Se connecter
Se connecter

ou
Créer un compte

ou
FR
EN
Techniques du Son

réactions au dossier Commentaires sur le dossier : Les métiers du son en sursis ?

  • 282 réponses
  • 53 participants
  • 10 823 vues
  • 67 followers
Commentaires sur le dossier : Les métiers du son en sursis ?
6169.jpg
Plugins qui mixent seuls, IA compositeurs et studios transformés en Airbnb : le milieu de l'audio est sous tension. Entre l'automatisation des tâches techniques et l'émergence de la création générative, nos métiers sont-ils condamnés ?


Lire l'article


Ce thread a été créé automatiquement suite à la publication d'un article. N'hésitez pas à poster vos commentaires ici !

Présentez vous sur AudioFanzine

Afficher le sujet de la discussion
Citation de C.i.r.c.u.s. (voir le message) :
J' ai vu des mauvais avis sur ce bouquin


Le livre de Rick Rubin divise parce qu'il est spirituel, ce qui déçoit ceux qui cherchent une méthode pragmatique.
C'est aussi que son rôle en studio n'est pas clair mais comme tu dis c'est spirituel

Beat Thang iz Dead 

Oui, c'était un peu le "Chief Vibe Officer" avant la lettre. ;)

Il faut d'ailleurs préciser que dans une formation musicale, la copie et l'imitation sont toujours pratiquées (un peu comme une IA qui s’entraîne sur les données du passé). Dans les conservatoires, les leçons de pastiche consistent par exemple à imiter fidèlement le style et la structure d'un compositeur précis, comme écrire une fugue "à la manière de Bach". C'est un exercice technique rigoureux qui permet d'assimiler les règles de l'harmonie et du contrepoint, et qui constitue même une épreuve phare à l'Agrégation de musique ! C'est la deuxième épreuve d'admissibilité.

Je me rappelle avec bonheur d'une interview d'Ennio Morricone qui, agacé par la question d'un journaliste de Libé qui voulait savoir quel compositeur l'avait le plus inspiré, a répondu : "J'ai appris tous les styles", avant de finir par un "vaffanculo".

Toujours au chapitre "copie et imitation/formation type IA", j'ajoute cette anecdote apportée par Karol Beffa dans son livre Les Coulisses de la créativité :

Citation :
il y a aujourd’hui des concerts où l’on joue à la fois des œuvres très peu connues de grands compositeurs et des pastiches de ces mêmes auteurs écrits par des élèves. Le public est, la plupart du temps, totalement incapable de faire la différence entre les deux.


Toujours dans le cadre académique, on parle aussi d'"invention mélodique", mais attention à ce faux-ami : le terme invention a ici un sens purement technique (lié à la forme et aux règles d'écriture). Il ne faut pas le confondre avec la véritable composition, qui renvoie à l'acte de concevoir une œuvre originale avec une intention artistique, sous la seule impulsion de son inspiration.
  • J’adore
1 réaction
  • dreamstar
Citation :
C’est même un anachronisme de parler d’artistes pour certaines époques : au Moyen Âge ou dans l’Antiquité, c’étaient des artisans. Le statut d'artiste et l'idée d'originalité sont nés plus tard, à la Renaissance.

Ouh là c'est très raccourci et à moitié faux. Qu'a l'époque il n'y ait pas l'étiquette n'empêche pas le process d'exister, même en terme d'innovation d'ailleurs: la poésie lyrique, par exemple, apparait au moyen âge.
Attention aussi avec le terme imitation: l'imitation chez Platon ça renvoie quand même à quelque chose de précis, et pas vraiment à la copie.
  • J’aime
2 réactions
  • Miraflor
  • Pr. Soudure de La Feuille
Oui, je plaide coupable, j'ai manqué de nuance.

P.-S. En musique, l'imitation est un procédé de composition.
  • J’aime
1 réaction
  • dreamstar
Citation de Silicon Machine Extended (voir le message) :
Citation :
C’est même un anachronisme de parler d’artistes pour certaines époques : au Moyen Âge ou dans l’Antiquité, c’étaient des artisans. Le statut d'artiste et l'idée d'originalité sont nés plus tard, à la Renaissance.

