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Test du contrôleur DJ Rane System One - Singin’ in the Rane !

10/10
Award Valeur sûre 2026
2026
Valeur sûre
Award

Avec son nouveau contrô­leur DJ auto­nome, Rane a placé la barre très, très haut, au point d’en faire pâlir la concurrence. Et pour cause, cette nouvelle machine semble réunir tous les atouts nécessaires pour séduire les DJs du monde entier. Alors, mission réussie ? On passe au test !

Test du contrôleur DJ Rane System One : Singin’ in the Rane !

Connec­tique et inter­face : un tour complet du châs­sis du System One

  • Unboxing 1
  • Unboxing 2
  • Unboxing 3

Dès la récep­tion du colis, et avant même d’ou­vrir la boîte, le System One impres­sionne. Le carton est lourd et immense ! À chaque étape du débal­lage, nous pres­sen­tons que nous aurons affaire à une machine premium, mais soyons clairs, son prix construc­teur annoncé de 2 499 € nous avait mis la puce à l’oreille. On découvre donc la bête avec un enthou­siasme certain, et force est de consta­ter que ce pres­sen­ti­ment ne va avoir de cesse de se confir­mer à chaque étape.

Connexions audio

Sur la face arrière, on retrouve d’abord l’em­base IEC et le bouton On/Off dédiés à l’ali­men­ta­tion élec­trique de l’ap­pa­reil, mais aussi deux ports USB-A et un port USB-C pour commu­niquer avec l’or­di­na­teur et d’éven­tuelles inter­faces d’éclai­rage USB/DMX (pilo­tables direc­te­ment sur l’écran central), deux ports USB supplé­men­taires (A et C) pour connec­ter des clefs ou des disques durs externes, et un lecteur de carte SD.

En ce qui concerne l’au­dio, on accède aussi aux deux sorties prin­­ci­­pales L/R Main (dispo­nibles aux formats redon­dants XLR et RCA) munies d’un commu­ta­teur Mono/Stéréo, et aux sorties secon­­daires L/R Booth (Jack 6,35 mm) qui possèdent leur propre égali­­seur en interne. Pour les entrées, on retrouve une entrée auxi­­liaire stéréo (RCA), et deux préam­­plis micro/ligne au format combo XLR/TRS avec leurs trai­­te­­ments dédiés, dispo­nibles en face avant cette fois (niveau, égali­­seur à deux bandes, délai, réver­bé­ra­tion et compres­­sion paral­­lèle Talk-Over).

On pour­suit donc avec la suite des éléments propo­sés en face avant, et on découvre des poten­tio­mètres pour para­mé­trer la course de chaque curseur (Chan­nel Contour et Cross­fa­der Contour, agré­men­tés d’un commu­ta­teur Reverse) mais aussi pour régler la résis­tance du cross­fa­der (Tension Adjust). Viennent ensuite un premier poten­tio­mètre pour régler le niveau de sortie des samples lus à la volée (Sampler Level), un deuxième poten­tio­mètre pour régler le niveau de l’en­trée auxi­liaire ou du signal audio Blue­tooth entrant (Blue­tooth/Aux), et enfin les diffé­rents réglages pour gérer l’écoute au casque (Mix Cue/Main, Split Cue On/Off et Level) avec deux entrées à dispo­si­tion (une première au format Jack 6,35 et une seconde au format mini-Jack).

  • Commandes en face avant 1
  • Commandes en face avant 2
  • Commandes en face avant 3

 

Ergo­no­mie de jeu : plateaux moto­ri­sés de 7,2 pouces et pads rétroé­clai­rés

Start : Stop : Sync : CueAu premier coup d’œil, la qualité de construc­tion semble irré­pro­chable, le châs­sis en fini­tion noire matte de 73,66 × 40,30 × 14,47 cm est équipé de deux plateaux moto­­ri­­sés de 7,2 pouces. Les indis­pen­sables Sync, Cue et Start/Stop sont dispo­sés en bas à gauche de chaque plateau. Sur le côté droit, on accède aux fonc­tions Pitch Bend et Key Adjust pour para­mé­trer la plage d’ac­tion du curseur de vitesse/tona­lité, mais aussi aux fonc­tions Loop (On/Off, x1/2 et x2) pour gérer les boucles à la volée, et enfin aux deux boutons prin­ci­paux dédiés à la sépa­ra­tion des stems : Acapella et Instru­men­tal.

