares), Tolhurst (batterie) et Dempsey (Basse), ses trois membres fondateurs.
Quand Dempsey et Smith/Tolhurst décident de ne plus travailler ensemble. Les deux derniers proposent au bassiste de lui laisser le nom "The Cure" et eux de redémarrer sous un autre nom. Dempsey a dit merci pour l'offre mais l'a déclinée.
Fin 79, Le groupe c'est donc Smith et Tolhurst.
Tous ceux qui viendront par la suite auront des contrats annexes de musiciens additionnels (le terme anglais est "contract performer") et n'auront aucun pouvoir décisionnaire sur la musique et le business du groupe. Même s'ils seront financièrement traités sur un pied d'égalité, ils resteront des employés, des exécutants, et seront donc virables à tout moment.
En 86, le contrat avec la maison de disque est arrivé à sa fin, les négociations sont serrées mais on re-signe avec les mêmes.... Avec un gros changement.
Désormais, The Cure, c'est Smith tout seul car Tolhurst, dont la productivité, le professionnalisme et le bon sens suivent une pente effrayante, se voit proposer et signe un contrat annexe. Il devient donc un musicien additionnel, n'a plus son mot à dire sur la musique et le business du groupe. Comme les autres, il est devenu un employé de la société "Smith Music" et peut être viré à tout moment (ce qui arrivera en 89).
Et désormais tout marchera comme ça, The Cure, c'est Smith, Il engage et vire qui il veut quand il veut et Il est le seul à décider de la direction musicale du groupe, du business, des tournées, de tout quoi.
En novembre 79, un claviste est recruté (Mathieu Hartley) et il amène sur scène son Korg MiniiKorg 700S, auquel est vite adjoint un Roland RS-09 (hiver 80), acheté pour l’enregistrement du deuxième album, "Seventeen Seconds". De son coté, le batteur ajoute des pads Synare 3 à son kit.
Hartley quitte le groupe en septembre 80 et emporte son 700S qui se voit remplacé par un Korg MaxiKorg 800DV et son RS-09 qui se voit remplacé par un autre à l'identique. Lorsque la tournée reprend en octobre, les parties de clavier se voient réduites à la très simple intro de « A forest » que le bassiste joue lui-même. Pour cela, le 800DV suffit et le RS-09 n’est plus utilisé sur scène.
Pour l’album suivant, composé et arrangé entre l’automne et l’hiver 80/81, un Solina String fait son apparition. C’est le clavier préféré de Robert Smith et il arrivera toujours à en glisser un petit bout dans chaque album qui suivra. « Faith » est donc habillé par des nappes de Solina Sting, de RS-09 et de 800DV. D'après Ory, ce 800DV est parfaitement capable d'avoir fait les cloches que l'on entend sur 'The Holy Hour".
Quelque part par-là arrive une pédale basse EKO qui d’après certains ne sera utilisée qu’en concert.
L’album de 82, « P*rn*graphy », ne voit pas de gros changement dans l’équipement et l’on retrouve ces trois machines et la pédale basse pendant la tournée. Toutefois une boite à rythme Boss DR-55 a été utilisée en studio. Déformée par des amplis, c'est elle qu'on entend sur "100 years".
Le bassiste s’est barré suite à une bagarre en juin 82 et les deux membres restant sortent en décembre « Let’s Go To bed » avec leur trois synthés habituels.
Début 83, ils louent un « Oberheim system » (DSX/DMX/OB-Xa) pour le EP « The Walk » et ses face-B. Ce matériel ne resservira donc plus jamais au groupe.
Un journaleux a qualifié « The Walk » comme « La techno-pop que Depeche Mode rêve de faire la nuit ». Dur pour DM quand même, bien que la chanson soit très bonne!
Le batteur désormais claviste a acheté une Boss DR-110 et un Juno-60 à cette époque. On le voit pourtant sur scène avec ce qui semble bien être un Jupiter (6 ou 8 je l’ignore, lien de la vidéo tout en bas et c’est bien du direct, pas du playback).
En 84, Porl Thompson (nouveau venu) et Lol Tolhurst (l’ex-batteur devenu claviste) jouent sur scène avec respectivement un JX-3P et le Juno-60, ils ont dû figurer avec leurs autres instruments dans l’enregistrement de l’album « The Top », la même année. Le DX-7 serait déjà là pour certains, d’autres disent que non.
En 85, Coté studio on parle de l’arrivée d’un Emulator 2, d’un Ensoniq Mirage et d’un JX-8P pour « The Head on the Door ». La présence du DX-7 est certaine lors de ces sessions, il remplace d’ailleurs le Juno 60 sur la tournée.
En 86, le JX-8P et le Mirage sont là c’est sûr, puisqu’en cette année de promo de la compilation ils accompagnent respectivement le JX-3P et le DX-7.
Pour "Kiss me, Kiss me, Kiss me", je n'ai pas d'information sur un quelconque nouvel arrivant, alors "à vot'bon coeur" si vous êtes au courant...
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Les claviers de Roger O'Donnel sur "Disintegration", 1989.
STUDIO :
Échantillonneur Mirage
Échantillonneur Prophet 2002
Échantillonneur Emulator E2
Échantillonneur Emulator E3
Échantillonneur Akai S612
Synthé Moog Mini Moog Model D
Synthé Roland JX8P
Arp Solina String Machine
Piano à queue Bosendorfer
SUR SCENE :
Clavier maitre Yamaha à touches lourdes
Roland JX8P
Korg M1
Pédale de contrôle Midi
Un rack Oberheim DPX-1 pour lecture des échantillons pour le Prophet, le Mirage et l'Emulator.
Dodger Stadium, Los Angeles, 8 septembre 1989, 50.000 spectateurs, complet.
La setlist :
https://www.cure-concerts.de/concerts/1989-09-08.php
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J'en ai appris beaucoup plus sur la façon dont le groupe The Cure fonctionnait.
A leur début à la fin des années 70, légalement le groupe c'est Smith (chants & guitares), Tolhurst (batterie) et Dempsey (Basse), ses trois membres fondateurs.
Quand Dempsey et Smith/Tolhurst décident de ne plus travailler ensemble. Les deux derniers proposent au bassiste de lui laisser le nom "The Cure" et eux de redémarrer sous un autre nom. Dempsey a dit merci pour l'offre mais l'a déclinée.
Fin 79, Le groupe c'est donc Smith et Tolhurst.
Tous ceux qui viendront par la suite auront des contrats annexes de musiciens additionnels (le terme anglais est "contract performer") et n'auront aucun pouvoir décisionnaire sur la musique et le business du groupe. Même s'ils seront financièrement traités sur un pied d'égalité, ils resteront des employés, des exécutants, et seront donc virables à tout moment.
En 86, le contrat avec la maison de disque est arrivé à sa fin, les négociations sont serrées mais on re-signe avec les mêmes.... Avec un gros changement.
Désormais, The Cure, c'est Smith tout seul car Tolhurst, dont la productivité, le professionnalisme et le bon sens suivent une pente effrayante, se voit proposer et signe un contrat annexe. Il devient donc un musicien additionnel, n'a plus son mot à dire sur la musique et le business du groupe. Comme les autres, il est devenu un employé de la société "Smith Music" et peut être viré à tout moment (ce qui arrivera en 89).
Et désormais tout marchera comme ça, The Cure, c'est Smith, Il engage et vire qui il veut quand il veut et Il est le seul à décider de la direction musicale du groupe, du business, des tournées, de tout quoi.
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- Eric Music Strasbourg
vilak
4462

