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Roland UA-55 Quad-Capture
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Test de la Roland Quad Capture

Interface audionumérique USB de la marque Roland appartenant à la série UA

test
113 réactions
Roland fait du quad
9/10
Award Qualité / Prix 2011
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Une petite carte son sonnant très bien, munie de fonctions intéressantes, plutôt bien construite et pas très chère, ça vous dit ? Alors je vous propose de vous pencher avec moi sur la Quad Capture de Roland. Et si vous avez besoin de plus gros, ce n’est pas un problème comme nous le verrons.

Si vous deman­dez de citer des construc­teurs de réfé­rence en inter­faces audio­nu­mé­riques, on vous énumè­rera pas mal de marques, mais proba­ble­ment pas Roland.

C’est que la marque était peu visible sur ce marché où ses produits étaient jusqu’à ces dernières années estam­pillés Edirol. Ces inter­faces audio n’étaient pas non plus des « réfé­rences », mais offraient en géné­ral de bons rapports qualité-prix visant plutôt le marché amateur, leur qualité audio n’at­tei­gnant pas tout à fait les exigences de pros. Pour­tant, Roland sait faire du son pro. C’est notam­ment le cas avec ses consoles numé­riques de live V-Sytem commer­cia­li­sées par RSS (Roland System Solu­tion).

Pourquoi ne pas mettre les tech­no­lo­gies RSS dans une carte son Roland ? C’est ce qui a été fait avec la Quad Captu­re… Et ça marche !

Présen­ta­tion

Roland Quad Capture

La Quad Capture est une inter­face 4×4 canaux munie de deux entrées analo­giques et deux numé­riques, et la même chose pour les sorties.

Les entrées analo­giques se font sur prises combo XLR/jack. Les sorties (ligne) se font sur jacks symé­triques. Entrées et sorties numé­riques sont en coaxial. À ceci s’ajoute une sortie casque sur jack 6,35mm.

Voyons… si je compte bien, on a bien 4 canaux en entrée, mais en sortie ? Deux analo­giques en ligne + deux analo­giques pour le casque + 2 numé­riques, ça ferait 6 canaux ?

Hélas non. Comme sur les Duo et Tri testées récem­ment, la sortie casque n’est pas consti­tuée de canaux indé­pen­dants de la sortie main, mais réali­sée par un dédou­ble­ment dans le hard­ware du signal sortant. Je n’ai pas détecté de consé­quence sur la qualité d’écoute. Mais c’est à l’usage que ça peut être un peu plus gênant.

Ajou­tons à ceci une paire d’en­trée/sortie MIDI et le tour est complet. On note l’ab­sence d’ADAT, mais à ce prix…

Roland Quad Capture

Tout ceci est enclos dans un boîtier format ½ rack typique des cartes 4×4. Celui-ci est, à l’ex­cep­tion de la façade en plas­tique, en métal noir avec une belle fini­tion. Ses bords arron­dis et le liseré chromé qui entoure la façade contri­buent d’ailleurs à un look sobre et classe. Les vis BTR chro­mées assez proémi­nentes donnent un peu un look pro. À cause de la légè­reté de l’en­semble (570 g), le métal de la carcasse semble assez fin. Mais c’est de l’alu­mi­nium et non de la tôle, ce qui donne à la fois rigi­dité et légè­reté. On n’hé­si­tera donc pas à glis­ser cette carte dans un (grand) sac au côté de son ordi­na­teur portable.

Par ailleurs, boutons et potards sont plutôt à la hauteur, de même que les affi­chages par LEDs qui se font au travers de la surface de la façade qui est donc trans­pa­rente à ces endroits.

Seule ombre au tableau, les switchs à l’ar­rière. Ces petits switchs en plas­tique font, eux, un peu bas de gamme et rappellent qu’un tarif agres­sif ne tombe pas de la lune.

Le plus gênant n’est pas tant la nature de ces switchs que le choix de ceux-ci pour les fonc­tions qu’ils commandent.

Visuel­le­ment, la Quad est donc un bel objet dont l’as­pect quali­ta­tif est loin de beau­coup de produc­tions pleines de plas­tique au faux look pro omni­pré­sentes dans cette gamme de prix. Un profes­sion­nel n’aura pas à rougir en la sortant pour une prise de son en nomade.

