réactions au dossier Commentaires sur le dossier : Les métiers du son en sursis ?
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Coramel
8137

Administrateur·trice du site
Membre depuis 23 ans
25 Juin 2026 à 17:00Commentaires sur le dossier : Les métiers du son en sursis ?
#1
Plugins qui mixent seuls, IA compositeurs et studios transformés en Airbnb : le milieu de l'audio est sous tension. Entre l'automatisation des tâches techniques et l'émergence de la création générative, nos métiers sont-ils condamnés ?
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C.i.r.c.u.s.
8252

Je poste, donc je suis
Membre depuis 16 ans
29 Juin 2026 à 21:11
#101
J' ai entendu que créer un sample avec IA, il y a une signature numérique comme quoi c'est de l'IA et c'est impossible de l'effacer ?
Beat Thang iz Dead
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- dreamstar
Shreddator
2988

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 20 ans
29 Juin 2026 à 21:55
#102
Citation de Los Teignos (voir le message) :
Mais on peut parler de l'impact culturel et sociétal aussi de cette surproduction. Quand tout le monde dispose de sa propre niche, de son propre silo, l'art ne fait plus ciment social. Chacun sa série, chacun ses films, chacun sa musique, chacun ses livres : s'organisent alors des communautés virtuelles qui vivent en parallèle, et qui n'ont rien à sa dire, des voisins qui n'ont rien à se dire, parce que l'art, la culture, ne sont plus un fait commun mais une consommation individualiste. L'industrialisation massive a de fait complètement castré la parole artistique en la morcelant. Picasso peindrait les demoiselles aujourd'hui qu'il aurait 3 like sur son Insta.
Et dans tous les cas, cette surproduction a une empreinte environnementale, en termes de ressources, d'eau potable, d'artificialisation des sols. Pour schématiser, on abat des forêts pour que tout le monde puisse publier son livre que personne ne lira, parce qu'on estime que c'est un droit de pouvoir écrire un livre, de l'imprimer en x exemplaires, tant qu'on peut payer pour le faire. Concernant la musique, c'est moins visible vu qu'à l'heure de la dématérialisation, le stockage en ligne et le streaming défoncent l'environnement bien loin de chez nous.
Honnêtement de tout ce que j'ai lu ici, c'est avec ces deux paragraphes que je suis le moins d'accord et je trouve ce que tu dis (l'idée même de «surproduction» artistique) particulièrement terrifiant.
Déjà je trouve bien peu convaincant le lien que tu fais entre les productions industrielles et la multiplication des formes artistiques, je vois l'analogie que tu fais avec l'infinie variété du même que nous vend le capitalisme, les centaines de yaourts différents du rayon yaourt ou les dizaines de modèles de bagnoles qui sont censés exprimer la personnalité de leur acheteur. Cette analogie est absurde et un contresens total. L'art est un outil de subjectivation et franchement on s'en fout du devenir des œuvres, certaines feront partie de la culture, d'autres non, mais on crée parce que ça s'impose à nous, c'est tout. Il n'y a pas de "droit" à socialiser un œuvre (qui déciderait de ce droit, d'ailleurs ?), certaines trouvent leur public des siècles après leur création, certaines rencontrent un énorme succès et sont vite oubliées, d'autres n'intéresseront que 3 personnes... Le devenir d'une œuvre n'appartient pas à son créateur et ça n'est pas son problème. La culture n'est pas l'affaire des artistes et le marché encore moins.
Il fallait oser, opposer le bon vieux temps ou tout le monde regardait Dallas et écoutait de la pop à notre société de consommation ou les gens écoutent des autoproductions de niche dans des "communautés virtuelles". D'ailleurs si tu étais un peu renseigné tu saurais qu'il existe aujourd'hui des séries au succès mondial. Je pense qu'il y a proportionnellement plus de gens qui ont regardé Stranger Things ou Breaking Bad que de gens qui regardaient Dallas à l'époque, encore plus de monde regarde Top Chef et les superstars de la pop existent toujours. De même que les contre-cultures qui réunissent parfois des communautés très réduites ne sont pas une nouveauté.
Quant à l'empreinte écologique des œuvre d'art, mdr, vraiment. On pourrait parler de l'empreinte écologique des millions de synthés ou de guitares qui sont achetées par des gens qui ne créent rien (je dirais même que ces achats se font en substitution du fait de créer), des télés 60 pouces pour regarder l'équivalent actuel de Dallas, et tu nous parles du papier qui sert à imprimer les publications à compte d'auteur ou le coût des serveurs pour les pages Bandcamp consultées 4 fois par an ? Quelle blague sinistre.
On pourrait continuer avec ta fiction sur Picasso et l'art plastique d'aujourd'hui que tu as l'air de bien mal connaître si tu penses que les musées sont remplis par des productions industrielles qui invisibilisent les "vrais artistes"... Enfin bon on est arrivé à cette bouillie en partant du DG de la SACEM qui parle de parts de marché, pas étonnant qu'on finisse par dire de laisser l'art aux vrais pros et contentez vous d'aller bosser et regarder Dallas à la télé plutôt que prendre possession des outils de production et faire vos propres livres, ou votre propre musique, ou vos installations artistiques de merde qui n'intéressent que 3 personnes sur insta.
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- dreamstar
- SmoothWax
Calagan
1281