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
25 Juin 2026 à 16:15
#776
Téléchargez le concert de l'Isle of Wight Festival pour le regarder tranquillement chez vous... 😉
➡️ https://www.grosfichiers.com/vhZ8wFsEw8m
⚠️ Il manque les dernières secondes de Boys Don't Cry 😢
➡️ https://www.grosfichiers.com/vhZ8wFsEw8m
⚠️ Il manque les dernières secondes de Boys Don't Cry 😢
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kosmix
55161

AF, je suis ton père
Membre depuis 20 ans
25 Juin 2026 à 16:45
#777
Un petit Pornography, genre juste après 100 years...
Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?
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- knult
vilak
4462

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
25 Juin 2026 à 19:28
#778
knult
2719

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 8 ans
25 Juin 2026 à 20:18
#779

https://closedmouth19.bandcamp.com/
https://le-grand-heritage.fr/
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kosmix
55161

AF, je suis ton père
Membre depuis 20 ans
26 Juin 2026 à 00:07
#780
Ahahah la bonne blague. Et l'album solo de Robert, la 2ème bonne blague 
Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?
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- knult
Soot_and_Stars
6857

Je poste, donc je suis
Membre depuis 19 ans
26 Juin 2026 à 09:15
#781
EN 1993 c'était vraiment crédible. Porl quitte le groupe et Boris va suivre après l'enregistrement de Burn, et quelques sessions sur les démos de WMS (notamment Jupiter crash, ce qui explique selon moi la rythmique très "Boris" du morceau, ils ont du garder la structure. Je serai vraiment curieux d'écouter si enregistrement il y a, les dernières sessions avec Boris).
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vilak
4462

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
27 Juin 2026 à 10:44 (modifié le 27 Juin 2026 à 10:45)
#782
La setlist d'hier soir :
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vilak
4462

