Pink Floyd
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rbsa80
Rbsa80
Goum Le Chat
Citation : mais bon, chapeau à celui qui s'est capillotracté pour trouver ça
Déja je me demande sérieusement comment quelqu'un à eu la trouvaille de mettre Pink Floyd et Oz en même temps.
Ouais sinon c'est clair que des moments pas synchro y'en a aussi pas mal, par exemple si on suit la logique dans ce cas on aurait du voir la couleur apparaitre avec Any Colour You Like.
Sinon, je n'avais jamais vu le film avant, et sur Dark Side, ça donne une ambiance très particulière.
lohworm
Hors sujet : Sur Amazon.fr, en ce moment, la plupart des CDs Pink Floyd sont à 12 euros, c'est le moment de compléter sa collec' !
nifargov
Citation : Déja je me demande sérieusement comment quelqu'un à eu la trouvaille de mettre Pink Floyd et Oz en même temps.
Ouais, j'imagine bien la scène :
20:30
Les infos finissent et la pub prend sa place.
Je jette un oeil sur le programme... pfff starac sur la une, un documentaire sur les mogoles hermaphrodites du kazakstan sur la deux et une énième redif du magicien d'oz sur la 3. Canal peluche lance son brouillage, arte nous propose une daube en allemand sous-titré et la 6, laisse tomber.
Bon, calin, dodo?
Nan. La petite veut regarder le magicien d'oz. Sa mère se souvient qu'elle ne se souvient plus de l'histoire et les voila toutes les deux sur le canapé. Bon, pas grave, demain, ya pas école.
Et moi ? Je vais jouer les anti-socials et passer ma soirée sur Audiofanzine à refaire le monde au pub des gentlemen ? Ben non. Aujourd'hui, je vais glisser mon CD favori dans mon walkman, y brancher mon casque fermé, et je vais somnoler auprès de mes chéries.
Les premières notes s'égrennent et je ferme les yeux, tout à mon délice. Je plane et tout à ma relaxation, mes paupières cillent de temps en temps sur les images muettes de la TV quand soudain, les images se synchronisent avec la musique. Changement de morceau, changement de scène. Musique douce, scène tranquille. Passage fort ! Tornade !
Alleluia ! je viens de découvrir le hoax du siècle !
Goum Le Chat
Sauf que le type devait pas être français puisque c'est du ntsc. Dailleurs, est-ce que c'est le format britannique?
Autre analogie remarquée par certains : la longueur de la 1ere face du vinyl original fait la même durée que la partie noir & blanc du film (jusqu'a ce qu'elle ouvre la porte et que The Great Gig se termine.
nifargov
8:30pm
End of the news, time for the ads.
A quick glance on the TV program... pfff. Fame academy on BBC1...
etc. etc.
argh, nan. j'oubliais. Les anglais ont le PAL. NTSC c'est au US. Bon c'est quoi le starac américain. ah! Américan Idol sur la fox
Citation : Autre analogie remarquée par certains : la longueur de la 1ere face du vinyl original fait la même durée que la partie noir & blanc du film (jusqu'a ce qu'elle ouvre la porte et que The Great Gig se termine.
Bien vu. sauf que le disque ne coincide pas avec le début exact du film
Marcus Brody
Heldon jazzyTron
Et puis...quelle belle pluie !
Je laisserai un long descriptif pour ceux qui voudraient savoir à quoi ça ressemblait. Plus que 15 jours avant Gilmour à Vienne maintenant.
La vie, c'est comme un train de montagne
Negraval
Goum Le Chat
Et y'a mêmes plusieurs théories (first roar, second roar, third roar) sur le lancement du disque, c'est tout un truc... ce site la est très complet sur le sujet :
http://www.geocities.com/SunsetStrip/Balcony/8968/Wizard.html
Dailleurs dans la Secret Deflist, voila le détail (ou en tous cas l'un des détails les plus importants) qui me fait vraiment penser que tout cela n'a plus rien du hasard (image clicable).

Je vous laisse le trouver, ce n'est vraiment pas dûr en arrêt sur images, par contre en lecture, ça passe très vite alors chapeau à celui qui l'a découvert.
nifargov
lowweek

EDIT : ayé, j'ai trouvé, grâce au cross-post sur le topic "Derniers films vus".
Oui, donc, c'est vraiment tiré par les cheveux, voire carrément n'importe quoi.
Ouah, un triangle dans un film ! Ca doit être ultra-rare
Negraval
Citation : Idem, Montpellier-Magny-Montpellier... mais ce concert de Voulzy était magnifique!
