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TC Electronic RH450
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Test du RebelHead450 de TC Electronic

Tête d'ampli Basse de la marque TC Electronic appartenant à la série RH Amps

Test écrit
19 réactions
Rebel Rebel

Connu pour ses effets numériques pour studio et guitare, TC Electronic se lance sur le marché de la basse avec une tête d’ampli de 450 Watts accompagnée de son cabinet, la RebelHead450.



Quand une marque comme TC Elec­tro­nic présente une nouvelle tête d’am­pli pour basse, on a le pres­sen­ti­ment qu’on va se retrou­ver face à du maté­riel moderne et on a pas tort ! On voit en effet dès que l’on ouvre la boîte du-dit ampli que l’on a pas affaire à un modèle « vintage ». Le Rebel­Head 450 possède un très joli design, comme d’ha­bi­tude avec TC, des LEDs dans tous les sens, une taille très compacte et une forte impres­sion de robus­tesse. L’am­pli four­mille de bonnes idées : une poignée permet­tant de soule­ver ses 4 kg avec plus d’ai­sance, la possi­bi­lité de le poser à la verti­cale et à l’ho­ri­zon­tale, des poten­tio­mètres sans fin entou­rés de LEDs, une jolie façade en plas­tique miroi­tant…

Le Rebel­Head fait donc une très bonne première impres­sion, mais voyons si son ramage se rapporte à son pluma­ge…

Des boutons devant

RebelHead450
Premier bon point ici, la façade, malgré son look futu­riste, ne fait pas peur et ne ressemble pas à un tableau de bord de navette spatiale. Fina­le­ment, on retrouve les réglages que l’on connaît tous : l’éga­li­seur quatre bandes (bass, lo-mid, hi-mid et treble), un gain d’en­trée qui devient le réglage du compres­seur après avoir appuyé sur le bouton shift, un potard « Tube­tone » qui permet de colo­rer le son à l’ins­tar d’un ampli à lampes et qui devient le volume du preset une fois le shift enclen­ché, et enfin un volume géné­ral. L’en­trée jack 6,35 mm permet de bran­cher une basse active ou passive et s’adapte auto­ma­tique­ment à n’im­porte quel micro. À l’op­posé de cette entrée instru­ment se trouve la sortie casque, elle aussi en jack 6,35 mm.

RebelHead450Au dessus des potards se situent trois switchs corres­pon­dant aux trois mémoires utili­sa­teurs. Pour enre­gis­trer ses réglages, il suffit de rester appuyé sur l’un des trois boutons pendant deux secondes, pour rappe­ler ce réglage, une simple et courte pres­sion suffit. Tout sera alors enre­gis­tré et rappelé, mis à part le volume géné­ral et les boutons « shift » et « mute ». L’ac­cor­deur inté­gré fonc­tionne parfai­te­ment et affiche la note jouée via le petit écran. Une flèche indique si l’on est accordé trop haut ou trop bas, mais il est possible en acti­vant le mode « mute » et en regar­dant les LEDs entou­rant le potards « bass » d’avoir une meilleure réso­lu­tion et un affi­chage plus précis. Ajou­tez à cela la possi­bi­lité de chan­ger la fréquence du LA de réfé­rence (de 438 Hz à 445 Hz) et vous obtien­drez un accor­deur parfait !

Enfin, on retrouve les boutons mute et shift. Ce premier permet de couper le son émanant de l’am­pli et le deuxième d’ac­cé­der à des fonc­tions avan­cées : on pourra par exemple chan­ger la fréquence centrale de chaque bande de l’éga­li­seur pour un réglage plus précis, régler le compres­seur et la simu­la­tion de préam­pli à lampes. À noter que le bouton « shift » se désen­clenche auto­ma­tique­ment après un certain temps, bonne idée !

