Guitares DIY, upgrades et rénovations
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KubryK
Bonjour à tous!
Je viens de découvrir qu'il était possible d'acheter des Kits de guitare à monter sois-même.
Ayant discuté sur le sujet dans un mauvais post, je créé celui-ci pour partager les expériences de ceux qui on ont déja fait une ou plusieurs.
Quelles forme avez-vous choisi, comment avez-vous fait les peintures et vernis, avez-vous changé les micros d'origine, ou avez-vous acheté le kit, est-ce que c'est compliqué à réaliser....
Lachez-vous!!!!!!!!![]()
Pourquoi faire simple quand on peut ne pas faire compliqué.
Honey'S
Mais de toute façon c'est une guitare pas une bagnole Donc j'ai pas besoin d'avoir une autonomie énorme. D'ailleurs en général je remplis le godet de 100ml par application... Donc ça part vite. Je fais jamais toute la gratte en une seule passe, je divise en 3 zones (table, dos et tranche). Et avec les binding, c'est facile de séparer.
Rock'n'Roll Is Dead
damorg
xbassman_K
J’espère qu'entre un pétard à 35 balles chinois et un à presque 400 espagnol ça fera une différence... Trop de problèmes aléatoires sur l'autre, par moment ça me rappelait la galère des bombes
Je pense que tes problèmes aléatoires venaient en partie du fait que tu mesurais et limitais ta pression en sortie de compresseur et pas à l'entrée du pétard, car les problèmes que tu évoques sont symptomatiques d'un débit d'air inconsistant (surtout que je crois me souvenir que tu as une ligne d'air relativement longue). Incriminer le pistolet dans ce cas est une fausse route.
Pour la peinture de guitare, un pistolet ordinaire suffit largement, même s'il est en dessous des spécifications idéales. J'ai longtemps bossé avec un pétard Lidl très gourmand en air et un compresseur de la même marque de 26L assez vaillant mais théoriquement pas suffisant, moi aussi (par manque de matos) je mesurais et limitais mon débit d'air en sortie du compresseur, et moi aussi j'ai donc expérimenté les soucis que tu évoques. Cependant, le jour où je me suis offert un régulateur de pression à coller en entrée du pétard, et que j'envoyais donc la pression max depuis le compresseur, quasiment tous mes soucis avaient disparus, même avec du métallisé ! Je me suis certes payé d'autres pétards plus quali depuis (entre autres un excellent NTools chinois LVLP, choisi pour sa frugalité en air, et parce qu'on trouve des pièces détachées, mais pas spécialement parce qu'hypothétiquement il peindrait mieux), et aussi un autre compresseur plus costaud, mais je n'ai pas peur d'affirmer que le pistolet Parkside à 20 balles est tout à fait capable de faire de belles finitions, tout est question de réglage.
釘を駆動するための4つの文字列
Honey'S
Jusque la je diluais à 10%, sauf que je diluais au volume et pas au poids... Et ça change tout!
10ml de diluant dans 100ml de peinture qui n'a pas du tout la même viscosité, ba ça fait pas du tout 10%
En revanche 10gr de diluant dans 100gr de peinture, la on y est! Et bingo, l'application test que j'ai fait tout à l'heure est juste parfaite, j'ai l'impression de regarder une carrosserie de bagnole, on est vraiment sur un vrai rendu de peinture métallisée fin sans défaut et sans trop de peau d'orange.
La perte de pression entre le compresseur et le mano est de 0.2 bars, donc pas de souci la dessus. Ceci dit, la je règle seulement 2 bars en entrée (c’est la préco du pétard avec ce chapeau d'air), alors que sur l'autre j’étais à 3 bars sur le compresseur...
Par curiosité je testerai de reproduire tout ça sur le pistolet amazon, mais dans tous les cas pas de regrets, le nouveau est plus agréable en main, plus qualitatif, tout est en inox/alu/teflon, moins de pièces, les usinages de buse/aiguille et trous de chapeau d'air sont plus précis etc... Même le godet est mieux et la buse est plus fine (1.3 au lieu de 1.4). C'est un Sagola 3300 GTO si ça te parle. Et effectivement les pièces détachées sont trouvable en intégralité. Sans parler de la garantie.
En plus le revêtement en chrome de l'autre commençait à se barrer par endroit et ça rouillait, donc pas ouf..
Rock'n'Roll Is Dead
el chupacabre





xbassman_K
@Honey's
Ah oui, c'est vrai ça on parle assez peu de dilution pourtant c'est effectivement très important... Moi aussi j'utilise une balance cuisine pour ça, juste parce que comme je suis vieux et presbyte
1.3 c'est ce que j'utilise aussi sur mon NTools (mais j'ai du 1.4, 1.5 et même 1.6 pour ce pétard), ceci dit je n'ai pas encore fait de métallisée avec. Et comme tu dis, sur les vernis la peau d'orange est vraiment très maitrisée, voire sur certaines passes quasi inexistante ! Assez impressionnant. Le test le plus radical pour ça est le noir piano, ça pardonne rien.
Pour les histoires de pression, une déperdition de 0,2 bars est en fait assez conséquente. Mais le pire n'est pas là, il réside dans le fait que la consistance de la pression (les variations aléatoires) n'y est pas et ça c'est le plus grave pour la peinture. Parce que quand tu règles ton pétard, ta cuve est généralement pleine, si ta mesure au compresseur semble bonne au départ, elle va varier immédiatement dans les premières 30 secondes et devenir par la suite aléatoire à mesure que la cuve se vide et se re-remplit. En revanche mettre le compresseur au max en sortie garantit que ce qui arrive au pétard de descendra jamais en dessous, ni ne montera au-delà, de ce que tu as réglé à l'entrée de pistolet via un régulateur muni d'un mano (qu'on doit aussi un peu surveiller sur de longues passes, histoire qu'il te prévienne d'une éventuelle faiblesse du débit d'air), à moins d'abuser des capacités de ton compresseur bien-sûr.
