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Test exclusif du Line 6 AMPLIFI 150 - Le combo à dents bleues

7/10

Après avoir longtemps fait dans le rouge, Line 6 se met au Bluetooth avec la nouvelle série AMPLIFI, combinant enceinte Multimédia et combo à modélisation.

Depuis le tout premier POD, un des pion­niers de la modé­li­sa­tion d’am­plis pour guitare qui sonnait, à l’époque de sa sortie, comme une petite révo­lu­tion, beau­coup d’eau a coulé sous les ponts. De nombreuses marques ont sillonné le chemin ouvert et perfec­tionné par Line 6 et nous ont proposé, sous forme de combos, de stacks, de plug-ins ou de multi-effets, toute une variété de produits inspi­rés du hari­cot rouge. À vrai dire sa dernière mouture, le POD HD500X (dont nous avons publié le test cet été), ne présen­tait pas de réelles nouveau­tés et nous avait, malgré ses quali­tés, un peu lais­sés sur notre faim. Certains aficio­na­dos de la firme améri­caine ont dès lors commencé à s’im­pa­tien­ter et même à s’inquié­ter de la voir douce­ment perdre son statut de leader précur­seur au profit de marques plus inno­vantes. Qu’ils se rassurent, Line 6 se rebiffe et présente aujour­d’hui au NAMM son dernier bébé, le combo guitare à modé­li­sa­tion AMPLIFi 150, qui risque de faire couler beau­coup d’encre, à commen­cer par la mienne.

PLAS­TIFi

À première vue, l’AM­PLIFI à l’as­pect rectan­gu­laire clas­sique du combo. Enfin clas­sique…on peine à distin­guer la galette derrière le tolex rouge et noir protégé par une impo­sante grille en plas­tique. Et c’est bien normal puisqu’il n’y a pas un, mais cinq H.P : deux woofers pour les fréquences médiums et deux twee­ters pour les fréquences aiguës dispo­sés autour d’un Celes­tion de 12 pouces. Hm…une sorte de système 2.1 dans un combo? Mais alors…­cela voudrait-il dire qu’on pour­rait s’en servir comme une enceinte pour nos appa­reils audio? Carré­ment! Et c’est là la première grosse origi­na­lité de l’AM­PLIFi (d’où la « faute » d’or­tho­graphe, Ampli­Fi…Hi-Fi…vous suivez?) : il ampli­fiera non seule­ment notre guitare, mais aussi ces soirées déglingues où l’on vomit partout et au lende­main desquelles il nous faut deman­der honteu­se­ment pardon par SMS pour avoir lâché maladroi­te­ment à un pote un « ta copine c’est un gros boudin » alors qu’on voulait dire qu’elle est rigo­lote et sympa, et même qu’elle est char­mante fina­le­ment… à sa manière.

Certains contes­te­ront que d’autres combos propo­saient déjà d’am­pli­fier des appa­reils audio en passant par une prise Aux In. Si c’est aussi le cas ici, à l’ar­rière de l’am­pli, nous leur rétorque­rons que les autres n’em­barquent pas d’en­ceintes spécia­le­ment élabo­rées pour cette utili­sa­tion ni de système BLUE­TOOTH (dont le logo est dessiné sur un petit bouton situé sur la gauche de la face haute) compa­tible avec Mac, PC ainsi qu’une pléthore d’ap­pa­reils fonc­tion­nant sous Android ou iOS. Sans câble, la fête est plus folle et l’on pour­rait compa­rer notre combo à une Jambox géante qu’on aurait presque pu poser sur notre biblio­thèque si son poids (pas énorme, mais quand même) et sa taille ne nous en dissua­daient pas. À moins d’avoir des écha­fau­dages dans notre salon, mieux vaut ne pas tenter le diable. Aux fans de Jackass qui aime­raient quand même essayer, nous souhai­te­rons bien du courage car il n’y a pas de poignée pour le soule­ver. À la limite, il y a un petit renfon­ce­ment avec une barre en plas­tique au-dessus qui nous permet­tra de l’at­tra­per par le haut, mais c’est bien incon­for­table.