AFicionado·a
Membre depuis 20 ans
29 Juin 2026 à 22:25
#103
Franchement j'hallucine... Beaucoup ici parlent de l'intérêt artistique de l'IA sans même considérer que l'IA est entièrement fondée sur le vol de milliers d'oeuvres.
Ça serait comme gloser sur les vertus comparées de tel ou tel bois exotique, sans parler de la destruction des forêts tropicales.
L'IA générative appliquée à la musique est un immense hold up, qui va appauvrir des millions de gens au bénéfice de quelques uns, grâce à un vol massif.
Ne serait ce que pour ça, c'est un scandale moral qui doit être combattu.
Ça serait comme gloser sur les vertus comparées de tel ou tel bois exotique, sans parler de la destruction des forêts tropicales.
L'IA générative appliquée à la musique est un immense hold up, qui va appauvrir des millions de gens au bénéfice de quelques uns, grâce à un vol massif.
Ne serait ce que pour ça, c'est un scandale moral qui doit être combattu.
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- dreamstar
- croulebarbe
- SmoothWax
- manson.reznor
Kibouille
1832

AFicionado·a
Membre depuis 6 ans
30 Juin 2026 à 04:09 (modifié le 30 Juin 2026 à 04:11)
#104
Pour moi le problème ce n'est pas le petit créateur avec 3 likes.
Le problème ce sont des milliardaires. Ils créent l'IA (Suno etc) ou bien ils utilisent l'IA de façon industrielle (les majors).
Je ne pense pas être le coupable avec ma centaine de titres sur Soundcloud et mes quelques dizaines d'abonnés en comparaison.
Il y a des gens qui créent le besoin et des mecs du marketing d'en face qui se disent qu'il y a des tunes à faire pour faire plaisir à un autre riche et ça lance une tendance désastreuse. Ça c'est le vrai problème.
Je ne suis pas le problème en tant que petit artiste, me culpabiliser c'est vache !
En plus aujourd'hui on peut sortir un livre sans utiliser de papier.
Le problème ce sont des milliardaires. Ils créent l'IA (Suno etc) ou bien ils utilisent l'IA de façon industrielle (les majors).
Je ne pense pas être le coupable avec ma centaine de titres sur Soundcloud et mes quelques dizaines d'abonnés en comparaison.
Il y a des gens qui créent le besoin et des mecs du marketing d'en face qui se disent qu'il y a des tunes à faire pour faire plaisir à un autre riche et ça lance une tendance désastreuse. Ça c'est le vrai problème.
Je ne suis pas le problème en tant que petit artiste, me culpabiliser c'est vache !
En plus aujourd'hui on peut sortir un livre sans utiliser de papier.
La musique habille le silence
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- Shreddator
Limone16
181