Focus pads 1

On pour­suit avec les huit pads rétroé­clai­rés qui sont munis de quatre boutons pour la sélec­tion du mode de jeu (Hot Cue, Roll, Sampler et Stems) et de leur mini-écran indi­vi­duel (qui semblent être exac­te­ment les mêmes que ceux qu’on retrou­vait déjà sur le modèle Rane Perfor­mer). Ces écrans sont très pratiques et permettent de toujours savoir quelles fonc­tions sont assi­gnées aux pads. D’ailleurs, petit coup de cœur de toute l’équipe pour la fonc­tion Stem Fx qui permet d’ap­pliquer des effets de manière indé­pen­dante sur chacun des quatre stems (Vocal FX, Melody FX, Bass FX et Drums FX).

Slip : CensorLes curseurs de vitesse/tona­lité quant à eux, sont situés sur la droite de chaque plateau, accom­pa­gnés du bouton Key Lock pour verrouiller la tona­lité malgré les chan­ge­ments de vitesse de lecture. Au-dessus, deux paires de trois raccour­cis sont propo­sées pour accé­der rapi­de­ment aux play­lists A, B et C, mais aussi aux fonc­tions globales Mixer/EQ, Record et Quan­tize. Natu­rel­le­ment, toutes ces données sont affi­chées en temps réel sur l’écran central.

En haut à gauche de chaque plateau, on retrouve les contrôles dédiés à la fonc­tion Beat Jump, mais aussi les deux poten­tio­mètres Stop Time qui servent à régler le temps d’ar­rêt de chaque moteur de manière indé­pen­dante. En haut à droite, on accède aux fonc­tions clas­siques Slip/Motor et Censor/Reverse (combi­nai­son Shift + Reverse pour inver­ser le sens de lecture).

À noter : pour celles et ceux qui souhai­te­raient tota­le­ment stop­per la rota­tion des plateaux, il vous suffira d’ap­puyer sur Shift + Slip pour les arrê­ter, et ainsi navi­guer dans les morceaux à la manière d’un contrô­leur DJ clas­sique. À cela s’ajoutent deux poten­tio­mètres dédiés au contrôle de niveau des sorties Main et Booth. On enchaîne avec la section mixeur.

Mixage et navi­ga­tion : cross­fa­der Mag Four XF et écran tactile HD de 7 pouces

Focus curseurs 1

Les deux curseurs linéaires Preci­sion Feel, ajus­­tables et réver­­sibles, sont complé­tés par un cross­­fa­­der Mag Four XF. Point impor­tant, la dureté du cross­fa­der est réglable sur une plage vrai­ment très confor­table, qui convien­dra sans aucun doute à tous les styles de DJing, du beat­mat­ching elec­tro le plus élémen­taire aux séances de scratch virtuose endia­blées.

Focus Mixeur 1

Sur la partie supé­rieure du mixeur, on retrouve deux enco­deurs dédiés à la navi­ga­tion dans les play­lists et médias divers. Ils sont très précis et faciles à mani­pu­ler. De plus, ils proposent des fonc­tions addi­tion­nelles très utiles en pleine pres­ta­tion : d’une part, un double-clic sur l’en­co­deur permet de char­ger le morceau sélec­tionné sur les deux lecteurs en simul­tané, d’autre part, si on main­tient un des deux enco­deurs appuyé plus de deux secondes, on entre dans la fenêtre d’édi­tion de la grille corres­pon­dant au morceau choisi. Simple et effi­cace.

Passons main­te­nant à l’écran central qui n’usurpe pas son appel­la­tion « HD » et offre à la fois un rendu des couleurs très satis­fai­sant, et une excel­lente flui­dité d’uti­li­sa­tion. Ses dimen­sions de sept pouces permettent un confort visuel exem­plaire pour travailler avec le logi­ciel maison Engine DJ, surtout en pleine obscu­rité. L’af­fi­chage des données essen­tielles est très clair (nom du morceau en cours, tempo, tona­lité, temps restant, boucles, Beat Jump, etc.), tout comme celui des formes d’ondes, qui sont présen­tées avec un code couleur corres­pon­dant à l’am­pli­tude dyna­mique du signal.