Ouh là c'est très raccourci et à moitié faux. Qu'a l'époque il n'y ait pas l'étiquette n'empêche pas le process d'exister, même en terme d'innovation d'ailleurs: la poésie lyrique, par exemple, apparait au moyen âge.
Attention aussi avec le terme imitation: l'imitation chez Platon ça renvoie quand même à quelque chose de précis, et pas vraiment à la copie.


Oui tout à fait, c'est beaucoup plus nuancé que cela historiquement, la preuve étant que l'art médiéval en Europe de l'Ouest (par exemple, pour offrir un champ limité, la sculpture, figurative ou nom, dans les édifices religieux) n’arrête pas de progresser, de se diversifier, de se croiser (influences entre régions selon les déplacements humains) et de proposer des nouvelles formes, avec des innovations qui parfois font école, et qui parfois constitue des points singuliers, qui ne seront pas ou peu repris ailleurs.

L’idée d'une (re)-invention de la notion d'Art par l'Humanisme renaissant, qui retrouverait alors la clef perdue de la figuration antique, et qui innoverait à partir d'elle, c'est une vision surtout construite par l'histoire de l'art académique du XIXe siècle.
  • J’aime
  • J’adore
2 réactions
  • Calagan
  • Shreddator
Citation de Calagan (voir le message) :
Citation de Belford (voir le message) :
Citation de Calagan (voir le message) :
C'est comme de dire qu'on ne sait pas encore si les indigènes américains ont une âme tant que les théologiens n'ont pas rendu leur verdict


Non, je n'ai pas attendu. Je me suis mouillé sur la question du plagiat. Je suis d'accord avec toi sur le développement concernant le droit et sur la question des externalités, mais à part le plagiat, je ne vois pas d'autre forme de vol dans le domaine musical. Peux-tu caractériser un peu plus juridiquement, si possible, cette notion de vol comme toi tu l'entends ?


Ne voyons pas la chose dans les catégories juridiques du passé. L'IA va nécessiter une refonte du droit, notamment celui de la propriété intellectuelle, et l'envisager dans les termes du droit du XIXe siècle nous expose à ne pas comprendre ce qu'elle change à notre société.

Dans une société traditionnelle, il n'y a pas de propriété intellectuelle. Les idées et les techniques se transmettent et se copient de façon organique, d'individu à individu. La technique de taille d'un silex peut se transmettre de maître à élève, tout comme une chanson ou un récit mythique. Il n'y a pas de raison à protéger une idée, parce que le problème est plutôt l'inverse : la lenteur de la diffusion et de la transmission.
Après les révolutions de l'écriture, puis de l'imprimerie, nos sociétés industrielles ont inventé la propriété intellectuelle pour deux raisons : d'une part parce que nous vivons à l'âge de la reproduction infinie des oeuvres (depuis l'invention de la photographie et du phonographe, avec évidemment des étapes importantes concernant la qualité technique de reproduction), ce qui rend la diffusion des oeuvres infiniment plus rapide que par le passé, d'autre part parce que nous sommes une société de spécialistes (celui qui cultive la terre, celui qui fait les comptes, celui qui étudie la reproduction des cellules du foie dans tel ou tel contexte, celui qui connaît tout du droit des affaires international etc. etc.) et que nous avons une classe de spécialistes qui fait de la musique, une autre classe de spécialiste qui écrit des livres, etc. etc. et que nous avons imaginé un moment où l'autre qu'il fallait protéger les conditions d'existence de ces classes dites "créatives" (les artistes), ce qui permettrait de favoriser la création artistique.
On a en effet assez rapidement remarqué que les humains qui se spécialisent dans la création artistique mouraient généralement de faim et devaient trouver des moyens d'être assistés par le reste de la société (à l'époque classique de Mozart, les riches protecteurs par exemple).
Avec l'avènement de la société industrielle et la fin des riches protecteurs et autres mécènes aristocrates (eux-même issus d'une classe spécialisée dans l'improductivité), la propriété intellectuelle, qui rémunère la reproduction et la diffusion des livres, des disques ou des bobines de films et s'inscrit dans un business nouveau des oeuvres artistiques, aura permis de faire vivre des Flaubert, des Faulkner, des Paul Thomas Anderson, des Miles Davis ou des John Coltrane.

