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Techniques du Son

réactions au dossier Commentaires sur le dossier : Les métiers du son en sursis ?

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Commentaires sur le dossier : Les métiers du son en sursis ?
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Plugins qui mixent seuls, IA compositeurs et studios transformés en Airbnb : le milieu de l'audio est sous tension. Entre l'automatisation des tâches techniques et l'émergence de la création générative, nos métiers sont-ils condamnés ?


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bonjour
pour ce qui est de la composition, ce qui est souvent intéressant dans son processus, c'est l'accident, le doigt qui dérape sur le manche ou le clavier, la voix qui sort une note dissonante, ce qui vous emmène sur d'autres chemins que n'avait pas prévu votre cerveau.
pour le son et le mixage, les outils qui permettent de s'affranchir de tâches ennuyeuses sont bon à prendre (réglage du gain automatique/ nettoyage de pistes/ enlever ou atténuer les bruits de respiration etc...) mais encore une fois, on fait des erreurs de mix, de manipulation de paramètres qui peuvent parfois être intéressants et créatifs.
les outils de mastering me servent uniquement à compenser mes pertes d'audition (logique j'ai 68 ans et je me fait moins confiance !) et à me donner une interprétation que je modifie selon mon goût du moment, et de toute façon, que je fais valider par des oreilles différentes, et plus jeunes ! 😀
le mastering était inévitable à l'époque du tout vinyl (du aux limitations physique du support à la gravure) mais ds le domaine numérique, c'est plus discutable (ce n'est QUE mon avis).
reste à savoir si l' IA sera capable d'accidents... et au final à l'être humain de ne pas céder à la facilité et de se respecter en temps que créateur.
c'est nous qui faisons l'IA donc...
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  • Olivince
Citation de Cpierredon (voir le message) :
Il restera toujours de la place pour des techniciens son qui s'attachent au live. Tout le monde n'a pas besoin de consoles dante, de systeme line aray, et d'une usine à gaz pour sonoriser un concert. Combien de concerts sont aujourd'hui sonorisé avec une X32 et une facade de 2kW, dans les petits festivals ou il n'y a pas de budget de fou. C'est le métier vu pas le bas, certe, mais qui offre quand même la majorité de la scène musicale en France. Quand aux grandes industries du live, l'emploi est sans doute limité à des pointures de la sonorisation, qui, certe, a grand besoin d'assistants, mais combien sont-il en France ?
Ne dramatisons pas.
Puis, moi, en tant que auteur compositeur, l'AI ne m'a jamais apporté ce que je voulais entendre.
La musique, je l'ai d'abord dans ma tête, mon travail consiste à traduire en son ce que j'entends.
Tant que l'AI ne pénètrera pas mon cerveau, je reste avec les méthodes traditionelles, tellement plus riche, et heureusement imparfaites.


Le problème c'est qu'une innovation n'a pas besoin de TOUT détruire pour être très néfaste. Bien sûr qu'il restera des musiciens, des ingé-son, des comptables et des ingénieurs.

Mais quel sera l'état de l'écosystème économique ?
Avec 5% de chômage, on considère qu'il suffit concrètement de traverser la rue pour trouver du boulot et le rapport de force est du côté des salariés.
Avec 12% de chômage, on a 25% de chômage pour les jeunes, très peu d'embauches nouvelles et un rapport de force complètement inversé où ce sont les employeurs qui dictent toutes leurs conditions tandis que les salariés sont prêts à tout accepter pour continuer à manger et se loger.

Donc il ne sert à rien de dire "il restera toujours tels ou tels profils". La question c'est quelle quantité d'emploi va disparaître ? Et qu'est-ce que ça signifiera pour le milieu économique de la musique (et pour les autres évidemment) ?
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  • ronanr
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J'ai utilisé Landr pour les "mastering" de démos et vidéo, et faut dire, c'est pratique, rapide, et pas cher. Par la passé, j'avais un TC Electronic Finalizer 96k, en SPDIF sur ma RME, et je m'en servais pour les démos. Et il avait un mode wizard très pratique pour aller vite. C'était il y a déjà 20 ans, donc, bon, les algos qui simplifient le travail et permettent de se concentrer sur l'essentiel, c'est pas vraiment nouveau. Mais mon Finalizer m'avait couté une fortune à l'époque, rien à voir avec un abonnement mensuel...