Posteur·euse AFfiné·e
Membre depuis 8 ans
30 Juin 2026 à 07:23
#105
Le partage de la musique s'est appris avec l'art, faire la fête en festival, découvrir les amis d'un pote zicos. Mais aussi sur des qualités humaines, et par le rêve, l'autonomie, et des décisions importantes. L'investissement de l'IA revient à dire qu'on passe un coup de balais et la maison disparaît. Je ne trouve pas ça catastrophique, puisqu'un prompt et la maison réapparaît. Mais a t-on raison de penser que c'est une base solide pour construire demain ?
Les émotions, belles vives et colorées, chacun les note dans son carnet. Pour au tant, concevoir, entreprendre, noter ses idées noires, c'est aussi s'affirmer. Effectivement, avoir un avantage sur l'IA demandera alors des efforts pour certains et j'ai peur que cette confiance un jour claque comme une vieille porte d'un château.
L'individualisme dans notre société est tel que notre regard peut nous faire tourner les pages d'un livre plus vite : soit pour se mettre en retrait, soit pour être à la mode. Le rapport avec l'IA c'est qu'on se concentre sur des éléments qu'un jour l'IA devra raconter à l'IA. Quoi de plus que rester dans un groupe qui vous a mis en marge ?
Prendre le pas d'une technologie, non, je ne compare pas ça. Parce que pour moi la recherche est aussi un équilibre. Et il faut privilégier des métiers où elle en a le plus besoin.
Le monde de l'audio m'a fait comprendre, comme un marque-pages, qu'une raison peut exister pour chacun d'entre nous, qu'elle peut-être la même, mais que s'y identifier nous donnera différent, et dans la manière de voir la musique, ou l'exprimer et même d'en faire. La technologie était si remarquable entre les années précédentes qu'on se dit souvent : ce sont aussi avec des erreurs qu'on a apprit. De rester chez soi à étudier la musique des heures ou à devenir l'obsession d'un résultat compromis par la technologie sans réelles attentes, le mal est fait. On oublie que la littérature, la musique ect.. sont aussi une question de discipline ? Le plus grave ? C'est de ne plus réfléchir. Surtout de respecter les enjeux d'un problème à cette échelle ! L'artiste, c'est un mot qui disparaîtra avec l'intelligence artificielle pour la simple et bonne raison qu'on se collera tous des étiquettes. J'ai l'impression pour être poli qu'on s'est prit une disquette !
Alors construisons-nous une idée ? Et là j'ai envie de dire que faîtes vous dans ma tête ? C'est purement virtuel mais comment expliquer l'émotion créee ? L'impact est pour les auteurs et autrices, clairement. De toute façon, la mentalité ne suivra pas et ça, je le vois par l'avis tranché de certains. C'est comme perdre des amis pour un monde où la farine est plus blanche ailleurs... vous avez dit la prairie plus verte ailleurs ?
Les émotions, belles vives et colorées, chacun les note dans son carnet. Pour au tant, concevoir, entreprendre, noter ses idées noires, c'est aussi s'affirmer. Effectivement, avoir un avantage sur l'IA demandera alors des efforts pour certains et j'ai peur que cette confiance un jour claque comme une vieille porte d'un château.
L'individualisme dans notre société est tel que notre regard peut nous faire tourner les pages d'un livre plus vite : soit pour se mettre en retrait, soit pour être à la mode. Le rapport avec l'IA c'est qu'on se concentre sur des éléments qu'un jour l'IA devra raconter à l'IA. Quoi de plus que rester dans un groupe qui vous a mis en marge ?
Prendre le pas d'une technologie, non, je ne compare pas ça. Parce que pour moi la recherche est aussi un équilibre. Et il faut privilégier des métiers où elle en a le plus besoin.
Le monde de l'audio m'a fait comprendre, comme un marque-pages, qu'une raison peut exister pour chacun d'entre nous, qu'elle peut-être la même, mais que s'y identifier nous donnera différent, et dans la manière de voir la musique, ou l'exprimer et même d'en faire. La technologie était si remarquable entre les années précédentes qu'on se dit souvent : ce sont aussi avec des erreurs qu'on a apprit. De rester chez soi à étudier la musique des heures ou à devenir l'obsession d'un résultat compromis par la technologie sans réelles attentes, le mal est fait. On oublie que la littérature, la musique ect.. sont aussi une question de discipline ? Le plus grave ? C'est de ne plus réfléchir. Surtout de respecter les enjeux d'un problème à cette échelle ! L'artiste, c'est un mot qui disparaîtra avec l'intelligence artificielle pour la simple et bonne raison qu'on se collera tous des étiquettes. J'ai l'impression pour être poli qu'on s'est prit une disquette !
Alors construisons-nous une idée ? Et là j'ai envie de dire que faîtes vous dans ma tête ? C'est purement virtuel mais comment expliquer l'émotion créee ? L'impact est pour les auteurs et autrices, clairement. De toute façon, la mentalité ne suivra pas et ça, je le vois par l'avis tranché de certains. C'est comme perdre des amis pour un monde où la farine est plus blanche ailleurs... vous avez dit la prairie plus verte ailleurs ?
La musique comme un trésor, une soudaine envie de repenser à l'archipel. Je relativise, d’habitudes en mouv sur Mars, j'explore cet univers sonore sans laisser de désordre. Mon Soundcloud Limone16
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Belford
80

Posteur·euse AFfranchi·e
Membre depuis 7 mois
30 Juin 2026 à 07:38 (modifié le 30 Juin 2026 à 08:13)
#106
On peut ouvrir la discussion en se posant la question : un morceau Suno est-ce du plagiat ? Avec mes minces connaissances en droit d'auteur, je serais tenté de répondre par la négative. Pour faire court, une mélodie est considérée comme plagiée si elle répète une séquence de 8 notes, même si ce n'est pas gravé dans le marbre, ça donne un ordre d'idée.
Donc, affirmer que l'IA repose sur le vol est un raccourci. C'est ce que la justice doit trancher. Si d'un côté, Warner Music a signé un accord avec Suno, de l'autre, Sony et Universal poursuivent leurs procès. Suno plaide le Fair Use. Tant qu'il n'y a pas de décision finale des tribunaux, qualifier cela de vol reste juridiquement prématuré.
Donc, affirmer que l'IA repose sur le vol est un raccourci. C'est ce que la justice doit trancher. Si d'un côté, Warner Music a signé un accord avec Suno, de l'autre, Sony et Universal poursuivent leurs procès. Suno plaide le Fair Use. Tant qu'il n'y a pas de décision finale des tribunaux, qualifier cela de vol reste juridiquement prématuré.
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Calagan
1281