Focus EQGros point fort : la réponse tactile est excel­lente, et, durant nos nombreuses heures d’uti­li­sa­tion, nous n’avons jamais rencon­tré aucun problème. L’édi­tion de la grille en est un parfait exemple, et permet de prépa­rer chaque morceau avec beau­coup de préci­sion. De même, le zoom sur les formes d’ondes est très intui­tif et se comporte exac­te­ment comme sur un smart­phone. Pour termi­ner, trois modes d’af­fi­chage entiè­re­ment person­na­li­sables sont dispo­nibles (View 1, 2 et 3) pour choi­sir un défi­le­ment des morceaux en sens hori­zon­tal ou verti­cal, avec ou sans la biblio­thèque, entre autres. Sur chaque côté de l’écran, on retrouve une section d’éga­li­sa­tion clas­sique à trois bandes, commu­table en mixeur de niveau de chaque stem, via le bouton supé­rieur Stem Level. Cette option est vrai­ment très utile et offre la possi­bi­lité de ré-équi­li­brer la balance d’un morceau en quelques instants : moins de batte­rie, plus de voix lead, etc. Tout est possible.

Arse­nal créa­tif : guide des modes Sweep FX, Fader FX et Touch FX

26 effets

En dessous des trois poten­tio­mètres d’éga­li­sa­tion se trouve un quatrième poten­tio­mètre baptisé Sweep FX agré­menté du bouton FX Select. En main­te­nant ce dernier appuyé, on rentre dans un menu de sélec­tion de l’ef­fet, qui s’ef­fec­tue direc­te­ment sur l’écran. Par défaut, le Sweep Fx est toujours réglé sur un effet de filtrage bipo­laire (coupe-haut <—> bypass <—> coupe-bas) mais peut être modi­fié à volonté pour char­ger les effets suivants : Noise, Wash, Reverb et Dub Echo.

Mais ici encore, ce n’est pas tout : en dessous de l’écran central se trouve la section d’ef­fet globale avec six boutons (Echo, Reverb, Recycle, Pitch DN, Rise, Echo Out) dédiés à la sélec­tion d’autres trai­te­ments. Ils sont complé­tés par deux enco­deurs pour les régler (Para­me­ter et Beats), et un poten­tio­mètre central pour doser l’in­ten­sité de l’ef­fet (Depth). Mais les éléments les plus inté­res­sants ici sont les deux mini-curseurs à ressorts qui permettent de les déclen­cher à la volée. C’est un système très pratique pour créer des varia­tions soudaines et surprendre l’au­di­toire. Bien joué, Rane !

Préci­sion impor­tante : en restant appuyé sur n’im­porte lequel des six boutons, on peut modi­fier l’ef­fet chargé, et en choi­sir un nouveau parmi une liste beau­coup plus abou­tie, qui comporte pas moins de vingt-six options diffé­rentes présen­tées direc­te­ment sur l’écran. Au programme, vous retrou­ve­rez les algo­rithmes suivants : Echo, Ping Pong, Reverb, Beat­Break, Recy­cler, LFO Verb, LFO Filter, Swell Verb, Roll, Reverb Drop, Backs­pin, Delay, Stut­ter Cut, Reverse Verb, Brake, Flan­ger, Riser, Reverb Rise, Crush, Phaser, Pitch Down, Flan­ger (-), Hold Echo, Scale Down et Flex Gate. Bien que limi­tés en termes de réglages, on comprend très vite après quelques minutes d’uti­li­sa­tion que tous ces effets sont parfai­te­ment cali­brés pour une pres­ta­tion en direct (on retrou­vait d’ailleurs déjà les mêmes propo­si­tions sur le contrô­leur Rane Four, si nos souve­nirs sont exacts). Gros coup de cœur de l’équipe pour les effets Recycle et Riser qui sonnent merveilleu­se­ment bien, et proposent un rendu toujours très musi­cal dans à peu près n’im­porte quelle situa­tion. La seule petite décep­tion concerne la qualité de l’al­go­rithme de réver­bé­ra­tion, qui manque un peu de profon­deur et de densité selon nous, mais c’est sans doute une affaire de goût. En tous cas, rien de rédhi­bi­toire, bien au contraire.