L'IA est quelque chose de tout nouveau : de la transmission organique (individu à individu) des techniques dans les sociétés traditionnelles à la transmission technique des oeuvres aux individus dans les sociétés industrielles (j'apprends les techniques de Charlie Parker en écoutant ses disques et en reproduisant ses solos sur mon instrument), on passe à un système tout nouveau qui permet d'assimiler Charlie Parker, Stravinsky ou Beyoncé sans impliquer l'humain : une machine peut ingurgiter n'importe quelle oeuvre, et l'IA peut potentiellement écouter et assimiler tout ce qui est en ligne, et recréer une oeuvre nouvelle à partir de ces informations.
Les points importants selon moi :
- plus besoin d'humain, ou en tout cas l'humain a un rôle considérablement réduit
- aucune rémunération des humains sources et plus aucune participation humaine à un environnement lié à la production artistique (pour apprendre à jouer du jazz il faut assister à des concerts, jouer avec des gens, acheter des disques, discuter de ces disques avec des humains, acheter des instruments, payer des professeurs... etc. etc.)
- les revenus tirés de cet apprentissage machinique sont concentrés dans les mains de ceux qui produisent les machines. Ceux qui utilisent ces machines n'auront légitimement pas de prétentions de rémunération très importante, puisqu'ils seront par définition infiniment interchangeables. L'art du prompt ne nécessite pas de génie ultime. A la rigueur, le marketing, l'étude de marché et les techniques de promotions vont devenir encore plus déterminantes dans le business musical.
- Tout ça fondé sur une utilisation d'oeuvre qui a aucun moment n'a fait l'objet de contractualisation ou de contrepartie

Donc l'IA est quelque chose d'entièrement nouveau. Ça n'est pas du sampling (pour lequel, par ailleurs, il faut payer des droits d'utilisation si on intègre un bout d'oeuvre dans une autre oeuvre), c'est un dispositif technique nouveau qui bouleverse complètement le monde de la création (et pas que, mais la discussion est déjà suffisamment compliquée), et dont les conséquences prévisibles sont tout aussi toxiques que le tabac, les pesticides ou les armes à feu.
L'IA exploite un travail humain préalable, mais ne rend absolument rien en retour : elle ne favorise pas de création nouvelle, ne participe pas à un environnement créatif mais détruit au contraire tout ce qui le rendait possible, elle détruit l'économie traditionnelle de la musique et accentue encore l'importance du marketing et du business au détriment du travail créatif (puisque l'idée n'est plus de produire de la musique - il sufft d'un prompt - mais de trouver la musique qui correspond à une demande), elle détruit tout l'environnement collaboratif entre humains qui a toujours existé au sein des industries créatives, et enfin tout ça se fait au prix d'une concentration jamais connue des moyens productifs (quelques grands noms de l'IA) et d'une consommation de ressources naturelles et énergétique délirante.

Quand nous serons tous au chômage, qui se paiera l'abonnement à l'IA ? C'est quand même le point soulevé par les créateurs de l'IA eux-mêmes, qui demandent à être régulés mais ne le font pas eux-mêmes parce que les enjeux financiers sont trop importants.

Donc en conclusion, je ne vois pas trop ce qui justifierait quoi que ce soit dans cet étalage de points négatifs. Se faciliter la vie ?
Pour moi, encore une fois, c'est comme se dire que prendre l'avion pour aller faire les courses permet de gagner du temps de trajet : il y a quelque chose qui n'a aucun sens là dedans...


Tout est dit, merci pour ce commentaire !

