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Test de l'Akai MPC Live III - Live motive

Rédigé par un humain
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Award Valeur sûre 2026
2026
Valeur sûre
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Entre gain de performances, nouveaux workflows, pads MPCe et davantage de contrôles, Akai livre une MPC Live III plus ambitieuse et complète que jamais.

Test de l'Akai MPC Live III : Live motive

Depuis plusieurs années, Akai fait évoluer ses modèles MPC bien au-delà de leurs racines de sampler, de boîte à rythmes et de groo­ve­box. Les modèles Live, X, One et les versions à clavier ont progres­si­ve­ment trans­formé la MPC en une station de produc­tion capable de compo­ser, enre­gis­trer, arran­ger et mixer sans avoir recours à un ordi­na­teur. Cette évolu­tion s’est accom­pa­gnée d’un flux régu­lier de mises à jour logi­cielles et de nouveaux instru­ments virtuels. On perçoit chez Akai une volonté claire de faire évoluer ses MPC dans la durée. Face à des concur­rents sérieux comme Native Instru­ments avec Maschi­ne+ ou Able­ton avec Push 3, Akai entend conser­ver son avance, et force est de recon­naître que, face à ce dyna­misme et à cet équi­libre entre puis­sance maté­rielle et richesse fonc­tion­nelle, la concur­rence peine parfois à suivre.

Et voici donc qu’ar­rive la MPC Live III. Cette nouvelle géné­ra­tion conserve la philo­so­phie géné­rale des MPC modernes tout en appor­tant son lot d’évo­lu­tions. Sous le capot, la puis­sance grimpe nette­ment et l’er­go­no­mie évolue avec davan­tage de contrôles physiques. Surtout, l’ar­ri­vée récente du système d’ex­ploi­ta­tion MPC 3 modi­fie sensi­ble­ment la manière d’abor­der la créa­tion sur la machine. Reste une ques­tion essen­tielle : ces évolu­tions rendent-elles la MPC encore plus perti­nente, ou bien plus complexe qu’elle ne devrait l’être ? C’est ce que nous allons voir.

Akai MPC : comprendre le fonc­tion­ne­ment et le work­flow de la plate­forme

MPC Live III 14Sur Audio­fan­zine, il existe déjà de nombreux tests sur les MPC, reve­nons tout de même sur quelques prin­cipes géné­raux de la gamme. Les MPC étaient à l’ori­gine des sampleurs asso­ciés à un puis­sant séquen­ceur MIDI et, à force d’ajouts, elles sont deve­nues aujour­d’hui de véri­tables stations de travail inté­grant même des moteurs de synthèse sous forme de plug-ins, à la manière d’une STAN. À l’ori­gine, MPC signi­fiait MIDI Produc­tion Center, alors que depuis plusieurs années, l’acro­nyme signi­fie Music Produc­tion Center, un chan­ge­ment qui traduit bien l’évo­lu­tion de la plate­forme. Comprendre une MPC demande un léger chan­ge­ment de voca­bu­laire pour qui vient d’une STAN. Ici, on ne raisonne pas seule­ment en pistes audio ou MIDI, mais à travers plusieurs couches histo­riques qui ont façonné l’iden­tité de la gamme. On retrouve d’abord les Tracks, qui corres­pondent aux pistes de travail. Elles accueillent les diffé­rentes sources sonores : programmes de batte­rie, instru­ments virtuels, pistes audio, MIDI externe ou contrôle CV. Sur les versions récentes du système, l’or­ga­ni­sa­tion se rapproche davan­tage de celle d’une STAN, avec une logique plus directe entre piste et source sonore. Les Programs restent un élément central de l’ADN MPC. Il peut s’agir d’un kit de batte­rie, d’un instru­ment multi­sam­plé ou d’un programme découpé en slices. Les Sequences, long­temps au cœur du work­flow MPC, repré­sentent des sections musi­cales distinctes : couplet, refrain, break, intro, varia­tion ryth­mique, etc. Elles restent perti­nentes pour ceux qui aiment construire morceau par morceau avant assem­blage. À cela s’ajoute désor­mais une approche plus linéaire via l’Ar­ran­geur intro­duit dans l’en­vi­ron­ne­ment MPC 3. On peut donc travailler soit par blocs tradi­tion­nels, soit dans une time­line conti­nue, soit en combi­nant les deux. C’est l’une des grandes forces de la plate­forme actuelle : propo­ser plusieurs méthodes de créa­tion sans impo­ser un seul chemin.

Les Akai MPC peuvent conve­nir à de nombreux types de musi­ciens, encore plus dans leurs dernières géné­ra­tions, tant elles s’ap­pa­rentent désor­mais à des STAN hard­ware. Cepen­dant, histo­rique­ment, elles ont trouvé leurs lettres de noblesse dans les musiques urbaines. Pour ce test, j’ai demandé l’avis d’un ami, Cyril aka Green­finch, habi­tué à ce type de produc­tion. Nous avons réalisé ensemble deux sessions, dont vous pouvez entendre les résul­tats dans les extraits audio.