Et c'est en ça que la conclusion de l'article est intéressante. Même s'il est certain que le prochain Fineas aura utilisé l'IA pour produire sa petite soeur dans l'appart' familial, la question est: en quoi tout ça est au service des créatifs. Car finalement, IA ou pas, ce sont bien les créatifs qui créent de la nouvelle musique.

Quand Dre a quitté Death Row Record pour monter Aftermath, on a bien tous vu qui avait le plus à perdre et qui a tout gagné.

On va en fait revenir à un monde pré-enregistrement, où les revenus des musiciens seront centrés sur les concerts. D'une certain façon, vivre de la vente de disques/cassettes/autre aura été une courte période dans l'histoire de l'humanité.

Mais on oublie l'essentiel: tous ces outils pas chers sont rentables pour leurs développeurs parce qu'il ont énormément de clients. Il n'a jamais été aussi facile et abordable de faire de la musique. Et il n'y a jamais eu autant de musiciens. Et ça, c'est vraiment chouette.

Bref, tant qu'il y aura des créatifs, et tant qu'il y aura des concerts, il ya aura des changements, mais ça ira.

Harrison Mixbus / Ubuntu ou Mac. Cofondateur d'Ubuntu Studio. Fondateur d'Une Jolie Musique, petit label et studio. ttoine.net

Les métiers du son en sursis ? La question elle est vite répondue !
En lisant cet article, je me dis que je n'ai peut-être pas choisi le meilleur moment pour me lancer en tant que professionnel dans la composition :|
Reste à espérer que l'IA n'égale jamais l'originalité des bonnes compositions humaines.
Mais je crains que pas mal de pros cèdent à la facilité, en préférant lâcher quelques euros sur Suno plutôt qu'engager un musicien...

https://www.youtube.com/@Nico-D-zik

Merci beaucoup pour cet article.
Il faut prendre l'IA en main pour amener son métier plus loin avec et ne pas se laisser dépasser. C'est une transition.

JpH

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  • Eliot33
  • expz
J'ai quand même l'impression de réactions peu documentées sur l'IA. Le constat de l'article est juste, mais il ne décrit pas la plus-value de l'IA dans des domaines même modestes comme la sono d'un petit festival...Combien d'entre-vous n'a-t-il pas vécu le son calamiteux d'un concert en plein air sous la responsabilité d'un ingé-son (si on peut appeler ça comme ça) sourdi-défaillant ? Moi, j'en ai pesté d'avoir acheté ma place parfois...
De plus, être utilisateur de l'IA ne signifie pas qu'il n'y a plus besoin de gens pour faire, mais qu'ils doivent s'en servir. C'est le propre de tout progrès industriel, qu'on soit pour ou contre c'est factuel. L'informatique l'a fait, la machine-outil l'a fait, la locomotive à vapeur l'a fait, le char à boeuf l'a fait.
Il ne faut pas oublier une chose : l'IA répond dans le but de "faire plaisir". C'est au demandeur de répondre si ce qu'il a demandé l'a aidé. C'est un principe très important dans son utilisation.
Dernier point : à l'heure où certains revendiquent tout en leur nom y compris une forme de guitare que même son créateur avait laissé publique, les règles de l'IA européenne (avec entre-autre le RGPD) nous préservent d'une dérive sans limite qui survient outre-Atlantique sans aucune discipline philosophique.