C´est à cet emplacement que je devrais mettre une citation intelligente 

  • J’aime
1 réaction
  • BBmiX
Quel intérêt pour un musicien de faire un morceau 100% en IA ?

Beat Thang iz Dead 

Citation de C.i.r.c.u.s. (voir le message) :
Quel intérêt pour un musicien de faire un morceau 100% en IA ?


C'est pas un musicien ! Sinon, c'est juste un imposteur si il revendique la paternité de sa "création", tout en contribuant à saborder le domaine musical...

https://www.youtube.com/@Nico-D-zik

En guise de synthèse, on peut avancer que le statut d’artiste et la quête de nouveauté ne sont pas nés d’une génération spontanée à la Renaissance : ils existaient déjà auparavant, bien qu'à une moindre échelle.

Pour filer la métaphore de "l'entraînement sur des données du passé" des humains, à la manière d'une IA, on constate que ce procédé est universel. C'est d'ailleurs tout le sens de l'argument du fair use (usage loyal) défendu par des outils comme Suno : l'IA apprend comme un humain, à ceci près qu'elle le fait à une vitesse infiniment supérieure.

S'il s'avère assez systématique dans la formation classique (comme à Rome ou à Paris à travers la pratique du pastiche), il est tout aussi central dans la musique pop. L'historien Mark Lewisohn a mis en lumière le répertoire titanesque des débuts des Beatles, alors composé en immense majorité de reprises, environ 200 morceaux issus du Rock 'n' Roll, du rockabilly, du Rhythm & Blues et de la pop.
Citation de Belford (voir le message) :
S'il s'avère assez systématique dans la formation classique (comme à Rome ou à Paris à travers la pratique du pastiche), il est tout aussi central dans la musique pop. L'historien Mark Lewisohn a mis en lumière le répertoire titanesque des débuts des Beatles, alors composé en immense majorité de reprises, environ 200 morceaux issus du Rock 'n' Roll, du rockabilly, du Rhythm & Blues et de la pop.


Quel est le rapport entre les reprises et l'IA ?! Une reprise est une reprise, non pas une création - quand bien même il y a eu réarrangement. Ceux qui sont à l'origine des textes et de la musique sont forcément crédités. Dans le cas contraire, c'est un pur plagiat.
Les musiciens se sont toujours inspirés de leurs aînés. C'est ainsi. On se forge une culture musicale qui inévitablement va influencer les compositions.
Nombre de musiciens connus n'ont jamais caché s'être inspirés de Chuck Berry, Hank Marvin. Tout comme Gainsbourg n'a pas hésité à en faire autant en piochant dans le répertoire classique (voire presque faire de la reprise).
On ne peut comparer l'IA avec les influences musicales acquises au cours d'une vie et la manière dont ces influences vont être utilisées. Ni comparer l'IA avec des reprises. C'est bien différent, sauf si bien sûr on demande à une IA de faire une reprise reggae d'un morceau de Rammstein. Tiens, faudrait essayer par curiosité :lol:

https://www.youtube.com/@Nico-D-zik

Essaye et fait écouter :bravo:

Beat Thang iz Dead 

Chiche :mrg:


edit : je viens d'essayer avec Ich Will > çà veut pas ! Le morceau étant soumis aux droits d'auteurs...

https://www.youtube.com/@Nico-D-zik

  • Clin d’œil
2 réactions
  • Belford
  • C.i.r.c.u.s.
Citation de manson.reznor (voir le message) :


Quel est le rapport entre les reprises et l'IA ?!


Les labels accusent Suno d'avoir volé des millions de chansons protégées pour entraîner son IA. Suno répond en disant : "Oui, nous avons utilisé ces musiques, mais la loi américaine nous y autorise au nom du fair use."

Aux États-Unis, le fair use est une exception au droit d'auteur. Il permet d'utiliser une œuvre protégée sans demander l'autorisation de l'auteur et sans le payer, dans des cas bien précis, comme la critique, l'enseignement, l'information ou la recherche.