釘を駆動するための4つの文字列
el chupacabre
Ah oui beau boulot ça Chupa ! C'est le truss-rod d'origine qui est monté dessus là ?
@Honey's
Ah oui, c'est vrai ça on parle assez peu de dilution pourtant c'est effectivement très important... Moi aussi j'utilise une balance cuisine pour ça, juste parce que comme je suis vieux et presbyte, je trouve ça plus pratique que les godets gradués. Mais aussi, assez souvent j'ai fait ça au jugé, car avec l'expérience la bonne viscosité devient assez "visuelle".
1.3 c'est ce que j'utilise aussi sur mon NTools (mais j'ai du 1.4, 1.5 et même 1.6 pour ce pétard), ceci dit je n'ai pas encore fait de métallisée avec. Et comme tu dis, sur les vernis la peau d'orange est vraiment très maitrisée, voire sur certaines passes quasi inexistante ! Assez impressionnant. Le test le plus radical pour ça est le noir piano, ça pardonne rien.
Pour les histoires de pression, une déperdition de 0,2 bars est en fait assez conséquente. Mais le pire n'est pas là, il réside dans le fait que la consistance de la pression (les variations aléatoires) n'y est pas et ça c'est le plus grave pour la peinture. Parce que quand tu règles ton pétard, ta cuve est généralement pleine, si ta mesure au compresseur semble bonne au départ, elle va varier immédiatement dans les premières 30 secondes et devenir par la suite aléatoire à mesure que la cuve se vide et se re-remplit. En revanche mettre le compresseur au max en sortie garantit que ce qui arrive au pétard de descendra jamais en dessous, ni ne montera au-delà, de ce que tu as réglé à l'entrée de pistolet via un régulateur muni d'un mano (qu'on doit aussi un peu surveiller sur de longues passes, histoire qu'il te prévienne d'une éventuelle faiblesse du débit d'air), à moins d'abuser des capacités de ton compresseur bien-sûr.
Oui c’est le truss d’origine, on avait dans l’idée de le changer pour mettre un double mais il fonctionne très bien et je suis un peu fainéant… Le mieux est l’ennemi du bien…
xbassman_K
Mais bon je suppose que pour le coup tu l'as vérifié puisque tu dis qu'il fonctionne correctement.
釘を駆動するための4つの文字列
el chupacabre
Oui je demande parce que sur ces très vieilles Aria (et d'autres japonaises de la même époque d'ailleurs aussi), les Truss-rods sont notoirement trop justes en latitude de réglage, ils ont aussi une fâcheuse tendance à se bloquer parfois aussi...
Mais bon je suppose que pour le coup tu l'as vérifié puisque tu dis qu'il fonctionne correctement.
Oui on a vérifié…
Jæckel
C'est la mode des Revival, 7 titres (ré) enregistrés avec mon ancien groupe d'il y a 15 ans Cosmic Trip Avengers
el chupacabre
J'aime bien ces vieilles Aria 1802, j'aimerais bien voir le résultat
Vous le verrez, c’est ma deuxième ! Je les adore, le principe du chevalet, le manche shortscale, les micros, il n’y a rien à jeter… Ah si les mécaniques sont bonnes à jeter…
xbassman_K
Par défaut et comme le post est plutôt long, je vais le mettre sous spoiler, comme ça ceux qui ne sont pas intéressés par le sujet ne seront pas importunés par un post de 3 kilomètre !
• Le compresseur
Il est important d'avoir un compresseur adapté à la peinture, ça parait évident, mais parfois c'est un détail négligé. De plus ce dernier doit impérativement correspondre aux demandes du pistolet qu'on a choisi (j'y reviendrai plus tard). Un compresseur a trois caractéristiques principales : la pression maximale de service, la taille de sa cuve, et le volume d'air délivré (L/min ou encore CFM pour Cubic Feet per Minute qui est la mesure anglo-saxonne) qui est elle-même souvent subordonné à la taille de la cuve mais pas toujours, car c'est aussi dépendant de la puissance moteur. Côté pression ils sont quasiment tous suffisant puisqu'ils offrent généralement 8 à 10 bars ce qui est largement au dessus de ce dont on a besoin en peinture (entre 1,5 et 3 bars), en revanche un compresseur dont la cuve est trop juste n'offrira pas un débit consistant car il va rapidement s'essouffler (sauf si son moteur est très puissant, mais les compresseurs à petites cuves et moteur puissants sont très rares et très chers) et voir sa pression et son débit d'air chuter rapidement l'obligeant à se remettre en route très souvent. Avec de tels compresseurs, le volume d'air n'est généralement pas suffisant lorsque la cuve se vide et il faut impérativement s'arrêter de peindre dès que l'on entend le compresseur se remettre en route. Pénible. Sans compter qu'il va se remettre en route souvent avec comme corollaire le risque de surchauffe qui peut à terme entrainer une casse moteur. Je dirais que le minimum pour bosser plus ou moins confortablement est un compresseur doté d'une cuve de 50L capable de délivrer au moins 200 L/min ou 7 CFM, mais on le verra plus tard ça va dépendre aussi du type de pistolet choisi.
