Avec le EZBeam Q3 ILS, Chauvet DJ propose un projecteur LED autonome doté de trois sources lumineuses, compatible ILS et D-Fi, à un prix défiant toute concurrence. La bête sera-t-elle à la hauteur de nos attentes ? On passe au test !
Déballage et premières impressions
En sortant l’appareil de test de sa boîte, on est d’abord assez surpris par son poids. Et pour cause, il ne pèse que 3,4 kg et mesure 308 × 89 × 217 mm, ce qui en fait un projecteur très facile à transporter. L’ensemble comprend également deux câbles d’alimentation, un manuel d’utilisation, quelques autocollants et surtout trois filtres frost qui se fixent par magnétisme sur les sources lumineuses du projecteur. En revanche, la télécommande IRC-6 et le support oméga ne sont pas inclus et doivent être achetés séparément (environ 11 € pièce). Le châssis est très bien fini, solidement assemblé et peint avec précision. Le socle est en métal massif et repose sur quatre petits pieds en caoutchouc, entre lesquels se trouvent deux œillets oméga. La face avant comporte un capteur infrarouge pour la télécommande, tandis que la face arrière abrite un petit écran de contrôle et quatre boutons pour la commande manuelle. On y trouve également un microphone, un autre capteur infrarouge, un témoin de charge et le bouton marche/arrêt.
En termes de connexions, sur la partie droite se trouvent le connecteur d’alimentation et l’entrée DMX, tandis que la sortie DMX et la sortie d’alimentation sont situées sur la partie gauche. Au total, jusqu’à dix-huit appareils peuvent y être connectés en série. Au-dessus des embases, on retrouve également un port USB-B pour une clé USB DFI, le système propriétaire sans fil de la marque. Celle-ci permet donc la transmission sans fil de signaux DMX et ILS, ainsi que de signaux maître-esclave. De plus, les futures mises à jour du firmware pourront également être installées de cette manière. Enfin, sur la partie supérieure du socle, on remarque des ouvertures de ventilation de chaque côté. Le fabricant ne fournit aucune information concernant l’indice de protection, ni sur son site web ni dans le manuel, mais c’est une raison suffisante pour comprendre qu’une utilisation en extérieur sous la pluie est à proscrire, ce qui n’est pas du tout étonnant au vu du tarif pratiqué.
Autonomie sur batterie : 9 heures annoncées, combien en réalité ?
Le projecteur intègre trois modules LED RGBA de 3,3 watts, qui délivrent chacun un éclairement mesuré à deux mètres de 172 lux. L’angle de faisceau est de 16° par module, pour un angle de champ de 24°. Enfin, la consommation électrique est annoncée à 55 W et la fréquence stroboscopique est réglable de 0 Hz à 31 Hz. En bonus, le projecteur est livré chargé, ce qui nous a permis d’effectuer nos premiers essais directement.
En ce qui concerne la batterie, le fabricant annonce un temps de charge d’environ cinq heures, et jusqu’à neuf heures d’autonomie à pleine puissance en utilisant des dégradés de couleur ou même jusqu’à vingt heures en mode monochrome. Mais ces estimations nous paraissent modestes, car lors de nos essais, l’appareil a fonctionné pendant plusieurs heures sans jamais être rechargé et, au final, l’indicateur de batterie affichait encore les trois quarts de sa capacité. L’autonomie devrait donc être très largement suffisante pour répondre aux besoins d’une large gamme d’applications, des DJ sets survoltés à l’éclairage d’ambiance. Et bien évidemment, une prise secteur est également disponible pour des configurations de très longue durée.
Contrôle manuel, DMX et sans fil
Contrôle manuel : 23 couleurs et 9 programmes
On débute avec le contrôle manuel : le fabricant a doté ce projecteur d’un mode de couleur statique qui propose vingt-trois couleurs (C001-C023) et pas moins de neuf programmes automatiques pour effectuer des changements d’ambiance, générer des effets stroboscopiques et des séquences (P1–9). Bien entendu, la vitesse de chaque programme est réglable (S001-S100). Le mélange personnalisé des couleurs en mode RGBA est également possible, mais assez complexe à réaliser sans un contrôleur DMX externe (nous avons utilisé un Wolfmix pour l’occasion) ou la fameuse télécommande IRC-6. Les autres fonctions du panneau incluent la variation de luminosité (Off / 1 / 2 / 3), l’activation / désactivation du signal infrarouge (marche/arrêt), l’indication du niveau de batterie et la réinitialisation d’usine. Enfin, en mode sonore, le contrôle du projecteur par la musique (SND1–9) via le microphone intégré, dont la sensibilité est réglable (u001-u100), est également possible.
Les quatre modes DMX : 6, 9, 14 et 17 canaux
On poursuit avec le contrôle DMX, on retrouve cette fois quatre modes distincts, à six, neuf, quatorze ou dix-sept canaux. Le mode à six canaux permet d’effectuer un mélange des couleurs en mode RGBA pour les trois modules en simultané, et offre aussi un contrôle de la luminosité et de la vitesse du stroboscope. C’est le mode idéal pour des changements de couleur rapides et très faciles à mettre en place. Avec le mode à neuf canaux, vous pourrez également sélectionner les programmes automatiques, régler les vitesses et contrôler le variateur directement depuis votre contrôleur DMX. Le mode à quatorze canaux, quant à lui, permet de contrôler individuellement chaque module LED, le stroboscope et le variateur principal. Il est ainsi possible de générer des effets et des séquences multicolores plus évoluées. Enfin, le mode à dix-sept canaux ajoute des accès supplémentaires aux programmes automatiques, au réglage de vitesse et au variateur automatique.
Sans fil : clé D-Fi et compatibilité ILS
Outre le contrôle manuel et DMX filaire classique, ce projecteur peut aussi être piloté sans fil grâce à la clé USB D-Fi optionnelle. Compatible ILS, il peut également être intégré au système d’éclairage intégré de Chauvet DJ pour se synchroniser avec d’autres appareils issus de la même famille, comme la barre de son GigBAR Move, par exemple.