Suno compare son fonctionnement à celui d'un humain. Un musicien écoute des milliers de morceaux pour s'en inspirer et apprendre à jouer et l'IA fait la même chose, mais à grande échelle.

P.-S. Tu ne peux pas prompter Suno en utilisant des noms de groupes, mais tu peux contourner cette contrainte en décrivant le style voulu.
  • J’aime
1 réaction
  • Calagan
Citation de Belford (voir le message) :
Citation de manson.reznor (voir le message) :


Quel est le rapport entre les reprises et l'IA ?!


Les labels accusent Suno d'avoir volé des millions de chansons protégées pour entraîner son IA. Suno répond en disant : "Oui, nous avons utilisé ces musiques, mais la loi américaine nous y autorise au nom du fair use."

Aux États-Unis, le fair use est une exception au droit d'auteur. Il permet d'utiliser une œuvre protégée sans demander l'autorisation de l'auteur et sans le payer, dans des cas bien précis, comme la critique, l'enseignement, l'information ou la recherche.

Suno compare son fonctionnement à celui d'un humain. Un musicien écoute des milliers de morceaux pour s'en inspirer et apprendre à jouer et l'IA fait la même chose, mais à grande échelle.

P.-S. Tu ne peux pas prompter Suno en utilisant des noms de groupes, mais tu peux contourner cette contrainte en décrivant le style voulu.


Le "fair-use" à la Suno, c'est toléré en Europe ?

https://www.youtube.com/@Nico-D-zik

"Let me Gemini that for you"...

Citation :
Contrairement aux États-Unis, l'Europe applique un système strict basé sur une liste fermée d'exceptions. En Europe, le concept de fair use n'existe pas, mais la loi prévoit une exception de fouille de données (text and data mining) permettant aux IA d'analyser les œuvres, à une condition majeure : respecter le droit d'opposition (opt-out) des artistes. Si un créateur refuse explicitement que ses œuvres soient utilisées pour entraîner une IA, l'entreprise est légalement obligée de les retirer de sa base de données, offrant ainsi une protection bien plus stricte aux auteurs qu'outre-Atlantique.


ChatGPT aporte la nuance suivante :

Citation :
les conséquences d'un tel opt-out sur des jeux de données ou des modèles déjà constitués restent en partie débattues et font encore l'objet de contentieux.
  • J’aime
1 réaction
  • manson.reznor
C'est la même chose qu'avec le sampling US/FR, est ce qu'ils feront une exception pour l'IA ?

Beat Thang iz Dead 

  • J’aime
1 réaction
  • Belford
Citation :
Huawei explique que cette version complète a vu le jour grâce à l’utilisation d’une intelligence artificielle bénéficiant directement de la puissance de traitement des deux NPU (unités de traitement neuronal) présents dans son smartphone Mate 20 Pro. Après avoir analysé le timbre, la hauteur et la métrique des deux premiers mouvements déjà existants de la symphonie, le modèle d’IA a généré la mélodie des deux mouvements manquants, le troisième et le quatrième. Huawei a ensuite collaboré avec le compositeur Lucas Cantor, lauréat de plusieurs Emmy Awards, pour la création d’une partition d’orchestre à partir de la mélodie obtenue. Le compositeur a retravaillé celle-ci pour qu’elle reste fidèle au style de la Symphonie n°8 de Schubert, précise la société.
Tiré de "l’éclaireur FNAC", ça m’étonne que personne n'ai encore abordé l' angle de la musique vu coté puissance Chinoise . Les Chinois s'adaptent à tout, savent tout faire, plus vite et mieux que nous. Les Chinois, je sais pas si c'est une qualité, ou un défaut, mais lorsque qu'ils abordent un domaine précis, ne font clairement pas les choses à moitié, et n'ont aucun état d’âme. . Il n'auront pas mis longtemps pour ravager notre industrie européenne, je ne sais pas si dans le domaine de l'art, de la musique, du son, ça sera pareil. J’espère bien que non. Dans le domaine de l'auto, très technologique, les européens ont perdu un tiers de leurs ventes mondiales en seulement une année, résultat des usines ferment en cascade en Europe, et c'est pareil dans beaucoup d'autres domaines. Peut être peut t'on parler dans ce cas de "sursis" ?
Citation :
Ceux qui sont à l'origine des textes et de la musique sont forcément crédités. Dans le cas contraire, c'est un pur plagiat.