Lors du choix d’un compresseur, il faut être vigilant sur un point en particulier, car beaucoup de constructeurs avancent dans leurs fiche produit des valeurs de débit / volume d’air qui peuvent être trompeuses (voire parfois fantasques). En effet, en termes de débit il y a théoriquement 2 valeurs qui peuvent être mesurées : le débit d’air aspiré par le compresseur, et le débit d’air restitué par le compresseur. Le débit d’air aspiré est toujours très supérieur au débit d’air restitué (en règle générale le débit restitué est de +/-40% moindre que le débit aspiré, ainsi si on vous annonce une débit de 300L/min d’air aspiré, on aura en gros 170L/min d’air restitué) et bien entendu c’est souvent le débit d’air aspiré qui est mis en avant… Or ce débit d’air aspiré ne nous intéresse pas particulièrement voire pas du tout, c’est le débit restitué qui est intéressant. Seuls les constructeurs un peu sérieux publient correctement ces 2 caractéristiques, mais sur les compresseurs “grand public“ on annonce souvent des chiffres de débit extraordinaires (comme lu il n’y a pas très longtemps 300L/min sur un compresseur 30L 1er prix… Aucune chance !) sans qu’on sache de quoi il s’agit car non spécifié, et surtout qui sont extrêmement difficiles à vérifier avant achat. Idem pour les valeurs de bruit.
Alternativement, si on n'a qu'un petit compresseur (genre 25L minimum quand même), on peut utiliser une cuve tampon de 20-30L (ou plus si on a de l'argent) supplémentaire en aval du compresseur qui fera le plus grand bien à la régularité de l'air délivré.
Ou mieux encore, on peut utiliser 2 compresseurs reliés entre eux par un raccord en Y (ne pas oublier dans ce cas l'utilisation de clapets anti-retour à insérer entre les compresseurs et le raccord en Y, sinon on risque d’endommager les pressostats). J'utilise personnellement cette solution avec une unité de 26L + une unité de 50L, le résultat est que les débits d'air s'additionnent (pas la pression) ce qui est exactement ce qu'il faut pour la peinture ! Et dans cette configuration, même quand le ou les compresseurs se remettent en route le volume d'air délivré est là aussi suffisant pour le pistolet, si bien qu'on est pas obligé de s'interrompre pendant les longues passes.
Dernier détail, je déconseille vivement de peindre à proximité du compresseur (dans la même pièce donc), d'une part pour la nuisance sonore (ça fait du boucan, même lorsqu’ils étiquetés comme “silencieux”), et aussi parce que si on n'a pas d'extracteur dans son local à peinture (qui doit à minima être ventilé et sans poussière), le brouillard de peinture va venir boucher le filtre à air du compresseur en moins de deux, fumée, surchauffe, casse, poubelle ! Préférablement on mettra donc son compresseur dans une autre pièce. Et aussi, après chaque utilisation du compresseur, il faudra purger sa cuve (vis de purge sous la cuve) afin d'évacuer l'humidité formée par la condensation.
• Les accessoires
Le tuyau d'air a lui aussi son importance, surtout qu'on a dû mettre le compresseur à distance ! Acheter un bon tuyau armé 20 bars suffisamment long et assez souple (sinon il vous gênera dans vos mouvements). Afin de préserver un bon débit d'air, il est plutôt conseillé d'utiliser un tuyau de section interne de 10mm (8mm est vraiment le strict minimum).
Un filtre pour la séparation de l'eau et/ou de résidus d'huile présents dans l'air propulsé par le compresseur est aussi absolument nécessaire si vous voulez éviter les mauvaises surprises.
Pour finir, il va de soi qu'il faut éviter de multiplier les raccords sur la ligne d'air qui risquent de générer des fuites, et que ces mêmes raccords doivent être de bonne qualité. Il faut aller à l'essentiel, le moins de raccords possible est toujours le mieux.
2- Les pistolets
En préambule, j’ai envie de dire qu’il n’est pas très utile de dépenser beaucoup dans un pistolet (mais vous faites comme vous voulez), car pour la peinture de guitare et par expérience je sais qu’un pistolet d’entrée de gamme suffit largement. Un pistolet de gamme supérieure n’offrira quasiment pas d’avantage sur des surfaces aussi restreintes qu’un corps de guitare ou un manche, là où les pistolets très chers font une différence c’est sur les grandes surfaces où les très longues passes se doivent d’être très consistantes, ça n’a vraiment aucun objet pour les guitares pour lesquelles les passes sont plutôt très courtes en comparaison. Aujourd’hui on trouve d’excellents pétards en dessous des 100€, et certaines marques chinoises commencent à faire beaucoup parler d’elles (comme Aeropro, Awards Davis ou encore NTools) tant la qualité de fabrication, les matériaux et l’efficacité sont au rendez-vous. On est plus du tout sur du générique jetable trouvé sur Amazon ou chez Lidl (même si ces derniers suffisent la plupart du temps pour des projets guitare), ces marques peuvent fournir des pièces comme les kits de buses/aiguilles/chapeaux et coûtent souvent 1/10ème de leur équivalent européen ou japonais. Mais l’important n’est pas là en fait, l’important réside dans le réglage adéquat du matériel (y compris la dilution des produits) et dans le geste.
Pour la peinture de guitare, il existe plusieurs sortes de pistolets adéquats. En gros il y a 2 familles de pistolets utilisables avec un compresseur : les pistolets par gravité dont le godet se trouve sur le dessus du pistolet, et ceux par aspiration dont le godet est en dessous. Mais je vais ici me concentrer sur les pistolets par gravité parce que ce sont ceux que l'on utilise le plus couramment pour les guitares. Ce type de pistolet comporte là aussi quelques sous familles, mais ceux qui nous intéressent plus particulièrement sont de trois types différents : LVLP, HVLP et mini-gun (ou pistolet de retouche). Dans le détail voici leurs caractéristiques :
• Les LVLP, dont l'acronyme veut dire Low Volume Low Pressure, c'est à dire qu'il demandent un volume d'air restreint (entre 3,5 CFM pour les meilleurs et 6 CFM) et peuvent fonctionner avec une pression relativement basse (entre 1,5 et 3 bars suivant l'application). Ce sont ceux que je recommanderais le plus car il permettent de travailler avec des compresseurs plus modestes, mais aussi parce que ce sont ceux qui - une fois correctement réglés - sont les plus consistants dans leur fonctionnement. Attention toutefois, il demandent à être réglés assez précisément. C'est celui que j'utilise personnellement le plus maintenant.