Mini curseursPassons main­te­nant à la grande nouveauté du System One, la fonc­tion Fader FX. Pour y accé­der, c’est très simple : sur le côté supé­rieur du curseur linéaire gauche, on trouve un bouton label­lisé Fader FX. En restant appuyé dessus plus de deux secondes, un autre menu composé de seule­ment quatre effets s’af­fiche sur l’écran : Fader Echo, Stut­ter Verb, Echo Down, et Reverb Down. Une fois l’ef­fet sélec­tionné, les curseurs linéaires et le cross­fa­der se comportent diffé­rem­ment : désor­mais, si vous les bais­sez complè­te­ment (ou si vous posi­tion­nez votre cross­fa­der à l’op­posé du morceau en cours), en lieu et place du silence habi­tuel, une portion du morceau sera envoyée dans l’ef­fet sélec­tionné. C’est un peu dérou­tant au début, mais on s’y fait très rapi­de­ment. Ce mode ouvre un champ créa­tif plutôt inat­tendu, mais toujours très surpre­nant. On imagine rapi­de­ment de nouvelles combi­nai­sons qui pour­raient s’avé­rer très grati­fiantes, notam­ment en plein live.

Focus Touch FX

Enfin, mention spéciale pour la fonc­tion Touch FX qui s’ac­tive presque de la même manière : sur le côté supé­rieur du curseur linéaire droit cette fois, se trouve un autre bouton label­lisé Touch FX. En appuyant dessus, l’écran central se trans­forme en pad tactile géant dédié à la créa­tion musi­cale en direct (petite pensée pour celles et ceux qui, comme nous, appré­ciaient la série Kaoss Pad de Korg). Une fois ce mode activé, vous pouvez sélec­tion­ner l’ef­fet à appliquer direc­te­ment en bas à gauche de l’écran, à choi­sir parmi les algo­rithmes LFO Echo, Noise Gate, Filter Roll, Filter Reverb, Filter Echo, Flan­ger, Filter Dub Echo, LFO Filter, Filter Gate et Filter.

Focus PAD Touch FX

Au final, le fonc­tion­ne­ment du pad est très simple : l’axe hori­zon­tal sert à caler l’ef­fet sur huit divi­sions ryth­miques diffé­rentes, et l’axe verti­cal permet de doser l’in­ten­sité du trai­te­ment appliqué. Malgré toutes ces faci­li­tés, un peu d’en­traî­ne­ment sera néces­saire pour « jouer du pad » de manière musi­cale, car une mani­pu­la­tion approxi­ma­tive peut vite donner un effet un peu trop brouillon sur le mix. Pour termi­ner, une fois n’est pas coutume, les trois modes Touch FX, Fader FX et Sweep FX sont cumu­lables et utili­sables en simul­tané. Toute­fois, notre conseil sera de rester assez conser­va­teur sur leur accu­mu­la­tion, afin d’évi­ter de trans­for­mer le mix en joyeuse caco­pho­nie.

Système Omni­source : gestion des play­lists et du strea­ming via Engine DJ

Menu Source

Comme vous le savez sans doute, le moteur sonore du contrô­leur est assuré par le logi­ciel Engine DJ, et la gestion des morceaux et play­list est effec­tuée par le système Omni­­Source. Ce système permet de navi­guer dans la biblio­thèque et les play­lists en faisant appel à des pistes audio issues de tous les supports, sans distinc­tion, qu’il s’agisse d’une clef USB ou d’un disque dur, d’un flux issu des services de strea­­ming (Apple Music, Amazon Music Unli­­mi­­ted, Tidal, Beat­­port, Beat­­source, Sound­­Cloud Go+), de fichiers sauve­gar­dés sur le cloud (Drop­­box), ou bien encore de sessions prépa­rées sur les logi­­ciels compa­­tibles (Serato DJ Pro, Algo­­rid­­dim djay, etc.). Profi­tons-en pour rappe­ler au passage qu’une licence Serato DJ Pro est four­nie avec la machine. Sur la partie supé­rieure gauche de la section mixeur se trouve le bouton Source, en appuyant dessus, l’en­semble des médias/sources connec­tées à l’ap­pa­reil s’af­fichent et ensuite, c’est à vous de jouer !

