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Introduction au mastering maison

Home Mastering - 1ère partie

Bien heureux celui qui a la chance de pouvoir se payer un mastering digne de ce nom avec un spécialiste du genre, le local et le matériel qui l’accompagnent ! Mais que faire par temps de disette ?

Accéder à un autre article de la série...

Même si ce n’est pas l’idéal, il est largement possible de s’en tirer avec les honneurs en « bricolant » une solution maison. En effet, les outils logiciels disponibles aujourd’hui permettent d’obtenir des résultats impressionnant pour peu que l’on sache les manier avec précaution. Loin de prétendre vous transformer en ingénieur de mastering qualifié, cette série d’articles vise à vous aiguiller tout au long de ce délicat processus afin d’éviter les écueils les plus courants et ainsi tirer le meilleur de vos productions musicales.

Qu’est-ce que le mastering ?

Home Mastering

Sachez tout d’abord que la dénomination « mastering » est un abus de langage, il faudrait plutôt parler de pré-mastering. Cependant, cet abus étant tellement courant, nous continuerons d’utiliser le terme « mastering ». Et donc de quoi s’agit-il exactement ? Pour faire simple, disons que c’est l’étape finale avant la diffusion et/ou la commercialisation d’un album. Le but de la manœuvre est de donner une cohésion à l’ensemble de l’album, tant au niveau de la « couleur sonore » qu’au niveau du volume perçu, en passant par l’agencement des titres, les fondus, le temps de pause entre chaque morceau, etc. Le travail de l’ingénieur de mastering ne se limite pas qu’à cela, mais ce sont ces aspects auxquels nous allons essentiellement nous intéresser dans la suite des événements. L’idée principale à retenir ici est la notion de cohésion en guise de couche de vernis finale pour donner une belle patine à vos œuvres.

Philosophie

Derrière cet intitulé un peu pompeux se cache une idée toute simple qui devrait à coup sûr vous éviter pas mal d’ennuis : oubliez les idées reçues, il ne s’agit pas de sonner plus fort que le voisin ! Ce que l’on nomme la « loudness war » est un véritable fléau qui n’a pas lieu d’être. Lorsque quelqu’un écoute une musique, s’il veut l’entendre plus fort, il tournera tout simplement le volume de son ampli. De même, si vous avez peur de sonner « petit bras » lors d’un éventuel passage radio, sachez que la plupart des radios utilisent déjà du matériel type limiteur pour gonfler le volume sonore, vous n’avez donc pas besoin d’en faire trop à la base. D’autant qu’à chaque gain de décibel, c’est un coup de rabot qui est donné à la dynamique de votre titre et au final, c’est l’aspect vivant et même la « puissance » de votre musique qui est perdante.

Home Mastering

Une anecdote à ce sujet, il y a quelques années je me suis retrouvé à « masteriser » l’album d’un groupe de rock en présence du leader du groupe. Ce dernier trouvait toujours que ça manquait de « patate » et me poussait à toujours aller plus loin dans le rouge. Au bout d’un moment, je lui ai demandé de me donner un exemple concret de ce qu’il attendait exactement. Il me cita un grand classique du genre, « Smells Like Teen Spirit » de Nirvana. Nous avons alors écouté ensemble ce monument du rock des 90's, puis, sans toucher au volume de mes enceintes, nous avons enchainé avec le single sur lequel nous étions en train de travailler… En termes de volume perçu, le single sonnait deux fois plus fort que le titre phare de Nirvana sans pour autant dégager le même sentiment de puissance… Moralité, s’en prendre plein les oreilles n’est pas et ne sera jamais synonyme de puissance.

Bref, l’étape du mastering est faite pour améliorer la qualité et le confort d’écoute de votre musique sans jamais rien enlever à son intention originelle, pas pour rendre l’auditeur un peu plus sourd.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Dans le prochain épisode, nous rentrerons un peu plus dans le vif du sujet avec quelques conseils de base qui vous permettront d’attaquer vos séances de mastering sous les meilleurs auspices.