Et puis...quelle belle pluie !
Je laisserai un long descriptif pour ceux qui voudraient savoir à quoi ça ressemblait. Plus que 15 jours avant Gilmour à Vienne maintenant.
Et alors JazzyTron, il est ou ce long descriptif ???

Heldon jazzyTron
Alors voilà !
Dès notre arrivée vers 15h30, beaucoup de voitures étaient entassées le long de la nationale qui conduisait (elle aussi oh oh oh) vers le circuit.
Environ 3/4 d'heure pour faire le tour de Magny, et se garer dans un énorme champs faisant office de parking.
Une fois revenus, nous avons constaté que la disposition des lieux était très très bien faite : aucune problème pour se répérer, et des signalisations un peu partout interdisant de se perdre. Les places avaient des noms différents, entre ceux qui étaient sur la "pelouse or", la "pelouse centenaire", ceux qui avaient un "passe concert/circuit" et les VIP qui avaient droit aux tribunes.
SAS de Monaco y était d'ailleurs. En fait je pense que c'est un mec bien.
Ou alors il ne va fréquenter que les plus riches que lui (tient au fait..qui c'est le plus riche des deux??)
Premier concert prévu à 18H30 avec Tony Joe White. Pas mal, le gars arrive certainement après avoir prié le dieu-whyskie, et part pour 3/4h de blues parfois très électrique. Une wah-wah et un overdrive...à fond de manette.
Bon, le concert se termine, et l'on se prépare psychologiquement à l'arrivée de Laurent Voulzy. En fait ici et là, des avis plutôt de sympathie pour lui se laissent entendre : "j'aime pas trop ce qu'il fait mais c'est un gars sympa", "ouais on se demande quand pourquoi lui..".
A moi de rajouter "bah, c'est un ami d'enfance de Vander..alors...mais j'aurais plutôt vu un Bashung faire la première partie".
Je redoutais un peu que l'ambiance ne tourna à l'orage à cause de la réaction du public.
Et c'est ce qui arriva !
Non pas à cause du public, qui globalement était autant amusé de sa venue de pour ce concert que ne l'était Voulzy lui-même;
Mais à cause du premier coup d'éclair que j'ai vu au loin.
"Meeeeeuh noooooon, c'est juste un feu d'artifice au loin, voyons !" me répondait Toto, le batteur de notre groupe local "Echoes".
Il ne connaissait pas encore ma puissance inégalée pour faire foirer les soirées.
Un deuxième éclair du genre viril frappa au sud cette fois-ci : tout un quart d'horizon commenca à s'éclairer. Les plusproches étaient à 7 secondes.
Et dès la première chanson...le déluge. Les gens s'abritaient sous les banderoles publicitaires, sous les estrades réservées aux handicapées, à l'abri derrière les tribunes...
Après deux alertes, le temps se calma 10 minutes avant l'arrivée de Waters.
S'appeler Waters, et avoir un concert qui tombe à l'eau à cause de la pluie...ça aurait été trop con !
Ca y est il arrive enfin.
21h15 environ.
"In the Flesh" commence, et déjà on a droit à un son énorme. Pas comme Bercy 2002 où tout était propre, certe, mais à la limite de l'aseptisé.
Là...ça bouillonne, on sent qu'il ne joue pas son répertoire tous les soirs à la suite.
Déjà au morceau 3 avec "set the control for the heart of the sun", les solos sax+guitares+guitares frisent le free-jazz (mmmhhhh).
Toute cette première partie fut une merveille : il annnonce ensuite bien évidemment que "tout ce concert, c'est pour Syd", en français.
Et "shine on" arrive. Je l'ai pourtant écouté un bon millier de fois...mais chaque note était plus vécue que simplement jouée. Et Waters arrivait difficilement à terminer certaines de ses phrases, on voyait bien que le décès de Syd était encore là. Sur Shiine et Wish, impossible de ne pas remarquer qu'il avait "les abeilles" et il vivait compètement ces morceaux.
Chaque titre était joué avec autant de ferveur que lorsque'on atteint le rappel, où tout le monde hurle sa joie de voir revenir l'artiste sur scène et où les derniers titres "déchirent tout".
Bin là, c'est déjà ça au 3e morceau.