AFicionado·a
Membre depuis 20 ans
30 Juin 2026 à 08:13
#107
Citation de Belford (voir le message) :
On peut ouvrir la discussion en se posant la question : un morceau Suno est-ce du plagiat ? Avec mes minces connaissances en droit d'auteur, je serais tenté de répondre par la négative. En effet, affirmer que l'IA repose uniquement sur le vol de milliers d'œuvres est un raccourci. C'est justement ce que la justice doit trancher en ce moment. D'un côté, Warner Music a signé un accord avec Suno ; de l'autre, Sony et Universal poursuivent leurs procès, alors que Suno plaide le Fair Use. Tant qu'il n'y a pas de décision finale des tribunaux, qualifier cela de vol (ou de plagiat) reste juridiquement prématuré.
Absurde... C'est comme de dire qu'on ne sait pas encore si les indigènes américains ont une âme tant que les théologiens n'ont pas rendu leur verdict (je parle de la controverse de Valladolid). Le droit n'est pas le réel. Le droit, c'est la traduction juridique de certaines problématiques sociales, dans le contexte d'un conflit entre differents points de vue et intérêts. Donc rien dans le droit n'est universellement valide, mais le résultat d'un rapport de force (et d'ailleurs, le droit évolue et change sans cesse).
Je ne vais pas me lancer dans un cours de philosophie, mais le droit peut être injuste, et une action peut être juste ou morale sans être nécessairement validée ou même prévue par le droit.
Par contre il y a des faits : il y a des compagnies dirigées par des milliardaires qui utilisent sans contreparties financières ni même demande d'autorisation les contenus générés par des millions d'être humains, et qui gagnent de l'argent avec ces contenus tout en détruisant les conditions futures de création de ces contenus (en détruisant l'écosystème économique et social qui les rend possible).
Encore une fois, sans même parler des problèmes écologiques associés au développement de l'IA, des problèmes géopolitiques (influence, fake news...), de l'utilisation dans le cadre militaire... etc. etc.
Le fait que le droit ne légifère pas encore concernant cette situation, non seulement inédite mais soumise à des pressions géopolitiques et financières colossales, ne dit rien sur le caractère profondément malhonnête et toxique de cette exploitation.
Par ailleurs, je ne parle pas de plagiat. La question n'est pas celle de l'originalité ou de la copie. Ce débat est intéressant, mais n'est pas centrale. La question centrale c'est celle de l'exploitation sans contrepartie ni mesure d'une ressource (en l'occurence, la créativité humaine), dont les conséquences pourraient être d'épuiser cette ressource. Rien de neuf sous le soleil : nous commençons à expérimenter le résultat tragique de siècles d'exploitation sans limites des ressources naturelles et humaines.
Raser une forêt pour en faire des allumettes n'est pas illégal si on est propriétaire de la forêt, mais c'est profondément absurde et toxique pour tout le monde si on considère les externalités négatives. Or, on n'inclut jamais ces externalités dans les bilans économiques de telle ou telle activité : par exemple la commercialisation de tabac rapporte beaucoup à l'industrie du tabac, mais coûte beaucoup plus à la société (quelques soient les taxes).
Je suggère à ce sujet de lire l'article de wikipedia consacré à la notion d'externalité : https://fr.wikipedia.org/wiki/Externalité#Externalités_négatives
Si donc on pouvait ne pas sans arrêt refaire les mêmes erreurs, en essayant de trouver des justifications fallacieuses qui ne font que masquer des intérêts personnels à court terme, ça montrerait qu'on évolue un peu en tant qu'espèce ou en tant que civilisation.
Pour en revenir à la controverse de Valladolid, le coeur de la discussion n'était pas uniquement théologique : il était celui de la justification de l'esclavage des indigènes américains, et donc conditionné par d'abjectes considérations économiques. Le fait que les indigènes américains aient été si sensibles aux maladies européennes (au contraire des africains) a joué en leur faveur car ils étaient inexploitables comme esclaves. C'est l'odieuse réalité qui existe sous les arguments élaborés et les appels à l'autorité d'Aristote.
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- kosmix
- ronanr
- DocK'S
Silicon Machine Extended
4901

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 17 ans
30 Juin 2026 à 08:19
#108
Citation :
La question centrale c'est celle de l'exploitation sans contrepartie ni mesure d'une ressource (en l'occurence, la créativité humaine), dont les conséquences pourraient être d'épuiser cette ressource.
Quel serait l’intérêt de protéger cette ressource?
Au delà de cette question provocante, quid de l'exploitation de cette ressource dans la création "classique": Qui s'imagine, lorsqu'il écrit, le faire sans s'adosser à cette ressource? Et moralement (a minima), comment s'exprime cette gratitude?
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- Belford
Belford
80

Posteur·euse AFfranchi·e
Membre depuis 7 mois
30 Juin 2026 à 08:25 (modifié le 30 Juin 2026 à 09:29)
#109
Citation de Calagan (voir le message) :
C'est comme de dire qu'on ne sait pas encore si les indigènes américains ont une âme tant que les théologiens n'ont pas rendu leur verdict
Non, je n'ai pas attendu. Je me suis mouillé sur la question du plagiat. Je suis d'accord avec toi sur le développement concernant le droit et sur la question des externalités, mais à part le plagiat, je ne vois pas d'autre forme de vol dans le domaine musical (voler la dernière part de pizza pendant les répétitions ?
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Shreddator
2988