 

Article suivant dans la série :
Premières recommandations pour le mastering →
  • rroland
    rroland
    Modérateur thématique
    25380 posts au compteur
    Bossant régulièrement (2 jours par semaine) en studio de mastering, je peux dire que pour 80% des mixages venant des home studios, le mix est souvent améliorable et la majeure partie du travail sera de faire corriger le mixage. Croire qu'un studio de mastering, même très bien équipé et expérimenté, c'est la grotte de Lourdes et qu'on y fait des miracles, c'est naïf et/ou mal informé.
  • Schizoide
    Schizoide
    Posteur AFfolé
    677 posts au compteur
    Sympa ce petit plug-in Perception. C'est pile poil ce que je recherchais pour mon Protools. :bravo:
  • antho62000
    antho62000
    Nouvel AFfilié
    10 posts au compteur
  • ximax
    ximax
    Nouvel AFfilié
    27 posts au compteur
    j'avou que le a avant et le aujourd'huis sa frappent la difference :mdr:
  • rogercag
    rogercag
    AFicionado
    1035 posts au compteur
    Citation de modi :
    Bonjour,

    Etant ingé de mastering (toxicmaster), j'ai lu par ci par là sur ce forum, qu'il y avait pas mal d'interrogations...Alors n'étant pas très bavard et pour la faire courte, voici quelques indications sur le travail à effectuer au mixage :
    tout d'abord, l'essentiel : le positionnement et la taille des monitors en fonction de la pièce et de l'espace de travail est PRIMORDIAL : placer son espace de travail (et ses HP) éloigné des murs améliore généralement les choses...
    ensuite le niveau d'écoute ne doit pas dépasser 85dbc ! (ce qui peut sembler faible)
    et pour finir, un bon mix doit être dynamique, ne jamais taper dans le rouge (peak), et fait au VU-METRE : la première chose que je fais lorsque je reçois un mix, avant même d'écouter (!), est de baisser le niveau de xdB pour me situer aux alentours de -15dbfs/-18dbfs RMS.

    Voilà, j'espère avoir aidé certains.

    Concernant la Loudness War, je crois que malheureusement, c'est perdu d'avance. C'est sans doute grâce à des projets comme Daft Punk, que justement les choses pourront s'améliorer, alors merci et bravo à eux, c'est très courageux de leur part. Mais allez faire comprendre à un artiste lambda que ses titres sonnent mieux lorsqu'ils restent suffisamment dynamiques. Car après tout et malgré tout, c'est lui le client...


    Bonjour,

    Par curiosité tu as des exemples de ce que tu fais?
    Y at il moyen de voir un essais sur un titre ou un extrait avant de s'engager ?

    merci
  • laurend
    laurend
    Squatteur d'AF
    3057 posts au compteur
    Quand la même paire d'oreilles que celle qui a mixé, utilisant les mêmes enceintes dans la même acoustique que celles utilisées pour le mixage, tente un mastering, c'est l'echec assuré. Le moindre défaut dans la chaîne de monitoring interdira toute correction pertinente.

    Echanger les mix entre ami(e)s permet de limiter les dégâts d'un DIY mastering sans forcément avoir un matériel de fou ou l'expérience d'un pro.
  • jeff 7 adore.
    jeff 7 adore.
    Squatteur d'AF
    2713 posts au compteur
    Oui c'est ça...commencez déjà par de bonnes écoutes...pour faire du mastering,il faut une bonne experience ,une excellente oreille et un bagage certain en mixage,d'abord et avant tout ne pas se contenter d'un article ici ou là.La mastering ou(pre-mastering) c'est vraiment un discipline à part.Personnellement j'essaie de faire déjà un bon enregistrement au bon niveau un mixage correct en laissant le plus dry possible.Les effets sont sur des pistes séparées...commencer par là,il faut...et je laisse le mastering au pros.(Toxicmaster par exemple).Faire les meilleurs enregistrements possible en s'appliquant vraiment au mixage et vous verrez que y'a peu de changement à apporter.Changez vos oreilles au besoin:D:
  • modi
    modi
    Nouvel AFfilié
    2 posts au compteur
    Bonjour,

    Etant ingé de mastering (toxicmaster), j'ai lu par ci par là sur ce forum, qu'il y avait pas mal d'interrogations...Alors n'étant pas très bavard et pour la faire courte, voici quelques indications sur le travail à effectuer au mixage :
    tout d'abord, l'essentiel : le positionnement et la taille des monitors en fonction de la pièce et de l'espace de travail est PRIMORDIAL : placer son espace de travail (et ses HP) éloigné des murs améliore généralement les choses...
    ensuite le niveau d'écoute ne doit pas dépasser 85dbc ! (ce qui peut sembler faible)
    et pour finir, un bon mix doit être dynamique, ne jamais taper dans le rouge (peak), et fait au VU-METRE : la première chose que je fais lorsque je reçois un mix, avant même d'écouter (!), est de baisser le niveau de xdB pour me situer aux alentours de -15dbfs/-18dbfs RMS.