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
28 Juin 2026 à 11:46
#783
Les influences de Roger O'Donnell
Roger O'Donnell était l'invité de l'émission de radio new-yorkaise "Lost For Lust". Il s'est confié sur la musique qu'il aime et ses influences :
- Un autre groupe qui, dans la même veine que The Cure, est auréolé de mystère, c'est Radiohead.
- Roger O'Donnell : Oui, je dois avouer que je suis devenu fan de Radiohead il y a peu. Avant, je ne les comprenais pas vraiment. Une fois, on était à Lisbonne avec The Cure, à un festival, et Radiohead devait jouer le lendemain. Mon ami Bradley m'a dit : "Viens au concert !" et j'ai répondu : "OK, si tu arrives à me trouver une équipe de choc, je viens !" Et c'est ce qu'on a fait. Dès que Radiohead a commencé à jouer, j'ai fondu en larmes. Je suis resté planté là, à dire : "Je ne comprends pas." Je ne connais pas grand-chose de leur discographie parce que je ne les ai jamais vraiment écoutés, mais je respecte énormément leur travail de musiciens. Mon technicien clavier actuel, Russ, a été le leur pendant des années. On l'a bien sûr débauché. Et il m'a expliqué que chaque soir, Radiohead voulait que tout leur matériel soit installé différemment parce que pour eux, il ne s'agit pas seulement d'être sur scène. Il s'agit de faire de la musique, une approche différente de ce genre de théâtre. Ils sont plus proches du jazz, ils improvisent sur scène. J'aime beaucoup leur musique.
- On a parlé de Brian Eno, et vous avez dit qu'il ne vous avait pas beaucoup influencé. Alors, Kraftwerk ?
- Roger O'Donnell : Eh bien, quand on joue des claviers, impossible de ne pas être influencé par eux. Mais regardez leur approche. Ils donnent à leur musique un son froid, mécanique, presque germanique. D'un autre côté, peut-on vraiment qualifier de chaleureux et funky un son venant d'Allemagne ? C'est de la pure synthèse.
- Mais ta musique est vraiment chaleureuse.
- Roger O'Donnell : Exactement. Je dirais que je suis à l'opposé de Kraftwerk. J'essaie de donner au synthétiseur un son organique et émotionnel. Je ne veux pas que ça sonne comme Kraftwerk. Mais j'aime bien quelque chose sans vouloir leur ressembler
Roger O'Donnell était l'invité de l'émission de radio new-yorkaise "Lost For Lust". Il s'est confié sur la musique qu'il aime et ses influences :
- Un autre groupe qui, dans la même veine que The Cure, est auréolé de mystère, c'est Radiohead.
- Roger O'Donnell : Oui, je dois avouer que je suis devenu fan de Radiohead il y a peu. Avant, je ne les comprenais pas vraiment. Une fois, on était à Lisbonne avec The Cure, à un festival, et Radiohead devait jouer le lendemain. Mon ami Bradley m'a dit : "Viens au concert !" et j'ai répondu : "OK, si tu arrives à me trouver une équipe de choc, je viens !" Et c'est ce qu'on a fait. Dès que Radiohead a commencé à jouer, j'ai fondu en larmes. Je suis resté planté là, à dire : "Je ne comprends pas." Je ne connais pas grand-chose de leur discographie parce que je ne les ai jamais vraiment écoutés, mais je respecte énormément leur travail de musiciens. Mon technicien clavier actuel, Russ, a été le leur pendant des années. On l'a bien sûr débauché. Et il m'a expliqué que chaque soir, Radiohead voulait que tout leur matériel soit installé différemment parce que pour eux, il ne s'agit pas seulement d'être sur scène. Il s'agit de faire de la musique, une approche différente de ce genre de théâtre. Ils sont plus proches du jazz, ils improvisent sur scène. J'aime beaucoup leur musique.
- On a parlé de Brian Eno, et vous avez dit qu'il ne vous avait pas beaucoup influencé. Alors, Kraftwerk ?
- Roger O'Donnell : Eh bien, quand on joue des claviers, impossible de ne pas être influencé par eux. Mais regardez leur approche. Ils donnent à leur musique un son froid, mécanique, presque germanique. D'un autre côté, peut-on vraiment qualifier de chaleureux et funky un son venant d'Allemagne ? C'est de la pure synthèse.
- Mais ta musique est vraiment chaleureuse.
- Roger O'Donnell : Exactement. Je dirais que je suis à l'opposé de Kraftwerk. J'essaie de donner au synthétiseur un son organique et émotionnel. Je ne veux pas que ça sonne comme Kraftwerk. Mais j'aime bien quelque chose sans vouloir leur ressembler
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- Soot_and_Stars
vilak
4462