Comme pour Zahia, je lui repro­che­rai une esthé­tique un peu trop « plas­tique ». Le panneau de commande et ses potards, de gauche à droite, DRIVE (pour le taux de satu­ra­tion), l’éga­li­sa­tion clas­sique BASS/MID/TREBLE, FX pour le niveau des effets, REVERB et surtout le gros master volume, paraissent fragiles. Son aspect géné­ral reste sobre quoiqu’un peu tris­tou­net (contrai­re­ment à Zahia pour le coup), la face haute étant beau­coup moins char­gée qu’un ampli à modé­li­sa­tion tradi­tion­nel.

L’en­trée jack se trouve à la gauche des potards alors qu’à leur droite, un peu plus haut, se situent 4 leds dési­gnées A,B,C, D repré­sen­tant chacune un son. Juste à côté, deux boutons, TONE qui permet de sélec­tion­ner l’un des quatre présets et TAP qui, comme son nom l’in­dique, fait office de tap tempo pour les effets.

Derrière, de gauche à droite, une prise casque, la prise AUX IN stéréo mention­née précé­dem­ment, une prise pour pédale FBV (vendue sépa­ré­ment, grrr) afin de contrô­ler les présets aux pieds, et une prise USB (« pour une utili­sa­tion future » d’après le guide de pilo­ta­ge…­Mys­tè­re…). En dessous nous trou­ve­rons la prise pour le câble d’ali­men­ta­tion et le bouton POWER pour allu­mer notre AMPLIFi. Il est temps d’ap­puyer dessus et véri­fier comment tout cela fonc­tionne.

 

 

 

SIMPLIFi

Ici, le Blue­tooth ne sert pas seule­ment à envoyer de la musique dans les enceintes de l’AM­PLIFi. Il nous permet surtout de le contrô­ler avec notre iDevice (pour être précis: iPod touch 5ème géné­ra­tion, iPho­ne5, 4 et 4s, iPad 3ème et 4ème géné­ra­tion, iPad2 et iPad mini) grâce à une appli­ca­tion spécia­le­ment conçue pour lui. Bien sûr, l’am­pli sera utili­sable en stan­da­lone. Mais le contrô­ler depuis notre portable ou notre tablette nous simpli­fiera gran­de­ment la vie.

Prenons un exemple: lorsque l’on appuie long­temps sur le bouton TAP, nous avons accès à l’ac­cor­deur (qui mute auto­ma­tique­ment le son). Celui-ci est repré­senté par des LEDS en anneau qui encerclent le gros bouton de volume. Quand on pince une corde, des leds s’al­lument en rouge côté gauche si la note est trop grave et côté droit si elle est trop haute. Quand la corde est juste, les LEDS s’al­lument en blanc au centre. Très bien, clas­sique, rien de nouveau. Sauf qu’il n’y a pas d’in­di­ca­tion de la note exacte, on aurait pu vouloir un MI et obte­nir une note juste, certes, mais un bémol en dessous. Mieux vaut dans ce cas se tour­ner vers le TUNER plus précis et réac­tif de l’ap­pli­ca­tion qui procède de la même manière, mais en nommant la note exacte que l’on joue.

Toujours en stan­da­lone, nous pour­rons modi­fier et sauve­gar­der, en appuyant long­temps sur le bouton TONE (fonc­tion inopé­rante quand on est connecté), les para­mètres des présets enre­gis­trés dans l’am­pli, comme par exemple le drive ou la réverbe, mais nous ne pour­rons pas chan­ger la modé­li­sa­tion ou la nature de cette réverbe. Quatre sons, pas un de plus, avec seule­ment la possi­bi­lité de les affi­ner.

Nous pour­rons enfin choi­sir entre le volume de la guitare seule ou accom­pa­gnée de nos morceaux préfé­rés en appuyant sur le gros bouton de master (appelé BLEND dans ce dernier cas). Le niveau de la guitare sera repré­senté par des leds blanches alors que le mix des deux le sera par des leds rouges.

Le mode Stan­da­lone est quand même extrê­me­ment bridé sans outil tiers et si vous n’êtes pas un mini­mum geek ou « connecté » comme on dit chez les marke­teux, il est forte­ment conseillé de passer votre chemin.

