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Test du projecteur Chauvet DJ EZBeam Q3 ILS - Ça fait du bleu ?

Rédigé par un humain
7/10

Avec le EZBeam Q3 ILS, Chauvet DJ propose un projecteur LED autonome doté de trois sources lumineuses, compatible ILS et D-Fi, à un prix défiant toute concurrence. La bête sera-t-elle à la hauteur de nos attentes ? On passe au test !

Test du projecteur Chauvet DJ EZBeam Q3 ILS : Ça fait du bleu ?

Débal­lage et premières impres­sions

En sortant l’ap­pa­reil de test de sa boîte, on est d’abord assez surpris par son poids. Et pour cause, il ne pèse que 3,4 kg et mesure 308 × 89 × 217 mm, ce qui en fait un projec­teur très facile à trans­por­ter. L’en­semble comprend égale­ment deux câbles d’ali­men­ta­tion, un manuel d’uti­li­sa­tion, quelques auto­col­lants et surtout trois filtres frost qui se fixent par magné­tisme sur les sources lumi­neuses du projec­teur. En revanche, la télé­com­mande IRC-6 et le support oméga ne sont pas inclus et doivent être ache­tés sépa­ré­ment (envi­ron 11 € pièce). Le châs­sis est très bien fini, soli­de­ment assem­blé et peint avec préci­sion. Le socle est en métal massif et repose sur quatre petits pieds en caou­tchouc, entre lesquels se trouvent deux œillets oméga. La face avant comporte un capteur infra­rouge pour la télé­com­mande, tandis que la face arrière abrite un petit écran de contrôle et quatre boutons pour la commande manuelle. On y trouve égale­ment un micro­phone, un autre capteur infra­rouge, un témoin de charge et le bouton marche/arrêt.

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En termes de connexions, sur la partie droite se trouvent le connec­teur d’ali­men­ta­tion et l’en­trée DMX, tandis que la sortie DMX et la sortie d’ali­men­ta­tion sont situées sur la partie gauche. Au total, jusqu’à dix-huit appa­reils peuvent y être connec­tés en série. Au-dessus des embases, on retrouve égale­ment un port USB-B pour une clé USB DFI, le système proprié­taire sans fil de la marque. Celle-ci permet donc la trans­mis­sion sans fil de signaux DMX et ILS, ainsi que de signaux maître-esclave. De plus, les futures mises à jour du firm­ware pour­ront égale­ment être instal­lées de cette manière. Enfin, sur la partie supé­rieure du socle, on remarque des ouver­tures de venti­la­tion de chaque côté. Le fabri­cant ne four­nit aucune infor­ma­tion concer­nant l’in­dice de protec­tion, ni sur son site web ni dans le manuel, mais c’est une raison suffi­sante pour comprendre qu’une utili­sa­tion en exté­rieur sous la pluie est à pros­crire, ce qui n’est pas du tout éton­nant au vu du tarif prati­qué.

Auto­no­mie sur batte­rie : 9 heures annon­cées, combien en réalité ?

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Le projec­teur intègre trois modules LED RGBA de 3,3 watts, qui délivrent chacun un éclai­re­ment mesuré à deux mètres de 172 lux. L’angle de fais­ceau est de 16° par module, pour un angle de champ de 24°. Enfin, la consom­ma­tion élec­trique est annon­cée à 55 W et la fréquence stro­bo­sco­pique est réglable de 0 Hz à 31 Hz. En bonus, le projec­teur est livré chargé, ce qui nous a permis d’ef­fec­tuer nos premiers essais direc­te­ment.

En ce qui concerne la batte­rie, le fabri­cant annonce un temps de charge d’en­vi­ron cinq heures,   et jusqu’à neuf heures d’au­to­no­mie à pleine puis­sance en utili­sant des dégra­dés de couleur ou même jusqu’à vingt heures en mode mono­chrome. Mais ces esti­ma­tions nous paraissent modestes, car lors de nos essais, l’ap­pa­reil a fonc­tionné pendant plusieurs heures sans jamais être rechargé et, au final, l’in­di­ca­teur de batte­rie affi­chait encore les trois quarts de sa capa­cité. L’au­to­no­mie devrait donc être très large­ment suffi­sante pour répondre aux besoins d’une large gamme d’ap­pli­ca­tions, des DJ sets survol­tés à l’éclai­rage d’am­biance. Et bien évidem­ment, une prise secteur est égale­ment dispo­nible pour des confi­gu­ra­tions de très longue durée.

Contrôle manuel, DMX et sans fil

Contrôle manuel : 23 couleurs et 9 programmes

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On débute avec le contrôle manuel : le fabri­cant a doté ce projec­teur d’un mode de couleur statique qui propose vingt-trois couleurs (C001-C023) et pas moins de neuf programmes auto­ma­tiques pour effec­tuer des chan­ge­ments d’am­biance, géné­rer des effets stro­bo­sco­piques et des séquences (P1–9). Bien entendu, la vitesse de chaque programme est réglable (S001-S100). Le mélange person­na­lisé des couleurs en mode RGBA est égale­ment possible, mais assez complexe à réali­ser sans un contrô­leur DMX externe (nous avons utilisé un Wolf­mix pour l’oc­ca­sion) ou la fameuse télé­com­mande IRC-6. Les autres fonc­tions du panneau incluent la varia­tion de lumi­no­sité (Off / 1 / 2 / 3), l’ac­ti­va­tion / désac­ti­va­tion du signal infra­rouge (marche/arrêt), l’in­di­ca­tion du niveau de batte­rie et la réini­tia­li­sa­tion d’usine. Enfin, en mode sonore, le contrôle du projec­teur par la musique (SND1–9) via le micro­phone inté­gré, dont la sensi­bi­lité est réglable (u001-u100), est égale­ment possible.