Prise en main, ergo­no­mie et nouveau­tés maté­rielles

MPC Live III 10 - frontUne fois débal­lée, la MPC Live III fait très bonne impres­sion. D’une construc­tion tout en métal, la fini­tion impres­sionne. Seuls les flancs sont en plas­tique assez cheap, mais cela ne suffit pas à ternir la bonne impres­sion de l’en­semble. Avec ses dimen­sions de 435 × 256 × 67 mm pour 3,9 kg, la Live III reste une machine rela­ti­ve­ment compacte sans être réel­le­ment desti­née au trans­port dans un sac à dos. Ce qui frappe d’em­blée avec cette nouvelle géné­ra­tion, c’est la façade bien plus char­gée que la précé­dente. La Live III accueille davan­tage de commandes dédiées et gagne légè­re­ment en largeur afin d’in­té­grer un ruban tactile simi­laire à celui de la MPC Studio. L’une des autres choses qui attirent l’œil, c’est cette rangée de seize boutons dans la partie supé­rieure. Elle joue un rôle impor­tant dans plusieurs modes de fonc­tion­ne­ment, dont le séquen­ceur pas à pas. L’une des grandes nouveau­tés maté­rielles de cette géné­ra­tion concerne les nouveaux pads MPCe. On y revien­dra. Évidem­ment, l’écran tactile multi­point reste au cœur de l’ex­pé­rience utili­sa­teur. Toujours au format sept pouces et en haute réso­lu­tion, il se montre à la fois lisible et pratique. Sa réac­ti­vité est exem­plaire, à l’image de ce que l’on peut trou­ver sur un iPad de dernière géné­ra­tion, par exemple. L’uti­li­sa­tion est agréable, même si l’édi­tion fine reste moins confor­table. La molette de navi­ga­tion et les quatre enco­deurs tactiles offrent alors une alter­na­tive effi­cace à l’écran. D’au­tant qu’avec les nombreuses nouvelles commandes, beau­coup d’opé­ra­tions ne néces­sitent plus systé­ma­tique­ment le recours à l’écran tactile. Les boutons conservent leur toucher caou­tchouté et agréable, avec des fonc­tions prin­ci­pales et secon­daires acces­sibles via Shift ou double pres­sion.

La MPC Live III conserve l’un des grands atouts de la série : la batte­rie inté­grée. Elle offre jusqu’à trois heures d’au­to­no­mie selon Akai, une valeur qui peut bien sûr varier en fonc­tion de l’uti­li­sa­tion. Pendant le test, cette valeur a souvent été non seule­ment véri­fiée, mais souvent dépas­sée. Les haut-parleurs embarqués sont toujours présents. Je m’at­ten­dais à des écoutes de dépan­nage et j’ai été agréa­ble­ment surpris. On ne pren­dra bien sûr pas le risque de mixer avec eux, mais pour compo­ser, jammer, même avec d’autres musi­ciens, ils sont d’une clarté et d’une défi­ni­tion large­ment suffi­santes et font bien plus que le job. Un micro­phone inté­gré fait égale­ment son appa­ri­tion. Il ne remplace pas un bon micro, mais lui aussi se révèle utile et n’a rien d’un gadget.

MPC Live III 30 - backLa connec­tique conserve globa­le­ment l’ar­chi­tec­ture de la Live II. On retrouve les entrées phono, les six sorties audio analo­giques et la sortie casque sur jack 6,35 mm, les deux entrées et sorties MIDI, les huit sorties CV/Gate répar­ties en 4 paires super­po­sées sur mini-jack. Une fente pour carte SD complète l’en­semble. L’ali­men­ta­tion se fait toujours via un bloc externe. Les prin­ci­pales évolu­tions concernent les deux entrées combi­nées XLR/Jack 6,35 mm, capables d’ac­cueillir aussi bien des sources ligne que des micro­phones grâce à leurs préam­plis inté­grés et à l’ali­men­ta­tion fantôme 48 V. L’autre nouveauté impor­tante est l’ar­ri­vée d’un port USB-C permet­tant la connexion à un Mac, un PC, un appa­reil iOS ou Android, avec à la clé la possi­bi­lité d’échan­ger jusqu’à 24 canaux audio et 32 canaux MIDI bidi­rec­tion­nels, avec possi­bi­lité d’échan­tillon­nage direct depuis un smart­phone ou, bien sûr, une STAN. Pour finir ce tour d’ho­ri­zon de la face arrière de la machine, mention­nons le bouton de mise sous tension et une fente Kensing­­ton. La machine dispose égale­ment d’une connec­ti­vité Wi-Fi et Blue­tooth compa­tible Able­ton Link.