Petite préci­sion, il est aussi possible d’ins­tal­ler un disque dur SATA direc­te­ment dans le contrô­leur pour celles et ceux qui le dési­rent (le slot d’ac­cueil est situé sous la machine). Si vous choi­sis­sez cette option, veillez bien à forma­ter votre disque dur en amont au format exFAT comme le conseille Rane, afin de vous assu­rez un fonc­tion­ne­ment sans encombre. La mani­pu­la­tion est très simple : une fois connecté à votre ordi­na­teur, ouvrez l’uti­li­taire de disque et démar­rer votre forma­tage. Ensuite, vous n’au­rez plus qu’à lancer le logi­ciel Engine DJ pour effec­tuer vos trans­ferts de morceaux et de play­lists. D’ailleurs, la rapi­dité des trans­ferts est très élevée, à titre d’exemple, nous avons chargé dix giga octets de fichiers en moins de deux minutes. Qui dit mieux ?

À droite du bouton Source, se trouve le bouton Browse qui sert à navi­guer dans la biblio­thèque de morceaux, grâce à un petit moteur de recherche (unique­ment dispo­nible en QWERTY), et à créer des play­lists direc­te­ment sur le contrô­leur. Rane a pensé à tout et a eu la bonne idée de propo­ser plusieurs options d’af­fi­chage (options de tri, diffé­rentes tailles de police, etc.) qui pour­ront s’avé­rer indis­pen­sables pour les personnes mal voyantes, ou tout simple­ment pour obte­nir un meilleur confort de lecture en pleine obscu­rité. Parmi les fonc­tions que nous avons parti­cu­liè­re­ment appré­ciées, l’al­go­rithme de recom­man­da­tion auto­ma­tique de morceaux arrive en tête : en effet, si vous le souhai­tez, le moteur de recherche peut vous propo­ser une sélec­tion de morceaux qui s’en­chaînent bien avec le titre en cours (tempo simi­laire, tona­lité compa­tible, etc.). En gros, le contrô­leur effec­tue un petit « crate digging » à votre place. Bien vu ! Surtout quand on manque d’ins­pi­ra­tion pour exécu­ter la suite d’un mix, mais que la foule est chauf­fée à blanc. Pour aller plus loin, un sous-menu est dispo­nible pour préci­ser les carac­té­ris­tiques que vous voudrez retrou­ver dans les morceaux propo­sés (plage de BPM accep­table, tona­lité exacte ou non, genre musi­cal, etc.).

Menu généralOn termine par le menu prin­ci­pal (bouton Menu situé à droite du bouton Browse) : ici, outre les options liées au routeur wifi et au port Blue­tooth dédiées au strea­ming bidi­rec­tion­nel, vous pour­rez aussi cliquer sur le bouton tactile Ligh­ting. Ensuite, tout un ensemble de para­mètres s’offrent à vous pour commu­niquer avec le logi­ciel Sound­S­witch (inter­face USB/DMX néces­saire vendue sépa­ré­ment) et créer des séquences d’éclai­­rage synchro­­ni­sées via le proto­cole DMX, direc­te­ment sur le contrô­leur. Les para­mètres propo­sés sont vrai­ment très complets, et les DJs qui se trouvent dans la néces­sité d’as­su­rer une pres­ta­tion son et lumière complète appré­cie­ront.Contrôles d'éclairage

Dernier point, mais pas des moindres, les sous-menus Profile et Settings vous offri­ront la possi­bi­lité de para­mé­trer chaque détail méca­nique du contrô­leur en fonc­tion de vos préfé­rences person­nelles, direc­te­ment sur l’écran central : temps de démar­rage des plateaux, couple moteur, fréquences qui séparent les bandes d’éga­li­sa­tion, cali­bra­tion du cross­fa­der, etc. Vous retrou­ve­rez aussi d’in­nom­brables options pour para­mé­trer la méthode de bouclage auto­ma­tique, le masquage visuel des crédits (Hide Title/Artist), et bien d’autres encore. Que demande le peuple ?