Des boutons et des fonc­tions

Moni­to­ring, oui mais…

Roland Quad Capture

On trouve nos deux entrées sur la partie gauche de la face avant. Sur la droite figurent la sortie casque et les contrôles de moni­to­ring. Ils sont consti­tués de deux rota­tifs, un gérant le volume géné­ral, l’autre la balance entre le mix (le son sortant de l’ordi) et les entrées. Très pratique. On trouve égale­ment un bouton pous­soir « MONO » qui permet de véri­fier les problèmes de phase ou de ne pas être embêté par la répar­ti­tion stéréo des canaux quand on enre­gistre des sources mono. Bien vu.

Hélas, on a vu qu’il n’y a pas de contrôle de volume indé­pen­dant pour le casque et la sortie prin­ci­pale. C’est à mes yeux le défaut majeur de cette carte : avec des enceintes ampli­fiées, il est diffi­cile de bais­ser le volume de celles-ci ou de les couper quand on veut faire une véri­fi­ca­tion au casque ou tout simple­ment lorsqu’on veut passer de l’écoute sur enceintes à l’écoute au casque pour enre­gis­trer. Vrai­ment dommage. Pour qui a l’ha­bi­tude de passer fréquem­ment du casque aux enceintes, il faudra que ces dernières disposent d’une possi­bi­lité de réglage acces­sible ou acceptent un signal numé­rique (prises coaxiales).

Switchs sans témoins

Les réglages d’en­trées se partagent entre la façade et l’ar­rière, avec les switchs évoqués plus haut. L’un enclenche la fonc­tion Hi Z (haute impé­dance) pour travailler avec des guitares ou basses bran­chées direc­te­ment. Un autre allume l’ali­men­ta­tion Phan­tom pour les micros à conden­sa­teurs. Hélas, aucun témoin en façade ne vient rappe­ler l’en­clen­che­ment de l’un ou de l’autre. C’est surtout embê­tant pour l’alim Phan­tom quand on sait le risque qu’il y a à bran­cher-débran­cher avec celle-ci enclen­chée. Ou encore son incom­pa­ti­bi­lité souvent domma­geable avec les micros à rubans. Atten­tion néces­saire, donc.

Puisqu’on parle des switchs, il en existe un troi­sième : « Ground lift » (coupure de la mise à la terre). Très pratique lorsqu’on se retrouve avec une boucle de masse et parti­cu­liè­re­ment précieux pour une utili­sa­tion sur scène, surtout avec un ordi­na­teur portable. Bien vu.

Auto sens : le bon génie

Reve­nons sur la face avant avec les réglages de gain (ici appe­lés « SENS ») qui occupent la partie centrale. Ce sont deux rota­tifs entou­rés de leur discrète (mais lisible) couronne de LEDs.

Roland Quad Capture

Entre ceux-ci, on trouve un bouton « auto sens » qui est une des fonc­tions géniales de cette inter­face. Il ne s’agit de rien d’autre qu’un auto-gain. Lorsqu’on veut enre­gis­trer, on enclenche ce bouton et on joue. Les gains s’ajustent auto­ma­tique­ment. Un second appui sur le bouton mémo­rise le réglage et il n’y a plus qu’à enre­gis­trer. Ça n’a peut-être l’air de rien, mais le gain de temps et de confort est super quand on s’en­re­gistre soi-même jouant d’un instru­ment. Habi­tuel­le­ment, il nous manque toujours une troi­sième main pour régler son préam­pli. Le gain est ici réglé auto­ma­tique­ment de façon opti­mum avec des crêtes autour de –12 dB. Au lieu de faire la navette entre son instru­ment et le bouton de gain avec un œil sur les vumètres, on peut donc se concen­trer sur son jeu.

Merci Roland !

Le son ? Elle a tout d’une grande

Roland Quad Capture

La fabri­ca­tion propre de cette carte et la géniale fonc­tion auto-sens « musi­cian friendly » ne suffi­raient pas à susci­ter un enthou­siasme déme­suré, celui-ci étant grevé par les lacunes d’af­fi­chage et de moni­to­ring.

Mais il y a le son, et de ce côté, c’est vrai­ment du tout bon. Mise face à une RME Multi­face (et d’un préam­pli Quad Mic de même marque), la Quad Capture s’est montrée large­ment à la hauteur, voire meilleure. Il est vrai que le RME Quad Pre est un préam­pli très neutre, souvent consi­déré comme froid. Mais rappe­lons qu’il coûte à lui seul près de deux fois le prix de la Quad Capture !

On est donc très loin des résul­tats « très corrects » que donnaient les géné­ra­tions Edirol et la Quad peut sans problème reven­diquer une utili­sa­tion profes­sion­nelle.