Côté maté­riel, la MPC Live III béné­fi­cie d’une impor­tante mise à niveau, il s’agit même d’un bond en avant. Elle repose désor­mais sur un proces­seur ARM huit cœurs asso­cié à 8 Go de mémoire vive, contre un proces­seur quatre cœurs et 2 Go de RAM sur la géné­ra­tion précé­dente. Cette évolu­tion se traduit direc­te­ment par une augmen­ta­tion des capa­ci­tés de la machine. Le nombre maxi­mal de pistes audio passe de huit à seize. Les pistes d’ins­tru­ments virtuels passent quant à elles de huit à trente-deux. La poly­pho­nie progresse égale­ment avec 256 voix stéréo contre 64 aupa­ra­vant. Le stockage interne atteint désor­mais 128 Go. Au-delà des chiffres, le test souligne un gain sensible de réac­ti­vité, c’est flagrant. La navi­ga­tion, le char­ge­ment des projets et l’uti­li­sa­tion des instru­ments paraissent plus fluides que sur les modèles précé­dents.

MPC Live III à l’usage : perfor­mances, flui­dité et courbe d’ap­pren­tis­sage

MPC Live III 12Comme les précé­dentes MPC auto­nomes, la Live III est immé­dia­te­ment opéra­tion­nelle. Une fois sortie du carton, il suffit éven­tuel­le­ment de la bran­cher (n’ou­blions pas que la MPC Live III intègre une batte­rie rechar­geable) et de l’al­lu­mer pour pouvoir en profi­ter. À l’al­lu­mage, les pads s’illu­minent joyeu­se­ment tandis que le venti­la­teur se fait entendre avant de se calmer aussi­tôt. Les utili­sa­teurs qui n’ont jamais utilisé de MPC seront sans doute un peu perdus au début. Mais après tout, comme avec toute nouvelle machine, il faut prendre le temps d’en assi­mi­ler la logique. Ici, ce temps d’ap­pren­tis­sage est à la hauteur de la richesse fonc­tion­nelle de l’ap­pa­reil. Les habi­tués de la gamme retrou­ve­ront rapi­de­ment leurs repères malgré les nombreuses nouveau­tés appor­tées par cette nouvelle géné­ra­tion. Quant à ceux qui ont déjà tâté des MPC d’avant les écrans tactiles, si certains prin­cipes restent les mêmes, ils devront passer un peu de temps pour s’ha­bi­tuer à la machine. Les MPC actuelles vont en effet bien au-delà de leurs aïeules en termes de richesse fonc­tion­nelle et de nombreuses choses ont changé depuis. Au fil des années, Akai a ajouté de nouvelles approches de travail qui viennent se super­po­ser au fonc­tion­ne­ment histo­rique basé sur les Tracks, les Programs et les Sequences. Cette accu­mu­la­tion d’ou­tils peut impres­sion­ner au premier abord, mais elle permet égale­ment à chacun de construire sa propre méthode de travail. À l’usage toute­fois, quelques inco­hé­rences ergo­no­miques ergo­no­miques se font sentir selon les diffé­rentes pages du système. Selon que l’on travaille dans la vue Main, l’édi­teur Grid, le mode Program Edit ou le Mixer, la logique d’ac­cès et d’édi­tion n’est pas toujours parfai­te­ment homo­gène. À cela s’ajoute la coexis­tence entre les approches histo­riques par séquences et les nouveaux usages liés au mode Matrix, qui peuvent parfois donner l’im­pres­sion de parcours diffé­rents pour des actions simi­laires.

La puis­sance maté­rielle supplé­men­taire de cette Live III permet de ne plus se sentir limité. Le nombre de pistes audio ou d’ins­tru­ments simul­ta­nés grimpe nette­ment, et la poly­pho­nie n’est pas un problème. Concrè­te­ment, cela signi­fie moins de contraintes et davan­tage de confort et de flui­dité sur les gros projets. Le revers de cette richesse, c’est une certaine densité. La MPC peut paraître foison­nante lors des premiers jours. Mais pour qui accepte d’en­trer dans sa logique, elle devient un envi­ron­ne­ment remarqua­ble­ment complet.

Pads MPCe : expres­si­vité, modu­la­tion et nouvelles possi­bi­li­tés de jeu

MPC Live III 17Parlons main­te­nant des fameux pads MPCe. Ces derniers conservent la texture carac­té­ris­tique des MPC, mais leur fonc­tion­ne­ment évolue sensi­ble­ment. Ils reposent sur des capteurs tridi­men­sion­nels capables de détec­ter la posi­tion du doigt sur les axes X et Y ainsi que la pres­sion exer­cée. Chaque pad peut ainsi deve­nir une source de modu­la­tion pouvant pilo­ter diffé­rents para­mètres du moteur sonore (filtre, pano­­ra­­mique, couches d’échan­­tillons…) Concrè­te­ment, les Drum Programs peuvent exploi­ter jusqu’à huit échan­tillons par pad. Ceux-ci peuvent être répar­tis entre diffé­rentes zones de déclen­che­ment, les coins ou le centre du pad, avec la possi­bi­lité de créer des tran­si­tions progres­sives entre les couches sonores grâce à diffé­rents systèmes de fondu. Au final, la tradi­tion­nelle grille de seize pads se trans­forme en un espace avec 64 zones de jeu dispo­nibles. Les possi­bi­li­tés ne s’ar­rêtent pas là. Les coins des pads peuvent égale­ment accueillir des arti­cu­la­tions telles que des roule­ments, des flams, des répé­ti­tions de notes ou encore divers effets ryth­miques synchro­ni­sés au tempo du projet. Une matrice de modu­­la­­tion par pad, avec jusqu’à 32 desti­­na­­tions possibles, permet de créer des varia­tions complexes dont les mouve­ments peuvent ensuite être enre­gis­trés sous forme d’au­to­ma­tion puis édités dans le séquen­ceur.