Ensuite les surprises..."Have a cigar" (magnifique), "Sheep" (sublime : moins sec que sur l'album, une version travaillée avec beaucoup de sons synthé dans la tradition de Welcome to the machine. Sheep ressemblait plus à un titre tiré de Wish You Were here avec un Wright en fond, qu'au Animals plus minimaliste)...Et LE morceau de la soirée pour beaucoup de gens avec lesquels on a pu discuter ensuite : "Leaving beyrouth".
Inédit qu'on trouve sur le net depuis un an environ, sorti en même temps que "Kill the Child" que je préfère de loin pourtant, la version studio de Leaving beyrouth me...bof bof. 12 minutes d'un long texte récité en Anglais et Français sur la guerre en irak...
Mais là...imaginons un eritournelle tristounette agrémentée de longs solos plaintifs bluesy dans la tradition de "Shine On" mais au son plus gras et proche de la complainte.
Pendant que Waters chante, les images de BD s'affichent en fond, et chaque bulle reprend le texte de la chanson.
Est-ce le thème ? L'ambiance ? Le je ne sais pas quoi..mais bon, j'ai craqué. Oui. et j'étais pas le seul à y aller de mes larmounettes.
La première partie (qui fut de loin ma préférée) s'achève avec Sheep.
Il annonce une pause de 10 minutes seulement (au lieu de 15 pour Gilmour, peut-être est-il un peu plus en forme?...) qui semble très très longue...et enfin les musiciens reviennent.
Waters les présente un par un. Il va pour commencer..puis "ah euh...je crois que j'ai oublié quelqu'un ! Un ami...à mio...vous le connaissez je crois...Nickl Mason" et là, mister course automobile arrive. Le public le clame comme un roi, ou comme n'importe qui prenant la place de Chirac aux prochaines élections présidentielles.
Tous s'intallent après leur accolade symbolique dans les brad l'un de l'autre.
Dark Side commence. Quelques versions étaient sans doute plus fortes que sur l'album ou sur les dernières versions concert, comme ce "On the Run" rempli de nouveaux bruitages qui devaient dépasser les normes autorisées. Oui j'ai sursauté, oh ça va !... En revanche ce que beaucoup ont remarqué...les salauds ont parfois coupé la batterie de Mason ! !
Bien sûr, il a fait l'intro de Time, mais après...on pense n'avoir entendu que le batteur de Waters. Et dommage, parce qu'entre sa frappe trop pop rock, et ce que faisait Mason qui correspondait beaucoup plus à ce que l'on attend du Floyd...déception pour beaucoup !
Sa batterie se fait à nouveau entendre sur Us & Them dont le 20bpm correspond plus à ce qu'il peut encore suivre. Entre temps.."great gig in the sky". Première fois que j'entends une version qui n'est pas un massacre ! A la voix, aucun problème cette fois-ci (c'est aux claviers, où le jeune Harry Waters a un peu confondu la tonalité avec la quarte..sur le coup on croyait à un arrangement en grille de blues).
Money, pas si fort que ça sur scène.
Any color you like où Waters à la basse rempli les moments vides ! Oui il faut dire qu'il était quasiment omniprésent en tant que bassiste, comme si il avait envie de jouer plus au musicien qu'au leader, et de renouer avec son passé de simple musicos pour barrett. En tout cas, quelques pains (comme d'hab) mais quel son ! Quelle attaque ! C'est simple mais c'est bon. et on voyait que ses 32 tee-shirts successifs étaient trempés par autre chose que la pluie.
Enfin suite à Dark Side, quelques titre solos (dont j'avoue ne pas connaitre le titre) issus de Amused to Death. Issus aussi de Final Cut, comme le magnifique "Fletcher mémorial Home", et je suis certain que c'était alors du play-back : il chantait sur l'enregistrement original (j'entendais parfois les deux voix), mais ça n'enlève rien à la surprise de voir ce morceau sur scène.
Et puis...comme on arrive à terme, quelques titres de The Wall...dont la trilogie "Vera, Bring the boys back home et confortably numb" en guise de rappel.
Avec...oui ! Si ! Gilmour en personne à la guitare solo !! Non vous ne revez pas, Heldon vient de vous faire une blaguie à deux balles.
Bin mince pas de Gilmour ou de Wright comme on l'avait entendu dire.
En revanche...les deux parties se sont invitées successivement ces derniers temps et répetitions obliges, ont été obligées de décliner les propositions.
Espérons que Waters ne fasse rien le 31 juillet et qu'il puisse passer par Vienne!...Pour rendre hommage à Syd..on peut rêver une dernière fois (pas d'orage cette fois-ci merci).
