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Test du Jupiter-08 de Roland - Concentré divin ?

Rédigé par un humain
8/10

Le Jupiter-08 est la toute nouvelle modélisation au format compact Boutique du célèbre Jupiter-8. Avec sa façade revue, sa puissance accrue et sa station d’accueil clavier fournie, fera-t-il oublier le JP-08 ?

Test du Jupiter-08 de Roland : Concentré divin ?

Les premiers modèles de la série Boutique remontent à dix ans déjà. Il s’agit de modules ultra- compacts inté­grant un petit HP, capables de se loger dans une station d’ac­cueil clavier ou desk­top, afin d’of­frir une auto­no­mie totale, grâce à un fonc­tion­ne­ment sur piles. Le JP-08 a été l’un des premiers, modé­li­sant avec réus­site le cultis­sime Jupi­ter-8 sorti en 1981. Il souf­frait néan­moins de deux limi­ta­tions : d’abord, Roland Jupiter-08 - oblique 7la préci­sion de la modé­li­sa­tion ACB plafon­nant la poly­pho­nie à quatre voix, soit la moitié du modèle vintage, trop juste pour jouer sans compro­mis. Ensuite, la dispo­si­tion des commandes en façade arran­gées en deux rangées de mini-curseurs de 10 mm, trop petits pour être précis. Pour les 45 ans du Jupi­ter-8, Roland a décidé de revoir sa copie, avec un synthé embar­quant plus de puis­sance – donc de poly­pho­nie – et une façade large­ment rema­niée. Le nouveau Jupi­ter-08 est-il le Boutique que nous atten­dions depuis dix ans ?

Un mini-module livré avec une station d’ac­cueil pour une auto­no­mie totale

Roland Jupiter-08 - serré 1Le Jupi­ter-08 est livré avec une station d’ac­cueil K-25m dotée d’un mini-clavier, ce qui le posi­tionne l’en­semble à un tarif plutôt premium. L’en­semble tota­lise 308 × 209 × 54 mm pour 1,6 kg, ce qui le rend faci­le­ment trans­por­table. Le module se fixe sur les flancs en alu brossé (du plus bel effet) via des petits axes et un support esca­mo­table en plas­tique léger, tout comme le fond, permet­tant de l’in­cli­ner suivant trois posi­tions. Il est relié par un connec­teur 16 broches. Le clavier de deux octaves répond unique­ment à la vélo­cité, mais elle n’est, hélas, pas inté­grée au moteur du Jupi­ter-08 (V1.01 testée). Sa réponse est correcte et le débat­te­ment assez confor­table, mais les touches sont courtes. Il manque toujours une prise pour pédale de main­tien. Dommage, car le concept, formant un ensemble auto­nome, est intel­li­gent. Le boitier DK-01 option­nel offre les mêmes possi­bi­li­tés d’in­cli­nai­son sans le clavier. La construc­tion du module est tout à fait honnête : avant, façade et arrière en tôle pliée solide, dessous et côtés en plas­tique.
Roland Jupiter-08 - droite 1Les commandes sont agréables : 22 touches à LED, 10 inter­rup­teurs, 4 sélec­teurs rota­tifs, 3 poten­tio­mètres et 17 curseurs linéaires. Leur arran­ge­ment a été tota­le­ment revu par rapport au JP-08. Le passage à une seule rangée de curseurs de 20 mm change complè­te­ment la donne : on s’y retrouve plus vite, on est plus précis. Avec les couleurs utili­sées et la rangée d’évents en partie haute, la ressem­blance avec le Jupi­ter-8 est encore plus frap­pante. Si la très large majo­rité des réglages est acces­sible en façade, le reste se fait très simple­ment par les menus, à l’aide du petit enco­deur-pous­soir et de l’écran à 4 LED 7 segments. La rangée infé­rieure de 22 touches permet de sélec­tion­ner les sons, choi­sir les pages menus, jouer des notes sur une octave, trans­po­ser le clavier, modi­fier le mode des voix, appe­ler les effets ou éditer les pas du séquen­ceur. Très pratique.
Roland Jupiter-08 - arrière 1Au plan connec­tique, à part l’en­trée horloge / avance du séquen­ceur placée en façade, tout se passe à l’ar­rière : inter­rup­teur secteur, port USB-C (alimen­ta­tion, Midi complet compris CC, archi­vage des mémoires, audio 2 entrées / 8 sorties en 24 bits / 44 kHz via un pilote, mise à jour du micro­lo­gi­ciel), mini-poten­tio­mètre de volume, sortie casque, sortie ligne, entrée ligne (routée direc­te­ment vers les sorties analo­giques/USB) et entrée/sortie Midi DIN. Les trois prises audio sont de type mini-jack stéréo. Sous le module, on découvre un petit HP (pas extra­or­di­naire, mais utile en dépla­ce­ment) et une trappe pour les quatre piles alca­lines AA-LR6 four­nies (à défaut de bloc secteur). L’au­to­no­mie annon­cée est de six heures avec des batte­ries Ni-MH de 1900 mAh. Ce côté nomade est un point fort du Jupi­ter-08.