• Les HVLP, dont l'acronyme veut dire High Volume Low Pressure, sont quant à eux considérablement plus gourmands en air (entre 7 CFM et 12 CFM voire plus), Il sont faits pour couvrir de grandes surfaces très rapidement, cependant eux-aussi travaillent à une pression plutôt basse (1,5 à 4 bars selon l'application). À moins d'avoir un gros compresseur, je ne conseillerais pas ce type de pistolet surtout destiné aux carrossiers qui eux sont équipés de (très) gros compresseurs. On peut toutefois les utiliser (j'en ai deux personnellement) avec des compresseurs plus modestes, mais dans ce cas leur efficacité sera bien moindre que ce qu'on pourrait obtenir d'un LVLP même si avec un peu de pratique on y arrivera, mais gare aux inconsistances dans le fonctionnement car à l'origine il ne sont pas conçus pour les petites surfaces, ils demanderont nettement plus d'attention. Là aussi (et d'autant plus si on les utilise avec un compresseur moyen) leur réglage est primordial, plus particulièrement en ce qui concerne le débit de peinture qu'il faudra quelque peu brider.
• Les Mini-Guns, sont en fait de petits pistolets de retouche pour les carrossiers, ils sont assez peu gourmands en air (entre 2 et 4 CFM, même s’il existe aussi des incarnations de ces pistolets beaucoup plus gourmands que ça) et travaillent également en basse pression. Comme ils sont faits pour couvrir des surfaces restreintes avec beaucoup de précision, ils peuvent se montrer tout à fait adéquats dans le cadre de la peinture de guitares, mais le seul problème est leur prix puisqu'ils peuvent parfois couter le triple ! Ce sont des pistolets très spécialisés uniquement produits par de grandes marques généralement très chères. Si vous avez les moyens, foncez car ce sont les pétards les plus faciles à manier et qui permettent un boulot très fin. Le seul problème est qu’il sont généralement limités en termes de tailles de buses disponibles (1.3 au max pour la plupart), même si c’est un faux problème, on verra ça quand je parlerai de la dilution des produits. Jamais essayé personnellement, mais on m'en a dit beaucoup de bien et il semblerait que là aussi des marques chinoises soient sur le coup, à vérifier.
Ces 3 types de pistolets fonctionnent selon le même principe : grossièrement l’air arrive au pistolet, la peinture descend par gravité et son débit est géré par une aiguille réglable qui coulisse en actionnant la gâchette, elle est ensuite vaporisée par une buse sous l’effet de l’air sous pression, on peut aussi agir sur la forme de la vaporisation. Mais suivant le produit à vaporiser, chacun de ces pistolets a quelques pièces interchangeables qui vont leur permettre de s’adapter au mieux, c’est le cas des buses, des aiguilles et des chapeaux d’air. Mais ce qu’il est important de retenir c’est que ce sont surtout ces kits de buses / aiguilles / chapeaux (on les achète généralement ensemble car elles sont faites les unes pour les autres) qui sont à choisir suivant le produit qu’on va vaporiser. Ces kits ont des mesures gravées qui permettent de les reconnaitre. Pour la peinture nitro ou poly (solide ou métallisée) une buse de 1.3 ou 1.4 fera le job sans problème en LVLP, HVLP ou mini-gun (1.2 est aussi possible pour des couches de vernis nitro très dilué ou encore des teintures, j’y reviendrai), 1.5 à 1.7 pour une peinture à grosses paillettes, 1.6 à 1.8 sont utilisées pour les apprêts et/ou bouche-pores épais, enfin le 2.0 peut s’utiliser pour des certains apprêts polyester.
Pour les pistolets, un accessoire est indispensable là aussi : le régulateur / réducteur de pression accompagné de son manomètre de contrôle qu’on va monter directement à l’entrée d’air du pistolet. J’en ai déjà parlé, mais il est important de mesurer et d’adapter cette pression très précisément à l’entrée du pistolet (et de laisser le compresseur envoyer sa pression maximale). Cette pression dépendra des caractéristiques du pistolet utilisé, mais aussi du produit pulvérisé ainsi que de sa dilution, il n’y pas de chiffre précis, mais généralement elle va se situer entre 1,5 bars et 2-2,5 bars (assez rarement jusqu’à 3 bars).
Pour ce qui est des réglages précis du pistolet, ils sont propres à chaque pistolet et là aussi au produit vaporisé. Cependant je peux vous dire comment je procède. Je commence par régler ma pression (à 2 bar pour commencer généralement, en étant appuyé à fond sur la gâchette bien-sûr), ensuite je règle la garde de la gâchette (grâce au contre-écrou sur la vis de réglage de quantité de produit pulvérisé dans le prolongement de l’aiguille), c’est à dire l’endroit où l’action sur la gâchette commence à vaporiser le produit, ensuite je fais des tests de vaporisation sur un carton blanc à distance idéale (12-15 cm) pour régler la quantité de produit vaporisé plus finement ainsi que la forme de la vaporisation (réglée généralement par une molette sur le côté du pétard), j’utilise une forme en ellipse verticale large (mais c’est selon les préférences et le geste de chacun), on peut aussi naturellement vaporiser à l’horizontale en tournant le chapeau d’air à 90° ce qui est pratique pour les passes croisées. Ça semble complexe au 1er abord, mais avec l’habitude et la pratique on le fait sans réfléchir et en quelques secondes. À noter que les pistolets ont généralement un réglage de débit d’air à l’entrée du pistolet (généralement le long de la poignée ou parfois en parallèle sous l’aiguille), comme j’utilise un régulateur de pression à l’entrée de mes pistolets, je n’utilise jamais ce réglage que je laisse ouvert en grand.