Pour comprendre l'environnement lexical, 2 pages a consulter pour ceux que la connaissance intéresse toujours :
https://www.ac-versailles.fr/lexique-de-l-intelligence-artificielle-129536
https://imedias.univ-poitiers.fr/pedagolab/wp-content/uploads/sites/246/2024/07/Fiche-outil-Petit-lexique-de-lunivers-de-lintelligence-artificielle.pdf
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  • Hey Music
Citation de saturix (voir le message) :
Pour la compo j'essaie d'orienter mon travail vers des trucs que l'IA ne sait pas encore faire, notamment les rythmes complexes voire les 1/4 de tons


Comme le dit un ami germanophone, "stecken sie ihren finger in das auge bis zum ellbogen".
Penser qu'une IA générative n'est pas capable de restituer des 1/4 de tons ou du 5/8 est bien présomptueux :))

L'important n'est pas d'essayer d'y échapper, mais de savoir composer (à son niveau) tout court.
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  • dreamstar
Citation de Iciade (voir le message) :
Les métiers du son en sursis ? La question elle est vite répondue !

Ah bon, et c'est laquelle ?
Citation :
Penser qu'une IA générative n'est pas capable de restituer des 1/4 de tons ou du 5/8 est bien présomptueux :))

En fait pour l'instant Suno, Udio et même Aiva ne le peuvent pas car elles ont été entrainées sur des fichiers audio de millions de chansons occidentales en gamme tempérée et statistiquement essentiellement en 3/4 ou 4/4.
En fait quand Suno ou Udio produit une chanson en 4/4 il ne "sait" même pas ce qu'est le 4/4, un peu comme un non musicien qui assemble des loops

J'ai posé la question à chatgpt et il estime que ca viendra assez vite mais cela nécessitera de changer le fonctionnement des IA musicales, notamment en les rendant capables de composer en MIDI, car il n'y a pas de millions de chansons microtonales ou en 5/8 11/8 15/16 à analyser.
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  • 3LEK
Citation de Eliot33 (voir le message) :

De plus, être utilisateur de l'IA ne signifie pas qu'il n'y a plus besoin de gens pour faire, mais qu'ils doivent s'en servir. C'est le propre de tout progrès industriel, qu'on soit pour ou contre c'est factuel. L'informatique l'a fait, la machine-outil l'a fait, la locomotive à vapeur l'a fait, le char à boeuf l'a fait.
Il ne faut pas oublier une chose : l'IA répond dans le but de "faire plaisir". C'est au demandeur de répondre si ce qu'il a demandé l'a aidé. C'est un principe très important dans son utilisation.

Ou pas.
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  • pi.track
  • 3LEK
Citation de pi.track (voir le message) :

Pourquoi aucun aspect écologique lié à l'IA n'y est abordé. L'artiste vit en lévitation au dessus de la planète ?


J’ai failli le faire. J’ai même écrit une ébauche de paragraphe à ce sujet, mais j’ai finalement choisi de ne pas aborder cet angle. C’est un sujet très important, qui me touche beaucoup. J’ai préféré laisser le terrain aux éditos de Los Teignos, qui le fait bien mieux que je ne saurais le faire.

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  • Mini-Maxi
  • Limone16
  • skarabee.nc
  • pi.track
Article très intéressant et qui essaie d'être juste sans éluder les soucis.

J'ai cofondé l'un des plus gros complexes de studios en France, et pour l instant, nous sommes en croissance, avec des planning qui continuent à très bien se remplir. Alors certes, nous n avons plus les réservations pour 3 semaines de studio pour faire un album comme cela se faisait il y a 20 ans, nous n avons pas les même tarifs journaliers non plus qu'il y a quinze ans, mais c'est une mutation qui n est pas nouvelle (depuis que les home studio peuvent avoir une qualité sonore de bon niveau).

Alors évidemment les studios qui ont été créés dans les années 80 ou 90 ont eu beaucoup de mal a s adapter car ils avaient des frais fixes énormes qui ne peuvent plus être couverts par les tarifs actuels. Donc beaucoup ont fermé (surtout en région parisienne car la pression immobilière était plus forte qu'ailleurs). Mais d autres ont ouvert avec d'autres modèles (lieux partagés, co-working, attention portée à la consommation d'énergie, etc...)