Un docu­ment de chez Roland (en anglais) explique les nombreuses tech­niques mises en œuvre pour atteindre cette qualité audio. Je vous résume les quelques points :

-      Pour éviter les inter­fé­rences entre les circuits, les circuits analo­giques et numé­riques ont été montés sur des PCB diffé­rents, chacun possé­dant par ailleurs sa propre alimen­ta­tion, ce qui permet d’ali­men­ter les circuits analo­giques à une tension bien supé­rieure au circuit numé­rique. Roland annonce ainsi un rapport signal/bruit de 104 dB.

-      Un travail parti­cu­lier a été fait sur les alimen­ta­tions afin de les affran­chir des insta­bi­li­tés de l’USB.

-      Une horloge à cris­tal de quartz assure une parfaite synchro­ni­sa­tion, dimi­nuant forte­ment le jitter.

Notez qu’on peut trou­ver des choses simi­laires sur d’autres inter­faces, mais Roland affirme que la tech­no­lo­gie d’ali­men­ta­tion présente dans la Quad lui est propre, de même évidem­ment que le driver « VS Strea­ming ».

Mais quoi qu’il en soit, le résul­tat est là : le son est bon. Et j’ai aussi pu travailler à des latences très basses avec cette carte sur un portable pour­tant « à tout faire » et pas opti­misé pour l’au­dio.

 

entree Ligne-22
00:0000:33
  • entree Ligne-2200:33
  • Basse-1600:39
  • Basse COMP-1500:47
  • SM58–2300:34
  • comp SM58–1900:34
  • SM58 prise Y-2600:34
  • C414–1700:34
  • comp C414–1800:35
  • C414 prise Y-2700:33
  • Gtr COMP directe-2000:16
  • Gtr directe-2100:34

Fonc­tions supplé­men­taires

Octa, la grande sœur

Ceux qui ont besoin de plus d’en­trées / sorties pour­ront se tour­ner vers la grande sœur de la Quad à savoir l’Octa Capture. Cette version au format rack avec cornières four­nies est basée sur la même construc­tion et les mêmes concepts, mais dispose de 10 entrées dont 8 préam­plis, de 4 canaux d’écoute (soit 8 mono sur sorties analo­giques) avec mélan­geurs logi­ciels permet­tant de faire des mix de moni­to­ring diffé­rents. Le DSP offre en plus une réverbe pour le moni­to­ring en enre­gis­tre­ment. Un écran LCD affiche des infor­ma­tions, dont les vumètres des entrées. Elle est commer­cia­li­sée 600 €.

La Quad Capture embarque un DSP (Digi­tal Signal Proces­sor) 40 bits qui permet de dispo­ser, pour chaque entrée, d’un compres­seur, d’un filtre coupe-bas et d’un inver­seur de phase.

Je suis un peu réservé sur l’uti­lité du compres­seur, préfé­rant compres­ser les prises a poste­riori, au mixage. L’in­té­rêt d’un compres­seur à la prise est surtout d’évi­ter le clip­ping du conver­tis­seur analo­gique/numé­rique. Mais comme ici, c’est le signal numé­risé qui est traité, il n’em­pêche pas de satu­rer le conver­tis­seur (l’auto-sens dimi­nue tout de même gran­de­ment ce risque).

Cepen­dant, comme ce compres­seur fonc­tionne bien et sonne bien, il pourra être utile notam­ment pour les enre­gis­tre­ments directs sur 2 pistes, avec une paire de micros ou au cul d’une console.

Le coupe-bas et l’in­ver­seur de phase sont des outils précieux, parti­cu­liè­re­ment pratiques à la prise, notam­ment pour le place­ment des micros.

Conclu­sion

Si elle n’avait ce défaut de parta­ger les mêmes canaux pour la sortie prin­ci­pale et la sortie casque, j’au­rais sans hésité déli­vré un award « valeur sûre » à cette carte. Malgré quelques lacunes, cette carte offrant une belle construc­tion, des ports MIDI et numé­riques, une latence basse et un excellent son pour seule­ment 200 € mérite bien un award qualité/prix.

Ceux qui sont séduits par sa qualité, mais ont besoin de plus gros pour­ront sans problème se tour­ner vers l’Octa Capture qui serait sans doute mon choix s’il me fallait rempla­cer ma RME Multi­face.

9/10
Award Qualité / Prix 2011
Points forts
  • construction et esthétique
  • qualité sonore
  • Auto-sens (gain automatique) génial
  • ground lift
  • pas d'alimentation supplémentaire
  • prix
Points faibles
  • canaux analogiques communs aux moniteurs et au casque
  • quelques switchs un peu cheap à l'arrière
  • pas de voyant d'alimentation Phantom
  • pas d'ADAT

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