Les quatre modes DMX : 6, 9, 14 et 17 canaux

On pour­suit avec le contrôle DMX, on retrouve cette fois quatre modes distincts, à six, neuf, quatorze ou dix-sept canaux. Le mode à six canaux permet d’ef­fec­tuer un mélange des couleurs en mode RGBA pour les trois modules en simul­tané, et offre aussi un contrôle de la lumi­no­sité et de la vitesse du stro­bo­scope. C’est le mode idéal pour des chan­ge­ments de couleur rapides et très faciles à mettre en place. Avec le mode à neuf canaux, vous pour­rez égale­ment sélec­tion­ner les programmes auto­ma­tiques, régler les vitesses et contrô­ler le varia­teur direc­te­ment depuis votre contrô­leur DMX. Le mode à quatorze canaux, quant à lui, permet de contrô­ler indi­vi­duel­le­ment chaque module LED, le stro­bo­scope et le varia­teur prin­ci­pal. Il est ainsi possible de géné­rer des effets et des séquences multi­co­lores plus évoluées. Enfin, le mode à dix-sept canaux ajoute des accès supplé­men­taires aux programmes auto­ma­tiques, au réglage de vitesse et au varia­teur auto­ma­tique.

Sans fil : clé D-Fi et compa­ti­bi­lité ILS

Outre le contrôle manuel et DMX filaire clas­sique, ce projec­teur peut aussi être piloté sans fil grâce à la clé USB D-Fi option­nelle. Compa­tible ILS, il peut égale­ment être inté­gré au système d’éclai­rage inté­gré de Chau­vet DJ pour se synchro­ni­ser avec d’autres appa­reils issus de la même famille, comme la barre de son GigBAR Move, par exemple.

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Notre avis : 7/10

Le Chau­vet DJ EZBeam Q3 ILS est un projec­teur LED abor­dable et simple d’uti­li­sa­tion, doté de trois modules RGBA, qui s’avè­re­ront idéaux pour l’éclai­rage d’am­biance, les DJ sets, les petites salles de concert ou bien encore pour la mise en valeur d’ob­jets sur scène au théâtre ou ailleurs (comme les sources LED utili­sées n’ont pas besoin de venti­la­teur de refroi­dis­se­ment, la machine est parfai­te­ment silen­cieuse). Ce modèle intègre des programmes auto­ma­tiques et un ensemble de couleurs statiques, des effets de chenillard, de stro­bo­scope, et peut être contrôlé manuel­le­ment, par acti­va­tion sonore ou via DMX, et même sans fil grâce à une clé USB option­nelle. De plus, ce projec­teur très compact reste parfai­te­ment stable au sol, mais pourra égale­ment être fixé sur une struc­ture métal­lique à l’aide d’un support oméga.

La tête du projec­teur est incli­nable à 180° et les filtres frost four­nis sont amovibles pour obte­nir un fais­ceau plus ou moins diffus. Certes, les LED de 3,3 W n’offrent pas un éclai­rage parti­cu­liè­re­ment puis­sant et l’ap­pa­reil est plus perfor­mant dans les envi­ron­ne­ments sombres que lumi­neux, mais le rendu global reste très satis­fai­sant. En revanche, il ne possède pas d’in­dice de protec­tion élevé, ce qui limite son utili­sa­tion en exté­rieur en cas d’in­tem­pé­ries. Cepen­dant, sa robus­tesse et sa batte­rie inté­grée qui offre une auto­no­mie pouvant atteindre vingt heures selon les réglages effec­tués, compensent ce manque et font du Q3 un appa­reil idéal pour une utili­sa­tion prolon­gée jusqu’au bout de la nuit. De plus, la bête peut très faci­le­ment être inté­grée aux confi­gu­ra­tions ILS et DFI exis­tantes, pour venir complé­ter un parc de machines exis­tant.

Points forts

  • Rapport qualité/prix
  • Poids plume
  • Autonomie importante
  • Fonctionnement silencieux

Points faibles

  • Puissance limitée
  • Indice IP non communiqué
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    Coramel

    Coramel

    8221
    8221 posts au compteur
    Administrateur·trice du site
    Membre depuis 23 ans
    Commentaires sur le test : Test du projecteur Chauvet DJ EZBeam Q3 ILS
    Je n'y connais pas grand chose dans ce domaine. C'est très interessant d'apprendre à travers ta plume.

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    • J’adore
    1 réaction
    • Mix Jagger
    Dj jéjé

    Dj jéjé

    3866
    3866 posts au compteur
    Squatteur·euse d’AF
    Membre depuis 21 ans
    Citation :
    Autonomie sur batterie : 9 heures annoncées, combien en réalité ?

    Ben en fait on sait pas vraiment :lol: ...

    On ne sait pas vraiment non plus quel est l'effet réel de cet appareil, pas de photos de l'effet dans la fumée, des couleurs, de l'intérieur, du type de batterie utilisée ...

    Un test complet en somme :bravo2:

    Site pro : Lighting Dynamics - Journaliste spécialiste lumière sur SoundLightUp - Music : Soundcloud

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    3 réactions
    • blueterry
    • skarabee.nc
    • GuitaréPiano
    eltigre

    eltigre

    40
    40 posts au compteur
    Nouvel·le AFfilié·e
    Membre depuis 22 ans
    Merci pour ce test, c'est très bien d'avoir ajouté un test de Projo DJ, Scène ou théâtre, mais sans vidéo pour un test de projo, on restera toujours sur notre faim puisque contrairement aux excellents tests de guitares, basses, effets, amplis, platine DJ et j'en passe, un projo est avant tout visuel et là on ne voit rien.

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