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 20 ans
30 Juin 2026 à 08:47
#110
Je ne sais pas si c'est du plagiat, mais ce dont je suis sûr c'est que Suno ne fait que de la soupe. De la mauvaise soupe pleine de sucre.
Je pense aussi qu'on devrait repenser la question du plagiat, qui est un vrai problème. On nous présente généralement le plagiat comme un vol, sous l'angle des pertes financières, mais pour moi la vraie gravité du plagiat et ce qui différencie le plagiat de l'inspiration ou de la citation, c'est la dégradation que ça cause à l'œuvre d'origine. Je pense notamment à cet artiste qui voit ses dessins être appropriés et imprimés sur la pire pacotille capitaliste. Ce n'est qu'un exemple, de nombreux artistes inconnus ou pas ont vu leurs créations et leur style profanés, transformés pour toujours en soupe industrielle. La violence de subir ça est bien pire que la perte d'hypothétiques droits d'auteur en fait.
Les droits d'auteur et les parts de marchés qui diminuent à cause de la présence d'acteurs toujours plus nombreux, c'est le problème de certains, c'est vrai, mais l'art ne concerne pas que ceux qui gagnent leur vie avec. Je crois qu'on ne devrait pas laisser Warner, Sony et Universal nous dire ce qui est du plagiat ou non alors que ce sont eux depuis qu'ils existent qui sont les principaux bénéficiaires du plagiat.
Je pense aussi qu'on devrait repenser la question du plagiat, qui est un vrai problème. On nous présente généralement le plagiat comme un vol, sous l'angle des pertes financières, mais pour moi la vraie gravité du plagiat et ce qui différencie le plagiat de l'inspiration ou de la citation, c'est la dégradation que ça cause à l'œuvre d'origine. Je pense notamment à cet artiste qui voit ses dessins être appropriés et imprimés sur la pire pacotille capitaliste. Ce n'est qu'un exemple, de nombreux artistes inconnus ou pas ont vu leurs créations et leur style profanés, transformés pour toujours en soupe industrielle. La violence de subir ça est bien pire que la perte d'hypothétiques droits d'auteur en fait.
Les droits d'auteur et les parts de marchés qui diminuent à cause de la présence d'acteurs toujours plus nombreux, c'est le problème de certains, c'est vrai, mais l'art ne concerne pas que ceux qui gagnent leur vie avec. Je crois qu'on ne devrait pas laisser Warner, Sony et Universal nous dire ce qui est du plagiat ou non alors que ce sont eux depuis qu'ils existent qui sont les principaux bénéficiaires du plagiat.
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Kibouille
1832

AFicionado·a
Membre depuis 6 ans
30 Juin 2026 à 09:05 (modifié le 30 Juin 2026 à 09:16)
#111
Pour moi ce que fait l’IA c’est pire que du plagiat et il faudrait qualifier cette nouvelle forme de vol.
Un artiste, on le laisse tout seul il peut créer de 0 ou pomper l’art d’un autre.
Une IA on laisse laisse toute seule elle est incapable de créer quelque chose d’harmonieux.
Son existence est conditionnée par le fait qu’il existe de vrais créateurs
Un artiste, on le laisse tout seul il peut créer de 0 ou pomper l’art d’un autre.
Une IA on laisse laisse toute seule elle est incapable de créer quelque chose d’harmonieux.
Son existence est conditionnée par le fait qu’il existe de vrais créateurs
La musique habille le silence
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Calagan
1281

