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Test de l’Artemis de Dreadbox - La déesse de la synthèse

Rédigé par un humain
9/10
Award Valeur sûre 2026
2026
Valeur sûre
Award

Bien plus puissant et intuitif que le Nymphes, l’Artemis est le nouveau synthé analogique polyphonique 6 voix signé Dreadbox. Voyons si ce petit module au doux nom d’une célèbre déesse grecque apporte qualité sonore et plaisir de jeu…

Test de l’Artemis de Dreadbox : La déesse de la synthèse

Lors de notre test du Nymphes il y a quelques années, nous avions appré­cié le tarif serré mais déploré l’er­go­no­mie, liée au nombre limité de commandes directes et à l’ab­sence d’écran. Il faut dire que le synthé avait été déve­loppé en plein Covid, parti­cu­liè­re­ment affecté par la pénu­rie de compo­sants, en parti­cu­lier les écrans. La qualité sonore et les carac­té­ris­tiques tech­niques ne nous avaient pas vrai­ment émus, surtout après le superbe Typhon dont nous atten­dions une version poly­pho­nique. C’est donc remplis d’ex­pec­ta­tive que nous avons récu­péré un Arte­mis, désor­mais plus large­ment distri­bué. Posi­tionné bien au-dessus de son prédé­ces­seur niveau tarif, il embarque des carac­té­ris­tiques tech­niques plus solides et une inter­face utili­sa­teur bien plus enga­geante. La toute nouvelle version 1.2 de son micro­lo­gi­ciel vient à point, avec son lot de nouveau­tés. Alors, irré­sis­tible la déesse ?

Une ergo­no­mie intui­tive, avec des commandes directes et un OLED bien­venu

Tout comme le Typhon, l’Ar­te­mis a été pensé pour simpli­fier la program­ma­tion, en prenant certains raccour­cis. Le module, construit tout en métal, mesure 375 × 185 × 55 mm pour 2,3 kg. Il possède deux vis sur chaque flanc qui laissent envi­sa­ger une mise en rack, mais les concep­teurs n’ont pas prévu de four­nir d’oreilles. Les poten­tio­mètres et les curseurs sont bien ancrés et offrent une bonne résis­tance. Pour sa part, la connec­tique est simple­ment sertie avec un faible jeu. La prise en main est immé­diate, avec des sections de synthèse logi­que­ment répar­ties : LFO, VCO, VCF, volume, largeur stéréo et enve­loppes. Elle est faci­li­tée par les 11 poten­tio­mètres, 22 curseurs verti­caux de 50 mm (dont 5 pour régler les effets), 20 boutons rétroé­clai­rés et le petit écran OLED 40 × 20 mm, permet­tant de visua­li­ser le nom des programmes, les para­mètres et les valeurs (souvent dans leur véri­table unité, merci). On y navigue assez faci­le­ment, à l’aide d’un gros enco­deur pous­soir. Signa­lons au passage qu’au­cun bruit lié à l’écran n’est à signa­ler sur notre exem­plaire (n° 0895).
Dreadbox Artemis - arrière gaucheDes touches dédiées sont prévues pour ouvrir les menus, trans­por­ter l’ar­pé­gia­teur / séquen­ceur, éditer les effets ou sauve­gar­der les sons. L’en­co­deur pous­soir permet de sélec­tion­ner une banque ou un programme assez rapi­de­ment, par défi­le­ment ou sélec­tion directe. Le mode panneau est activé en appuyant simul­ta­né­ment sur deux touches, ça aurait été bien de le séri­gra­phier. La fonc­tion Init est bien là, mais il manque la fonc­tion Compare. Chaque commande n’a qu’une fonc­tion (celles des deux enve­loppes sont toute­fois parta­gées), il n’y a pas de touche Shift, tant mieux ! La connec­tique, située à l’ar­rière, est ultra mini­ma­liste : 3 sorties audio en jack 6,35 (casque stéréo, ligne gauche / droite, toutes asymé­triques), 2 prises Midi DIN (entrée / sortie), une prise USB-B (notes / CC de toutes les para­mètres / Dump Sysex des programmes en Midi / MPE et mise à jour du micro­lo­gi­ciel), une borne pour bloc secteur externe (15 VDC, un peu cheap) et un inter­rup­teur marche / arrêt. Rien que l’es­sen­tiel…