En revanche, avec l’AM­PLIFI REMOTE APP, une multi­tude de possi­bi­li­tés s’offrent à vous dont la plus essen­tielle, créer votre son. Nous aurons pour ça droit à 10 blocs : Noise Gate > Wah Wah > FX1 > FX2 > Ampli/Enceinte > Compres­sion > EQ 4 Bandes > Pédale de Volume > Delay > Reverb. Contrai­re­ment au POD HD par exemple, tout est en série, il n’y aura aucun effet en paral­lèle. On ne pourra pas rajou­ter de blocs d’ef­fets, seule­ment en dépla­cer avant ou après l’am­pli­fi­ca­tion.

Il y a 4 types de blocs d’ef­fets: DRIVES & DYNA­MICS (distos, compres­sions…), MODS (Chorus, Flan­gers…), DELAYS (Delay digi­tal, à bandes…) et FILTERS, SYNTHS & PITCH (filtres, café et petits pains au choco­lat). Une fois qu’on aura bâti un préset, on pourra le sauve­gar­der dans son appa­reil ou direc­te­ment dans l’am­pli et même le publier sur inter­net via le CLOUD pour le parta­ger avec la commu­nauté d’uti­li­sa­teurs Line 6.

C’est ici le moment que j’ai choisi pour râler (je suis français) car comme le disait Cris­tiano Ronaldo quand il rené­go­ciait les millions de son contrat avec le Real de Madrid, « je ne suis pas heureux ». Il n’y a pas de préset vide à partir duquel on peut bidouiller notre son. Nous sommes forcés de le sculp­ter à partir d’un préset déjà programmé. Rien de grave, il suffira de sauve­gar­der un TONE que nous aurons vidé manuel­le­ment, mais ça ne coûtait rien de nous le propo­ser.

Et puis je râle une deuxième fois parce que non content d’être français, je suis pari­sien. Je réitère donc une critique que j’avais déjà formu­lée à l’en­contre du POD HD500X: puisqu’il y a 4 sons dispo­nibles d’em­blée, pourquoi ne pas mettre, dans l’ordre, un clean, un crunch, un rhythm et un lead? Pourquoi l’avoir fait dans le désordre et avec des effets parfois enva­his­sants?

Heureu­se­ment, il y a quand même beau­coup de motifs de satis­fac­tion. L’ap­pli­ca­tion intègre un lecteur audio et nous aurons la possi­bi­lité de dres­ser une play­list de morceaux et de jouer par-dessus. Nous pour­rons d’ailleurs abais­ser leur tempo de moitié ou mettre en boucle des passages pour bien les assi­mi­ler. Et pour nous mettre dans des condi­tions opti­males, Line 6 nous propose sa tech­no­lo­gie TONE­MATCH qui sélec­tionne pour nous des présets en fonc­tion des morceaux lus par le lecteur. Si l’un de ces sons nous plaît parti­cu­liè­re­ment, nous pour­rons le placer dans le dossier FAVO­RITES.

Vous remarque­rez que le nom de l’on­glet est en anglais. Dans l’iPad gracieu­se­ment prêté par Line 6 était instal­lée une version BETA de l’app (avec un tout petit crash). Espé­rons qu’elle sera traduite dans notre langue et qu’elle gagnera en stabi­lité, ce dont je ne doute pas, connais­sant le sérieux de la marque dans ce domaine. J’ai aussi remarqué que si l’on bascule de l’AM­PLIFi REMOTE à une autre appli­ca­tion, la connexion Blue­tooth se perd avec l’am­pli. Elle revient auto­ma­tique­ment dès qu’on relance l’ap­pli­ca­tion.

Quand on change un para­mètre direc­te­ment sur l’am­pli (et on le fait souvent malgré l’iPad sur nos genoux, par réflexe), le chan­ge­ment sera effec­tif, mais ne sera pas indiqué sur l’ap­pli­ca­tion, on ne pourra pas savoir dans quelle mesure nous avons augmenté le DRIVE, par exemple.