Pour finir, inutile de préciser qu’une des choses les plus importantes concernant les pistolets est leur nettoyage après chaque utilisation. C’est primordial en fait. Ce n’est pas très difficile mais il faut impérativement laisser la flemme au placard et apprendre à démonter son pistolet entièrement pour pouvoir le nettoyer correctement, sinon il ne va pas durer ! Perso, quand je fais de la nitro, je nettoie à l’acétone que j’achète en bidon de 5 litres (les diluants ne font pas mieux et c’est plus cher !), pour le poly c’est différent car là il faut impérativement utiliser du diluant poly. Il faut graisser aussi certaines pièces de temps à autres (mais gare à ne pas mettre de graisse dans les conduits qui sont en contact avec l’air sous pression et la peinture).
3- Les produits
Je ne vais parler ici que des produits avec lesquels j’ai l’habitude de travailler et que je maitrise, à savoir les vernis nitro et les vernis poly. Il existe d’autres types de peintures adaptées au bois (polyester, glycéro, acrylique, etc, etc…), mais comme je ne les ai jamais utilisées, je me garderai bien de dire quoique ce soit à leur sujet.
• Préparations des pièces à peindre
Tout dépend de la finition recherchée et du bois sur lequel elle est appliqué. Si le bois ne nécessite pas de bouchage, on peut passer un apprêt au pistolet (buse 1.7 pour moi) directement sur le bois préalablement poncé au 240, deux couches suffisent. Suivant la finition, les apprêts peuvent être transparents, blancs ou gris (y’en a même des rouges !). Ensuite ponçage léger de l’apprêt au 320 (ou 400 si on veut se faire chier, mais ça ne sert pas à grand chose à ce stade).
Si on veut une finition lisse miroir sur un bois très ouvert comme le frêne, il va falloir utiliser un bouche-pores sur le corps brut préalablement poncé au 240 (inutile d’aller plus haut à ce stade) en plusieurs passes successive et ponçage (aussi au 240 ou 320) intermédiaires entre chaque application. Il existe plusieurs sortes de bouche-pores qui sont applicables de différentes manières, et qui sont aussi plus moins transparents, voire pas du tout. Leur mode d’application peut se faire à l’aide d’une spatule, d’un tampon de chiffon, d’une brosse ou encore par vaporisation au pistolet. Personnellement j’utilise depuis des années le bouche-pores des Frères Nordin que j’applique au chiffon, toujours eu de très bon résultat avec ce produit qui sèche très vite et qui permet de bosser très vite. Pas encore essayé de boucher-pore au pistolet, donc je ne vais pas m’étendre dessus. Ensuite, une seule couche (pas nécessaire d’en mettre une deuxième car le bouche-pores agit déjà comme une sous-couche) d’apprêt bien couvrante au pistolet et re-ponçage au 320.
On peut aussi boucher directement avec certains apprêts Polyester épais, mais il faut avoir une buse de 2.0 pour ce genre d’apprêts garnissants, ensuite ponçage 240 + 320.
Pour les manches non peints en érable juste un ponçage au 320 et vernis direct ! Pour les manches peints, même procédure que pour les corps.
Avant la peinture ne pas oublier de bien nettoyer la pièce à peindre qui doit impérativement être exempte de poussière ou de gras. J’utilise de l’essence F pour ça qui n’attaque aucun des produits précédents et ne laisse aucun résidu.
• Les peintures et vernis nitro-cellulosiques
Un produit très utilisé sur les guitares. Assez facile à appliquer et peu contraignant dans l’application. Se tend très bien, permet l’application de couches successives assez rapidement car sec au toucher en moins de 30min, mais paradoxalement il met très longtemps à durcir définitivement (le terme exact est “cure” en anglais), et personnellement j’attends au moins un mois pour le séchage / durcissement définitif avant polissage final et remontage de la guitare, plus on attend mieux c’est en fait car ce produit ne sèche / durcit jamais vraiment, il reste assez souple même après plusieurs années. Dans le cadre d’une peinture non transparente simple (y compris métallisée), si le matériel d’application est bien réglé, il ne nécessite pas de ponçage entre les couches, seul un ponçage fin est recommandé avant l’application de couches de vernis transparent finales, et personnellement j’attends une quinzaine de jours avant ce ponçage fin et l’application des couches de vernis transparent. Ce qui fait qu’au total je demande 1 mois et demi pour ce genre de finitions. Un mois pour une finition transparente qui ne demande elle que le vernis. Les Candy peuvent prendre en revanche 2 mois car il y a 2 ponçages intermédiaires car 3 produits différents à vaporiser : une base métallisée + un vernis coloré + un vernis final.