Sur le papier, ce genre de nouveauté fait typique­ment partie des fonc­tion­na­li­tés qui provoquent un premier effet « waouh » avant de susci­ter une ques­tion bien légi­time : est-ce vrai­ment utile au quoti­dien ? Après plusieurs heures passées sur la machine, la réponse est clai­re­ment oui. Ces nouveaux pads apportent un véri­table gain en expres­si­vité. Ils demandent certes un peu plus de préci­sion, mais rien d’in­sur­mon­table. On prend très rapi­de­ment le coup de main et les possi­bi­li­tés supplé­men­taires deviennent vite natu­relles. Que ce soit pour enri­chir son jeu avec des varia­tions, déclen­cher diffé­rents effets ou intro­duire des modu­la­tions en temps réel, leur apport est loin d’être gadget. Le poten­tiel de cette tech­no­lo­gie est d’ailleurs mis en avant par l’ex­ten­sion MPCe four­nie avec la machine.

Matière Première Créa­tive : sampling et instru­ments virtuels

MPC Live III 20Impos­sible de parler d’une MPC sans s’ar­rê­ter sur le sampling, cœur histo­rique de la série, même si la gamme moderne sait aujour­d’hui faire bien plus. On retrouve ici le fonc­tion­ne­ment clas­sique d’une MPC : enre­gis­trer direc­te­ment une source audio, qu’elle vienne des entrées de la machine ou d’un péri­phé­rique externe, puis la trans­for­mer en matière de travail. Une fois capturé, le son peut être édité, découpé puis utilisé dans un Drum Program ou un Keygroup, selon l’usage souhaité. Sur ce point, la philo­so­phie reste iden­tique aux géné­ra­tions précé­dentes. Là où la MPC Live III apporte vrai­ment quelque chose de plus, c’est dans l’in­té­gra­tion des sources. Avec une connec­tique plus ouverte, et notam­ment l’ar­ri­vée de l’USB-C, il devient plus simple de faire entrer du son depuis un ordi­na­teur ou un appa­reil mobile, en plus des entrées audio clas­siques. Les nouvelles entrées combo XLR/Jack avec préam­pli et alimen­ta­tion fantôme, ainsi que le micro inté­gré, sont très appré­ciables, et avec Cyril, nous ne nous en sommes pas privés. Enre­gis­tre­ment de voix utili­sées comme textures via le micro inté­gré, enre­gis­tre­ment d’une guitare élec­trique direc­te­ment bran­chée sur la MPC… tout cela se fait rapi­de­ment et faci­le­ment, sans inter­rompre le work­flow. On peut aussi impor­ter des fichiers, resam­pler la machine elle-même ou récu­pé­rer diffé­rents conte­nus pour les retra­vailler ensuite.

L’édi­tion d’échan­tillons reste l’un des points forts de la machine. Découpe, norma­li­sa­tion, fades, inver­sion, time-stretch, détec­tion de tran­si­toires, créa­tion de slices, assi­gna­tion aux pads : tout se fait très faci­le­ment. Le chop­ping, disci­pline reine pour de nombreux utili­sa­teur·i­ce·s, reste toujours aussi agréable. On découpe une boucle, on répar­tit les frag­ments sur les pads, puis on rejoue la matière à sa façon. Cette approche demeure très créa­tive, qu’il s’agisse de hip-hop, house, elec­tro­nica, pop expé­ri­men­tale ou bande-son. Le time-stretch et la gestion du pitch se montrent solides. L’une des choses les plus agréables, c’est que la MPC Live III est aussi à l’aise pour enre­gis­trer un son et le rejouer en quelques secondes que pour passer beau­coup plus de temps à construire un instru­ment complexe. Peu de machines parviennent aussi bien à cet équi­libre.