J’ai aussi noté un dernier gros défaut qui sera sûre­ment corrigé dans la version finale: quand on lance un morceau dans le lecteur et que l’on change d’ap­pli­ca­tion pour lire la parti­tion ou les paroles par exemple, la chan­son s’ar­rête. Pour l’ins­tant, la solu­tion est de la jouer dans iTunes et de garder la « télé­com­mande » Line 6 ouverte (mais nous perdrons l’avan­tage des boucles et autres ralen­tis­se­ments de tempo de son lecteur).

Puisque nous pouvons jouer accom­pa­gnés par un MP3, il est dommage que les ingé­nieurs cali­for­niens n’aient pas ajouté une deuxième entrée jack comme sur le POD HD, un de ses gros points forts, afin de pouvoir jouer avec un ami (celui dont on a insulté la copine et qui n’est pas très rancu­nier, recon­nais­sant qu’elle n’a effec­ti­ve­ment pas un physique facile).

L’in­ter­face est agréable et les icônes d’am­plis, clas­sés en 4 caté­go­ries (CLEAN, AMERI­CAN, BRITISH, HIGH GAIN), sont clai­re­ment iden­ti­fiables. La firme améri­caine annonce plus de 200 amplis et effets. Pour les amplis, j’en ai compté 52 diffé­rents (vous pouvez consul­ter leur liste en jetant un coup d’œil aux captures d’écran, ils y sont tous). Chan­ger l’ordre de la chaîne ou passer d’un onglet à l’autre s’ef­fec­tue sans accroc sauf quand il s’agit de chan­ger d’am­pli ou d’ef­fet. Il faut alors appuyer sur une toute petite icône et on s’y reprend souvent plusieurs fois avant de passer à la page dési­rée. Enfin, tout ça est quand même infi­ni­ment plus pratique et ludique que de connec­ter notre ampli à son ordi ou devoir le para­mé­trer sur un petit écran LCD.

Pour finir, il n’y avait au moment du test que les 4 présets présents dans l’am­pli et pas de possi­bi­lité immé­diate d’en télé­char­ger. Line 6 nous rassure cepen­dant en affir­mant qu’il y en aura plusieurs centaines dès le départ. Il est aussi impor­tant de noter que l’AMPLIFI 150 aura son propre type de présets pour exploi­ter plei­ne­ment les possi­bi­li­tés des 5 enceintes. Il ne sera donc pas rétro­com­pa­tible avec les présets des autres produits de la marque.

 

ELEC­TRIFi

Pour vous présen­ter les sons de l’AMPLIFi 150, j’ai utilisé ma Fender Tele­cas­ter Deluxe et une Gibson SG stan­dard accor­dée un ton en dessous. Comme il n’y a pas une, mais cinq enceintes, au lieu de mettre un SM57 au hasard devant l’am­pli, nous avons opté avec Red Led et Los Teignos pour un enre­gis­treur ZOOM Q3 situé à quelques dizaines de centi­mètres de l’ap­pa­reil.

Voici donc pour commen­cer 2 présets d’usine.

1 arpege
00:0000:41
  • 1 arpege 00:41
  • 2 lust­for 00:09

Nous note­rons que les sono­ri­tés sont étran­ge­ment simi­laires au POD HD500X. D’ailleurs, j’ai trouvé le son au casque plus flat­teur que celui un peu plus agres­sif (criard?) prove­nant des enceintes. J’ai été quand même assez agréa­ble­ment surpris par les présets de départ, surtout par le LEAD que je vous dévoi­le­rai plus loin, très effi­cace et facile à jouer.

Si l’on ne penche pas l’am­pli vers soi, les basses restent bien présentes, mais on perd beau­coup d’ai­guës et de hauts médiums. Il faudra donc bien jouer face à l’am­pli. D’au­tant plus que son volume n’est pas exces­sif, vos oreilles ne crain­dront pas grand-chose. Les 150W annon­cés ne corres­pondent pas aux 150W d’un ampli à lampes. Même en le pous­sant à fond, il n’est pas sûr que votre guitare couvre un batteur. L’uti­li­sa­tion de cet ampli sera donc domes­tique ou ne sera pas. Pour la musique de votre iPod, il passera au niveau supé­rieur en gonflant son volume sonore et sera large­ment suffi­sant.