Au niveau des couches je fais ça de la manière suivante (buse de 1.3, mais 1.4 ça marche aussi, sauf cas particulier des finitions Sparkle, voir plus bas) :
- 2 couches “brouillard” (ou d’accroche) avec une dilution 60% peinture 40% diluant (donc pour 50g de produit ça correspond en gros à 32,5g de peinture + 17,5g de diluant)
- 3 couches (parfois 2 ou parfois 4, au juger) de “construction” avec une dilution 70% peinture 30% diluant (en gros 38g de peinture + 12g de diluant)
- 2 couches de “Flow coat”, dont le but est de faciliter la tension finale, dilution à 50/50 (en gros 28g de peinture + 22g de diluant)
Pour le vernis c’est la même chose, sauf qu’il n’y a pas d’étape “brouillard”, on passe directement à la “construction” et ensuite les “flow coats”. Ne pas oublier de faire un petit ponçage (juste histoire d’éliminer une éventuelle peau d’orange, qui normalement devrait être très limitée) au 400 + 800 après 15 jours de séchage de la peinture avant d’appliquer le vernis final.
NB : Attention la proportion en volume n’est pas la même que la proportion en masse car la peinture a une densité de -/+ 1,08 g/ml et le diluant de -/+ 0,87g/ml, les teintes métallisées sont encore plus denses, je donne ici pour l’exemple les ratios que j’utilise avec la peinture nitro noire Nitorlack + le diluant nitro Nitorlack (non-retard), la conversion en masses est donc faite ici en se basant sur cette peinture, si on utilise d’autres produits, il sera nécessaire de les peser avant de pouvoir les convertir en masse. Cependant les ratios en volume indiqués restent toujours les mêmes.
• Les peintures poly (ou vernis PU polyuréthane à ne pas confondre avec le vernis polyester qui est différent et rarement utilisé sur des guitares)
Aussi très utilisée sur les guitares (surtout par les industriels), souvent critiquée pour son épaisseur (effet dragée), son intérêt réside dans sa solidité à toute épreuve (enfin presque), mais aussi dans sa rapidité d’exécution et de séchage, en 72h on a terminé ! Enfin moi perso je demande une semaine pour faire un poly quand même. L’application est assez semblable à celle du nitro avec toutefois des dosages différents. C’est assez facile à faire, et là aussi peu contraignant sauf à ne pas se planter dans les dosages car il y aura là 3 produits à mélanger très précisément : vernis+durcisseur+diluant - et un ordre à respecter : d’abord vernis + durcisseur > bien mélanger puis ajouter le diluant. Pas si compliqué en définitive. L’application est aussi plus simple et moins chronophage que la nitro : 10-15 minutes entre chaque couches de peinture/vernis, généralement pas vraiment la peine de vernir (assez dur tel quel), mais si on veut (pour un vernis mat par exemple), on peut vernir 24 h après les couches de peinture et après un léger ponçage au 400+800.
Au niveau des couches je fais ça de la manière suivante (buse de 1.4 ou 1.5 cette fois, mais 1.3 ça marche aussi si on dilue un poil plus sauf cas particulier des finitions Sparkle, voir plus bas) :
- 1 couche de “brouillard” (ou d’accroche) 60% de peinture + 30% durcisseur + 10% de diluant (en masse pour 49,5g de produit prêt à vaporiser ça fait en gros 30g de peinture + 15g de durcisseur + 4,5g de diluant)
- 2 couches de “construction” avec une dilution idem à la couche “brouillard”, sauf qu’on va insister un peu plus pour couvrir
- 1 couches de “Flow coat”, dont le but est de faciliter la tension finale (effet miroir), dilution à 53% de peinture + 27% durcisseur + 20% de diluant (en masse pour 48,5g de produit ça donne 27g de peinture + 13,5g de durcisseur + 8g de diluant)
Si on souhaite faire un vernis supplémentaire, on devra donc poncer au 400+800 24h après la dernière couche, et appliquer 2 couches de vernis, 1 selon le ratio “construction” et une dernière en “flow”.
Ensuite attendre au moins 24h avant d’attaquer les polissage (ou préférablement 48h).
Pour ceux qui suivent, les chiffres donnés au dessus ont toujours un ratio Vernis/Durcisseur de 2:1 (dans le jargon on appelle ça Poly 2K et c’est ce qui est généralement préconisé), seule la proportion de diluant change suivant le type de couche. Pour réussir une finition poly, il va falloir un peu s’entrainer au geste qui est un peu différent surtout si on est habitué à appliquer de la nitro. C’est difficile à expliquer mais du fait de sa viscosité différente et de la présence d’un durcisseur, il faut faire vite (à ce propos ne jamais en préparer beaucoup à l’avance car sa “pot Life” n’est que de 20 à 30 minutes, ne préparer que la quantité qu’on s’apprête à appliquer), et le produit est plus “nerveux” à vaporiser. Cependant si on veut se rapprocher des sensations de la nitro (qui est plus confortable à vaporiser), il est tout à fait possible de modifier le ratio de durcisseur à 4:1 (ou Poly 4K), mais dans ce cas il faudra doubler tous les temps de séchage. Hahaha ! Je vous laisse faire le calcul pour les proportions avec le diluant du coup !… (En fait c’est très simple on fait notre mélange Vernis/Durcisseur en 4:1, on mélange, et on ajoute ensuite le diluant 10% pour les couches d’accroche et de construction, et 20% pour les flow).
Pour finir sur le poly, il va de soi qu’il ne faut pas tarder à nettoyer son pétard quand on a terminé de shooter, et même un nettoyage rapide entre couches est très recommandé.
• Le cas particulier des finitions Sparkle
Les finitions Sparkle, sont de 3 types différents :
- Avec micros paillettes intégrées à la peinture (nitro ou poly), légèrement plus grandes que les paillettes qu’on trouve dans les teintes métallisées, elles s’accommodent relativement bien d’une buse de pistolet en 1.4 ou 1.5 et dans ce cas l’application se fait comme une teinte normale ou métallisée.