MPC Live III 3 - frontMais depuis plusieurs années, les MPC ne se limitent plus à leur rôle de machines à samples. La Live III s’im­pose aussi comme un véri­table hôte pour synthés virtuels. Il s’agit toute­fois d’un format proprié­taire : inutile d’es­pé­rer y inté­grer vos VST favo­ris. Certains instru­ments sont four­nis avec la machine, tandis que d’autres sont propo­sés en option et néces­sitent un passage à la caisse. L’offre est assez variée, mais la part belle est faite aux instru­ments élec­tro­niques. On trouve aussi des sons acous­tiques, mais ils sont de qualité moyenne. Recon­nais­sons que ce n’est pas vrai­ment dans la philo­so­phie de la machine, même si j’en connais qui auraient aimé des sons acous­tiques plus variés et de meilleure qualité (hein, Cyril ?). À l’in­verse, les pianos élec­triques (Rhodes, Wurlit­zer…) sont de très bonne qualité, avec un rendu riche et chaleu­reux. Les orgues du module Organ s’en sortent tout aussi bien. Du côté des synthé­ti­seurs, c’est très variable. Certains instru­ments estam­pillés Native Instru­ments tirent plutôt bien leur épingle du jeu, mais les émula­tions de Mini­moog et de Juno ne sont pas convain­cantes. Le carac­tère de ces machines n’est pas vrai­ment respecté. Cela dit, dans l’en­semble, cette collec­tion de synthés fait ce qu’on lui demande. L’in­té­rêt prin­ci­pal de ces synthés et banques de sons tient surtout à leur inté­gra­tion : tout fonc­tionne direc­te­ment sur la machine, sans ordi­na­teur, avec une inter­face pensée pour l’écran tactile et les contrô­leurs embarqués. Le flux de créa­tion reste ainsi très fluide. Au final, l’en­semble atteint aujour­d’hui un niveau suffi­sam­ment mature pour permettre de produire des morceaux complets sans dépendre d’un envi­ron­ne­ment logi­ciel externe. Pour les utili­sa­teur·i­ce·s qui souhaitent aller plus loin, l’éco­sys­tème conti­nue par ailleurs de s’en­ri­chir avec des instru­ments addi­tion­nels.

Séquen­ceur, mode Matrix et nouveaux work­flows de compo­si­tion

MPC Live III 4 - frontLe séquen­ceur reste l’un des piliers de la MPC. On retrouve toujours l’ef­fi­ca­cité du jeu en temps réel sur pads, avec quan­ti­fi­ca­tion option­nelle, over­dub rapide et construc­tion immé­diate de grooves. Cette approche histo­rique demeure redou­ta­ble­ment effi­cace pour program­mer des ryth­miques. Mais la machine ne se limite plus à cela. Les seize boutons dédiés servent au séquen­ceur pas à pas, et cela fonc­tionne admi­ra­ble­ment bien. Le fonc­tion­ne­ment est proche de ce que l’on trouve sur une TR, mais va plus loin : on sélec­tionne un son, on active des pas, on ajuste la vélo­cité, la proba­bi­lité, les ratchets ou d’autres para­mètres. Le ruban tactile permet notam­ment d’ajus­ter les vélo­ci­tés des pas sélec­tion­nés. C’est un work­flow plus direct pour qui vient des boîtes à rythmes clas­siques. Le mode Note Seq permet quant à lui de program­mer des séquences mélo­diques et des accords selon une logique inspi­rée du SH-101. Et fran­che­ment, c’est génial, c’est un vrai plai­sir pour program­mer des petites séquences synthé­tiques. L’édi­tion détaillée reste natu­rel­le­ment présente via les vues dédiées à l’écran : piano roll, édition d’évé­ne­ments, auto­ma­tion, micro-ajus­te­ments, longueurs de notes, contrô­leurs, varia­tions. La MPC propose plusieurs portes d’en­trée vers une même desti­na­tion, ce qui fait sa richesse autant que sa complexité.

MPC Live III 8 - frontL’un des grands tour­nants récents est l’in­té­gra­tion du mode Matrix, hérité de l’Akai Force. Le prin­cipe est inspiré des lanceurs de clips popu­la­ri­sés par Able­ton Live. Il permet d’or­ga­ni­ser et de déclen­cher des clips MIDI ou audio dans une grille. On peut déclen­cher des scènes, impro­vi­ser des struc­tures, captu­rer des idées et passer d’une logique de pattern à une logique de perfor­mance beau­coup plus libre. On prend vite goût à ce mode de fonc­tion­ne­ment, même quand on est habi­tué à une logique plus linéaire. La coexis­tence entre Sequences tradi­tion­nelles, Matrix et arran­geur linéaire fait de la Live III l’une des propo­si­tions les plus ouvertes du marché. Peu de machines permettent d’al­ter­ner aussi libre­ment entre beat­ma­king clas­sique, perfor­mance clip-based et arran­ge­ment complet.

