Avec son nouveau processeur huit cœurs, ses 4 Go de RAM, ses 64 Go de stockage et son nouvel environnement MPC 3, la MPC One G2 conserve le format compact de sa devancière tout en promettant beaucoup plus de puissance. Mais au-delà des chiffres, que change réellement cette nouvelle génération ?
MPC One, One+ et G2 : ce qui change vraiment
La MPC One avait déjà trouvé sa place auprès des musicien·nes qui voulaient retrouver l’approche des MPC dans un format plus compact que celui des MPC Live. La MPC One+ lui a ensuite succédé, en apportant le Wi-Fi, le Bluetooth, un processeur plus rapide et davantage de mémoire et de stockage. Avec la MPC One G2, Akai conserve le même gabarit, mais augmente encore les ressources disponibles. Alors qu’elle est présentée comme une nouvelle génération (G2), la machine paraît ne pas avoir évolué. À part la couleur, il est difficile de distinguer ce nouveau modèle de sa devancière, on retrouve le même format et la même philosophie, avec écran tactile de 7 pouces et les commandes classiques d’une MPC. C’est à l’intérieur qu’il faut chercher les principales différences. Le processeur passe à huit cœurs, la mémoire vive double par rapport à la One+ et le stockage interne est multiplié par quatre. Plutôt qu’une nouvelle génération, cette nouvelle version apporte surtout davantage de marge de manœuvre grâce à son matériel. Reste à voir ce que ce surplus de puissance change réellement à l’usage.
Une MPC One qui ressemble à une… MPC One

Côté connectique, la MPC One G2 dispose de deux entrées et deux sorties audio analogiques, ainsi que d’une sortie casque. On trouve également des prises MIDI DIN entrée et sortie, quatre mini connecteurs TRS pouvant fournir huit sorties CV/Gate, un port USB-A et un emplacement pour carte SD situé à l’avant. Finalement, le changement le plus significatif par rapport aux générations précédentes concerne l’apparition d’un port USB-C, qui peut servir à connecter la MPC à un ordinateur ou à un autre équipement compatible.

La MPC One G2 est livrée avec son alimentation secteur et un câble USB-C. Ne pas oublier que, contrairement à la MPC Live III, la MPC One G2 ne possède pas de batterie. Comme souvent aujourd’hui, l’essentiel des ressources logicielles, ainsi que les modes d’emploi, se récupère ensuite en ligne.

- MPC One G2 Tek Tek01:06
- MPC One G2 Slow Op01:11
- MPC One G2 Perfo100:39
- MPC One G2 Perfo201:15
- MPC One G2 Synthpop00:44
- MPC One G2 Drums Future 100:33
- MPC One G2 Drums Future 200:39
- MPC One G2 Drums Synthpop 100:09
- MPC One G2 Drums Synthpop 200:32
Performances : une puissance quatre fois supérieure pour travailler en toute sérénité

Prise en main : écran tactile, pads et Q-Link

La MPC One G2 à l’usage : Arranger, Matrix et nouveaux oscillateurs

MPC 3.9 a également apporté des nouveautés importantes du côté synthèse. Les nouveaux oscillateurs peuvent être utilisés dans les programmes Keygroup et Drum Tracks. Ils ne sont donc pas cantonnés à un instrument séparé, ils peuvent maintenant entrer directement dans la construction d’un programme. On peut construire son propre moteur sonore en combinant plusieurs oscillateurs, classiques, Single Cycle, Wavetable, FM ou RM, avec un filtre, des enveloppes et différentes sources de modulation. On se retrouve finalement avec une sorte de synthé modulaire virtuel, à construire selon ses besoins. Et ce n’est pas tout, jusqu’à huit layers peuvent être superposés dans un même programme. Chacun disposant de sa propre chaîne de synthèse, on peut ainsi se construire des sons complexes en empilant plusieurs moteurs sonores indépendants. À partir d’une architecture assez simple, on arrive assez vite avec un programme utilisant différentes formes de synthèse.
L’échantillonnage toujours au top

Ce n’est pas nouveau, mais cela mérite d’être mentionné, la machine dispose également d’un Auto Sampler, qui automatise l’échantillonnage d’instruments electroniques. Reliée en MIDI à un instrument externe dont la sortie audio revient dans la MPC, elle peut jouer différentes notes et les enregistrer en audio pour constituer automatiquement un programme à partir des échantillons obtenus. Il est possible de définir la durée des samples, la plage de notes à couvrir et le nombre de samples à enregistrer pour chaque zone, afin de les répartir sur plusieurs niveaux de vélocité. On passe alors d’un simple enregistrement à la création d’un instrument multisamplé. Facile. Et ça nous fait économiser de longues heures de manipulation.
Pour le reste, la One G2 reprend tout l’arsenal habituel d’une MPC récente : égaliseurs, compresseurs, limiteurs, réverbérations, délais, chorus, flanger, phaser, distorsions et autres effets de modulation. On retrouve aussi les outils de traitement et d’édition audio habituels, ainsi que les fonctions de mixage, d’automation et de routage qui permettent de concevoir le projet directement dans la machine. Rien de tout cela n’est vraiment nouveau ici (voir les tests des MPC récentes), mais l’ensemble contribue à faire de la MPC une station de production capable de couvrir une bonne partie du travail, du premier sample au mixage final. Et surtout, elle se prête à des styles très différents. On aurait donc tort de la cantonner aux musiques urbaines.