Une modé­li­sa­tion réus­sie du timbre et du compor­te­ment du Jupi­ter-8

Roland Jupiter-08 - JP-8 faceLe Juip­ter-08 est propulsé par le moteur ABM, permet­tant une poly­pho­nie de 8 voix (mode origi­nel) exten­sible à 32 (mode avancé). En mode origi­nel, le son et le compor­te­ment géné­ral sont vrai­ment très proches du Jupi­ter-8, non seule­ment son timbre, sa poly­va­lence, ses attaques franches, mais aussi ses petites incon­sis­tances de fréquence entre les oscil­la­teurs, leur phase libre, leur PWM, leur synchro, la réponse des filtres, les cali­brages d’en­ve­lop­pes… c’est vrai­ment bluf­fant et fina­le­ment pas très éloi­gné, dans notre souve­nir, de l’ex­trême réalisme dans la modé­li­sa­tion de la tech­no­lo­gie ACB qui propul­sait le JP-08, au détri­ment d’une poly­pho­nie limi­tée à quatre voix. Seul bémol, les inter­mo­du­la­tions d’os­cil­la­teurs produisent un alia­sing assez marqué, quand on monte en fréquence, ce qui ne nous semblait pas le cas avec l’ACB. On appré­cie en revanche l’ab­sence de bruit de fond, le niveau de sortie audio bien cali­bré et la tran­si­tion sans coupure du son entre deux programmes. En mode poly­pho­nique avancé, on perd clai­re­ment de la vie, de la présence et de la rondeur dans le son, qui parfois même devient stérile. Sans hési­ta­tion, on préfère large­ment le mode origi­nel à huit voix.
Roland Jupiter-08 - oblique 4Le synthé est livré avec 129 sons d’usine parmi les 240 mémoires, toutes réins­crip­tibles. Certains reprennent in extenso les programmes origi­nels du Jupi­ter-8, que ce soient les basses qui cognent, les synchros carac­té­ris­tiques, les cordes soyeuses, les cuivres brillants, les solos coupants, les cloches métal­liques ou les percus­sions claquantes. On les appré­ciera davan­tage en mode poly­pho­nique origi­nel. Le Jupi­ter-8, avec son clavier statique, ses routages de modu­la­tion prédé­ter­mi­nés et son simple bouton-pous­soir de modu­la­tion, manquait d’ex­pres­si­vité. Il en est de même pour le Jupi­ter-08, dont le moteur sonore ignore la vélo­cité. La section effets, très réus­sie au plan sonore, apporte un verni non négli­geable et contri­bue au côté auto­nome de la machine. Elle permet au passage de véri­fier qu’un chorus de type Juno-106 sur un synthé à 2 VCO (modé­li­sés) un poil désac­cor­dés utili­sant des ondes à impul­sions variables modu­lées par un LFO est un peu too much. Rien n’em­pêche toute­fois de n’uti­li­ser qu’un oscil­la­teur, ce qui permet de compa­rer les deux méthodes pour créer des nappes soyeuses, tantôt Juno, tantôt Jupi­ter.