- Avec paillettes moyennes qu’on vient mélanger à un vernis transparent ou coloré au-dessus d’une teinte de base, on peut les vaporiser mais dans ce cas il faut une grosse buse d’au moins 1.7 mais il faut être à l’affut et garder à l’œil en permanence le comportement de son pistolet qui peut parfois s’obstruer.
-Avec de grosses paillettes (style années 60), la meilleure méthode reste le saupoudrage sur un vernis transparent collant (pas sec) au dessus d’une couche colorée de base (métallisée ou pas), il faut ensuite encapsuler le tout sous des couches de vernis (coloré ou non, généralement 6 à 10 couches pour un bon effet 3D).
Dans les 2 premiers cas et puisqu’on va venir projeter les paillettes avec du vernis, il faut un pétard HVLP et beaucoup d’air ! Un LVLP et/ou un compresseur faiblard auront de grandes chances d’échouer dans cette mission.
• Les teintes à bois
J’en utilise très rarement, mais elles peuvent se montrer très utiles pour teinter une table figurée avant vernissage, voire pour changer la teinte d’un bois en vue d’une finition transparente. Personnellement je les applique au tampon, mais elles peuvent aussi être vaporisées au pistolet. Ce mode d’application à un intérêt très moyen à mon avis et à moins d’avoir à couvrir une très grande surface, on va plus vite à la main ! Mais si on veut quand même vaporiser de la teinte à bois, alors il va falloir une buse très fine (entre 1.0 et 1.2). La teinte à bois peut se vernir (nitro ou poly) sans problème. Attention ça fait des tâches indélébiles, ne pas mettre ses beaux habits du dimanche quand on l’applique ! Ah, et mettre des gants aussi…
4 - Dernières généralités
Comme évoqué plus haut il faut travailler dans un local bien ventilé, sans poussière ni insectes autant que faire se peut, sans humidité ambiante (- de 50%) et à température constante (autour des 22° c’est parfait). Il faut aussi beaucoup de lumière pour pouvoir voir son travail dans le détail et pouvoir juger des reflets. Le truc idéal c’est d’avoir une “rôtisserie” pour guitare comme celle vendue par Stewmac, sinon on fait ça “à l’ancienne” avec les pièces qui pendent du plafond, pas des plus pratique mais on s’en sort quand même. Très important aussi : la protection oculaire étanche et le masque à gaz (avec filtres A2P3 minimum certifiés EN14387), le mieux étant un masque intégral (norme EN136). Faut pas du tout rigoler avec ça, les produits vaporisés sont très dangereux pour la santé.
Les fournitures à avoir en permanence : des gobelets mélangeurs, des filtres à peinture 125 microns, une balance de cuisine, des bâtonnets mélangeurs, du diluant, de l’acétone, de l’alcool isopropanol 99%, des chiffons propres en masse, des chiffons micro-fibres, une (très bonne) ponceuse orbitale, des disques abrasifs spécial peinture et bois Mirka pour l’orbitale (180/240/320/400/800/1200/2000), un disque d’interface mousse pour l’orbitale, du papier de verre spécial bois et peinture (180/240/320/400/800/1200/2000/3000/5000), des cales à poncer (différentes formes et flexibilités/duretés), du matos de polissage (disques mousse, buffle, différents polishes, etc), de quoi démonter et nettoyer son pétard (clés, brosses, écouvillon, etc), une soufflette, un aspirateur d’atelier, du calme, un smartphone en mode silence, des bières au frais…
釘を駆動するための4つの文字列
Honey'S
Perso le mini pistolet de retouche c'est ce que j'ai utilisé pour faire la JM entière (quand je l'ai commandé je savais même pas que c’était un mini), et j'ai réussi une bonne finition dans l'ensemble, même avec ma fameuse dilution insuffisante. Je pense que paradoxalement la buse de 0.8 m'a sauvé sur ce point la, par contre j'avais un brouillard de malade. Le seul truc à reprocher à ces pistolets, c’est l’éventail du jet qui est vraiment limite (vu que c'est fait pour de la retouche). Faut être très régulier sur son geste, sinon la finition n'est pas régulière, vu qu'il faut faire plus de passage pour recouvrir une zone complète.
Par contre je pige pas bien ta manière de régler la pression. Quand tu dis que tu règles gâchette enfoncée, ça veut dire que ta pression de 2 bars c'est quand tu balances la peinture? Ça me parait énorme.
Quand je règle comp à fond et mano à 2 bars quand l'air circule, c’est un ouragan qui sort
Rock'n'Roll Is Dead
xbassman_K
Quant à brider la pression depuis le compresseur, pas bon, car tu vas aussi brider aussi ton volume d'air. Il faut que tout le volume d'air arrive au pistolet, donc à fond le bougre, et ensuite bridage de la pression au pistolet.
Quand je règle comp à fond et mano à 2 bars quand l'air circule, c’est un ouragan qui sortJe m'imagine pas peindre avec une pression pareille, en particulier les zones difficiles d’accès style courbes intérieurs des cornes etc ou on a vite tendance à faire des coulures si on s'attarde trop... Et effectivement, la cuve se vide à une vitesse absurde!
C'est en fait l'exact opposé ! Si ta pression n'est pas suffisante, le ratio peinture / air délivré, ne sera pas bon, d'où trop de peinture vs pas assez d'air pour l'atomiser, d'où coulures ! C'est pourquoi il est important de faire des tests, avec la pression donnée pour ton pistolet (par exemple 2 bars au pistolet lorsqu'on actionne la gâchette), ces tests vont t'aider à bien déterminer la quantité idéale de peinture à délivrer pour une atomisation parfaite. Sur les tests, si on voit des coulures = beaucoup trop de peinture vs pas assez d'air, si on voit de la peau d'orange = pareil, pas assez d'air pour la quantité de peinture.