Il nous reste plus qu’à retour­ner le petit rebelle pour voir sa connec­tique…

Des prises derrière

PrisesLe rebel­head a une connec­tique assez complète et de qualité. Tout d’abord, l’ali­men­ta­tion accepte tout type de courant, de 90 à 240 Volts, sans toucher à quoi que ce soit. Les têtes en l’air ne pour­ront donc pas cramer leur ampli lors d’un voyage à l’étran­ger, c’est un souci en moins ! Pour connec­ter un haut-parleur, on retrouve une prise mixte spea­kon / jack 6,35 mm sur laquelle on pourra bran­cher jusqu’à trois cabi­nets RS210/RS212 ou n’im­porte quelle autre enceinte de 4 Ohms mini­mum. Juste à droite se situe la prise 5 broches « remote in » qui permet­tra de bran­cher le foots­witch option­nel donnant accès aux trois mémoires utili­sa­teur, au mute et affiche la note de l’ac­cor­deur. Ensuite se trouve la sortie numé­rique AES/EBU (96 kHz 24 bit) sur connec­teur XLR compa­tible SPDIF si vous utili­sez un adap­ta­teur XLR vers RCA. Il sera possible de choi­sir entre une sortie pre ou post préam­pli via le switch situé en bas à droite : pratique. La sortie analo­gique au niveau ligne « Line Driver Out » dispose aussi de ce réglage et utilise une connec­tique symé­trique XLR. Une entrée stéréo RCA vous permet­tra de connec­ter une source externe comme votre bala­deur ou un lecteur CD, utile pour répé­ter vos morceaux par-dessus un play­back ! Enfin, la présence d’une boucle d’ef­fets en Jack 6,35 mm permet­tra d’in­sé­rer n’im­porte quel trai­te­ment entre la section préam­pli et la section de puis­sance, mais aussi de chaî­ner plusieurs têtes Rebel­Head afin d’ad­di­tion­ner les puis­sances.

Après ce tour d’ho­ri­zon des fonc­tions dispo­nibles sur le Rebel­Head, voyons voir ce que cela donne au niveau du son…

Du son

RebelHead450
Le compres­seur maison, appelé Spec­tra­Comp, est en fait un compres­seur multi­bande qui compresse diffé­rem­ment les trois bandes de fréquences (basses, médiums et aigus). Cela permet d’avoir une compres­sion un peu plus trans­pa­rente et effi­cace. Dans les faits, le Spec­tra­Comp fonc­tionne très très bien et son utili­sa­tion reste très simple : un seul poten­tio­mètre ! Étant opti­misé pour les basses, TC Elec­tro­nic a pu se débar­ras­ser de pas mal de réglages faci­li­tant l’ac­cès aux bassistes pas toujours très à l’aise lorsqu’il s’agit de régler un compres­seur. Les LEDs situées autour du potard de gain/spec­tra­comp affichent la réduc­tion de gain pour se rendre compte plus faci­le­ment de la compres­sion appliquée au signal. Petit plus bien sympa­thique : Spec­tra­Comp dispose d’un auto­gain permet­tant de compen­ser la perte de niveau inévi­table due à la compres­sion. La basse élec­trique est un instru­ment avec une grande dyna­mique et couvrant une grande plage de fréquences le fait d’avoir inclus un compres­seur multi­bande est vrai­ment une très bonne idée, et permet d’avoir un taux de compres­sion idéal, des notes les plus graves (le mi, voire le si) aux notes les plus aiguës. Ce qui est pratique­ment impos­sible avec un compres­seur clas­sique.

Le Rebel­Head a été testé avec une basse Fender Road Worn Jazz Bass, un micro Beyer­Dy­na­mic M88 et la sortie directe.

RebelHead450Voici quelques exemples de sons avec le compres­seur, avec tout d’abord le son non compressé puis moyen­ne­ment compressé et enfin très (même trop!) compressé. À gauche du fichier stéréo est placé le micro M88 placé devant la gamelle du 2×10 et à droite la sortie directe. On s’aperçoit que le compres­seur réagit très bien lorsque l’on reste raison­nable. À fond, on entend clai­re­ment le son « pomper » et le souffle remon­ter, mais cela reste utili­sable pour un effet poussé dans ses derniers retran­che­ments. Petit bémol sur la sortie directe qui a tendance à satu­rer (sur les notes slap­pées notam­ment) plus faci­le­ment que la prise de son avec le micro M88.

Passons main­te­nant à la fonc­tion Tube­Tone censée émuler le son d’un préam­pli à lampes. Le but est d’ajou­ter du carac­tère et une réponse se rappro­chant de ce type d’am­pli. Tube­Tone simule à la fois l’étage de préam­pli­fi­ca­tion et l’étage d’am­pli­fi­ca­tion. À l’uti­li­sa­tion, cela rajoute un grain typique assez plai­sant tout en restant subtil si l’on reste raison­nable avec le poten­tio­mètre. Avec un réglage un peu plus barbare, le son de la sortie directe est assez désa­gréable (à cause du haut du spectre très agres­sif), préfé­rez un bon micro bien placé devant le haut-parleur ! Ce genre de son pourra aussi être utilisé de temps en temps comme effet ponc­tuel.



RebelHead450
Voici encore quelques exemples sonores du Rebel­Head 450 :


Le prin­ci­pal compli­ment que l’on peut faire à l’am­pli est d’avoir un égali­seur très précis et effi­cace. On appré­cie le quatre bandes para­mé­trique permet­tant de sculp­ter le son à sa guise. On a affaire à un ampli souple et plein de ressources, épaulé par un compres­seur multi­bande ultra effi­cace et une fonc­tion Tube­Tone fort sympa­thique. TC Elec­tro­nic a réussi à produire un ampli moderne, avec tous les avan­tages que cela comporte, puis­sant, compact, ergo­no­mique et placé juste sous la barre des 1000€, bravo!