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
28 Juin 2026 à 17:23
#784
Songs of a Lost World (2024)
Dans une interview accordée à BBC Radio en 2024, Robert Smith a parlé du dernier album et du concert au Troxy à Londres (2024). Voici sa réponse concernant la chanson "Drone: no drone" interprétée pour la première fois en live :
- Robert Smith : "Je pense qu'elle ressemble un peu à "Fascination Street" d'après moi. Elle occupe la même place dans l'album. Pas musicalement, mais au niveau de l'énergie. Il y a une ligne de basse saturée. C'est un peu implacable. Ça soulève d'un coup l'ensemble. Et je crois que c'est ça que je disais tout à l'heure à propos de la sélection des titres, cette chanson n'était pas prévue non plus parce que je trouvais qu'elle était beaucoup trop pop.
Le journaliste lui répond qu'il trouve qu'elle ressemble un peu à "Screw", qu'elles ont la même ambiance. Robert est perplexe.
- Robert Smith : "Il y a le même bassiste sur ces deux chansons. (pour justifier la même ambiance) Je veux dire, honnêtement, j'essayais de capturer un peu de ce que tu vois quand Simon joue sur scène, cette énergie qu'il a, ce côté implacable. Je voulais qu'il y ait une chanson sur l'album qui ait cette qualité-là, et c'est celle-ci. Oui, c'est le morceau qui a ce côté implacable du début à la fin. Et ça a été franchement, la chanson la plus difficile à mixer de tout l'album, pour trouver le son, c'était un équilibre très délicat pour que ça ne sonne pas "rock" avec un grand R.
C'était vraiment amusant de la jouer en live pour la première fois. J'ai pris beaucoup plus de plaisir que je ne l'imaginais. "Warsong", bizarrement était plus difficile, même si c'est une chanson beaucoup plus simple, elle est plus difficile à assumer et à chanter correctement. Mais c'est probablement ma meilleure performance vocale au Troxy."
Dans une interview accordée à BBC Radio en 2024, Robert Smith a parlé du dernier album et du concert au Troxy à Londres (2024). Voici sa réponse concernant la chanson "Drone: no drone" interprétée pour la première fois en live :
- Robert Smith : "Je pense qu'elle ressemble un peu à "Fascination Street" d'après moi. Elle occupe la même place dans l'album. Pas musicalement, mais au niveau de l'énergie. Il y a une ligne de basse saturée. C'est un peu implacable. Ça soulève d'un coup l'ensemble. Et je crois que c'est ça que je disais tout à l'heure à propos de la sélection des titres, cette chanson n'était pas prévue non plus parce que je trouvais qu'elle était beaucoup trop pop.
Le journaliste lui répond qu'il trouve qu'elle ressemble un peu à "Screw", qu'elles ont la même ambiance. Robert est perplexe.
- Robert Smith : "Il y a le même bassiste sur ces deux chansons. (pour justifier la même ambiance) Je veux dire, honnêtement, j'essayais de capturer un peu de ce que tu vois quand Simon joue sur scène, cette énergie qu'il a, ce côté implacable. Je voulais qu'il y ait une chanson sur l'album qui ait cette qualité-là, et c'est celle-ci. Oui, c'est le morceau qui a ce côté implacable du début à la fin. Et ça a été franchement, la chanson la plus difficile à mixer de tout l'album, pour trouver le son, c'était un équilibre très délicat pour que ça ne sonne pas "rock" avec un grand R.
C'était vraiment amusant de la jouer en live pour la première fois. J'ai pris beaucoup plus de plaisir que je ne l'imaginais. "Warsong", bizarrement était plus difficile, même si c'est une chanson beaucoup plus simple, elle est plus difficile à assumer et à chanter correctement. Mais c'est probablement ma meilleure performance vocale au Troxy."
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- Soot_and_Stars
vilak
4462

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
29 Juin 2026 à 09:51
#785
THE CURE - BELFAST - 28.06.2026 - SETLIST
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Soot_and_Stars
6857

Je poste, donc je suis
Membre depuis 19 ans
29 Juin 2026 à 10:27
#786
Cold et one Hundred years , wow !
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vilak
4462