Et enregistrer un piano a queue ou une batterie ne peut pas se faire à la maison, pour de multiples raisons (place, acoustique, parc micro, instruments...) et avoir les compétences pour parvenir à un résultat qui correspond exactement à la vision artistique que l on a n'est pas encore offert par l IA, qui propose pour l instant de faire 50 versions d'un morceau, afin que vous en trouviez une qui se rapproche plus ou moins de ce que l'artiste cherche, a condition aussi que cela ne soit pas trop original.

Et pour finir, enregistrer un groupe de salsa, une fanfare, un power trio de rock ou un choeur gospel nécessitera toujours un lieu et des équipements, et je pense que la musique va redevenir ce qu'elle a été jusqu à l'arrivée du "showbusiness" dans les années 70 : le plaisir de jouer ensemble, de créer ensemble, et éventuellement d'enregistrer une performance live pour garder une trace de ce plaisir et le partager au monde.

Concernant la formation des jeunes, puisqu'elle n'est plus prise en charge par les grands studios qui accueillaient de nombreux assistants du temps ou il fallait gérer des bandes et faire des recall sur de grandes consoles, elle est aujourd'hui assurée par de très nombreuses écoles et je suis d'accord qu'il y a vraiment à boire et à manger. Je conseille à tous ceux qui souhaitent les intégrer de rencontrer d'anciens étudiants des écoles qu'ils visent avant de payer plus milliers d'euros pour des cursus qui sont parfois à la limite de l'arnaque.
Par ailleurs un diplôme ne fournit aucun travail dans nos métiers. Au mieux quelques compétences. Tout est dans le développement de son réseau, et cela prend des années.
Je conseille à tous les jeunes qui nous demandent comment faire pour démarrer, d'aller faire quelques années dans des boites de presta live, pour apprendre en faisant, et surtout pour rencontrer pein d'artistes, des techniciens plus agés, des managers, des producteurs, etc... qui seront les personnes qui pourront un jour vous demander des mix, des enregistrements, etc...

Longue vie à la musique !



Je me fais par contre beaucoup plus de souci pour tous les compositeurs de musique de librairie ou de musique à l'image pour la télévision, les séries, etc... Car l IA est en train d'être intégrée directement dans les logiciels de montage vidéo et va permettre aux monteurs de se passer très largement de compositeurs pour une très grande partie des programmes, avec des gains de temps et d'argent très importants pour les producteurs.

Laurent

www.heymusic.fr

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Bonjour, sur le point 4) et la formation :
Il y a effectivement un pb de contenu de formation qui est peu en adequation avec la réalité des professions. La commission paritaire consultative (CPC) qui couvre les métiers du son serait bien inspirée de revoir les titres pro et leurs contenu.

Et aussi il y un ́nombre important de petites écoles soit disant pro (sans délivrer de diplomes, jute une attestation de présence) qui forment un nombre de futur pro beaucoup trop élevé par rapport à la réalité de la profession, cela génère beaucoup de frustations et de violences dans les métiers.
Alors l'IA genère des intérogations, mais je pense que le problème est plus sur la capacité d'oreille, de culture et de créativité des apprentis-ies des métiers du son.

Bassite, compos arrangement,

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  • CocotteMinuteSeb
A l'avenir, l'IA nous laissera les miettes...

Ma chaîne electro YouTube

<<<<<<<< Hú Li >>>>>>>>

Citation :
A l'avenir, l'IA nous laissera les miettes..
Absolument, je crois que beaucoup plaisantent, ou encensent cette chose, sans se rendre compte du danger. Cette révolution, qui n'en est pas une, est en fait une machine à fabriquer des chômeurs, voire de la délocalisation. C'est ce qui c'est passé pendant mes 80s dans l'agriculture, dans l'industrie. Comparer ces domaines qui n'ont rien à voir avec ceux de la musique est osé, je le conçois, mais c'est juste à titre d'exemple. Et pire encore, l'IA va servir à fabriquer du faux, de l'artificiel J'agite un peu le drapeau noir, j'aimerais me tromper, j'aimerais délirer et qu'on me traite de malade. Tans pis. On en reparlera dans quelques années. De toutes les façons, c'est avec toutes les joies de la mondialisation, et de gré ou de force, il faudra bien subir, ou s'adapter. Les syndicats, les luttes, toutes les protestations, n'y pourront rien.
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  • dreamstar
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Citation de pantoufles (voir le message) :
Les syndicats, les luttes, toutes les protestations, n'y pourront rien.

