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Test de l'interface DJ Reloop Flux Go - DVS de poche !

8/10

Récemment, une nouvelle interface DVS compacte à quatre canaux a fait son entrée sur le devant de la scène. La marque précise qu’elle s'adresse aussi bien aux débutants·es en DVS qu'aux utilisateurs·ices plus expérimentés·ées. Verdict ? On passe au test !

Test de l'interface DJ Reloop Flux Go : DVS de poche !

Débal­lage et premières impres­sions de la Reloop Flux Go : format, construc­tion et connec­tique

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La boîte de l’in­ter­face Reloop Flux Go ne contient pas beau­coup d’ac­ces­soires : un câble USB-C, un auto­col­lant, un petit manuel et un message de remer­cie­ment à tous les DJ qui auraient acheté cette inter­face. Belle conso­la­tion, ce modèle active auto­ma­tique­ment le logi­ciel Serato DJ Pro et sa fonc­tion­na­lité DVS, sans qu’au­cun code d’ac­ti­va­tion ne soit néces­saire. Cepen­dant, vous devrez tout de même ache­ter sépa­ré­ment deux vinyles de time­code et des câbles RCA supplé­men­taires. De plus, l’in­ter­face Reloop Flux Go fonc­tionne non seule­ment avec Serato DJ Pro, mais aussi avec tous les logi­ciels DJ stan­dards : Trak­tor, rekord­box, Cross DJ et, enfin, Algo­rid­dim Djay.

La Flux Go est légère comme une plume, puisqu’elle ne pèse que 168 grammes, et, avec ses dimen­sions de 115 × 82 × 26 mm, elle tien­drait même dans une poche de panta­lon. Certes, le boîtier est en plas­tique, mais cela permet de gagner en légè­reté. Son design est par ailleurs assez clas­sique (les entrées d’un côté, les sorties de l’autre) et sa surface arbore le nom du produit ainsi que les logos Reloop et Serato. Toutes les prises RCA sont plaquées or et soli­de­ment fixées au châs­sis. La vis de mise à la terre est peut-être un peu petite, tout comme les commu­ta­teurs DIP permet­tant de bascu­ler entre les diffé­rentes entrées (on aurait préféré des boutons clas­siques), mais c’est un compro­mis accep­table quand on voit le prix de l’in­ter­face. Quatre petits pieds en plas­tique surélèvent le châs­sis de quelques milli­mètres et évitent ainsi les rayures sur la face infé­rieure du boîtier. Comme il n’y a pas de revê­te­ment en caou­tchouc sur le dessous, l’ap­pa­reil est un peu plus glis­sant que ce que l’on trouve d’ha­bi­tude, notam­ment quand on le pose sur des surfaces lisses. Mais comme il ne devrait pas vrai­ment être déplacé pendant le mixage, cela n’a pas trop d’im­por­tance.

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Pour les connexions, en façade, on retrouve donc des entrées RCA plaquées or, commu­tables phono/ligne, ainsi qu’une molette de réglage et des commu­ta­teurs DIP. Vous pouvez ainsi utili­ser des platines vinyles avec signaux phono et ligne, ainsi que des lecteurs CD avec des disques time­co­dés, bien que ces derniers soient moins courants. À l’ar­rière se trouvent les sorties ligne, le port USB-C accom­pa­gné d’une LED témoin d’ali­men­ta­tion et la prise casque au format mini-Jack 3,5 mm. Si cette dernière n’est pas forcé­ment néces­saire lors de l’uti­li­sa­tion du DVS, elle pourra s’avé­rer utile pour la pré-écoute du master avec la table de mixage inté­grée de l’ap­pli­ca­tion DJ, ou lors de l’uti­li­sa­tion avec une STAN, par exemple. Les connexions avant et arrière sont proté­gées par des bords suréle­vés. Et enfin, un contrôle de volume pour la sortie casque est situé sur le côté gauche de la machine.

Une ques­tion nous taraude : quelles sont les diffé­rences entre la Reloop Flux Go et la Reloop Flux ? L’in­ter­face audio Reloop Flux (sans le suffixe « Go ») est plus impo­sante (160 × 34 × 120 mm) et, avec son boîtier métal­lique robuste et ses 900 grammes, pèse près de cinq fois plus que le modèle Go. Elle offre une paire d’en­trées et de sorties RCA supplé­men­taires, un commu­ta­teur pour le mode Thru, et des indi­ca­teurs de signal LED addi­tion­nels. De plus, elle dispose d’un port USB-C supplé­men­taire, et de deux ports USB-A. Son prix est de 369 €, tandis que celui de la version Go est actuel­le­ment de 219 €.