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
29 Juin 2026 à 17:37
#787
Pornography (1982)
Extrait d'un entretien avec Simon Gallup et Lol Tolhurst, accordé au fanzine Improvisation après le concert au Colston Hall de Bristol le 20 avril 1982 lors de la tournée "Fourteen Explicit Moments".
- Qui écrit vos chansons ?
- Simon Gallup : Eh bien, nous tous. Lol peut trouver un rythme de batterie et on ajoute le reste de la musique et les paroles, mais en général, c’est Robert qui a le plus son mot à dire sur les paroles, puisqu’il doit les chanter.
- Y a-t-il beaucoup d’individualité dans le groupe ?
- Simon Gallup : Je ne pense pas qu’il y ait d’individualité dans le groupe, car nous ne faisons qu’un. Bien sûr, il y a des différences entre nous, mais on vote pour prendre les décisions. Le groupe en lui-même est unique et nous travaillons en étroite collaboration.
- Qu’en est-il des rumeurs de séparation l’année dernière ?
- Simon Gallup : Eh bien, oui, ça a failli arriver, mais on ne l’a pas fait. C’était une question de points de vue mutuels, car c’était la deuxième année que nous étions en tournée pendant neuf mois et, eh bien, travailler dans un groupe, c’est comme travailler dans un mariage. Mais on a surmonté ça, comme tout bon groupe.
Extrait d'un entretien avec Simon Gallup et Lol Tolhurst, accordé au fanzine Improvisation après le concert au Colston Hall de Bristol le 20 avril 1982 lors de la tournée "Fourteen Explicit Moments".
- Qui écrit vos chansons ?
- Simon Gallup : Eh bien, nous tous. Lol peut trouver un rythme de batterie et on ajoute le reste de la musique et les paroles, mais en général, c’est Robert qui a le plus son mot à dire sur les paroles, puisqu’il doit les chanter.
- Y a-t-il beaucoup d’individualité dans le groupe ?
- Simon Gallup : Je ne pense pas qu’il y ait d’individualité dans le groupe, car nous ne faisons qu’un. Bien sûr, il y a des différences entre nous, mais on vote pour prendre les décisions. Le groupe en lui-même est unique et nous travaillons en étroite collaboration.
- Qu’en est-il des rumeurs de séparation l’année dernière ?
- Simon Gallup : Eh bien, oui, ça a failli arriver, mais on ne l’a pas fait. C’était une question de points de vue mutuels, car c’était la deuxième année que nous étions en tournée pendant neuf mois et, eh bien, travailler dans un groupe, c’est comme travailler dans un mariage. Mais on a surmonté ça, comme tout bon groupe.
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knult
2719

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 8 ans
29 Juin 2026 à 19:34
#788
Guitare & claviers novembre 1985



e
t



e

t
https://closedmouth19.bandcamp.com/
https://le-grand-heritage.fr/
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vilak
4462

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
01 Juillet 2026 à 10:06
#789
The Walk (1983)
"Je ne m'attendais pas à un tel succès, même si j'avais un petit pressentiment quand j'ai appris que ma mère l'aimait bien. D'habitude, elle détestait tout ce que je lui faisais écouter de The Cure. Mais ça n'a pas changé mon opinion sur le groupe, car je ne pense pas que les disques devraient être en compétition. Ces classements de ventes ne prouvent rien. On devrait enregistrer des choses parce qu'on en a envie. Je me dis juste que beaucoup d'idiots ont dû acheter "The Walk"." -Robert Smith
Robert Smith semblait étonné en 1983 du succès de "The Walk". Alors le single était-il sorti dans un but commercial ? Il semblerait que non. Réponse du chanteur dans le magazine anglais International Musician sorti en septembre 1983 :
- Robert Smith : Non, mais en l'écrivant, je me suis rendu compte qu'il avait le potentiel de mieux se vendre que, par exemple, Pornography. Je pense qu'il est beaucoup plus accessible, plus en phase avec les tendances actuelles. Mais il n'y avait absolument aucun plan pour conquérir les charts. Il a une mélodie simple et une boucle. On a expérimenté avec une boîte à rythmes et on a forcé Steve Nye à le produire. Je pense qu'à l'écoute, on entend clairement que c'est "produit par un producteur", parce que ça sonne super bien à la radio et le mixage stéréo est excellent. On n'avait jamais rien fait de tel avant, alors d'habitude, nos morceaux sonnent plutôt mal à la radio.
Cependant, Robert s'oppose fermement à l'idée que les maisons de disques gagnent de l'argent avec des singles similaires.
- Robert Smith : Le prochain titre sera complètement différent. Mais il est connu et s'appelle "The Lovecats". Après quatre ans de collaboration avec Fiction et Polydor, ils ont fini par comprendre que plus ils nous mettaient la pression pour sortir un morceau conforme à leurs idées, moins il y avait de chances que ça marche. Ils ont appris à me tolérer comme l'incompétent, mais radin, relégué dans son coin. En réalité, nous n'avons jamais rien dû à la maison de disques, qui nous a laissé bien plus de liberté qu'à d'autres groupes.
"Je ne m'attendais pas à un tel succès, même si j'avais un petit pressentiment quand j'ai appris que ma mère l'aimait bien. D'habitude, elle détestait tout ce que je lui faisais écouter de The Cure. Mais ça n'a pas changé mon opinion sur le groupe, car je ne pense pas que les disques devraient être en compétition. Ces classements de ventes ne prouvent rien. On devrait enregistrer des choses parce qu'on en a envie. Je me dis juste que beaucoup d'idiots ont dû acheter "The Walk"." -Robert Smith
Robert Smith semblait étonné en 1983 du succès de "The Walk". Alors le single était-il sorti dans un but commercial ? Il semblerait que non. Réponse du chanteur dans le magazine anglais International Musician sorti en septembre 1983 :
- Robert Smith : Non, mais en l'écrivant, je me suis rendu compte qu'il avait le potentiel de mieux se vendre que, par exemple, Pornography. Je pense qu'il est beaucoup plus accessible, plus en phase avec les tendances actuelles. Mais il n'y avait absolument aucun plan pour conquérir les charts. Il a une mélodie simple et une boucle. On a expérimenté avec une boîte à rythmes et on a forcé Steve Nye à le produire. Je pense qu'à l'écoute, on entend clairement que c'est "produit par un producteur", parce que ça sonne super bien à la radio et le mixage stéréo est excellent. On n'avait jamais rien fait de tel avant, alors d'habitude, nos morceaux sonnent plutôt mal à la radio.
Cependant, Robert s'oppose fermement à l'idée que les maisons de disques gagnent de l'argent avec des singles similaires.
- Robert Smith : Le prochain titre sera complètement différent. Mais il est connu et s'appelle "The Lovecats". Après quatre ans de collaboration avec Fiction et Polydor, ils ont fini par comprendre que plus ils nous mettaient la pression pour sortir un morceau conforme à leurs idées, moins il y avait de chances que ça marche. Ils ont appris à me tolérer comme l'incompétent, mais radin, relégué dans son coin. En réalité, nous n'avons jamais rien dû à la maison de disques, qui nous a laissé bien plus de liberté qu'à d'autres groupes.
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- Soot_and_Stars
vilak
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Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
01 Juillet 2026 à 21:31
#790
Robert Smith on 30th April 1993 at Hook End Manor recording studio in Oxfordshire
A full contact sheet with annotations by Robert himself
"Brilliant!" "Loads" "Awful"
📷 Steve Double