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Un synthé bitim­bral, poly­pho­nique de 8 à 32 voix suivant la qualité atten­due

Comme nous l’avons dit, le Jupi­ter-08 est un synthé dont la poly­pho­nie varie de 8 (mode origi­nel) à 32 voix (mode avancé). Le synthé est capable de produire deux programmes simul­ta­nés (parties Upper et Lower) en modes simple, séparé (Split) ou empilé (Dual). Deux touches en façade permettent de bascu­ler immé­dia­te­ment d’une partie à l’autre pour l’édi­tion (mais pas les deux en même temps). Pour chaque partie, on peut régler le volume, le pano­ra­mique, le mode poly­pho­nique (8 ou 32 voix), le type de filtre (on en reparle plus tard), le porta­mento, le mode des voix (poly, mono, unis­son, unis­son mono), l’ac­cor­dage, la plage de certains para­mètres (origi­nelle ou éten­due – on en reparle aussi plus tard), la dérive modé­li­sée des oscil­la­teurs et l’état modé­lisé du synthé (« l’âge »).
Roland Jupiter-08 - synoptiqueCes réglages sont mémo­ri­sés avec les motifs du séquen­ceur, faisant du coup aussi office de mode Preset (en voca­bu­laire jupi­té­rien). Il y a 96 Presets bitim­braux et 240 programmes simples (Patches), tous réins­crip­tibles. Une orga­ni­sa­tion un peu limi­tante, à laquelle s’ajoute un mode de sélec­tion de sons assez acro­ba­tique (zones multiples, combi­nai­sons de touches) qui nous force souvent à utili­ser l’en­co­deur pour faire défi­ler les sons. De plus en plus de synthés enre­gistrent tous leurs réglages dans un mode unique, permet­tant de rappe­ler tous les réglages en une action, Roland n’a pas choisi cette voix sur les récents modèles Boutique. On trouve aussi des pages Midi et Système où on règle, entre autres, le canal Midi d’émis­sion, le canal Midi de récep­tion de chaque partie, le niveau de l’en­trée audio et l’ac­cor­dage global.

Une orga­ni­sa­tion des modules de synthèse conforme au Jupi­ter-8

Descen­dons main­te­nant au cœur du réac­teur. Chaque voix comporte deux oscil­la­teurs (accor­dage sur 32–16–8–4–2 pieds pour le premier, par demi-ton de 16 à 2 pieds + désac­cor­dage fin pour le second).  Ils peuvent produire les ondes sinus, triangle, dent de scie, impul­sion variable, carré et bruit blanc (pas de bruit rose en mettant l’os­cil­la­teur 2 en posi­tion Low). La fréquence de chaque oscil­la­teur peut être modu­lée indé­pen­dam­ment par le LFO ou la première enve­loppe. La largeur d’im­pul­sion des deux oscil­la­teurs simul­ta­nés peut être défi­nie à la main ou modu­lée par le LFO ou la première enve­loppe. Les oscil­la­teurs peuvent s’in­ter­mo­du­ler, sous forme de synchro dure et de Cross Modu­la­tion dosable. Le second oscil­la­teur peut fonc­tion­ner en mode basse fréquence fixe, bien utile lors­qu’on le fait modu­ler le premier.
Roland Jupiter-08 - oblique 6Les deux oscil­la­teurs sont ensuite simple­ment balan­cés, puis entrent dans un filtre passe-haut statique dosable, suivi d’un filtre passe-bas réson­nant à 2 ou 4 pôles. Là où le moteur va plus loin que le Jupi­ter-8, c’est dans le choix de trois modèles de filtre, Roland, Sequen­tial et Moog Music, diffé­rents dans la couleur, la réponse en fréquence et l’ac­tion de la réso­nance. La réponse du curseur de fréquence de coupure est parfai­te­ment lisse, sans esca­lier. Cette dernière peut être modu­lée par l’une des deux enve­loppes dispo­nibles, le LFO et le suivi de clavier, avec des réglages sépa­rés. S’y ajoute la pres­sion (depuis un appa­reil exté­rieur) et le pitch­bend, via le menu, mais pas la vélo­cité, dommage. Pous­ser la réso­nance ne met pas le filtre en auto-oscil­la­tion, confor­mé­ment au Jupi­ter-8, sauf si on étend la plage de certains para­mètres via le menu (qui permet aussi d’étendre la plage de la fréquence de coupure, de l’ac­tion de l’en­ve­loppe sur le filtre et de vitesse du LFO). Le signal pour­suit sa course dans l’am­pli final, dont on peut régler la modu­la­tion par la seconde enve­loppe (conti­nue posi­tive) et le LFO (4 posi­tions). Mis à part quelques formes d’ondes supplé­men­taires, les filtres addi­tion­nels et les plages éten­dues, tout est bien conforme au Jupi­ter-8.