J'ai lu un article y'a pas très longtemps sur une étude faite sur les "révolutions".
Dans tous les pays où ça a entraîné des changements radicaux voir le renversement du pouvoir en place, il a suffit de mobiliser 3,5% de la population !
Tout ça pour dire que y'a pas de fatalité, et qu'on peut agir, à commencer par ne pas utiliser l'IA pour tout et n'importe quoi.

Pour moi l'IA pose de gros problèmes sociétaux et environnementaux, bien au delà de la micro-bulle de l'audio, sans nier que ça va avoir un impact dans certains métiers du son, comme précisé par Hey Music plus haut.

En mastering plus précisément, je ne suis pas plus inquiet que ça pour le moment, les plateformes automatisées existent depuis avant l'IA (et certaines ont fermés, comme Maximalsound par exemple) et je ne suis pas certain que ceux qui les utilisent soient "la cible" des studios dédiés.
L'avenir nous le dira.
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  • pi.track
Le plus gros changement que l on voie pour l instant à notre niveau c est que des artistes qui veulent qu on leur realise un EP ou un album nous envoient maintenant très souvent des maquettes faites avec l IA pour nous montrer ce qu ils veulent comme type de son ou d arrangement. Mais ils veulent toujours qu au final ce soit fait par de vrais musiciens.
Poyr l instant, et a mon niveau, L IA remplace donc plus les plugins d instruments virtuels en maquettage que les musiciens et studios pour faire du Def.
La question des droits et de la propriété intellectuelle de ce que produit l IA y est aussi certainement pour qquechose.
Il est donc très important que nos représentants (politiques, sociétés d auteurs...) fassent adopter des lois qui différencient clairement le statut d une création IA de celle d une création humaine, notamment sur leur capacité a generer des droits d auteurs.

Laurent

www.heymusic.fr

Un autre problème : cette technologie est entièrement fondée sur le pillage des œuvres.
A quel moment les artistes ont ils été consultés et rétribués pour alimenter des bases de données servant à produire des œuvres qui sont par après utilisées dans des contextes commerciaux ?
Et qui gagne de l’argent la dedans ? Sur le dos de qui ?

Quand je lis des commentaires conciliants envers l’IA, toutes proportions gardées, j’ai l’impression d’être revenu au XVIe siècle et d’assister à des discussions de salon sur l’opportunité d’investir dans le Nouveau Monde, sans aucune considération pour le fait que toute cette richesse est fondée sur la destruction culturelle et le genocide.

Quand on constate la destruction écologique que l’IA représente, le fait qu’elle est entièrement fondée sur le pillage de travail humain jamais rétribué, les problèmes sociaux et économiques qu’elle va poser et le fait que son développement est en vérité essentiellement considéré comme stratégique du fait de son utilisation dans la guerre, je ne comprends pas que tant de gens ne parviennent pas à prendre un peu de distance pour évaluer sa toxicité avec objectivité.

Tout ça pour générer des morceaux de musique, des recettes de cuisine ou des photos de la voisine toute nue ? Vraiment ?
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Les générations à venir et l'anthropomorphisme.

Quel concert dans dix ans, avec l'arrivée d'"artistes" totalement généré par l'IA.
Ne restera-t-il plus que des projections video en festival, auxquelles les jeunes
génération à venir, déjà passablement intoxiqué, voueront un culte simplement consumériste.

Plus de jack à souder ou d'erreur de patch, tout au plus un RJ45 à sertir par l'informaticien de service.