Avis sur les sensa­tions de jeu : l’ex­pé­rience du vinyle sur un contrô­leur numé­rique

Plateau B

Un mot sur les plateaux : on retrouve ici exac­te­ment les mêmes que sur le modèle Rane One MK2, et que dire ? Ces plateaux réunissent vrai­ment le meilleur des deux mondes. Leur toucher et leur réponse sont abso­lu­ment superbes, au point d’en rendre jalouses nos bonnes vieilles Tech­nics SL1200 mk2. Les sensa­tions de jeu sont tout simple­ment égales à celles qu’on éprouve avec une platine vinyle à entraî­ne­ment direct de qualité profes­sion­nelle, mais sont très large­ment augmen­tées par toutes les fonc­tions et possi­bi­li­tés créa­tives offertes par le logi­ciel Engine DJ. Pour avoir déjà posé nos doigts sur un nombre très consé­quent de contrô­leurs DJ numé­riques, auto­nomes ou pas, nous pouvons affir­mer qu’il s’agit de la meilleure expé­rience qu’il nous ait été donné de vivre à ce jour en termes de plai­sir de jeu. On a vrai­ment l’im­pres­sion d’avoir un vrai instru­ment ultra-réac­tif sous les doigts, qui ravira à la fois les fana­tiques de scratch sans conces­sion, tout comme les plus nostal­giques d’entre nous.

Zoom formes d'ondes 2En parlant de scratch, le cross­fa­der et les curseurs linéaires semblent extrê­me­ment robustes. Bien entendu, seul le temps le dira, mais après nos nombreuses heures d’uti­li­sa­tion, leur mouve­ment paraît toujours aussi nerveux et précis. De plus, les diffé­rents réglages de course propo­sés nous ont vrai­ment convain­cus. Enfin, pour celles et ceux qui ne souhai­te­raient pas utili­ser le cross­fa­der, vous pour­rez choi­sir de le désac­ti­ver dans le menu prin­ci­pal.

Focus Pads de performance

On pour­suit avec le toucher des pads, qui est aussi excellent (contrai­re­ment à d’autres) : ils répondent très bien et paraissent égale­ment très solides. En tous cas, leur qualité de fabri­ca­tion et leur régu­la­rité donnent confiance.

Pour termi­ner, on pour­rait résu­mer notre impres­sion géné­rale en consi­dé­rant que, mise à part la moto­ri­sa­tion des plateaux, le System One se présente fina­le­ment comme une version épurée, mais surtout plus abou­tie, des célèbres Rane Four et Rane Perfor­mer. Ces derniers, bien qu’ex­cel­lents, pouvaient s’avé­rer un peu inti­mi­dants pour les DJ novices, ou tout simple­ment trop complexes pour celles et ceux qui n’au­raient pas besoin d’au­tant de canaux et de fonc­tion­na­li­tés.

Zoom formes d'ondes 1

Notre avis : 10/10

Award Valeur sûre 2026
2026
Valeur sûre
Award

Selon nous, avec le System One, Rane a tout simple­ment déve­loppé le meilleur contrô­leur DJ qui soit à ce jour. Qu’il s’agisse du compor­te­ment des plateaux moto­ri­sés, des quali­tés méca­niques des curseurs linéaires, du cross­fa­der et des pads, du système Omni­source pour la sélec­tion des morceaux, de la défi­ni­tion et de la réponse de l’écran tactile central, ou bien encore des modes Sweep FX, Fader FX et Touch FX, tout respire le bon sens et on sent que l’er­go­no­mie a été pensée pour offrir une pratique ultra-créa­tive du DJing. Nous décer­nons donc au System One un Award Valeur Sûre ample­ment mérité. La suite au prochain épisode !

  • Comportement des plateaux motorisés
  • Qualités mécaniques (curseurs, crossfader, pads)
  • Bibliothèque Omnisource
  • Définition et réponse de l’écran tactile central
  • Modes Sweep FX, Fader FX et Touch FX

  • R.A.S
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  • hairy pattern 862 posts au compteur
    hairy pattern
    Posteur·euse AFfolé·e
    Posté le 12/03/2026 à 17:41:11
    super , un 10/10 historique , pioner va pleurer

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