A full contact sheet with annotations by Robert himself
"Brilliant!" "Loads" "Awful"
📷 Steve Double

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Soot_and_Stars
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Je poste, donc je suis
Membre depuis 19 ans
01 Juillet 2026 à 22:24 (modifié le 01 Juillet 2026 à 22:32)
#791
Citation :
Several major rock bands have recorded albums at the studios. These include Manic Street Preachers' Gold Against the Soul (1993), The Cure's Disintegration (1989) and Mixed Up (1990), and Marillion's Seasons End (1989) and Holidays in Eden (1991).
Wikipedia
Le bâtiment est à l'abandon, que Disintegration y ait été enregistré devrait être un lieu de pélerinage!
Je me demande ce que Robert y faisait en 93 ...
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vilak
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Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
02 Juillet 2026 à 16:07
#792
Siouxsie Sioux (Siouxsie and the Banshees), Melody Maker [june 1984]:
"Robert really saved our skin when John McGeoch left, and having him in the band was fantastic for a while because he just understood our atmosphere. But it was always a temporary thing, you know? He was tearing himself in two between us and The Cure, and it couldn't last forever. He became unreliable towards the end because he was just completely exhausted, but his musical contribution to Hyaena was brilliant."

"Robert really saved our skin when John McGeoch left, and having him in the band was fantastic for a while because he just understood our atmosphere. But it was always a temporary thing, you know? He was tearing himself in two between us and The Cure, and it couldn't last forever. He became unreliable towards the end because he was just completely exhausted, but his musical contribution to Hyaena was brilliant."

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- Soot_and_Stars
knult
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Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 8 ans
02 Juillet 2026 à 18:49
#793
Hyaena, pas le meilleur selon moi (grosse préférence pour Juju). Beaucoup font allusion à 6 different ways sur je sais plus quel morceau, mais perso, je vois pas trop le rapport à part le fait qu'il y ait du piano.
zarb…
zarb…
https://closedmouth19.bandcamp.com/
https://le-grand-heritage.fr/
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Soot_and_Stars
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Je poste, donc je suis
Membre depuis 19 ans
02 Juillet 2026 à 22:14 (modifié le 02 Juillet 2026 à 22:17)
#794
Swimming horses > Six different ways.
Un peu quand même.
Un peu quand même.
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vilak
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Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
02 Juillet 2026 à 22:27
#795
knult
2719