    Voilà, j'espère avoir aidé certains.

    Concernant la Loudness War, je crois que malheureusement, c'est perdu d'avance. C'est sans doute grâce à des projets comme Daft Punk, que justement les choses pourront s'améliorer, alors merci et bravo à eux, c'est très courageux de leur part. Mais allez faire comprendre à un artiste lambda que ses titres sonnent mieux lorsqu'ils restent suffisamment dynamiques. Car après tout et malgré tout, c'est lui le client...
  • 20hz/20Khz
    20hz/20Khz
    Posteur AFfranchi
    81 posts au compteur
    Ah oui, get lucky... Sorry Vinx
    Je n'étais pas en train de dire que ce titre était au niveau des Benny Benassi ou autre titre Dance Club!
    Je disais juste que son succès repose avant tout sur autre chose que du mastering et que ce dernier lui donne un son différent que les titres des années 80...
  • vinx
    vinx
    Nouvel AFfilié
    4 posts au compteur
    Citation de 20hz/20Khz :

    Bien sur, ce titre de Pharrell aurait été aimé par des gens sans être passé par un mastering mais aurait il connu ce tsunami médiatique s'il n'avait pas été un Pharrell?
    Le jour ou un ingé son fera quelque chose de totalement différent et que cela marchera,
    c'est que cela sera fait avec talent et que cela lancera une nouvelle mode car l'industrie musicale en aura eu besoin...


    "Get lucky" (et le dernier Daft Punk en général) n'est pas surcompressé / squashé (il est très conscienscieusement compressé, ce qui est différent), et il a connu un succès au moins aussi énorme, malgré 3 ou 4 dbs en moins.
    La preuve que c'est possible...
  • freemindcreations
    freemindcreations
    Nouvel AFfilié
    4 posts au compteur
    Ah Prince, j'ai bien aimé jusqu'à ce qu'il ne fasse plus que du Funk/Jazz et dernièrement de l'Electro/Pop.
    Il a un bon son mais aussi 150.000 idées par chansons, avec une seule de ses chansons, certains auraient pu faire un album complet, tellement c'est dense.
    Personnellement, je ne compose pas dans un but commercial, donc sonner fort ne m'intéresse pas.
    Je veux comprendre le fonctionnement du Mastering.
    Les années 70 sont vraiment un tournant dans la production musicale. Ca a posé de nouveaux jalons.
    Ca peut encore arriver, les modes sont faites pour être dépassées, voir bouleversées.




  • 20hz/20Khz
    20hz/20Khz
    Posteur AFfranchi
    81 posts au compteur
    Les titres diffusés via cassette sur guettos blasters ont été remplacé par des mp3 sur des Smartphones et sans oreillettes la plupart du temps...
    Prenons l'exemple de Happy de Pharrell. Un des titres les plus "diffusé/écouté" ces derniers temps. C'est avant tout un refrain ultra efficace et répété, des paroles ou un mot qui donnent envie d'être heureux, chanter, adorer lucifer (Rihanna), une surcompression/limitation qui permet d'être entendu même sur micro système et bien sur un clip sur Youtube...
    Vous allez me dire: T'as oublié le plus important là !!! Une belle voix !
    Ouai, bah allez écouté son "show" en "live" avec les Daft Punk au dernier awards ricain...

    Il faut que ce titre se fasse entendre à la télé à la radio sur des ordis et dans les clubs ou le dj veut un mix uniforme au niveau des "volume".

    Bien sur, ce titre de Pharrell aurait été aimé par des gens sans être passé par un mastering mais aurait il connu ce tsunami médiatique s'il n'avait pas été un Pharrell?
    Le jour ou un ingé son fera quelque chose de totalement différent et que cela marchera,
    c'est que cela sera fait avec talent et que cela lancera une nouvelle mode car l'industrie musicale en aura eu besoin...

    Un Prince sonnait très différemment comparé aux vieux titres des années 60, aujourd'hui Time sonne 80...
    Lorsque je voyais rentrer ce personnage sur Scène quand j'étais mino, je ne comprenais pas qui il était . Aujourd'hui je comprends mieux... Mais j'adore toujours autant !!

    Bon son
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