Une belle poly­va­lence sonore qui ne renie pas son ADN analo­gique

L’Ar­te­mis offre une mémoire confor­table de 512 programmes réins­crip­tibles arran­gés en 8 banques. La machine est préchar­gée avec 166 sons de qualité variable. L’ami E Nostal­gia nous a quant à lui, concocté des extraits maison (préfixe « EN » ci-dessous) démon­trant la poly­va­lence sonore et la qualité des effets embar­qués, un grand merci à lui ! Le niveau sonore est correct sur les sorties lignes et sans souffle, avec possi­bi­lité de faire varier le gain de +/-13 dB dans chaque programme. Pour appré­cier la prise casque, il faut privi­lé­gier les écou­teurs à basse impé­dance, car le niveau de sortie est plutôt faible. L’Ar­te­mis est très à l’aise dans les sons analo­giques clas­siques, que ce soient les strings (avec sa PWM et son effet chorus), les cuivres (avec son VCF à satu­ra­tion très musi­cal et la réponse à la pres­sion poly­pho­nique), les basses (vive le Sub-VCO, le VCF compensé et les enve­loppes rapides !) ou les nappes planantes (avec ses VCO à ondes conti­nues modu­lables, son VCF, son HPF global réso­nant modu­lable, ses 2 LFO et sa réverbe Shim­mer).

01 Oura­nos
00:0001:29
  • 01 Oura­nos01:29
  • 02 Epilogue01:10
  • 03 Synthe­cica 4–200:17
  • 04 Big Mass00:25
  • 05 Ultra Sub00:19
  • 06 Fairy Drop00:38
  • 07 Shim­me­ring00:53
  • 08 Other World00:44
EN Bass Seven­ties
00:0000:43
  • EN Bass Seven­ties00:43
  • EN Big Mama00:18
  • EN Big Papa00:16
  • EN Blob00:19
  • EN Digi­tal Dog00:32
  • EN Drums exemple00:07
  • EN FM Round00:16
  • EN Muta­ge­nese00:22
  • EN Porta­mento Poly Poetic00:37
  • EN Proba Tales from the Crypt00:29
  • EN Reso Warm00:33
  • EN Sound­de­sign00:20
  • EN Spread Poly Filter x200:50
  • EN String Pad00:35
  • EN String Repea­ter00:43

Le côté vintage peut être intro­duit avec le réglage d’in­sta­bi­lité, qui agit sur plusieurs para­mètres en même temps (on en repar­lera plus loin). Il est égale­ment à l’aise dans les sons plus métal­liques (synchro des VCO, FM linéaire entre les VCO, FM sur le VCF, matrice de modu­la­tion) et les effets spéciaux (matrice de modu­la­tion, modu­la­tion du LFO2 par le LFO1, effet distor­sion avec réduc­tion de bit / fréquence, longues réverbes bien maitri­sées). Au-delà de la poly­va­lence, l’er­go­no­mie aide beau­coup pour se fabri­quer rapi­de­ment une banque. Nous n’avons pas noté d’ar­te­fact numé­rique dans le son, à part quelques craque­ments mineurs quand on change de programme, liés au char­ge­ment des nouveaux para­mètres d’ef­fets, notam­ment le délai, sur des sons tenus. Bref, nous avons appré­cié le carac­tère sonore qui sort des sentiers battus sans renier son ADN analo­gique, vrai­ment rien à voir avec le Nymphes !