Effets, inté­gra­tion logi­cielle et envi­ron­ne­ment MPC 3

MPC Live III 28Côté effets, la machine embarque aujour­d’hui une collec­tion d’ou­tils suffi­sam­ment large pour trai­ter sérieu­se­ment un projet complet. On y trouve les incon­tour­nables : égali­seurs, compres­seurs, délais, réverbes, filtres, satu­ra­tions, modu­la­tions, trai­te­ments dyna­miques, utili­taires de mixage. Certains effets sont pensés pour la rapi­dité, d’autres offrent des inter­faces plus détaillées et des réglages éten­dus. Les trai­te­ments AIR occupent logique­ment une place impor­tante dans cet écosys­tème. L’au­to­ma­tion des para­mètres, les inserts par piste, les départs auxi­liaires et les possi­bi­li­tés de routage permettent de pous­ser très loin la produc­tion. On peut rester long­temps dans la machine avant de ressen­tir le besoin d’ex­por­ter vers une STAN externe. Tout n’égale pas néces­sai­re­ment les réfé­rences logi­cielles les plus répu­tées du marché, mais, en contexte auto­nome, le niveau global est très convain­cant.

Au-delà de son fonc­tion­ne­ment auto­nome, la MPC Live III s’in­tègre dans un écosys­tème logi­ciel complet grâce à MPC 3, dispo­nible sur macOS et Windows. Ce logi­ciel reprend la philo­so­phie de la machine dans un envi­ron­ne­ment infor­ma­tique plus confor­table pour certains usages : grand écran, souris, clavier, gestion avan­cée des fichiers et inté­gra­tion au studio logi­ciel exis­tant. L’in­té­rêt prin­ci­pal est la conti­nuité du work­flow. Un projet commencé sur la Live III peut être repris sur ordi­na­teur, puis renvoyé vers la machine selon les besoins. On retrouve l’or­ga­ni­sa­tion géné­rale propre à l’uni­vers MPC. Le logi­ciel peut égale­ment être utilisé comme appli­ca­tion auto­nome, mais aussi comme plug-in au sein d’une STAN compa­tible.

Retour d’ex­pé­rience : l’avis de Green­finch sur la MPC Live III

Cyril MPC XLCyril, j’ai solli­cité ton avis pour le test de la MPC Live III et celui à venir de la MPC XL. Merci d’avoir accepté. Pour commen­cer, est-ce que tu peux te présen­ter ?

Ok, donc Cyril, alias Green­finch, musi­cien compo­si­teur. Pas beat­ma­ker parce que je n’aime pas cette étiquette, mais compo­si­teur de musique, plutôt orienté rap depuis des années. Mais j’ai une forma­tion clas­sique à la base. J’ai un cursus de jazz, j’ai fait de la chan­son française. Depuis 15 ans, je travaille avec Green­finch, mon projet person­nel, et je place des produc­tions pour des rappeurs, mais aussi pour la lo-fi derniè­re­ment. J’ai eu l’op­por­tu­nité de placer quelques morceaux chez Chil­l­hop et Lofi Girl et, avant ça, j’ai fait des colla­bo­ra­tions rap avec des artistes qui tournent pas mal comme Scylla, Le Bon Nob, Kool Shen, Zippo et Davodka. Je suis un musi­cien un peu touche-à-tout, je suis guita­riste, entre autres.

Pour les tests, nous avons fait deux sessions assez rapides, une pour chaque modèle. Qu’as-tu pensé de la MPC Live III et de sa prise en main ?

Assez coriace à prendre en main quand même. J’avais besoin de ton inter­ven­tion. Il y avait des choses que je ne compre­nais pas. C’est une machine très complète. Il y a beau­coup de raccour­cis, mais aussi beau­coup de combi­nai­sons de touches. J’aime bien l’écran. Il est suffi­sant, on voit bien l’es­sen­tiel des infor­ma­tions. L’en­re­gis­tre­ment a été assez intui­tif. Mais je me souviens avoir eu besoin de toi sur pas mal de ques­tions. Au bout d’une heure, j’avais compris comment ajou­ter des instru­ments, comment enre­gis­trer et comment séquen­cer. Puis, après avoir suffi­sam­ment tâté le terrain, on a fait un morceau. Fran­che­ment, le premier, le tout premier morceau (Cyr 1), on l’a fait en une demi-heure.

Tu avais déjà utilisé une MPC d’an­cienne géné­ra­tion, la MPC 2000 XL, il me semble ?

Non, c’était la 1000. Je n’ai jamais eu l’op­por­tu­nité d’avoir une 2000 XL, mais je sais qu’il y a plein de beat­ma­kers que j’adore qui l’uti­lisent, comme Itam, Mani Deïz. Les conver­tis­seurs appor­taient une couleur que je n’avais pas sur la MPC 1000. Un grain que tout le monde recher­chait, dans le hip-hop en tout cas. J’ai aussi eu une Enso­niq EPS. J’ai­mais bien cet alia­sing. Je trou­vais ça inté­res­sant.

Après avoir connu les MPC d’an­cienne géné­ra­tion et en décou­vrant la Live III, est-ce que tu as retrouvé tes repères ou est-ce qu’on est complè­te­ment sur autre chose ?

Sur la 1000, il y avait beau­coup de combi­nai­sons de touches. La touche Shift servait énor­mé­ment. Sur la Live III, il y en a encore beau­coup, mais aussi pas mal de touches d’ac­cès direct. Et puis l’écran aide beau­coup. Donc oui, j’ai retrouvé les combi­nai­sons de touches (rires), mais, pour le reste, c’est très diffé­rent. J’ai ressenti le work­flow comme un mélange entre les anciennes MPC et un DAW.