Le Clas­sic450

TC Elec­tro­nic a aussi sorti une version moins onéreuse et dépour­vue de quelques fonc­tions du Rebel­Head 450. Pour 800€ envi­ron (soit 200€ de moins que le Rebel­Head), on a toujours 450 Watts sous le capot, le Spec­tra­Comp et le Tube­Tone, mais on oublie l’ac­cor­deur inté­gré, la sortie casque, les trois mémoires utili­sa­teur, la sortie numé­rique AES/EBU, la prise remote (en même temps, pour quoi faire?), l’en­trée auxi­liaire et l’éga­li­seur para­mé­trique devient un simple quatre bandes fixes. On garde donc l’es­sen­tiel, mais on perd pas mal de fonc­tions qui font le charme du Rebel­Head. À voir suivant votre utili­sa­tion, si ces fonc­tions supplé­men­taires valent 200€.

Conclu­sion


Pour un premier pas dans la cour des amplis de basses, TC réus­sit un coup de maître en propo­sant un produit origi­nal, moderne et complet. Très puis­sant, doté d’un très bon compres­seur multi­bande et d’un simu­la­teur de lampes sympa­thique, le Rebel­Head fait véri­ta­ble­ment un sans-faute. Les presets et sa petite taille pour le côté pratique, un son de grande qualité émanant de son cabi­net compact et soli­de… À vrai dire, on a du mal à lui trou­ver des défauts. Les bassistes recher­chant un ampli poly­va­lent peuvent courir aller l’es­sayer chez leur reven­deur favori, car choi­sir un ampli haut de gamme reste avant tout une affaire de goût. Mais il est certain que le Rebel­Head trou­vera aisé­ment son public.

 

Points forts
  • TubeTone convaincant
  • SpectraComp très efficace
  • Bonnes sonorités
  • Très bon égaliseur
  • Sortie numérique
  • Compact
  • Design
  • Poignée de transport
  • Trois presets
  • Accordeur intégré
  • Sortie casque
  • Très puissant
  • Boucle d’effet
  • Chainable facilement
  • Entrée auxiliaire
Points faibles
  • Bouton On/Off situé à l’arrière
  • Et c’est tout !
Auteur·rice de l’article Rédacteur en chef

J'ai commencé à pratiquer la musique avec des cours de piano et de violoncelle à 6 ans, mais la passion n'a vraiment débuté qu'à l'âge de 12 ans, lorsque j'ai commencé à me pencher sérieusement sur la guitare, afin de former mes premiers groupes, écrire mes premières compositions, jouer mes premiers concerts et enregistrer mes premières maquettes. Après des études scientifiques, j'ai intégré l’ISTS, une filière de l’ESRA, puis j’ai enrichi mon expérience en travaillant en studio dans les secteurs de la musique et du son à l’image, ainsi que dans le domaine du spectacle, notamment le théâtre. Ces expériences variées m’ont permis de développer une compréhension approfondie des différents aspects de la production sonore, ce qui m'a préparé idéalement pour assumer d'abord le rôle de rédacteur, puis celui de rédacteur en chef chez Audiofanzine. Je mets à profit ces compétences pour offrir un contenu écrit et vidéo précis et engageant, tout en veillant à ce que nos publications répondent aux attentes de nos lecteurs et spectateurs. Mon rôle implique également de maintenir des relations solides avec les professionnels de la musique et du son, assurant ainsi une communication fluide et efficace.


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J'ai commencé à pratiquer la musique avec des cours de piano et de violoncelle à 6 ans, mais la passion n'a vraiment débuté qu'à l'âge de 12 ans, lorsque j'ai commencé à me pencher sérieusement sur la guitare, afin de former mes premiers groupes, écrire mes premières compositions, jouer mes premiers concerts et enregistrer mes premières maquettes. Après des études scientifiques, j'ai intégré l’ISTS, une filière de l’ESRA, puis j’ai enrichi mon expérience en travaillant en studio dans les secteurs de la musique et du son à l’image, ainsi que dans le domaine du spectacle, notamment le théâtre. Ces expériences variées m’ont permis de développer une compréhension approfondie des différents aspects de la production sonore, ce qui m'a préparé idéalement pour assumer d'abord le rôle de rédacteur, puis celui de rédacteur en chef chez Audiofanzine. Je mets à profit ces compétences pour offrir un contenu écrit et vidéo précis et engageant, tout en veillant à ce que nos publications répondent aux attentes de nos lecteurs et spectateurs. Mon rôle implique également de maintenir des relations solides avec les professionnels de la musique et du son, assurant ainsi une communication fluide et efficace.