C’est quoi le DVS ?

Le DVS (Digi­tal Vinyl System) permet de contrô­ler des fichiers audio­nu­mé­riques avec des platines vinyles ou des lecteurs CD tradi­tion­nels grâce à des supports “time­co­dés” qui envoient un signal inter­prété par un logi­ciel DJ. Celui-ci repro­duit alors en temps réel tous les gestes du DJ (lecture, scratch, pitch), ce qui permet de mixer des morceaux stockés sur ordi­na­teur tout en conser­vant le feeling du vinyle. Un système DVS repose géné­ra­le­ment sur une inter­face audio compa­tible, un logi­ciel DJ (Serato, Rekord­box, Trak­tor…) et des vinyles ou CD time­co­dés.

Utili­sa­tion en DVS : perfor­mances, latence et compa­ti­bi­lité logi­cielle

 

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L’in­ter­face travaille avec une réso­lu­tion de 24-bit et propose diffé­rents taux d’échan­tillon­nage : 44,1 kHz, 48 kHz, 88,2 kHz et 96 kHz. Elle fonc­tionne en mode plug-and-play avec macOS et iOS. Des pilotes ASIO pour Windows sont égale­ment dispo­nibles en télé­char­ge­ment sur le site web du fabri­cant. Pour le test pratique DVS, nous avons connecté l’in­ter­face à nos platines vinyles et à une table de mixage clas­sique, et connecté le tout à notre Mac via USB-C : Serato était alors prêt à l’em­ploi. Cepen­dant, si vous utili­sez encore Serato 3.5, cette fonc­tion­na­lité ne sera pas compa­tible. La version 4.0.2 ou ulté­rieure de Serato est requise. Au final, la marque recom­mande macOS 14 (au mini­mum) ou Windows 11, ainsi qu’un proces­seur Apple de la série M1, mais aussi un i5 ou un Ryzen 5 avec 8 Go de RAM.  Pour les tâches exigeantes, telles que le scratch à faible latence, un Mac équipé d’un proces­seur M1 ou supé­rieur est recom­mandé, ou bien un i9 ou un Ryzen 7 sur PC, avec 16 Go de RAM.

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Lors de notre test (sur un vieux Mac avec 8 Go de RAM), nous avons initia­le­ment confi­guré les para­mètres audio à 256 échan­tillons de latence (4 ms), puis à 128 échan­tillons (2 ms). Nous avons pu travailler sans problème avec ces para­mètres et n’avons rencon­tré aucune diffi­culté en pratique. Le test de perfor­mance a donc été plutôt concluant. La mani­pu­la­tion des disques est parfai­te­ment retrans­crite, et on oublie très rapi­de­ment qu’une inter­face est là. La latence est imper­cep­tible, et tout fonc­tionne très bien. Nous pouvons égale­ment attes­ter des excel­lentes carac­té­ris­tiques sonores et de la trans­pa­rence de l’in­ter­face, qui délivre un son de qualité, avec énor­mé­ment de dyna­mique, sans aucun problème ni aucun décro­chage intem­pes­tif. On regrette seule­ment qu’à part la LED d’ali­men­ta­tion, l’ap­pa­reil ne comporte aucune autre LED d’in­di­ca­tion de signal (flux audio, par exemple).

Reloop Flux Go : usages, profils utili­sa­teurs et posi­tion­ne­ment

Bien que l’in­ter­face soit prin­ci­pa­le­ment axée sur l’usage de Serato et du DVS, ciblant ainsi les scrat­cheurs·ses, elle reste une excel­lente option pour les utili­sa­teurs·ices de logi­ciels alter­na­tifs. D’au­tant plus que le marché des inter­faces audio DVS est extrê­me­ment restreint. Ainsi, pour les passion­nés·ées de tables de mixage analo­giques à curseurs rota­tifs qui aiment mixer des morceaux numé­riques, ou hésitent à inves­tir dans des lecteurs supplé­men­taires, la Flux Go pour­rait être une option à consi­dé­rer.