Des modu­la­tions clas­siques préas­si­gnées, héri­tage limi­tant du passé

Via le menu, on peut régler la plage et l’ac­tion du pitch­bend sur le filtre, ainsi que l’ac­tion de la pres­sion (externe) sur le LFO, la coupure du filtre et le volume. C’est d’ailleurs curieux de pouvoir mettre en jeu la pres­sion alors que le clavier fourni ne la trans­met pas, tandis que la vélo­cité qu’il trans­met ne peut pas être assi­gnée au moteur interne. Le LFO, global, est assez basique, se limi­tant aux réglages de vitesse (possi­bi­lité de monter dans l’au­dio si on active le mode étendu), délai et forme d’onde (sinus, triangle, dent de scie, carré, aléa­toire, chaos). Son cycle est toujours libre.
Roland Jupiter-08 - serré 3Les deux enve­loppes ADSR disposent d’un suivi de clavier sur les temps, fonc­tion très appré­ciable déjà présente sur le Jupi­ter-8. Elles partagent les mêmes commandes, mais on peut les éditer sépa­ré­ment ou simul­ta­né­ment. Elles savent claquer quand on leur demande. La première enve­loppe, inver­sable, est assi­gnable à la fréquence des oscil­la­teurs, à leur PW et au filtre. La seconde est assi­gnable au filtre et assi­gnée au volume. Voilà, c’est à peu près tout pour les modu­la­tions, on reste sur un synthé assez simple, comme l’an­cêtre. Souhai­tons toute­fois que Roland intègre une action de la vélo­cité, ça rendrait le synthé plus expres­sif.

Un multi-FX stéréo par partie suivi d’un délai et d’une réverbe globaux

Chacune des parties Upper / Lower peut être trai­tée dans un multief­fets stéréo distinct offrant 17 algo­rithmes : 3 chorus (Juno-106, pédale CE-1 Boss et SDD-320), 4 délais (synchro, stéréo, ping­pong, inversé), une over­drive, un fuzz, un épais­sis­seur, un réduc­teur de bits, un compres­seur lo-fi, 2 phasers, un filtre multi­mode et 2 pitch-shif­ters. Les para­mètres éditables sont nombreux (4 à 16) et varient suivant le type d’ef­fet : citons le niveau de bruit du chorus, la synchro des délais, les égali­sa­tions dans les délais, l’ajout d’har­mo­niques paires/impaires dans l’épais­sis­seur, la quan­tité de dégra­da­tion du signal dans les effets lo-fi, le nombre d’étages dans le phaser, les types et les pentes du filtre… Ce multief­fets est loin d’être un gadget, la quan­tité de réglages et la qualité sonore sont au rendez-vous. La sauve­garde se fait dans les programmes indi­vi­duels.
Roland Jupiter-08 - oblique 7Au niveau commun des deux parties, on trouve un délai et une réverbe stéréo, sauve­gar­dés dans les Presets (mode séquen­ceur). Le délai offre une synchro tempo­relle, un feed­back à fréquence para­mé­trable et des réglages sépa­rés pour les canaux gauche / droit en temps, niveau et pano­ra­mique. Tout ou partie du signal traité dans le délai peut être envoyé dans la réverbe. Elle peut fonc­tion­ner en mode stan­dard ou Shim­mer. Le mode stan­dard offre 5 algo­rithmes : 2 pièces, 2 halls et une plaque. On peut régler la quan­tité de signal traité par partie, le temps de prédé­lai, le temps de réverbe et le niveau de sortie. Le mode Shim­mer, parti­cu­liè­re­ment soigné, dispose de 14 para­mètres, dont les temps, les couleurs, la densité, la quan­tité de modu­la­tion du pitch, le délai, le volume, le tout sur chaque canal stéréo. Sa qualité est excel­lente et ouvre des possi­bi­li­tés accrues par rapport aux réverbes clas­siques. Une section qui conti­nue à progres­ser au cours du temps.

