Maintenant que vous possédez l'équipement d'acquisition audio nécessaire et suffisant pour démarrer sereinement vos enregistrements avec en sus la solution de traitement acoustique indispensable afin de pouvoir en tirer le meilleur parti, voyons ce qui vous attend à la prochaine étape…

Et après ?
Pour savoir ce qu’il convient de faire à présent, réfléchissons à ce qui vous distingue le plus d’un environnement de studio. Si vous avez suivi mes recommandations de ces dernières semaines, l’élément clé qu’il vous manque à ce stade n’est autre qu’un système d’écoute digne de ce nom.
Alors oui, je sais que nous sommes dans une série d’articles consacrés à l’enregistrement et que dans l’absolu, votre système d’écoute n’a pas d’influence directe sur la qualité de vos prises. J’ai d’ailleurs moi-même souligné ce point dans la section des commentaires pour recentrer le débat lorsqu’il me semblait que certains d’entre vous s’éloignaient du sujet. Toutefois, il faut savoir être réaliste et tenir compte de la finalité de toute cette histoire, à savoir vous permettre de produire des titres de qualité. Or, dans ce cadre, la stratégie d’investissement raisonnée que je prône repose sur un principe simple d’optimisation du ratio coût / gain en rendu sonore final. Du coup, étant donné l’état actuel du home studio conseillé, la meilleure façon de maximiser ce ratio passe par la case mixage et donc, de fait, par l’acquisition d’un bon système d’écoute.
Pour conclure cet épisode, faisons un petit bilan. Équipé tel que vous devez l’être à ce stade, vous avez toutes les cartes en main pour confectionner des titres qui tiendront largement la route. À titre d’exemple, sachez que le premier album produit par mes soins a été réalisé avec beaucoup moins de moyens que cela et ça n’a pas empêché ledit album d’être diffusé sur les ondes nationales. Je suis certain qu’il ne s’agit pas là d’un cas isolé. Bien sûr, vous ne pourrez pas tout faire techniquement parlant, mais vos limites matérielles actuelles vous pousseront à être créatif. Mine de rien, c’est l’un des meilleurs moyens pour développer votre niveau d’expérience, ce qui vous sera utile tout au long de votre aventure musicale. Si malgré la mise en oeuvre de l’ensemble des conseils prodigués ces dernières semaines, vous n’arrivez toujours pas à un rendu a minima satisfaisant, j’ai bien peur que le problème ne vienne pas d’un soi-disant manque de « matos ». Le coupable est probablement plus à chercher au niveau de la composition, de l’arrangement, de la qualité de jeu, ou bien encore du côté de votre manque de savoir-faire en matière de production, qu’il s’agisse de la prise, de l’édition, du mixage ou du mastering. Ainsi, votre salut ne viendra pas d’un quelconque joujou magique hors de prix, mais plutôt de la pratique. Laissez-vous donc le temps d’apprendre, c’est encore le meilleur moyen d’arriver à vos fins !
Sur ce, rendez-vous la semaine prochaine pour la dernière partie de ce chapitre consacré à la stratégie d’investissement pour l’enregistrement en home studio.