Une poly­pho­nie de 6 voix avec des VCO à ondes conti­nuel­le­ment variables

Bien plus puis­sant que le Nymphe, l’Ar­te­mis est un synthé analo­gique poly­pho­nique 6 voix (mono­tim­bral) avec, pour chaque voix, 2 VCO, 1 Sub-VCO, 1 noise, 1 VCF, 1 VCA, 2 LFO et 2 enve­loppes. S’y ajoute un HPF final numé­rique après mélange des voix. Les voix peuvent être jouées en modes poly­pho­nique, trio, duo, mono et unis­son avec désac­cor­dage program­mable. Il manque le mode accords présent sur le Nymphes, bon. Le mode legato évite le redé­clen­che­ment des enve­loppes à chaque note, clas­sique. Il existe aussi un Glide poly­pho­nique continu, fonc­tion­nant en mode perma­nent ou auto­ma­tique, dont le temps se règle en façade.
Dreadbox Artemis - VCO LFOLes VCO sont géné­rés par un circuit inté­gré SSI2130. Il n’y a qu’un seul poten­tio­mètre pour régler les formes d’ondes conti­nues des deux VCO en même temps, passant de manière parfai­te­ment lisse de dent de scie à impul­sion puis triangle, avec un déca­lage dans la tran­si­tion d’ondes entre les deux VCO, ce qui permet d’ob­te­nir de nombreuses combi­nai­sons de mixage. L’ac­cor­dage du VCO1 se fait sur +/-24 demi-tons via le menu, pas pratique mais mieux que rien. Le VCO2 béné­fi­cie quant à lui de deux curseurs en façade pour l’ac­cor­dage sur +/-24 demi-tons et le désac­cor­dage fin. Un autre curseur permet de régler la PW pour les deux VCO en même temps, ce qui peut paraitre rigide, mais on s’en sort globa­le­ment bien avec la manière dont les ondes sont mélan­gées, le choix de simpli­fi­ca­tion fait par Dread­box est fina­le­ment astu­cieux et payant.
Les VCO peuvent inter­agir : synchro dure du VCO2 par le VCO1 et FM linéaire « thru-zero » (façon DX) dosable, sympa pour passer sur des sons plus métal­liques et tran­chants. Un Sub-VCO à onde carrée accor­dée à l’oc­tave infé­rieure du VCO1 est égale­ment présent, ainsi qu’un géné­ra­teur de bruit blanc. Il y a un poten­tio­mètre pour régler la balance entre les deux VCO et un pour doser le bruit ou le Sub VCO (on ne peut pas avoir les deux en même temps).

Un VCF par voix passe-bas compensé et un HPF global

Le signal attaque ensuite un VCF passe-bas à 2 ou 4 pôles avec compen­sa­tion de réso­nance, produit par des OTA LM13700. Via le menu, on peut ajou­ter de la satu­ra­tion en entrée (3 niveaux, plus une posi­tion OFF et une posi­tion permet­tant de couper les VCO, avec toute­fois une légère repisse flashée à –50 dB). C’est une bonne idée, car ça apporte du carac­tère au signal et ça marche vrai­ment bien. La fréquence de coupure va de 20 Hz à 20 kHz, avec lissage parfait du poten­tio­mètre dédié, même si l’écran n’af­fiche que 100 valeurs. Nous l’avons constaté en mettant le filtre en auto-oscil­la­tion VCO coupés, la réponse est conti­nue sur toute la course. En réalité, tous les poten­tio­mètres et curseurs sont codés sur 11 bits (2.048 valeurs). La fréquence de coupure est direc­te­ment modu­lable par le suivi de clavier (0–50–100) et une enve­loppe dédiée (sans inver­sion de modu­la­tion). Pour plus de souplesse (réglages conti­nus et modu­la­tions néga­tives), il faut passer par la matrice de modu­la­tion (donc le menu). On peut aussi faire de la FM sur le VCF avec le VCO2 ou le géné­ra­teur de bruit, via un sélec­teur de source (la séri­gra­phie aurait pu être plus claire là-dessus) et un curseur de dosage nommé FFM.
Dreadbox Artemis - VCF ENVPous­ser la réso­nance met le filtre en auto-oscil­la­tion, avec une course suffi­sante pour pertur­ber l’onde sinus ainsi créée. En sortie de VCF, on trouve un VCA direc­te­ment modulé par une enve­loppe dédiée ou la vélo­cité (et rien d’autre dans le V1.2 du micro­lo­gi­ciel). Les 6 voix sont ensuite rassem­blées et alter­nées dans le champ stéréo, avec réglage du volume final (non program­mable) et de la disper­sion stéréo (program­mable). Puis vient un HPF 2 pôles stéréo global numé­rique, avec réglages de coupure et de réso­nance, tous deux modu­lables, nous le verrons plus tard. C’est donc bien plus souple que ce qu’on trou­vait sur les Juno de Roland, où le HPF global était statique et non réso­nant (mais analo­gique). On trouve enfin un para­mètre d’in­sta­bi­lité dosable, jouant simul­ta­né­ment sur le pitch des VCO, la PW des VCO, la coupure du VCF et les temps des enve­loppes.