Un arpé­gia­teur et séquen­ceur poly­pho­nique à mouve­ments pour chaque partie

Le Jupi­ter-08 intègre le même arpé­gia­teur / séquen­ceur bitim­bral que les JX-08 / JD-08, où chaque partie possède ses réglages spéci­fiques. Les motifs d’ar­pèges dispo­nibles sont clas­siques : haut, bas, alterné, aléa­toire, comme joué. On peut régler la divi­sion tempo­relle (1/4, 1/8, 1/8T, 1/16, 1/16T, 1/32), ajou­ter du Shuffle (avance/retard), arpé­ger sur –3 à +3 octaves, déca­ler les arpèges de –36 à +36 demi-tons, chan­ger la durée des notes, conser­ver/fixer la vélo­cité jouée et main­te­nir le motif après relâ­che­ment. Les notes arpé­gées sont trans­mises en Midi avec leur vélo­cité, ce qui est utile pour pilo­ter un module externe qui répond à la vélo­cité, contrai­re­ment au moteur du Jupi­ter-08, nous l’avons assez dit.


Roland Jupiter-08 - oblique 1On passe au séquen­ceur : 64 pas, bitim­bral, poly­pho­nique 8 voix par partie, top ! Une séquence mémo­rise, en plus des deux motifs de partie, les numé­ros des deux programmes, les réglages des deux parties (pour rappel) et les effets globaux (délai, réverbe, pour re-rappel). On trouve 96 mémoires réins­crip­tibles (dont 12 préchar­gées), qui consti­tuent égale­ment le mode Perfor­mance (pour re-re-rappel). Les motifs des parties Upper et Lower peuvent être lus en même temps et mutés à la volée à partir des commandes en façade. On peut chan­ger le sens de lecture : avant, arrière, pendu­laire, inver­sion alter­née des pas pairs/impairs, aléa­toire et en avant déclen­ché avec le clavier. On trouve aussi une fonc­tion Shuffle (avance/retard).
L’en­re­gis­tre­ment se fait en mode grille (notes et liai­sons direc­te­ment entrées avec les 16 boutons de pas suivant la divi­sion tempo­relle choi­sie), en mode Step incré­men­tal (avec les 13 boutons de pas formant un clavier ou le clavier inté­gré) ou en mode temps réel (idem). Dans ce dernier, on peut entrer les mouve­ments de commandes à la volée. Il n’est pas possible de les éditer après coup, il faut les suppri­mer et recom­men­cer en cas d’er­reur. On peut ulté­rieu­re­ment entrer la durée et la vélo­cité de chaque pas en mode grille, la vélo­cité étant utile pour pilo­ter un module externe, comme pour l’ar­pé­gia­teur. Tout comme les notes, les CC des mouve­ments enre­gis­trés peuvent être trans­mis en Midi, bien vu ! Pour les moins inspi­rés, un géné­ra­teur aléa­toire de motifs est inté­gré. Roland n’a pas oublié les fonc­tions dupli­ca­tion, copier-coller, effa­ce­ment (notes, CC, tout) et annu­la­tion, sympa…