Le work­flow est très proche d’un DAW comme Able­ton Live par exemple. Avec un large écran, un piano roll, etc. Pour la personne qui n’a jamais voulu travailler avec un DAW, parce que ça existe, ça risque d’être compliqué. Celle qui n’a connu que le full hard­ware, qui n’a vrai­ment connu que ça, une machine comme l’Isla par exemple, que je connais bien, est sans doute plus adap­tée.

Ensemble, on a à peine effleuré le mode Matrix, donc bien sûr, tu ne peux pas en dire grand-chose, mais pour le reste, que penses-tu de l’en­re­gis­tre­ment des perfor­mances et de l’édi­tion ?

Oui, on s’est prin­ci­pa­le­ment servis du mode linéaire. On s’est servis du piano roll en ajou­tant des notes en tactile. On a joué des parties en temps réel, prin­ci­pa­le­ment les pianos et les batte­ries. La quan­ti­fi­ca­tion en temps réel fonc­tion­nait bien.

On a aussi enre­gis­tré des parties sans quan­ti­fi­ca­tion, en mode libre.

Ah oui, sur le premier morceau, il me semble.

On peut aussi parler de l’en­re­gis­tre­ment de la guita­re…

Exact. On a pris une guitare pas du tout opti­mi­sée, dont les cordes auraient dû être chan­gées depuis des années, et fina­le­ment, on a réussi à faire quelque chose de propre.

Une guitare un peu roots, une vieille Yamaha Paci­fica, on l’a bran­ché direc­te­ment sur la MPC Live III, et j’ai mis un simu­la­teur d’am­pli clean.

Oui, on l’a bran­chée direc­te­ment, le son était très bon, le volume était raison­nable, le gain était raison­nable. Pour la prod, je l’ai juste édité un peu pour la spatia­li­ser. Chose qu’on aurait pu faire avec la Live III… 

Côté son ?

Alors, bien sûr, le grain est très numé­rique. Mais la machine intègre telle­ment d’ef­fets, à l’image d’un DAW, que tu peux obte­nir de l’alia­sing, des distor­sions, etc. On n’a pas utilisé les moteurs vintage (les simu­la­tions de modèles comme la MPC60 ou la SP-1200) sur la Live III, mais je crois qu’ils y sont (NDLR : Oui). Donc, on peut retrou­ver ce son typique des sampleurs vintage.

Qu’as-tu pensé des banques de sons internes ?

Très bonnes. En fait, il y avait déjà des banques lo-fi inté­grées et je t’ai même demandé pour récu­pé­rer des éléments. Donc, ça veut dire que j’ai bien aimé. Il faut faire le tri, mais oui, je pour­rais poten­tiel­le­ment les utili­ser dans mes produc­tions.

Et les instru­ments virtuels ? J’ai mon propre avis sur la ques­tion, qui n’est peut-être pas le même que le tien. Qu’en as-tu pensé ?

Inter­mé­diaire. Voilà, je préfère dire inter­mé­diaire. En fait, c’est comme sur les DAW : les instru­ments inté­grés sont bons pour tout ce qui est élec­tro­nique, mais dès qu’on touche à des choses plus acous­tiques, c’est d’un niveau moyen. Ça manque de réalisme. Les chœurs, les violons, etc., restent dans un entre-deux entre synthèse et réalisme. Par contre, les pianos élec­triques, les synthés et les pads sont extra­or­di­naires. Dans l’en­semble, ça fait carré­ment le job.

On a déjà un peu abordé les effets…

On n’a pas énor­mé­ment utilisé les effets car les sons à la base étaient bons. On a utilisé un peu de délai, de réver­bé­ra­tion, des EQ… Les réver­bé­ra­tions sont sympas, il y en a dans chaque morceau. Pour la prod, j’ai un peu rééqui­li­bré dans un DAW, parce que je suis habi­tué comme ça, et parce que c’est l’équi­libre que j’avais besoin d’en­tendre. Mais ça aurait pu être fait dans la Live III. Et puis j’ai trouvé l’édi­tion des effets avec les contrôles très bien faite, c’est intui­tif. Fina­le­ment, ça doit être quand même bien sympa de tout faire avec une seule machine et je n’au­rais pas peur de tenter l’aven­ture. Ça me ferait plai­sir de faire des morceaux pure­ment intui­tifs.

Est-ce que tu as été à l’aise avec l’écran ? Qu’as-tu pensé de sa réac­ti­vité ?

Super précis. Même le piano roll, l’éti­re­ment des notes, c’était facile. Fran­che­ment, il n’y a rien à redire là-dessus.

Qu’est-ce que tu as pensé des nouveaux pads MPCe ?