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 8 ans
02 Juillet 2026 à 23:02
#796
bah y'a du piano quoi… même rythmiquement ça n'a rien à voir.
https://closedmouth19.bandcamp.com/
https://le-grand-heritage.fr/
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vilak
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Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
02 Juillet 2026 à 23:15
#797
L'ambiance est très proche, que la mélodie, le rythme ou les paroles soient différents, les deux chansons semblent quand même similaires sur ce premier point.
Ce n'est pas un plagiat, justement pour ces différences, mais une inspiration est fortement probable, surtout quand on sait que le même artiste a participé à la création de ces deux chansons. Ce coté piano de bastringue est quand même particulier et j'ai du mal à croire au hasard.
En parlant de hasard, regardons plutôt les chansons "The Walk" et 'Blue Monday".
Vu les dates, la première étant sortie après la seconde mais enregistrée avant, il ne peux absolument pas y avoir plagiat ni inspiration.
Les deux titres se ressemblent tout simplement parce que à peu près les mêmes instruments ont été utilisés de la même façon.
Ce n'est pas un plagiat, justement pour ces différences, mais une inspiration est fortement probable, surtout quand on sait que le même artiste a participé à la création de ces deux chansons. Ce coté piano de bastringue est quand même particulier et j'ai du mal à croire au hasard.
En parlant de hasard, regardons plutôt les chansons "The Walk" et 'Blue Monday".
Vu les dates, la première étant sortie après la seconde mais enregistrée avant, il ne peux absolument pas y avoir plagiat ni inspiration.
Les deux titres se ressemblent tout simplement parce que à peu près les mêmes instruments ont été utilisés de la même façon.
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knult
2719

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 8 ans
03 Juillet 2026 à 06:35
#798
à chacun son ressenti… 
https://closedmouth19.bandcamp.com/
https://le-grand-heritage.fr/
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Soot_and_Stars
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Je poste, donc je suis
Membre depuis 19 ans
03 Juillet 2026 à 08:55 (modifié le 03 Juillet 2026 à 08:56)
#799
Oui tout à fait, et c'est intéressant d'en discuter.
Quant à Blue Monday, la genèse du morceau est assez cocasse.
J'y vois comme un coup de pouce de Ian, où qu'il fût, pour aider ses copains.