Cette considération est strictement conventionnelle: le droit d'auteur, ce truc de bourgeois qui permet d'établir une propriété, et surtout une rente (parce que sinon on s'en fout), de flatter l'égo de l'intellect qui se donne l'impression de pondre son truc ex nihilo et s'asseyant très fort sur la culture qui l'a précédé, est un pur produit du capitalisme. Il n'a pas du tout de valeur universelle, et il n'est pas en soi la marque d'un progressisme averé. Y'a rien de plus con, en terme d'intelligence collective, que de cadenasser des idées.
  • J’aime
  • J’adore
2 réactions
  • ronanr
  • Shreddator
Citation de Silicon Machine Extended (voir le message) :
Citation :
Ceux qui sont à l'origine des textes et de la musique sont forcément crédités. Dans le cas contraire, c'est un pur plagiat.

Cette considération est strictement conventionnelle: le droit d'auteur, ce truc de bourgeois qui permet d'établir une propriété, et surtout une rente (parce que sinon on s'en fout), de flatter l'égo de l'intellect qui se donne l'impression de pondre son truc ex nihilo et s'asseyant très fort sur la culture qui l'a précédé, est un pur produit du capitalisme. Il n'a pas du tout de valeur universelle, et il n'est pas en soi la marque d'un progressisme averé. Y'a rien de plus con, en terme d'intelligence collective, que de cadenasser des idées.


Sauf si tu essaies péniblement de vivre de la production d'idées... Mais peut-être s'agit-il aussi pour toi d'une vie bourgeoise et parasitaire, sans la saine relation à la matière qu'expérimentent les travailleurs en usine.
On peut légitimement critiquer la façon dont le droit d'auteur est conçu (il y a sans doute des dizaines de problèmes, liés à la façon dont le droit est écrit dans tel ou tel pays, et en France on ne peut pas dire que la Sacem rencontre une sympathie universelle), mais dire que c'est c'est un truc de bourgeois est aussi inexact que de dire que la sécurité sociale est un truc de bourgeois. Effectivement, en Amazonie ou dans la Grèce Antique il n'y a pas de sécurité sociale, parce que d'autres institutions sociales assurent la sécurité des malades ou des personnes âgées. En régime industriel/capitaliste, c'est l'État qui s'occupe d'une multitude d'institutions auparavant assurées de façon organique par la communauté (comme l'école), avec une tension entre le libéralisme ("que les pauvres se démerdent avec leurs problèmes") et le socialisme ("l'État doit assurer un certain nombre de services essentiels, financés par l'impôt").
C'est dans ce contexte que la sécurité sociale est née en plein capitalisme, précisément pour contrebalancer la boucherie sociale de ce système et pas vraiment pour faire plaisir aux élites bourgeoises.
Idem pour le droit d'auteur : c'est une institution qui vise à régler des problèmes qui se posent dans nos sociétés industrielles capitalistes, et notamment le rapport de force extrêmement inégal qui existe entre les artistes/créateurs et les détenteurs des moyens de production (producteurs, télés, éditeurs... etc.).
Son propos n'est pas de cadenasser les idées, mais d'assurer aux créateurs d'oeuvre des revenus lorsque celles-ci sont exploitées. Encore une fois, dans un contexte où à l'inverse des 300 000 ans qui ont précédé, le problème principal est la fluidité et la rapidité des échanges depuis l'invention de la radio, de l'enregistrement et de la photographie, ça ne me semble pas complètement débile. Aujourd'hui plus que jamais, le droit d'auteur permettrait de ralentir un peu la machine, et reste un enjeu déterminant dans la régulation de l'IA.

