En matière d’éclairage, il n'est pas toujours nécessaire de réinventer la roue. En tous cas, c’est sûrement ce qu'a pensé le fabricant LCPRO en développant le projecteur Show.CYC B4. Motorisé par un ensemble de LED RGBL, certifié IP65 et proposé à un prix de 875 €, saura-t-il pour autant convaincre les éclairagistes en quête d’une machine à la fois performante et accessible ? On passe au test !
LCPRO Show.CYC B4 : déballage et caractéristiques techniques
Le Show.CYC B4 est livré dans une boîte en carton classique, dès l’ouverture, on découvre le projecteur en question, un câble d’alimentation équipé de connecteurs TR1 et Schuko, ainsi qu’un support Omega muni d’un système de verrouillage rapide pour installer la bête en configuration aérienne. Grâce à son indice de protection IP65, l’appareil est certifié étanche à la poussière et aux jets d’eau, ce qui le rend adapté à une utilisation en intérieur ou en extérieur.
Côté connexions, la machine est équipée d’une entrée et d’une sortie Power Twist TR1 pour l’alimentation, ainsi que de deux connecteurs DMX à cinq broches. Toutes les embases sont protégées par des capuchons en caoutchouc conformes à la norme IP65. Pour le contrôle du signal, outre le protocole DMX filaire classique (selon trois modes au choix, de quatre, sept ou huit canaux), l’appareil prend en charge le protocole RDM, ainsi que les protocoles sans fil W-DMX et CRMX. La configuration s’effectue via un écran couleur situé à l’avant du boîtier. En plus de l’adressage, le menu propose des fonctions supplémentaires, telles qu’une minuterie intégrée et un mode d’urgence en cas de perte de signal.
La source lumineuse est composée d’un ensemble de vingt-quatre LED RGBL de 20 watts chacune (réparties en trois rangées de huit), et la gestion des couleurs s’effectue, sans surprise, en mode RGBL. L’angle de faisceau standard est annoncé 15 degrés, mais des filtres additionnels (vendus séparément) peuvent être fixés si besoin pour le modifier.
Le Show.CYC B4 arbore un design rectangulaire classique, presque entièrement fabriqué à partir de métal rigide de couleur noire. Malgré une construction qui semble très robuste, la bête ne pèse que 9,65 kg et affiche des dimensions compactes de 410 × 298 × 140 mm. Les deux faces latérales sont munies de bras métalliques plats qui maintiennent fermement le module LED. Des vis de réglage, situées de chaque côté, assurent une fixation ferme et permettent un réglage précis de la direction du faisceau. À l’arrière se trouvent les deux ventilateurs de refroidissement. Enfin, la face inférieure du socle est équipée de quatre pieds en caoutchouc pour une installation au sol. Globalement, une impression de fiabilité se dégage du Show.CYC B4, et il semble fait pour les tournées : son poids ne fatigue pas le dos lors du montage et du démontage, et ses mécanismes de verrouillage rapide s’enclenchent très facilement. De plus, son design respecte les standards classiques du secteur et son esthétique est assez réussie pour se rendre presque invisible aux yeux du public.
En pratique : prise en main et réglages du Show.CYC B4
Le Show.CYC B4 est prêt à l’emploi dès sa sortie du carton : sa mise en service ne requiert aucune connaissance particulière. Dès qu’il est branché, il s’allume automatiquement (il n’y a pas de bouton d’alimentation dédié, comme c’est souvent le cas sur ce type de machine). Une fois l’appareil allumé, le logo apparaît à l’écran et nous invite à effectuer nos premiers essais. Tout d’abord, notons que l’écran est facile à lire et suffisamment lumineux pour rester visible, même en plein soleil. Toutes les commandes tactiles sont bien réactives, ce qui permet de naviguer aisément dans les différents sous-menus du projecteur.
Dans les paramètres, le mode d’alimentation est également réglable, ce qui vous permettra de réaliser des économies d’énergie, si nécessaire. En mode « Ventilation », vous pouvez choisir entre la vitesse de ventilation standard et un mode silencieux, grâce auquel la machine est conçue pour fonctionner de manière particulièrement discrète. Nous pouvons toutefois affirmer d’emblée que le niveau sonore du système de refroidissement ne nous a jamais paru encombrant durant nos essais, et qu’il y a fort à parier que ce projecteur pourrait tout à fait convenir pour des applications où le silence est de mise (concert acoustique, théâtre, etc.), même s’il n’est pas « markété » comme tel.
Exploration du mode manuel et des macros de couleur
En mode manuel, toutes les fonctions de base du projecteur sont accessibles et utilisables directement, ce qui permet de répondre rapidement aux besoins d’éclairage les plus immédiats. Bien entendu, toutes les valeurs RGBL sont réglables individuellement, et une fonction stroboscopique est également disponible. Pour une utilisation simplifiée, vingt-sept macros de couleur sont proposées, dont six correspondent à différentes nuances de blanc. Il est également possible d’enregistrer des préréglages personnalisés pour les rappeler à la volée lors d’une prestation.
De plus, des séquences automatiques préprogrammées ont été intégrées. Il ne s’agit pas d’effets de couleurs extravagants, mais plutôt de séquences simples où la lampe alterne entre différentes macros. La principale différence réside dans les quatre modes de séquence disponibles : Fondu, Saut, Pulsation, ou une combinaison des trois.
Une chose est sûre : la puissance lumineuse est largement suffisante pour éclairer une scène de taille moyenne, en façade, avec seulement quelques projecteurs. Pour l’anecdote, nous avons même eu le loisir de pouvoir utiliser huit projecteurs afin d’illuminer un arrière-plan scénique de trente mètres de long pour quinze mètres de large, et le résultat fut absolument impeccable. La qualité du rendu des couleurs est, il faut l’admettre, assez impressionnante pour le prix. Les teintes sont parfaitement homogènes et éclatantes, sans défaut apparent. Nous n’avons constaté aucune dominante de couleur désagréable, et les différentes transitions nous ont paru très fluides, sans aucun effort particulier.
Les modes DMX : 4, 7 ou 8 canaux
Pour conclure notre test, nous avons essayé les différents modes DMX disponibles. Naturellement, nous avons connecté la bête à notre interface DMX, elle-même reliée à un ordinateur équipé du fameux logiciel Daslight. Là encore, on comprend très vite que LCPRO a tout misé sur la simplicité d’utilisation et l’efficacité pratique avec le Show.CYC B4.
Le premier des trois modes DMX est vraiment sommaire, il n’offre qu’un ensemble de fonctions de base réparties sur quatre canaux, permettant uniquement de régler l’intensité des valeurs RGBL. Avec le second mode DMX, nous disposons de sept canaux, aux réglages des valeurs RGBL s’ajoutent un variateur global 8-bit (Dimmer Total), un stroboscope et la possibilité de déclencher les macros mentionnées précédemment. Le troisième et dernier mode DMX, à huit canaux, ajoute simplement un second variateur 16-bit capable d’effectuer des réglages encore plus fins (Dimmer Fine).