Voici quelques sons vite program­més et enre­gis­trés: un exemple à la Van Halen avec un modèle Marshall Plexi Variac, un riff metal sur une tête Line 6 Modern High Gain, une petite bossa sur un son clair modèle Line 6 Super Clean, trois accords arpé­gés en son clair + chorus sur Line 6 Sparkle et enfin une petite grille bluesy avec un Line 6 Bayou + réverb Large Hall qui nous permet­tra d’ap­pré­cier la bonne dyna­mique des modé­li­sa­tions.

4 vanha­len
00:0000:10
  • 4 vanha­len 00:10
  • 5 metal 00:17
  • 6 bossa 00:17
  • 7 clean chorus 00:30
  • 8 blues dyna­mic 00:32

Nous restons en terrain connu avec ce nouveau produit Line 6. Ce n’est pas du côté des modé­li­sa­tions qu’il faut attendre du nouveau. Les recréa­tions d’am­plis sont de qualité variable quoique dans l’en­semble rela­ti­ve­ment fidèles et satis­fai­santes. Les effets sont quant à eux toujours aussi bons (surtout avec la stéréo).

Pour finir, nous allons tester le lecteur audio de l’ap­pli­ca­tion en jouant d’abord sur  un morceau blues rock avec un son lead à base de Flan­ger dans un esprit 70’s (Modèle Line 6 JTS-45) puis, comme j’ai toujours regretté de ne pas avoir enre­gis­tré un solo sur « The Maze », long morceau psyché­dé­lique du dernier album d’Abrahma, le groupe dans lequel j’of­fi­cie, voici une petite impro jouée à l’ar­rache avec le son LEAD des présets d’usine.

blues­rock
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  • blues­rock 00:36
  • abrahma 01:23

Préci­sons-le : la capta­tion du Zoom Q3 ne rend pas grâce ici à la qualité de resti­tu­tion de l’Am­plifi qui évoque plus, in situ, une version body­buil­dée des Jambox de Jawbone. A mi-volume, l’ap­pa­reil permet tout à fait de remplir de son une pièce de 25 m². Et comme on dispose de fonc­tion de bouclages pratique pour s’en­traî­ner, on se dit que ce concept hybride s’en sort mieux que bien.

SALSIFi

En résumé, cet AMPLIFi 150 a tout d’un « prac­tice amp » comme le disent nos amis anglo-saxons. Il inté­res­sera donc tout natu­rel­le­ment les guita­ristes occa­sion­nels et même confir­més qui souhaitent s’exer­cer dans de bonnes condi­tions, avec un peu de tout direc­te­ment sous la main (accor­deur, lecteur audio avancé, présets prépa­rés et sélec­tion­nés, etc.). Le guita­riste profes­sion­nel soli­taire écumant les café-concerts y trou­vera aussi une utilité s’il veut se faire accom­pa­gner d’un play­back sans avoir à amener un deuxième ampli ou une sono. Mais il me semble que la vraie cible de Line 6, que l’on doit saluer au passage pour l’ori­gi­na­lité du concept, ce sont les plus « connec­tés » d’entre nous, ceux qui manient le mieux les nouvelles tech­no­lo­gies, à savoir les djeun’s. Même si le prix légè­re­ment trop élevé du combo, annoncé à 449€ (surtout sans la pédale FBV, grrr), risque de les effrayer, ils pour­ront toujours se tour­ner vers son petit frère, l’AM­PLIFi 75, légè­re­ment moins puis­sant, mais aussi moins cher, à 359 € (au grand soula­ge­ment de papa-maman). Il convien­dra parfai­te­ment au débu­tant amateur de simpli­cité, mais surtout à l’étu­diant qui n’a pas assez de place dans sa chambre pour un ampli + un système audio et qui voudrait pouvoir sono­ri­ser une grosse teuf bien fracasse.

Notre avis : 7/10

  • Bluetooth / pas de câbles
  • l’AMPLIFI REMOTE APP simple et complète
  • TONEMATCH
  • Tout à portée de main
  • Originalité du concept ampli/système audio
  • Polyvalent
  • Puissant pour l’audio
  • Un poil cher
  • Limité en standalone
  • Le plastique
  • Sonorités parfois agressives

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