Ensuite, bin c'est la fin. Un petit sentiment de trop plein pour ma part (le Dark Side...j'adore jusqu'à Money mais après je sature), et malheureusement des titres que j'aurais aimé entendre sur scène.
Pas de feu d'artifice, quelques effets de feu, ou encore un astronaute gonflable (pour vous mesdames qui rêvez de prendre votre pied en apesanteur)..et plutôt le sentiment d'avoir assisté à la résurrection
de Waters musicien. Une énorme présence, hors du classique "je chante, je me montre et je rentre chez moi". Il était en "communion" avec les fans de son vieux pote Syd, et c'était l'ambiance du Bercy 2002 fois 100 !
2h d'attente sur le parking avant de pouvoir repartir...et les premières pensées pour Gilmour qui arrivent "tu crois qu'il y sera ?" "tu crois qu'il vont jouer Echoes?" "tu crois que..." bref...Le Floyd reste un rêve, quelque soit les membres séparés qui continuent de porter leur flambeau.
La vie, c'est comme un train de montagne
Negraval
Très sympa de ta part en tout cas pour ce looooong rapport.
Et toujours les bonnes blagues présentes:
Citation : S'appeler Waters, et avoir un concert qui tombe à l'eau à cause de la pluie...ça aurait été trop con !
Celle-là elle est bien bonne !
Merci encore

Marcus Brody
Voulzy n'était pas décevant mais je trouve qu'il est un peu trop resté... Le top c'est quand il nous a souhaité un bon concert avec Roger Mason...
J'ai vu Gilmour au Grand Rex en Mars et je dois dire que le concert de Waters m'a vraiment beaucoup plus impressionné : on dirait que Gilmour fait ça à la bonne franquette alors que Waters est vachement plus professionnel...
Je regrette quand même qu'il n'ait pas joué la première partie de Shine.
Contrairement à Heldon, j'ai un tout petit peu plus préféré la 2ème partie (je connaissais mieux les morceaux).
La version de The Wall était super aussi !
C'est personnellement le meilleur concert qui m'ait été donné de voir...
Heldon jazzyTron
On verra bien..réponse dans 13 jours !!!!
La vie, c'est comme un train de montagne
Goum Le Chat
Citation : un triangle dans un film ! Ca doit être ultra-rare
c'est pas le fait qu'il y ait un triangle, mais plutot le fait de voir un triangle traversé par la barrière qui rappele fortement la pochette de Dark Side, cumulé à toutes les autres analogies sur ce même album et ce même film, c'est un peu la cerise sur le gateau, voila tout.
Heldon jazzyTron
Et comme j'ai bien rire, et que Voulzy nous a fait marrer avec son "Roger Mason"...bin moi je vous livre une photo.
Une affiche à l'entrée de ma boulangerie, prise avec mon portable pour vous présenter..le géantissime...Nick..Waters !!!!

La vie, c'est comme un train de montagne
Choky
ensuite la honte s'est installée de savoir que notre culture était autant limitée...
Goum Le Chat
Heldon jazzyTron
Quand Voulzy (Laurent) a terminé sa partie lors de ce gros concert, il a annoncé "bon et bien maintenant, place à la musique de Pink Floyd avec Roger Mason" (voir le petit mot en plus de Marcus Brody).
Et l'affiche je l'ai vue hier seulement, mais chez moi (à 5000 km de Nevers) donc rien à voir avec Rog. Nick Waters ça doit être un DJ électro de passage (quoique la boite "le Pulp" est pas connue pour sa techno, c'est plutôt latino avec des danseuses à gros seins nus. Si ! C'est pas encore un délire perso).
Et je venais de lire le mot de Marcus Brody quand je suis tombé sur l'affiche de Nick Waters.
Ca m'a fait "poiler" un bon coup, et les gens se demandaient pourquoi je prenais ce mur en photo. Ils ont dû croire à un touriste particulièrement nostalgique de la région....
La vie, c'est comme un train de montagne
Marcus Brody
Marcus Brody
lowweek
Le mastering en 5.1 est superbe, et les images
Je n'ai regardé que le premier DVD !
J'attends la fin de la canicule pour sortir de mon apathie et profiter pleinement de Comfortably Numb
Heldon jazzyTron
David Gilmour "On An Island tour".
Encore une fois, de beaux éclairs ont traversés le ciel alors que nous n'étions pas encore arrivés à Valence. Une pluie diluvienne (de Vienne oh oh) est venue s'abattre sur nous, et le petit "plus" par rapport au concer de Waters est que l'on est resté bloqué environ 20 minutes sur l'aurtoroute à cause d'un accident.