Quant à Blue Monday, la genèse du morceau est assez cocasse.
J'y vois comme un coup de pouce de Ian, où qu'il fût, pour aider ses copains.
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vilak
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Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 9 ans
03 Juillet 2026 à 12:12 (modifié le 03 Juillet 2026 à 12:14)
#800
Let's go to Bed (1982)
Extrait d'interview de Robert Smith en 1982. Le chanteur parle du changement dans le groupe, notamment avec le single "Let's go to Bed". À cette époque, Robert Smith détestait ce single, qu'il qualifiait souvent de stupide. Il envisageait même de le sortir sous un autre nom que The Cure !
- Tu ne trouves pas que beaucoup de choses ont changé maintenant ?
- Robert Smith : Je ne sais pas. Ça reste amusant. Comme les pochettes d'album, les photos…
- Alors, le single "Let's Go To Bed" peut-il être considéré comme un nouveau départ ?
- Robert Smith :Je ne sais pas. Mais ce n'est absolument pas une nouvelle direction. C'est juste sorti, et on le prenait juste comme une expérience. Pour moi, c'était juste un test pour savoir si j'étais encore capable d'écrire des chansons pop. Personnellement, je pense qu'il aurait dû sortir sous un autre nom, pas sous The Cure. J'ai quelques arguments pour ça. "Mais si on ne le voyait pas, les gens pleureraient"…
- C'est intéressant, parce que tu reviens à ce modèle familier de dissimulation du groupe, puisque tu envisages maintenant de masquer le nom du groupe.
- Robert Smith : Oui. C'est un peu comme un disque de Noël. Mais on ne peut pas le sortir à Noël autrement que par cynisme. Et c'est peut-être comme ça qu'il est perçu. On a abordé la question comme le font les maisons de disques. Mais je trouve toujours que Noël est une période formidable. Il y a toujours plein de super disques qui sortent à Noël. Je voulais juste que ce soit un exemplaire unique, et ce le sera toujours. On ne prévoit pas d'autres singles comme ça.
- Mais tu n'as rien perdu de ta crédibilité…
- Robert Smith : Ça n'a rien à voir. Peu m'importe ce que les gens pensent de nous. Ce que je pense de The Cure a toujours été le plus important pour moi, et quand on a fini ces trucs, je n'avais plus du tout l'impression que c'était The Cure. Enfin, quand c'est sorti sous le nom de The Cure… Je pourrais me baser là-dessus, et c'est tout, mais je me suis dit qu'il n'y avait rien de mal à ça, c'est juste Noël, et quand les gens l'écouteront, ils seront saouls de toute façon. En janvier, soit ils ne s'en souviendront plus, soit ils n'y croiront tout simplement pas…
- Lequel de ces groupes te rend heureux aujourd'hui ? Ou mieux encore, quel genre de musique écoutais-tu dans ta prime jeunesse et qui t'a inspiré plus tard ?
- Robert Smith : Mon Dieu… probablement de tout. C'est parce que j'avais des frères aînés, des sœurs aînées et des sœurs cadettes. Maman et papa étaient aussi passionnés de musique, plus classique. On écoutait du blues et Captain Beefheart, les Rolling Stones, les Beatles, puis David Bowie…
- The Cure s'est imposé dès ses débuts comme un groupe totalement différent des autres. Des lignes de basse puissantes…
- Robert Smith : Je pense que derrière tout ça, il y a encore une fois le besoin de rester en retrait, car à nos débuts, je ne chantais pas. Pendant environ un an et demi, je n'étais sur scène que comme guitariste. Et quand j'ai commencé à chanter, je n'étais pas vraiment capable de chanter et de jouer de la guitare en même temps. C'est pourquoi Michael a commencé à mettre la basse au premier plan. Tout a commencé là. Les guitares étaient aussi importantes que tout le reste dans The Cure, mais jamais plus importantes…
Extrait d'interview de Robert Smith en 1982. Le chanteur parle du changement dans le groupe, notamment avec le single "Let's go to Bed". À cette époque, Robert Smith détestait ce single, qu'il qualifiait souvent de stupide. Il envisageait même de le sortir sous un autre nom que The Cure !
- Tu ne trouves pas que beaucoup de choses ont changé maintenant ?
- Robert Smith : Je ne sais pas. Ça reste amusant. Comme les pochettes d'album, les photos…
- Alors, le single "Let's Go To Bed" peut-il être considéré comme un nouveau départ ?
- Robert Smith :Je ne sais pas. Mais ce n'est absolument pas une nouvelle direction. C'est juste sorti, et on le prenait juste comme une expérience. Pour moi, c'était juste un test pour savoir si j'étais encore capable d'écrire des chansons pop. Personnellement, je pense qu'il aurait dû sortir sous un autre nom, pas sous The Cure. J'ai quelques arguments pour ça. "Mais si on ne le voyait pas, les gens pleureraient"…
- C'est intéressant, parce que tu reviens à ce modèle familier de dissimulation du groupe, puisque tu envisages maintenant de masquer le nom du groupe.
- Robert Smith : Oui. C'est un peu comme un disque de Noël. Mais on ne peut pas le sortir à Noël autrement que par cynisme. Et c'est peut-être comme ça qu'il est perçu. On a abordé la question comme le font les maisons de disques. Mais je trouve toujours que Noël est une période formidable. Il y a toujours plein de super disques qui sortent à Noël. Je voulais juste que ce soit un exemplaire unique, et ce le sera toujours. On ne prévoit pas d'autres singles comme ça.
- Mais tu n'as rien perdu de ta crédibilité…
- Robert Smith : Ça n'a rien à voir. Peu m'importe ce que les gens pensent de nous. Ce que je pense de The Cure a toujours été le plus important pour moi, et quand on a fini ces trucs, je n'avais plus du tout l'impression que c'était The Cure. Enfin, quand c'est sorti sous le nom de The Cure… Je pourrais me baser là-dessus, et c'est tout, mais je me suis dit qu'il n'y avait rien de mal à ça, c'est juste Noël, et quand les gens l'écouteront, ils seront saouls de toute façon. En janvier, soit ils ne s'en souviendront plus, soit ils n'y croiront tout simplement pas…
- Lequel de ces groupes te rend heureux aujourd'hui ? Ou mieux encore, quel genre de musique écoutais-tu dans ta prime jeunesse et qui t'a inspiré plus tard ?
- Robert Smith : Mon Dieu… probablement de tout. C'est parce que j'avais des frères aînés, des sœurs aînées et des sœurs cadettes. Maman et papa étaient aussi passionnés de musique, plus classique. On écoutait du blues et Captain Beefheart, les Rolling Stones, les Beatles, puis David Bowie…
- The Cure s'est imposé dès ses débuts comme un groupe totalement différent des autres. Des lignes de basse puissantes…
- Robert Smith : Je pense que derrière tout ça, il y a encore une fois le besoin de rester en retrait, car à nos débuts, je ne chantais pas. Pendant environ un an et demi, je n'étais sur scène que comme guitariste. Et quand j'ai commencé à chanter, je n'étais pas vraiment capable de chanter et de jouer de la guitare en même temps. C'est pourquoi Michael a commencé à mettre la basse au premier plan. Tout a commencé là. Les guitares étaient aussi importantes que tout le reste dans The Cure, mais jamais plus importantes…
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