AFicionado·a
Membre depuis 20 ans
30 Juin 2026 à 09:32
#112
Citation de Belford (voir le message) :
Citation de Calagan (voir le message) :C'est comme de dire qu'on ne sait pas encore si les indigènes américains ont une âme tant que les théologiens n'ont pas rendu leur verdict
Non, je n'ai pas attendu. Je me suis mouillé sur la question du plagiat. Je suis d'accord avec toi sur le développement concernant le droit et sur la question des externalités, mais à part le plagiat, je ne vois pas d'autre forme de vol dans le domaine musical. Peux-tu caractériser un peu plus juridiquement, si possible, cette notion de vol comme toi tu l'entends ?
Ne voyons pas la chose dans les catégories juridiques du passé. L'IA va nécessiter une refonte du droit, notamment celui de la propriété intellectuelle, et l'envisager dans les termes du droit du XIXe siècle nous expose à ne pas comprendre ce qu'elle change à notre société.
Dans une société traditionnelle, il n'y a pas de propriété intellectuelle. Les idées et les techniques se transmettent et se copient de façon organique, d'individu à individu. La technique de taille d'un silex peut se transmettre de maître à élève, tout comme une chanson ou un récit mythique. Il n'y a pas de raison à protéger une idée, parce que le problème est plutôt l'inverse : la lenteur de la diffusion et de la transmission.
Après les révolutions de l'écriture, puis de l'imprimerie, nos sociétés industrielles ont inventé la propriété intellectuelle pour deux raisons : d'une part parce que nous vivons à l'âge de la reproduction infinie des oeuvres (depuis l'invention de la photographie et du phonographe, avec évidemment des étapes importantes concernant la qualité technique de reproduction), ce qui rend la diffusion des oeuvres infiniment plus rapide que par le passé, d'autre part parce que nous sommes une société de spécialistes (celui qui cultive la terre, celui qui fait les comptes, celui qui étudie la reproduction des cellules du foie dans tel ou tel contexte, celui qui connaît tout du droit des affaires international etc. etc.) et que nous avons une classe de spécialistes qui fait de la musique, une autre classe de spécialiste qui écrit des livres, etc. etc. et que nous avons imaginé un moment où l'autre qu'il fallait protéger les conditions d'existence de ces classes dites "créatives" (les artistes), ce qui permettrait de favoriser la création artistique.
On a en effet assez rapidement remarqué que les humains qui se spécialisent dans la création artistique mouraient généralement de faim et devaient trouver des moyens d'être assistés par le reste de la société (à l'époque classique de Mozart, les riches protecteurs par exemple).
Avec l'avènement de la société industrielle et la fin des riches protecteurs et autres mécènes aristocrates (eux-même issus d'une classe spécialisée dans l'improductivité), la propriété intellectuelle, qui rémunère la reproduction et la diffusion des livres, des disques ou des bobines de films et s'inscrit dans un business nouveau des oeuvres artistiques, aura permis de faire vivre des Flaubert, des Faulkner, des Paul Thomas Anderson, des Miles Davis ou des John Coltrane.
L'IA est quelque chose de tout nouveau : de la transmission organique (individu à individu) des techniques dans les sociétés traditionnelles à la transmission technique des oeuvres aux individus dans les sociétés industrielles (j'apprends les techniques de Charlie Parker en écoutant ses disques et en reproduisant ses solos sur mon instrument), on passe à un système tout nouveau qui permet d'assimiler Charlie Parker, Stravinsky ou Beyoncé sans impliquer l'humain : une machine peut ingurgiter n'importe quelle oeuvre, et l'IA peut potentiellement écouter et assimiler tout ce qui est en ligne, et recréer une oeuvre nouvelle à partir de ces informations.
Les points importants selon moi :
- plus besoin d'humain, ou en tout cas l'humain a un rôle considérablement réduit
- aucune rémunération des humains sources et plus aucune participation humaine à un environnement lié à la production artistique (pour apprendre à jouer du jazz il faut assister à des concerts, jouer avec des gens, acheter des disques, discuter de ces disques avec des humains, acheter des instruments, payer des professeurs... etc. etc.)
- les revenus tirés de cet apprentissage machinique sont concentrés dans les mains de ceux qui produisent les machines. Ceux qui utilisent ces machines n'auront légitimement pas de prétentions de rémunération très importante, puisqu'ils seront par définition infiniment interchangeables. L'art du prompt ne nécessite pas de génie ultime. A la rigueur, le marketing, l'étude de marché et les techniques de promotions vont devenir encore plus déterminantes dans le business musical.
- Tout ça fondé sur une utilisation d'oeuvre qui a aucun moment n'a fait l'objet de contractualisation ou de contrepartie
Donc l'IA est quelque chose d'entièrement nouveau. Ça n'est pas du sampling (pour lequel, par ailleurs, il faut payer des droits d'utilisation si on intègre un bout d'oeuvre dans une autre oeuvre), c'est un dispositif technique nouveau qui bouleverse complètement le monde de la création (et pas que, mais la discussion est déjà suffisamment compliquée), et dont les conséquences prévisibles sont tout aussi toxiques que le tabac, les pesticides ou les armes à feu.
L'IA exploite un travail humain préalable, mais ne rend absolument rien en retour : elle ne favorise pas de création nouvelle, ne participe pas à un environnement créatif mais détruit au contraire tout ce qui le rendait possible, elle détruit l'économie traditionnelle de la musique et accentue encore l'importance du marketing et du business au détriment du travail créatif (puisque l'idée n'est plus de produire de la musique - il sufft d'un prompt - mais de trouver la musique qui correspond à une demande), elle détruit tout l'environnement collaboratif entre humains qui a toujours existé au sein des industries créatives, et enfin tout ça se fait au prix d'une concentration jamais connue des moyens productifs (quelques grands noms de l'IA) et d'une consommation de ressources naturelles et énergétique délirante.
Quand nous serons tous au chômage, qui se paiera l'abonnement à l'IA ? C'est quand même le point soulevé par les créateurs de l'IA eux-mêmes, qui demandent à être régulés mais ne le font pas eux-mêmes parce que les enjeux financiers sont trop importants.
Donc en conclusion, je ne vois pas trop ce qui justifierait quoi que ce soit dans cet étalage de points négatifs. Se faciliter la vie ?
Pour moi, encore une fois, c'est comme se dire que prendre l'avion pour aller faire les courses permet de gagner du temps de trajet : il y a quelque chose qui n'a aucun sens là dedans...
signaler
- Dikament
- BBmiX
- kosmix
- manson.reznor
- Ny Batteri
- SmoothWax
Belford
80

Posteur·euse AFfranchi·e
Membre depuis 7 mois
30 Juin 2026 à 09:41 (modifié le 30 Juin 2026 à 10:10)
#113
Citation de Kibouille (voir le message) :
Pour moi ce que fait l’IA c’est pire que du plagiat et il faudrait qualifier cette nouvelle forme de vol.
On avance sur une distinction essentielle. À droit constant, qualifier ce que fait Suno de "vol" ou de "plagiat" reste juridiquement difficile. En revanche, le droit peut (ou doit pour certains) évoluer.
Shreddator,
Je ne sais pas si tu reçois une notification quand je fais cette manip, je suis un noob sur AF, mais je suis d'accord avec toi quand tu parles, il me semble, du droit moral.
signaler
- Shreddator
Silicon Machine Extended
4901

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 17 ans
30 Juin 2026 à 10:03
#114
Citation :
Un artiste, on le laisse tout seul il peut créer de 0 ou pomper l’art d’un autre.
Euh, qui croit qu'un mec tout seul sur son ile va ecrire Wish you were here ? Personne ne crée de 0.
signaler
- ronanr
- Shreddator
- Mr Caillou
Kibouille
1832