Ceci dit, nous arrivâmes (waouh) à 19h00 pile poil pour ce concert prévu à 20h30.
Quelques petits ralentissement en tant que piéton, juste devant les grilles ouvertes depuis peu, et nous entrons dans l'arène. Enfin tout en haut, car plus de places pour notre catégorie de billet, le petit demi-cercle dans les fosses s'est rempli en 5 minutes parait-il, les premiers rangs de même, et notre catégorie de places nous obligeait à aller nous assoir haut. Très haut. Mais une vue magnifique s'offrit alors à nous, révélant à la fois l'horizon et les ruines d'une tour médiévale (parfait pour "castelhorizon pensais-je) ainsi qu'une scène aux dimensions humaines, où l'on voyait encore les nombreux pédaliers de notre ami David.
Après un retarde de 30 minutes qui nous a été annoncé, cause les pluies répétées pendant la journée, le public siffle (quel con ce public, à croire qu'ils n'ont jamais connu de concert annulé) et tout débute à l'heure prévue enfin.
Hasard ? Coïncidence ? David G ouvre le bal avec Dark Side of the Moon, tout comme son "ami" Roger... En fait seulement "Speak to me, Breath et Time" enchainés avant qu'il ne se décide à prendre la parole.
On sent l'envie de jouer, comme un bluesman qui n'aurait pas pu toucher sa guitare pendant un mois. Les solos sur "Time" par exemple : improvisés et totalement différents de l'original.
Il nous prévient qu'en première partie, ils vont jouer son dernier opus, tandis qu'en secondes, ils vont jouer "les vieux".
Tout en français dans le texte naturlish.
Même si les avis restent très partagés pour l'album, ils étianet tous unanimes concernant la version live de On An Island : du Pink Floyd ! Du vrai ! Quelqu'uns de ses titre ont un son monumental sur scène, comme le titre phare On An Island qui devient une perle (un des moments que j'attendais le plus suite à la version del'Olympia) le nouveau High Hopes, Take a Breath est énorme de puissance, When we start ainsi que Red Night at Sky deviennent également des classiques, intronisés par la grandiloquence de leur version concert. Des moments proches des meilleurs passages de Division Bell, en nouveau et sans doute plus raffinés.
Les versions live ont permis de comprendre, ou de mieux appréhender, les joyaux contenus discrètement dans l'album. Désormais il s'écoute d'une autre façon, en ayant compris où étaient les perles pas toujours décelables si l'on se contente des versions studios.
Une pause de 20 minutes permet à la foule de s'amasser quelques temps vers les buvettes, puis vient la secondes partie...
Je ne me rappelle plus de l'ordre des morceaux (putain d'internet), mais quelques souvenirs persistent toutefois :
"High Hopes" enfin "propre" (la version olympia était massacrée.. merci Guy Pratt..
Un final tout en douceur, où Gilmour peut terminer seul en solo à la guitare accoustique.
Une surprise de taille..."Arnold Layne", chantée par la voix lead de Rick Wright (mon maître) qui n'a rien perdu du coté brit pop insousciant de cette période. Arrangement réussie au point que ce morceau devient un de mes préférés de la soirée (alors que j'aime pas trop l'original). Non dénaturé, mais relifté, superbe avec le solo d'orgue dans l'esprit de l'époque. Vous avez déjà entendu Wright faire deux fois le même solo ?
En parlant de lui.. autant à l'Olympia il était presque effacé derrière les claviers et le peu de passage au micro qui lui restait.. autant ici, il saute sur lui-même en permanence dans ses chaussures rétro dont j'ai oublié le nom mais qui valent 20 euros la paire, avec une grande semelle blanche, le reste c'est de la toile bleu claire. Putain c'est quoi déjà ??
Bref, là, il "sort" de scène, il est à fond, et se prend parfois pour un pianiste de jazz. Même sur les morceaux de On An Island, lorsqu'il tombe sur un accord qui lui plaisit, paf, il reste dessus pendant un bon moment de chauffe avant de lancer la parte solo proprement dite.
Idem ici avec les classiques "Fat Old Sun" (quelle version !!!!!) le toujours bienvenu morceau de "la Vallée", l'immonde "Coming Back to life" qui a remplacé "Waiting the inside out", et bien sur "Shine On".