Une matrice de modu­la­tion facile à mettre en œuvre

L’Ar­te­mis offre un certain nombre d’ou­tils de modu­la­tion. A commen­cer par 2 LFO poly­pho­niques, capable d’os­cil­ler entre 0,1 et 25 Hz, avec possi­bi­lité de synchro à une horloge Midi suivant diffé­rentes divi­sions tempo­relles. Le cycle peut être libre ou redé­clen­ché à chaque note. Ces réglages sont globaux aux 2 LFO. Chacun génère les ondes sinus, triangle, dent de scie, rampe, carrée, aléa­toire, enve­loppe posi­tive ou enve­loppe néga­tive, les deux dernières étant des coups uniques. Le LFO1 offre un fondu d’en­trée. Il peut direc­te­ment modu­ler le VCO1, le VCO2 ou les 2 VCO, ainsi que le VCF. Le LFO2 peut direc­te­ment modu­ler la vitesse du LFO1 (bien vu !), la posi­tion d’onde des VCO et la PW du VCO1. Effi­cace.
Passons rapi­de­ment aux deux enve­loppes ADSR, clas­siques. La première est pré-assi­gnée au VCF et au VCO, la seconde au VCA, mais on peut tout recon­fi­gu­rer via la matrice de modu­la­tion. On peut aussi éditer les deux enve­loppes en même temps, en main­te­nant le bouton VCA. Les temps se règlent de 1 ms à 15 secondes, avec une belle poly­va­lence, allant des attaques claquantes aux lentes évolu­tions. Il n’y a pas de possi­bi­lité de boucler le cycle des enve­loppes.

Dreadbox Artemis - ENV OLEDLa V1.2 du micro­lo­gi­ciel apporte une matrice de modu­la­tions complète, acces­sible via le menu. On y fait défi­ler les sources, puis on règle la quan­tité de modu­la­tion bipo­laire pour toutes les desti­na­tions, ce qui est parfois fasti­dieux. On peut aussi faire cela avec les commandes en façade pour les para­mètres qui en sont dotés (ce qui est parfois confu­sant quand on veut modi­fier ledit para­mètre mais pas sa quan­tité de modu­la­tion). Les sources sont limi­tées à 9 : les 2 LFO, les 2 enve­loppes, la vélo­cité, la molette, la pres­sion, le suivi de clavier et le CC74 (pour le MPE). Parmi les 52 desti­na­tions, citons les para­mètres des LFO, la balance des VCO, le dosage Sub-VCO ou bruit, la fréquence des VCO, la posi­tion d’onde des VCO, la PW des VCO, la FM des VCO, les para­mètres du VCF, les para­mètres du HPF, la largeur stéréo des voix alter­nées, chaque segment d’en­ve­loppe et les 5 para­mètres pour chacun des 4 effets, super ! Préci­sons que la vélo­cité peut direc­te­ment contrô­ler le volume, qui n’est pas dans la liste des desti­na­tions. Un point d’amé­lio­ra­tion poten­tiel.

4 effets numé­riques stéréo en série signés Sine­vibes

Nous avions gardé un excellent souve­nir de la réverbe du Typhon, un moins bon de celle du Nymphes. Avec l’Ar­te­mis, Dread­box et Sine­vibes ont mis le paquet. On dispose de quatre effets numé­riques stéréo simul­ta­nés en série, avec ordre fixe : distor­sion, modu­la­tion, délai et réverbe. Chaque effet propose diffé­rents algo­rithmes dotés de 5 para­mètres éditables direc­te­ment via les 5 curseurs de droite, le dernier dosant le rapport signal sec / traité, ce qui faci­lite gran­de­ment la program­ma­tion. Tous les para­mètres d’ef­fets sont modu­lables via la matrice, comme nous l’avons dit.Dreadbox Artemis - dessusLes distor­sions offrent des algo­rithmes variés : asymé­triques, symé­triques, avec replie­ment du signal. Elles sonnent vite numé­rique si on exagère la réduc­tion de bit ou la fréquence d’échan­tillon­nage, jusqu’à carré­ment détruire le signal… une ques­tion de dosage parci­mo­nieux des niveaux de gain et de sortie. Les modu­la­tions sont très réus­sies, en parti­cu­lier les effets de chorus ou d’en­semble, simu­lant pour certain des BBD ou des bandes analo­giques. Les Flan­gers sont corrects mais nous avons été moins embal­lés par les Phasers, loin d’une Small Stone ou d’une Bi-Phase. Coup de cœur au réso­na­teur, qui sort des sentiers battus. Les délais sont très bons, que ce soit en mode stéréo, ping­pong, BBD clas­sique, BBD stéréo ou aléa­toire (ce dernier est assez origi­nal, on ne sait pas sur quoi on va tomber à l’avance). Les temps sont synchro­ni­sables à l’hor­loge Midi. Enfin les réverbes offrent trois types de hall (petite pièce, grande hall, espace extra-large), un type Cloud (granu­laire) et un Shim­mer (brillant). Selon le type, on peut régler le temps de pré-délai, la taille de la pièce, la taille et le nombre des grains, le feed­back, l’at­té­nua­tion des hautes fréquences, la vitesse et la profon­deur de modu­la­tion par le LFO, l’ac­cor­dage du son réver­bé­ré… les algo­rithmes sont bons, on retrouve la pâte de Sine­vibes avec grand plai­sir.