Certainement que l'émotion de se retrouver, ensemble, devant un scène, oups! pardon un mur de Leds
leurs suffira.

Un peut comme l'arrivée des Djs ayant remplacé les groupes de bal ou l'arrivée du cinema dans les guignols.

Il restera bien un petit pourcent, espéront le vivement,
mais l'éteau se ressert de chaud, oui "ces canicules s'emballes"

Aurelien Stuby, ingé son depuis 38 ans
Salut à tous,

Le Centre National de la Musique (CNM) a publié une étude complète (mise à jour en avril 2026) sur l'impact de l'IA dans notre filière : création, droits d'auteur et économie du secteur.

De quoi apporter des chiffres et du concret :

Le lien : https://cnm.fr/actus/etude-sur-lia-dans-la-filiere-musicale/

L'étude complète en PDF

Bonne lecture !

Commentaire personnel relatif à la musique savante :

L'arrivée de l'IA générative n'est pas à l'origine de la crise de la musique savante. Comme le soulignent les chiffres évoqués par Karol Beffa dans Les Coulisses de la création (Édition de poche, 2017, Flammarion), le secteur était déjà marqué par une forte précarité : parmi les 2 800 compositeurs recensés par la SACEM, seuls 800 sont réellement actifs et à peine 10 vivent exclusivement de leur art.

La situation est encore plus difficile pour les 60 compositeurs qui privilégient une musique savante accessible au public (consonante, pulsée, thématique), cette esthétique étant souvent moins soutenue par les dispositifs de financement publics que les courants d'avant-garde.

Ainsi, l'IA constitue un défi supplémentaire, mais le problème central demeure la fragilité économique structurelle du métier.
Selon une étude commandée par Deezer à IPSOS/BVA, 97% des auditeurs sont incapable de détecter si une musique a été générée par l’IA ou par l’humain.
https://www.ipsos.com/fr-fr/musique-et-ia-97-des-auditeurs-ne-voient-pas-la-difference

On se mettra dès lors à la place d’une maison de disque ou d’une société de production de films ou de publicités : vu que le public ne verra pas la différence à la fin, quelle raison aurait-on de recourir à un DA, un auteur/compositeur, un ou plusieurs musiciens/interprètes, un ingénieur du son et d’éventuels techniciens pour une solution qui va couter au bas mot 100 à 1000 fois plus cher, sera plus complexe (gestion humain, droits d’auteurs) et prendra plus de temps que de passer par un unique prompteur/DA ?

La question en termes d’emploi et d’économie, à la fin, ce n’est pas de savoir si l’humain fait mieux car dans PIB comme dans CA, il n’y a pas de Q pour qualité. La question, c’est de savoir si le faible gain apporté par l’humain justifie l’explosion des coûts, à l’heure où le consommateur ne voit pas la différence de toutes façons. Skyrock a d’ailleurs mis en rotation un morceau fait par l’IA récemment : ça a fait jaser ici ou là mais à la fin, quantité de gens trouvent ça « marrant » à quel point l’IA est performante. Et ça s’arrête là.

Le succès des journaux gratuits, des compagnies aérienne low-cost comme du hard discount montrent en outre que, dans leur ensemble, ce n’est pas la qualité ou l’éthique qui motivent les consommateurs, c’est le coût. Que demain Spotify crée un offre 100% IA à 2 euros par mois et elle aura son succès, j’en suis certain. Et cela est d’autant plus vrai que pour de multiples raisons, nous sommes dans une période de récession. Si le prix de l’essence et de l’électricité augmente, celui du pain augmente, et la culture qui n’est pas de l’ordre du vital, doit s’adapter.