Au début, je pensais que j’al­lais faire des déclen­che­ments invo­lon­taires. Mais en fait, je me suis rendu compte qu’à moins d’avoir des paluches d’ours, il n’y a pas besoin de se concen­trer parti­cu­liè­re­ment. Donc, ça demande peut-être un chouïa plus de préci­sion. Mais la feature est telle­ment origi­nale que ça vaut le coup. Et niveau gestion de la vélo­cité, c’est nickel. À l’image de la répu­ta­tion d’Akai à ce niveau-là.

Si tu devais résu­mer cette expé­rience en un seul mot ?

Ludique. Peut-être un peu complexe de prime abord, mais c’est comme tout nouvel instru­ment, il faut l’ap­pri­voi­ser.

Merci Cyril, à très bien­tôt pour la suite de cette entre­vue.

Notre avis : 9/10

Award Valeur sûre 2026
2026
Valeur sûre
Award

Avec la MPC Live III, Akai ne se contente pas d’une simple mise à jour maté­rielle. Le construc­teur combine une augmen­ta­tion signi­fi­ca­tive de la puis­sance avec une belle évolu­tion des méthodes de travail. Les nouveaux pads MPCe, l’ar­ri­vée du Matrix, l’in­té­gra­tion de l’ar­ran­geur linéaire et la connec­tique enri­chie font de cette machine l’une des MPC les plus ambi­tieuses produites à ce jour. À cela s’ajoute une plate­forme logi­cielle en constante évolu­tion, et il ne fait aucun doute que cette MPC pour­sui­vra son évolu­tion dans le temps. Cette richesse a toute­fois un prix : la MPC n’a jamais été aussi dense. Les nouveaux utili­sa­teur­·i­ce­·s devront inves­tir du temps pour en maîtri­ser les nombreuses facettes, et accep­ter une certaine complexité liée à la coexis­tence de plusieurs approches de travail. En contre­par­tie, ils dispo­se­ront d’un envi­ron­ne­ment de créa­tion vrai­ment complet, capable d’ac­com­pa­gner aussi bien la compo­si­tion que l’en­re­gis­tre­ment ou la perfor­mance.

Au final, la Live III confirme l’orien­ta­tion prise par Akai depuis plusieurs géné­ra­tions : celle d’une station de produc­tion auto­nome de plus en plus proche d’un envi­ron­ne­ment logi­ciel complet, inter­face audio comprise, mais sous forme maté­rielle. Une machine puis­sante, poly­va­lente, et exigeante, qui s’adresse autant aux utili­sa­teurs déjà fami­liers de l’éco­sys­tème MPC qu’à ceux prêts à s’y inves­tir plei­ne­ment. Évidem­ment, elle mérite sans aucun doute un award Valeur Sûre. J’ai mis un 9/10, mais vous pouvez tout à fait lire un 10/10, je ne m’en offusque­rai pas.

  • Grosse montée en puissance matérielle
  • Véritable fonctionnement autonome, sans ordinateur
  • Workflow multiple : pads, step sequencer, clips, arrangeur
  • Excellente connectique audio, MIDI, CV et USB
  • Entrées micro avec alimentation fantôme
  • Batterie intégrée toujours aussi pratique
  • Pads MPCe 3D-sensing plus expressifs et sensibles
  • Bibliothèque sonore riche et évolutive
  • Intégration réussie avec MPC 3 sur Mac et Windows
  • Machine polyvalente : studio, scène, composition, sampling
  • Suivi logiciel sérieux de la plateforme

  • Courbe d’apprentissage réelle
  • Certaines fonctions demandent encore trop de manipulations
  • Édition tactile pas toujours idéale sur les détails fins
  • Format transportable, mais pas vraiment compact
  • Complexité potentiellement excessive pour un usage simple
  • Quelques incohérences ergonomiques selon les pages du système
Pays de fabrication : Chine
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    Mix Jagger

    Mix Jagger

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    Administrateur·trice du site
    Membre depuis 1 an
    Commentaires sur le test : Test de l'Akai MPC Live III
    Wow excellent ce test, merci Coramel :bravo:
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    Drogué·e à l’AFéine
    Membre depuis 18 ans
    Cool, super test. Bien détaillé et assez clair. Bon je ne suis pas objectif, j'adore ma one et je prendrais volontiers cette live 3 si j'avais les finances....
    Hushman

    Hushman

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    Administrateur·trice du site
    Membre depuis 7 ans
    Test très complet et intéressant comme toujours ! Merci Coramel !

    Hushman

    Suivez moi sur Instagram : @hushman_audiofanzine

    Point-virgule

    Point-virgule

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    Je poste, donc je suis
    Membre depuis 21 ans
    [troll anticipé]
    Citation :
    J’ai mis un 9/10, mais vous pouvez tout à fait lire un 10/10, je ne m’en offusque­rai pas.

    Et un 8/10 ? :oops2: [/troll anticipé]

    « La vie sans musique est tout simplement une erreur, une fatigue, un exil. », Friedrich Nietzsche. ♫

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