Un arpé­gia­teur et un séquen­ceur poly­pho­nique avec proba­bi­li­tés

Déci­dé­ment très complet, l’Ar­té­mis offre un mode arpé­gia­teur ou séquen­ceur. L’ar­pé­gia­teur peut scan­ner jusqu’à 32 notes et les rejouer selon 6 motifs (haut, bas, ordonné, alterné, pendu­laire, aléa­toire) dans diffé­rentes divi­sions tempo­relles, avec réglages de swing, proba­bi­lité et Gate. Main­te­nir la touche REC permet de main­te­nir l’ar­pège en cours (fonc­tion Hold).
Dreadbox Artemis - cotéLe séquen­ceur est poly­pho­nique 6 notes sur 64 pas. Il se programme par incré­men­ta­tion de pas (en mode REC, dès qu’on relâche toutes les notes, le pas est entré et on passe au suivant – idem pour les liai­sons ou les silences). On peut ensuite faire défi­ler les pas pour les éditer. Comme pour l’ar­pé­gia­teur, on peut régler la divi­sion tempo­relle, le swing, la proba­bi­lité de jeu et le temps de Gate. Dommage qu’on ne puisse entrer des ratchets. La mémo­ri­sa­tion des arpèges et séquences se fait au sein de chaque programme. Les notes arpé­gées ou séquen­cées ne sont pas trans­mises en Midi à ce stade, les concep­teurs nous ont confié que l’émis­sion des notes, CC, commandes de trans­port et horloge était au programme.
 

Notre avis : 9/10

Award Valeur sûre 2026
2026
Valeur sûre
Award

Dreadbox Artemis - arrière droiteL’Ar­te­mis est une excel­lente surprise, qui apporte tout ce dont le Nymphes manquait : un gros son analo­gique poly­va­lent à fort carac­tère, deux VCO par voix capables d’in­ter­agir, une matrice de modu­la­tion très complète, des effets dignes de ce nom, un arpé­gia­teur / séquen­ceur sympa­thique, une mémoire confor­table, tout cela avec une prise en main immé­diate grâce à des commandes directes à fonc­tion unique et un OLED infor­ma­tif. Il n’en demeure pas moins un synthé centré sur l’es­sen­tiel, avec un nombre restreint de commandes pour aller droit au but. En contre­par­tie, il affiche logi­que­ment un tarif nette­ment plus élevé. On peut regret­ter la mono­tim­bra­lité, le fait que le VCF se contente de modes passe-bas (même s’il y a un HPF global modu­lable), certains regrou­pe­ments de commandes (pour les plus poin­tilleux) et la connec­tique limi­tée. Au final, nous recom­man­dons l’Ar­te­mis à tous ceux qui recherchent un synthé très compact, robuste, intui­tif et au carac­tère sonore bien trempé. Un Award valeur sûre pour la déesse !

Points forts

  • Son analogique polyphonique polyvalent
  • Ergonomie intuitive, prise en main immédiate
  • Mémoire de programmes généreuse
  • VCO à ondes variables avec synchro et FM linéaire
  • VCF de caractère avec saturation et FM
  • 2 LFO complets et 2 enveloppes punchy
  • Matrice de modulations confortable
  • Section effets généreuse et modulable
  • Arpégiateur et séquenceur intégrés
  • Midi complet avec CC / Sysex / MPE
  • Module compact et très bien construit

Points faibles

  • Générateur monotimbral
  • Simplification des commandes parfois limitante
  • VCF cantonné à des modes passe-bas
  • Notes arpégées / séquencées non transmises en Midi (à date)
  • Connectique minimaliste
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