Par ailleurs, je ne vois pas trop ce qui est cadenassé aujourd'hui : comme jamais dans l'histoire de l'humanité, absolument n'importe qui peut avoir accès gratuitement (légalement ou pas) à des millions d'oeuvres de l'esprit. Si les gens passaient leur temps à s'élever spirituellement plutôt qu'à s'occuper l'esprit avec des conneries, tout le monde parlerait 5 langues, connaîtrait sur le bout des doigts l'histoire, la philosophie, la science moderne ou la scène musicale viennoise du tournant du XXe siècle, ou que sais-je encore. Tout est disponible sur le net pour ce faire (par exemple, le site canadien "classiques des sciences sociales" met à disposition gratuitement un nombre colossal d'oeuvres libres de droit en français qui remplirait convenablement toute une vie consacrée à l'étude).
Or, on n'assiste pas vraiment à ça, malgré l'immense fluidité et disponibilité des oeuvres de l'esprit aujourd'hui. C'est même plutôt l'inverse. A ma connaissance, la vidéo musicale qui a fait le plus vues historiquement sur youtube, et qui donc selon les critères de notre société est la plus populaire et représente le plus le goût du public mondial, est "Baby Shark". Ça donne le ton de la nourriture spirituelle qui fait le quotidien de nos contemporains...
Donc le problème n'est pas que les idées soient cadenassées (ce qu'elles ne sont pas, par ailleurs). Le problème (encore une fois, désolé) c'est le système économique, avec son fondement juridique et politique, qui conditionne leur circulation. C'est sûr que c'est pas avec CNews et les milliardaires d'extrême droite complètement décérébrés qui contrôlent 80% des médias aujourd'hui en France que le niveau culturel va s'élever dans ce pays...
  • J’aime
5 réactions
  • SmoothWax
  • BBmiX
  • Muh Nods
  • Ny Batteri
  • Mr Caillou
Citation :
Cette considération est strictement conventionnelle: le droit d'auteur, ce truc de bourgeois qui permet d'établir une propriété, et surtout une rente (parce que sinon on s'en fout), de flatter l'égo de l'intellect qui se donne l'impression de pondre son truc ex nihilo et s'asseyant très fort sur la culture qui l'a précédé, est un pur produit du capitalisme. Il n'a pas du tout de valeur universelle, et il n'est pas en soi la marque d'un progressisme averé. Y'a rien de plus con, en terme d'intelligence collective, que de cadenasser des idées.

Je viens d'apprendre que, moi laborieux compositeur depuis des dizaines d'années suis un bourgeois à l'ego démesuré qui s'assoit sur la culture des siècles passés... Je viens surtout d'apprendre qu'il y a au moins un sacré ignare de gauche sur Af :mrg:

Ma chaîne electro YouTube

<<<<<<<< Hú Li >>>>>>>>

  • J’aime
  • Clin d’œil
3 réactions
  • SmoothWax
  • Mr Caillou
  • manson.reznor
Citation :
mais dire que c'est c'est un truc de bourgeois est aussi inexact que de dire que la sécurité sociale est un truc de bourgeois.

La sécurité sociale ne privatise rien, je crois.
On peut défendre/rémunerer les créateurs de tas de manières, il a fallu qu'on en choisisse une qui entrave la libre circulation des idées (au dela du droit d'auteur, on peut voir les effets de la propriété intellectuelle sur le monde du vivant, par exemple).
Par ailleurs, les auteurs, ce n'est pas que l'industrie du divertissement que tu décris.
On reproche à l'IA de piller, au piratage de "voler", il me semble que le choix lexical n'est pas anodin.