Gilmour prend le micro "on va jouer Shine On, et tout comme à sa création il y a 30 ans... il faut quelques verres, un peu de beaujolais, et un peu de silence".
La dessus, il rejoint Manzarena, Pratt et le jeune batteur pour faire glisser les doigts autour des verres, obtenant le son d'origine de l'intro de Shine.
Wright seul aux claviers s'exécute alors.
Gilmour le rejoint pour son solo guitare habituel, et après cela le morceau retrouve son aspect habituel en concert.
Puis vint ECHOES...
Je peux affirmer, sans trahir les 15 000 personnes présents à vue de nez, qu'il s'agissait DU moment de la soirée.
Rien à voir avec un groupe de légende qui interprete un morceau de légende. Où on dirait écouter le disuqe mais en moins bien, parce que pas de traitement aussi poussé que sur l'album...
Non.
Je parle d'un ECHOES relooké, où les solos sont à peine reconnaissables, et permettent aux musiciens de se lancer des codes avant que chacun ne reparte dans son impro du moment. Les deux compères Wright et Gilmour sont autant en impro qu'en phase ce soir là, Gilmour donnant plutôt la mesure à Wright qui part dans des interminales (si seulmement c'était vrai) solos d'orgue dans la partie funky de Echoes.
Enfin psyché, pardon !
Les voix s'accordent à merveille (sauf que j'ai trouvé la voix de Gilmour un peu en reste par rapport à d'habitude) en quarte (je crois) entre les deux leaders.
Le passage free (ou aussi appelé des "mouettes", avec sons stridents de guitare juste après la partie fun..psyché) diffère totalement de l'original avec collection de nouveaux sons, d'effets.. je ne peux plus me rappeler de tout (
Un curieux phénomène s'est produit pendant ce morceau :
vers 14/15 ans je re découvre quelques albums du Floyd dans la discothèque familiale, où après quelques nombreux déménagements, je peux enfin ré écouter pas mal de disques qui passaient pendant toute mon enfance.
Surtout que c'est pas les intellectuels vers Saint Pons de Thomières qui font du bruit : y'en a pas.
Donc, lors d'un après-midi particulièrement tourné vers la méditation, je repousse calmement mais d'un geste décidé mes livres de math, mes cahiers, pour placer mes bras en croix sur lebureau, poser délicatement ma tête à l'intérieur de la niche ainsi formée, et profiter pleinement du morceau Echoes d'ont j'avais retrouvé l'album quelques semaines auparavant. Evidemment redécouvrir Echoes, sans l'avoir écouter pendant 5 ans, et alors que ça passait tout le temps pendant votre enfance...déjà..
Mais en plus, je me disais "put... fait chi.. s'il pouvait se reformer et si je pouvais les voir un jour en concert, jouer ce morceau.." et je pensais -sans avoir vu Pompeï à ce moment là- à des arènes en demi-cercle.
C'était un souvenir que j'avais oublié une heure après, comme toutes ces fois où sans aucun intérêt, on se demande à quoi va t-on acheter un sandwich..
Pendant le concert, ce souvenir me revient d'un coup : le morceau (c'était la première fois, malgré deux concerts du Floyd en 88 et 94, que je voyais Echoes, sans compter l'Olympia) executé dans les mêmes conditions que dans mes réveries 20 ans en arrière ! Bor.. de Bi...
Le flash-back d'un coup, qui vous frappe (oui le terme est vraiment approprié) dans la mémoire. Et qui m'a donné un relief encore plus fort à ce morceau.
Même si les versions albums sont inaltérables... les versions concert de ce soir là furent transcendentales.
Après Echoes, le rappel : WIsh et Confortably numb (seul morceau de The Wall.. tient tient).
Mais après Echoes... confortably n'avait plus vraiment de goût. J'attendais beaucoup de son solo final, légendaire, mais finalement j'avais l'impression de goûter un carré de chocolat après avoir mangé trois tic-tac à la menthe surpuissante, et deux verres d'eau glacée.
un gros bémol quand même : rien sur Barret, pas un mot...
A la fin du concert le jeu commence :"Alors !?? T'as préféré quoi ?? Waters ou Gilmour" ???
Les avis sont partagés, mais les concerts reflètent la personnalité de leur interprêtes : Le concert de Waters fut une machine dorée, écrasante de puissance, le concert de Gilmour fut l'apothéose de la finesse, et de la sobriété extravertie.
heldon JazzyTron,
Le 9 aout 2006
12h10
La vie, c'est comme un train de montagne
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