Notre avis : 8/10

Le Jupi­ter-8 reste le synthé emblé­ma­tique de Roland, 45 ans après sa sortie. Si la marque n’a toujours pas souhaité le réédi­ter sous sa forme analo­gique origi­nelle, elle l’a toute­fois modé­lisé sous toutes les décli­nai­sons maté­rielles et logi­cielles imagi­nables. Le premier Boutique JP-08 souf­frait essen­tiel­le­ment de deux limi­ta­tions : une poly­pho­nie maxi­mum de quatre voix et des curseurs rikiki. Le Jupi­ter-08 règle ces deux contraintes, avec un moteur plus puis­sant et une façade redes­si­née. Il parvient à main­te­nir le son emblé­ma­tique du Jupi­ter-8 (en mode poly­pho­nique origi­nel), offre une expé­rience de program­ma­tion quasi iden­tique (en beau­coup plus petit toute­fois), en y ajou­tant un mode poly­pho­nique étendu (au détri­ment de la qualité de modé­li­sa­tion), des effets réus­sis, un séquen­ceur sympa­thique et diffé­rents Roland Jupiter-08 - JP-8 gauchemodèles de filtres. On aurait souhaité que la marque en profite pour étendre les possi­bi­li­tés de modu­la­tion, en parti­cu­lier la prise en charge de la vélo­cité, comme elle a su le faire sur le JX-08, plus expres­sif. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Les autres reproches concernent l’alia­sing dans les inter­mo­du­la­tions d’os­cil­la­teurs à haute fréquence, la connec­tique audio en mini-jack, les moda­li­tés d’ar­chi­vage des mémoires et l’ali­men­ta­tion secteur non four­nie. Toute­fois, nous appré­cions cette nouvelle cuvée, certes posi­tion­née à un tarif premium, avec un son fidèle à l’an­cêtre en mode origi­nel, une prise en main aisée, le tout dans un module compact et auto­nome.

  • Roland Jupiter-08 - droite 1
  • Roland Jupiter-08 - droite 2
  • Roland Jupiter-08 - droite 3
  • Roland Jupiter-08 - face 1
  • Roland Jupiter-08 - face 2
  • Roland Jupiter-08 - face 3
  • Roland Jupiter-08 - face 4
  • Roland Jupiter-08 - face 5
  • Roland Jupiter-08 - face 6
  • Roland Jupiter-08 - face 7
  • Roland Jupiter-08 - face 8
  • Roland Jupiter-08 - gauche 1
  • Roland Jupiter-08 - gauche 2
  • Roland Jupiter-08 - gauche 3
  • Roland Jupiter-08 - JP-8 droite
  • Roland Jupiter-08 - JP-8 face
  • Roland Jupiter-08 - JP-8 gauche
  • Roland Jupiter-08 - oblique 1
  • Roland Jupiter-08 - oblique 2
  • Roland Jupiter-08 - oblique 3
  • Roland Jupiter-08 - oblique 4
  • Roland Jupiter-08 - oblique 5
  • Roland Jupiter-08 - oblique 6
  • Roland Jupiter-08 - oblique 7
  • Roland Jupiter-08 - oblique 8
  • Roland Jupiter-08 - serré 1
  • Roland Jupiter-08 - serré 2
  • Roland Jupiter-08 - serré 3
  • Roland Jupiter-08 - arrière 1
  • Roland Jupiter-08 - arrière 2
  • Roland Jupiter-08 - arrière 3
  • Roland Jupiter-08 - synoptique

 

Points forts

  • Modélisation réussie du Jupiter-8
  • Polyphonie améliorée
  • Bitimbralité avec modes Dual et Split
  • Trois modèles de filtre passe-bas
  • Réponse très fluide des commandes
  • Plage étendue de certains réglages
  • Section effets sympathique
  • Arpégiateur et séquenceur bitimbraux
  • Disposition des commandes améliorée
  • Interface USB Midi et audio complète
  • Station d’accueil clavier fournie
  • Autonomie, compacité, mobilité

Points faibles

  • Aliasing dans les intermodulations en HF
  • Sélection des mémoires assez acrobatique
  • Vélocité ignorée par le moteur interne
  • Archivage des programmes contraignant
  • Connectique audio en mini-jack
  • Un seul petit HP vite saturé
  • Bloc secteur et câble USB non fournis
Pays de fabrication : Chine
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