Il faut bien comprendre que les 2 réglages, pression et quantité de peinture sont interactifs. Et le mieux c'est toujours de partir d'un point donné, en l'occurence tu sais que ton pétard aime travailler à 2 bars, donc tu règles à 2 bars comme point de départ, et ensuite tu vas adapter la quantité de peinture délivrée. Par la suite et en fonction des tests, tu pourras régler plus finement. Par exemple en fonction de la viscosité plus faible lors des couches "flow", il possible de devoir augmenter un léger poil la pression. Mais c'est au feeling pendant le travail, tu vas le sentir, le tout est de bien comprendre les causes et les effets, les tenants et les aboutissants des différents réglages. Ne pas oublier que contre les coulures et la peau d'orange, l'air est ton allié, pas ton ennemi comme tu sembles le penser.
Et oui, le compresseur se vide vite, et c'est tout à fait normal, quand je dis qu'il faut un compresseur un peu costaud pour peindre en HVLP, ce n'est pas une blague hein...
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Hit !
Wouaw, ton post en spoiler, XbmK !
Hit ! - THREAD "Le Rendez-vous des Belges". / THREAD "Les Conneries publiques" (anecdotes non musicales).
xbassman_K
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Honey'S
Ceci dit, j'ai eu de très bon résultat l'autre jour avec ma pression à 2 bars sans appuyer (qui s'effondre à presque zéro sur le mano quand j'appuie). La finesse et le tendu étaient bons, et j'avais pas un brouillard de malade comme à 2 bars en pression de travail... Sans parler de l'autonomie de pression et de peinture.
La j'ai filmé ca, même à 1.5 bars, le brouillard est dingue.. Sans cabine de peinture c'est chaud (j'ai un masque intégrale abek2p3 heureusement
Je vais tenter de réduire la quantité de produit.
Rock'n'Roll Is Dead
xbassman_K
Dans ton 2ème paragraphe et si je comprends bien, tu envoyais donc seulement 2 bars depuis ton compresseur ? C'est un petit miracle que tu aies réussi à faire quelque chose de correct avec un pétard dont la pression de service descend presque à zéro ! Avec ce genre de très basse pression ton pétard devrait certes réussir à envoyer de la peinture, mais bonjour les crachouillis parasites car quasiment pas d'atomisation. L'image qui me vient est celle d'une bombe de peinture en fin de vie dont le gaz propulseur commence à faiblir (c'est à dire généralement à la moitié
Tu peins à quelle distance sinon ? Parce que moi qui peins avec des pressions autour de 2 bars (régulées au pistolet), et souvent 2.2 (même parfois un peu plus) pour du vernis gloss, je n'ai pas d'histoire de brouillard (y'en a un peu mais c'est normal puisque ça vaporise) parce que ma distance est assez proche (12-15 cm pas plus) et le produit va direct sur la pièce à peindre et n'a pas trop l'occasion d'aller se balader dans les environs.
Edit : bah le brouillard là il n'est pas fou hein...
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Honey'S
Dans ton 2ème paragraphe et si je comprends bien, tu envoyais donc seulement 2 bars depuis ton compresseur ?
Oui, c'est ce dont je parlais il y a quelques jours, après que j'ai trouvé la bonne dilution. La finition était parfaite (pour que moi je dise ça, t'imagines bien que...
Et à cette pression la, je peux rester la journée appuyer sur la gâchette, le compresseur charge plus vite que la décharge et le débit ne bouge pas. C'est pour ça que ça m'a surpris quand j'ai compris que c’était 2 bars gâchette enfoncée....Par contre le mouvement est moins rapide forcement.
Ceci dit je préfère quand même bosser le truc aux pressions préconisées pour le pistolet, mais faut surement que je mette moins de produit et que j'aille plus vite sur mon mouvement. Sur la vidéo la, ça a coulé (enfin disons que le motif métallisé à "coulé", même si il n'y a pas de traces de coulures). Bon j’étais pas obligé non plus de refaire une passe direct en retour comme j'ai fait, c’était juste pas vider le godet pour la vidéo.
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xbassman_K
Bref, cours acheter un LVLP, tu me remercieras après !
釘を駆動するための4つの文字列
xbassman_K
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Polaroil
Ce sujet va faire pschiitt
"And in the end, the love you take is equal to the love you make"
xbassman_K
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Hit !
... Il ne manque pas d'air, Pola' !...
Hit ! - THREAD "Le Rendez-vous des Belges". / THREAD "Les Conneries publiques" (anecdotes non musicales).
Honey'S
Non mais le brouillard ça serait pas un problème si j'avais une ventilation.. Je m'en fou un peu mais c'est un constat quoi (c’était la même avec le pistolet de retouche d'ailleurs, avec lequel j'ai fait une finition nickel sur la JM avec une mauvaise dilution et une pression mal réglée...).
Au final je pense que tout est question d'adaptation à différentes situations. Faut pas oublier qu'avec des bombes il est possible de faire un boulot nickel aussi donc bon... Tout est possible.
Ceci dit, sans rentrer dans les détails, mon pistolet propose pas mal d'option en pièces détachées. Entre autres 6 chapeaux d'air différents, dont le HVLP qui consomme 360l/min et le EPA qui tombe à 240l/min... Le miens est le EVO à 320L/min. Chacun de ces trucs coute un peu plus de 100€, donc à "pas trop" cher je peux quand même changer de registre si besoin, sans racheter un nouveau pétard...
Mais bon ça va le faire, j'ai pas encore trop fait de tests poussés la au final. Mais à un peu moins de 2 bars, avec un peu moins de produit et un mouvement plus rapide, ça va y aller.
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