Citation :
Par ailleurs, je ne vois pas trop ce qui est cadenassé aujourd'hui : comme jamais dans l'histoire de l'humanité, absolument n'importe qui peut avoir accès gratuitement

Mais pas l'IA??
  • J’aime
1 réaction
  • Shreddator
Citation de croulebarbe (voir le message) :
Citation :
Cette considération est strictement conventionnelle: le droit d'auteur, ce truc de bourgeois qui permet d'établir une propriété, et surtout une rente (parce que sinon on s'en fout), de flatter l'égo de l'intellect qui se donne l'impression de pondre son truc ex nihilo et s'asseyant très fort sur la culture qui l'a précédé, est un pur produit du capitalisme. Il n'a pas du tout de valeur universelle, et il n'est pas en soi la marque d'un progressisme averé. Y'a rien de plus con, en terme d'intelligence collective, que de cadenasser des idées.

Je viens d'apprendre que, moi laborieux compositeur depuis des dizaines d'années suis un bourgeois à l'ego démesuré qui s'assoit sur la culture des siècles passés... Je viens surtout d'apprendre qu'il y a au moins un sacré ignare de gauche sur Af :mrg:


Vade retro Satanas ! Sale profiteur bourgeois, oppresseur de la classe laborieuse et des sans DAW fixes :mrg:
Par St Merluchon, je t'ordonne de te rallier à la bonne cause et de cesser d'être dans l'erreur !

https://www.youtube.com/@Nico-D-zik

La Clé du Caveau ou le Suno du début du XIXᵉ siècle

En 1847, le parolier Ernest Bourget refuse de régler sa consommation dans un café-concert où ses œuvres sont jouées sans qu'il perçoive la moindre rémunération. Il obtient gain de cause devant les tribunaux. Cette victoire contribue à la création de la SACEM en 1851, chargée de percevoir et de répartir les droits d'auteur liés aux exécutions publiques.

Il faut savoir que les textes fondateurs du droit d'auteur en France naissent au cœur de la Révolution française. Ils reconnaissent aux auteurs un véritable droit de propriété sur leurs œuvres. La loi de 1791 consacre le droit exclusif de représentation publique des œuvres dramatiques ; celle de 1793 reconnaît aux auteurs un droit exclusif de reproduction et de diffusion de leurs œuvres, notamment imprimées.

Entre 1791 et 1851, toutefois, le statut juridique de la mélodie demeure encore imprécis. Si les lois révolutionnaires reconnaissent des droits aux auteurs, le réemploi d'un air connu avec de nouvelles paroles reste une pratique courante dans le vaudeville, les goguettes et les cafés-concerts. Ces emprunts relèvent davantage des usages artistiques que d'une jurisprudence clairement établie.

Surtout, aucun organisme n'est chargé de contrôler les exécutions publiques ni de percevoir des redevances. Les auteurs doivent défendre eux-mêmes leurs droits devant les tribunaux, ce qui rend leur protection largement théorique jusqu'à la création de la SACEM.

Dans ce contexte, la création musicale repose massivement sur la technique du timbre : on prend une mélodie déjà célèbre et l'on écrit de nouvelles paroles dessus.

C'est en 1811 que Pierre Capelle publie la première édition de La Clé du Caveau. L'ouvrage devient rapidement la référence des chansonniers et des auteurs de vaudeville. Il recense des centaines de timbres, des airs déjà connus du public, sur lesquels les auteurs peuvent écrire de nouveaux textes, conformément à une pratique alors omniprésente dans la chanson et le théâtre populaires.

À bien des égards, La Clé du Caveau était le Suno du XIXᵉ siècle : on ne décrivait pas une ambiance musicale, on choisissait directement une mélodie existante sur laquelle greffer son texte.

Note d'honnêteté intellectuelle :
Ce texte est issu d'un travail personnel. J'ai utilisé ChatGPT comme outil d'aide à la reformulation et à la vérification de certains points historiques, sans lui déléguer la réflexion ni l'écriture du fond.
  • J’aime
2 réactions
  • BBmiX
  • croulebarbe
Pourquoi tu laisses chat gpt écrire pour toi ?
En fait j'ai l'impression que tu fais la promo de l'IA sur le forum. Je me trompe peut-être.

Ce texte a été écrit personnellement moi-même .
  • J’aime
4 réactions
  • BBmiX
  • al ouest
  • DocK'S
  • Miraflor