AFicionado·a
Membre depuis 6 ans
30 Juin 2026 à 11:44
#115
tu sors la phrase de son contexte.
La musique habille le silence
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C.i.r.c.u.s.
8252

Je poste, donc je suis
Membre depuis 16 ans
30 Juin 2026 à 12:08
#116
Pour être honnête, il ne faut écouter aucune musique de sa vie avant de créer 
Beat Thang iz Dead
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Silicon Machine Extended
4901

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 17 ans
30 Juin 2026 à 12:20
#117
Citation :
Pour être honnête, il ne faut écouter aucune musique de sa vie avant de créer
Ce qui est sur, c'est que nous, on process en douce, mais quand même, la manière dont la matière culturelle va produire la soi disant nouveauté ressemble à la manière dont l'ia travaille.
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- Mr Caillou
Pr. Soudure de La Feuille
322

Rédacteur·trice
Membre depuis 6 ans
30 Juin 2026 à 13:37
#118
Un élément fondamental de l'IA générative musicale, c'est qu'elle ne crée QUE par imitation et à travers la permutation quasi infinie de références préenregistrées. En cela, elle se distingue de l’expérience humaine de la création qui, bien qu'elle fonctionne largement sur le même principe (c'est le sens du mot com-position), garde toujours en son centre l'espoir de l’originalité pure et absolue. Chaque créateur, en son for intérieur, espère ajouter une dose – même infinitésimale – de nouveauté, et par "nouveauté" je n'entends pas seulement la possibilité d'une nouvelle permutation de ses propres références culturelles, mais une vraie nouveauté originelle, quelque chose d'à proprement parler inouï. Que cet espoir se réalise, ou même puisse se réaliser, n'est d'aucune importance. Ce qui importe, c'est qu'il subsiste.
Le deuxième aspect de l'IA qui vient lutter contre l’espoir d’originalité, c'est que l'IA générative place, structurellement, l'humain en bout de chaîne, non seulement comme consommateur, mais comme prescripteur : créer un morceau avec de l'IA, c'est laisser la machine œuvrer et se donner le rôle de vérificateur. Par exemple, le contributeur qui expliquait employer Suno pour créer les formes générales de son morceau, puis les réenregistrer derrière, ne fait rien d'autre que cela : en réenregistrant, et même s'il apporte quelques modifications, il valide symboliquement le travail de l'IA, il appose son tampon "accepté". Cela implique que le goût individuel du créateur/utilisateur d'IA, forgé par ses expériences d'écoute, n'est plus à l'origine de la démarche créatrice (on veut faire comme ses idoles, même peut-être mieux qu'elles), mais à son point d’arrivée. Pour cette raison structurelle, l'IA a pour objectif, parmi d'autres, de répondre à l'attente en essayant de donner la réponse la plus acceptable, la plus flatteuse, la plus attendue, comme on le dit d'une idée galvaudée.
Le deuxième aspect de l'IA qui vient lutter contre l’espoir d’originalité, c'est que l'IA générative place, structurellement, l'humain en bout de chaîne, non seulement comme consommateur, mais comme prescripteur : créer un morceau avec de l'IA, c'est laisser la machine œuvrer et se donner le rôle de vérificateur. Par exemple, le contributeur qui expliquait employer Suno pour créer les formes générales de son morceau, puis les réenregistrer derrière, ne fait rien d'autre que cela : en réenregistrant, et même s'il apporte quelques modifications, il valide symboliquement le travail de l'IA, il appose son tampon "accepté". Cela implique que le goût individuel du créateur/utilisateur d'IA, forgé par ses expériences d'écoute, n'est plus à l'origine de la démarche créatrice (on veut faire comme ses idoles, même peut-être mieux qu'elles), mais à son point d’arrivée. Pour cette raison structurelle, l'IA a pour objectif, parmi d'autres, de répondre à l'attente en essayant de donner la réponse la plus acceptable, la plus flatteuse, la plus attendue, comme on le dit d'une idée galvaudée.
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- Calagan
- manson.reznor
Silicon Machine Extended
4901

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 17 ans
30 Juin 2026 à 13:50
#119
Citation :
Chaque créateur, en son for intérieur, espère ajouter une dose – même infinitésimale – de nouveauté
Puisque j'en suis à réclamer des bliblio, est ce que tu aurais une source pour ça? De mes cours d'esthetique, je ne me souviens pas de trucs portant sur l'innovation en tant que moteur.
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pantoufles
898