Pour revenir sur la thématique de l’emploi, le Centre National de Musique a publié récemment une étude assez positive sur le sujet (en même temps, on voit mal un institution d’état remettre en question la politique du gouvernement) dont voici l’une des slides :

6873431.png

Vous aurez noté la seule case rouge du diagramme qu'on appréciera en regard des 5 millions d'emplois qui pourraient disparaître en France d'ici 2030 selon une récente étude de la Coface et de l’Observatoire des emplois menacés et émergents.
https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/03/18/l-ia-une-menace-pour-5-millions-de-salaries-en-france_6672064_3234.html?srsltid=AfmBOorMZ05JzfaHhmWSzDjDeJyhKEqulvjbH_djY6EbaiFgfXhdZ0PV

__________________________________________________________________________________
Le GIEC chiffre à 3,3 milliards le nombre de victimes du réchauffement climatique. On en parle ?

 

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Citation :
Le vrai danger, ce n’est pas la tech­no­lo­gie, c’est l’im­mo­bi­lisme et le refus d’ap­prendre.



Toute l'intelligence d'AF dans une phrase
Par ailleurs, 112 000 nouveaux morceaux sont uploadés chaque jour sur Spotify. Sachant que les morceaux ont une durée moyenne de 3:30 minutes, il vous faudra pas loin de 2 ans et 3 mois pour écouter cette production musicale quotidienne en y consacrant 8 heures par jour, 7 jours sur 7. Je le redis pour bien peser le côté ubuesque de la chose : chaque jour sur Spotify, on uploade 2 ans et 3 mois de musique… dont on estime que 44% des titres sont aujourd’hui générés par IA.

Peut-on parler de richesse ou de surproduction, sachant que la plupart de ces morceaux n’auront jamais une seule écoute ? Prenons la peine de retrancher les morceaux générés par l’IA : rien qu’avec la production humaine, on atteint 1 an et 3 mois.

Par jour.

Voici qui résume bien l’enjeu culturel de l’IA : elle est, pour l’heure, essentiellement utilisée pour produire encore plus dans des domaines qui sont déjà en surproduction. Elle ne produit pas différent, pas mieux, elle fait juste du volume sans que la chose n’ait aucun intérêt si ce n’est de précariser un peu plus une activité humaine déjà précarisée par sa propre suproduction. Admettons comme le dit l'article qu'un ingénieur du son apprenne à se servir de l'IA pour en faire son assistant : que va-t-il gagner ? Il va travailler plus vite, et du coup produire plus, encore plus, toujours plus ? Alors quoi, c'est quoi le but d'apprendre à se servir de l'IA quand on fait de la musique ? D'uploader 1 millions de titres par jour sur Spotify ?

Bref, c'est pour moi la question à se poser concernant l'IA : pourquoi ? Parce que je comprends parfaitement l'intérêt pour modéliser des choses complexes, répondre à des questions physiques ou mathématiques restées sans réponse depuis des siècles, pour diagnostiquer des pathologies rares. Mais sincèrement, pour produire du contenu, qu'il soit audio, textuel ou pictural : quel intérêt dans un monde qui surproduit déjà ? Vous avez vu tous les films sortis cette année, lu tous les livres, écoutés tous les disques, vous ? Ils vous en faut plus. Et si votre métier c'est de produire ces contenus, vous pensez vraiment que les gens en veulent encore plus, toujours plus ?

Sans même parler des conséquences possibles de cela que nous connaissons bien depuis 1929, il convient en outre de parler de l’impact destructeur sur l'environnement. Là, dessus, il n'y a rien à dire de positif sur l'IA distante : Claude, ChatGPT, Perplexity et tous leurs amis sont des ogres en termes d'énergie et de ressources (notamment en eau potable, tant pour leur refroidissement que pour l'extraction minière, l'activité humaine la plus destructrice qui soit), avec tout ce que cela implique pour l'émission des gaz à effets de serre. C'est un peu comme si, aujourd'hui, avec la canicule dehors, vous choisissiez d'allumer un grand brasier dans votre salon. On aurait voulu inventer un truc qui accélère un peu plus encore la destruction de l'environnement qu'on n'aurait pas rêvé mieux...

Et je redemande : pourquoi en fait ? Pour produire encore plus dans un monde qui crève déjà de surproduction. Well done.

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Bel article, bien écrit, structuré, sans redondances. Merci