Test avec Algo­rid­dim djay sur mobile : auto­no­mie et confi­gu­ra­tion

Une utili­sa­tion avec un smart­phone ou une tablette est aussi possible. Nous avons testé l’in­ter­face avec les appa­reils mobiles suivants : un iPhone 13 (avec un adap­ta­teur USB-C vers USB-A) et un iPad (via USB-C). Cepen­dant, dans ce genre de confi­gu­ra­tion, la fonc­tion de charge des appa­reils est évidem­ment perdue, et il faut tenir compte de l’au­to­no­mie restante pour s’amu­ser sans risque.

Par défaut, djay confi­gure la latence de notre iPad à 256 échan­tillons par seconde, bien que les options 128 et 64 soient égale­ment dispo­nibles. Nous avons choisi le réglage inter­mé­diaire, et le test s’est déroulé sans problème. Ce qui est inté­res­sant ici, c’est qu’on peut vrai­ment mixer en toute auto­no­mie, en confi­gu­rant les sorties Master et casque sur l’in­ter­face, pour pouvoir pré-écou­ter les morceaux avant de les envoyer dans le mix. D’ailleurs, préci­sons au passage que la sortie casque offre un son clair et puis­sant.

Utili­sa­tion avec Able­ton Live et autres STAN : enre­gis­tre­ment et produc­tion

L’in­ter­face Flux Go fonc­tionne égale­ment très bien comme inter­face pour Able­ton Live, et autres logi­ciels simi­laires. Ses perfor­mances sont remarquables, notam­ment pour une utili­sa­tion mobile. Grâce à ses connexions pour platines vinyles et son entrée ligne, il est possible d’en­re­gis­trer ou d’échan­tillon­ner des vinyles sur PC ou Mac à l’aide de n’im­porte quel éditeur audio.

Passer la Flux Go en entrée ligne permet égale­ment d’en­re­gis­trer l’in­té­gra­lité de votre set DJ, par exemple, via la sortie d’en­re­gis­tre­ment d’une table de mixage. Même si cela est tout aussi possible avec des inter­faces audio moins chères, ou des produits spéci­fique­ment conçus à cet effet, c’est un atout supplé­men­taire qui vient complé­ter l’ar­se­nal des possi­bi­li­tés de l’in­ter­face.

Notre avis : 8/10

L’in­ter­face Reloop Flux Go comble un manque sur le marché des inter­faces audio DVS. Grâce à sa concep­tion compacte et portable, sa bonne qualité sonore, ses fonc­tion­na­li­tés bien pensées et sa simpli­cité d’uti­li­sa­tion, elle occupe parfai­te­ment ce créneau. Les entrées RCA stéréo commu­tables permettent de connec­ter des platines vinyles et des appa­reils de niveau ligne, auto­ri­sant ainsi l’uti­li­sa­tion de vinyles et de CD time­co­dés pour le contrôle DVS. L’in­ter­face audio offre un son de qualité et une latence imper­cep­tible pour le DVS. Quant à l’ali­men­ta­tion et au flux de données audio, ils sont assu­rés par le port USB-C sans aucun problème.

L’in­ter­face est égale­ment compa­tible avec les logi­ciels de créa­tion musi­cale, tels que Serato Studio ou les STAN. Il est donc possible de numé­ri­ser des sources analo­giques ou d’en­re­gis­trer des sets via la sortie Rec-Out d’une table de mixage, à l’aide d’un ordi­na­teur portable ou d’un appa­reil iOS. De plus, le moni­to­ring via la prise casque est acces­sible en bonus, ce qui permet de pré-écou­ter les morceaux en cours de mix. Son prix est très attrac­tif, d’au­tant plus qu’elle permet d’uti­li­ser Serato DJ Pro avec l’op­tion DVS, dont le prix serait quasi­ment iden­tique s’ils étaient ache­tés sépa­ré­ment. Bien joué Reloop !

  • Rapport qualité/prix
  • Format ultra compact
  • Qualité sonore
  • Stabilité DVS
  • Licence Serato + DVS fournie

  • Commutateurs DIP trop petits
  • Quelques LED d'indications supplémentaires seraient bienvenues
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    Commentaires sur le test : Test de l'interface DJ Reloop Flux Go
    Qu'est-ce que le DVS?🤔

    S'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème.

    Bonne question, j'ai rajouté un paragraphe là-dessus :)
    • J’aime
    1 réaction
    • Deltank

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