Posteur·euse AFfolé·e
Membre depuis 1 an
30 Juin 2026 à 14:18
#120
Tous les vieux c...comme moi vont exhumer les albums "vintage" comme LA Women des Doors, In Rock de Deep Purple, l’Album Blanc des Beatles. plus une flopée de bons trucs comme le punk, la new wave, et les inusables Stones, Neil Young.... Une bonne et grande collection d'Albums de toutes sortes (Disque durs, CD, clés USB, Vinyles, et j'en passe) qui représentent deja des milliers d'heures d’écoute, ce qui est conséquent. Pendant les 70s et les 80s, on était heureux, insouciants, personne nous emmerdait, on pouvait dire ce qu'on avait sur le cœur, sans subir toute cette bien-pensance. On était heureux, mais on le savait pas. On pouvait ouvrir en grand sur les routes sans passer pour des sauvages avec les 7 et demie Honda, ou les 900 kawa, pas de radars, pas de moralisateurs de tous poils.
Bon, faut pas trop s’écarter du sujet non plus.
Pour finir, je ne vois pas trop la nécessité de payer un abonnement de streaming (je crois que c'est comme ça qu'on dit). j'ai lu, je sais plus ou, et on s'en fout, que 40 000 morceaux, pas moins, générés par de l'IA sont publiés chaque jour sur Deezer, ça commence à faire beaucoup, je trouve. D'autant plus que d’après les spécialistes, il est de plus en plus difficile, voire impossible de distinguer un morceau traditionnel, et un généré par IA. Bref, on est pas sortis de l'auberge.
Bon, faut pas trop s’écarter du sujet non plus.
Pour finir, je ne vois pas trop la nécessité de payer un abonnement de streaming (je crois que c'est comme ça qu'on dit). j'ai lu, je sais plus ou, et on s'en fout, que 40 000 morceaux, pas moins, générés par de l'IA sont publiés chaque jour sur Deezer, ça commence à faire beaucoup, je trouve. D'autant plus que d’après les spécialistes, il est de plus en plus difficile, voire impossible de distinguer un morceau traditionnel, et un généré par IA. Bref, on est pas sortis de l'auberge.
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- BBmiX
- dreamstar
Belford
80

Posteur·euse AFfranchi·e
Membre depuis 7 mois
30 Juin 2026 à 14:31
#121
Citation de Silicon Machine Extended (voir le message) :
Citation :Chaque créateur, en son for intérieur, espère ajouter une dose – même infinitésimale – de nouveauté
Puisque j'en suis à réclamer des bliblio, est ce que tu aurais une source pour ça? De mes cours d'esthetique, je ne me souviens pas de trucs portant sur l'innovation en tant que moteur.
La créativité consiste à trouver quelque chose de neuf, de surprenant et de valeur. On retient donc deux critères cumulatifs pour la définir : la nouveauté et l'utilité (cette utilité pouvant être purement esthétique). En bref, c'est la définition de base dans la psychologie de la créativité. Et j'ai les références bibliographiques pour l'appuyer
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Pr. Soudure de La Feuille
322

Rédacteur·trice
Membre depuis 6 ans
30 Juin 2026 à 14:32
#122
Deux salles, deux ambiances.
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- Mr Caillou
Silicon Machine Extended
4901

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 17 ans
30 Juin 2026 à 16:01 (modifié le 30 Juin 2026 à 16:01)
#123
Citation :
La créativité consiste à trouver quelque chose de neuf, de surprenant et de valeur. On retient donc deux critères cumulatifs pour la définir : la nouveauté et l'utilité (cette utilité pouvant être purement esthétique). En bref, c'est la définition de base dans la psychologie de la créativité. Et j'ai les références bibliographiques pour l'appuyer
Je pense qu'on ne s'entend pas sur le mot création. Faire apparaitre une forme, c'est assez entendu comme définition, mais le côté "nouveauté" ou innovation est par exemple absent de pan complets de l'histoire de l'art. ça va me faire ma soirée tiens.
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Belford
80

Posteur·euse AFfranchi·e
Membre depuis 7 mois
30 Juin 2026 à 16:34
#124
C’est même un anachronisme de parler d’artistes pour certaines époques : au Moyen Âge ou dans l’Antiquité, c’étaient des artisans. Le statut d'artiste et l'idée d'originalité sont nés plus tard, à la Renaissance.
Donc oui, ils recopiaient fidèlement des codes sans chercher à innover, mais c'était de l'artisanat, pas de la créativité au sens psychologique. Aujourd'hui, si on fait cela, on est un copiste. Les pratiques du passé ne changent pas la définition moderne de la créativité !
La créativité répond à une définition stricte. Pour qu'elle existe, il faut obligatoirement cocher deux cases en même temps :
Pour finir, je conseille vivement la lecture de Créativité : Un art de vivre de Rick Rubin.
Donc oui, ils recopiaient fidèlement des codes sans chercher à innover, mais c'était de l'artisanat, pas de la créativité au sens psychologique. Aujourd'hui, si on fait cela, on est un copiste. Les pratiques du passé ne changent pas la définition moderne de la créativité !
La créativité répond à une définition stricte. Pour qu'elle existe, il faut obligatoirement cocher deux cases en même temps :
- La nouveauté : il faut inventer quelque chose qui n'existait pas,
- L'utilité ou la valeur : l'objet doit servir à quelque chose ou, comme c'est le cas pour la musique, avoir une valeur esthétique (provoquer une émotion, être beau).
Pour finir, je conseille vivement la lecture de Créativité : Un art de vivre de Rick Rubin.
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C.i.r.c.u.s.
8252

Je poste, donc je suis
Membre depuis 16 ans
30 Juin 2026 à 16:43
#125
J' ai vu des mauvais avis sur ce bouquin, je respecte Rick Rubin, toujours là où il faut
Beat Thang iz Dead
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