Roland V-Synth XT
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Roland V-Synth XT

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V-Synth XT, Synthé numérique en rack de la marque Roland.


6 avis d'utilisateurs

Fiche technique Roland V-Synth XT

  • Fabricant : Roland
  • Modèle : V-Synth XT
  • Catégorie : Synthés numériques en rack
  • Fiche créée le : 27/08/2008
Caractéristiques :
  • La synthèse à oscillateurs variables du V-Synth logée dans un module 19”/de bureau.
  • Nouveaux patches programmés par les plus grandes pointures de ce monde, fonction «Sound Shaper» pour une navigation accélérée parmi les innombrables paramètres.
  • Kits de batterie – manipulez les rythmes à votre guise.
  • Modulateur multi-pas avec des possibilités tout à fait innovatrices.
  • Toujours plus de modèles de formes d’onde analogiques, dont «SuperSaw», oscillateur à rétroaction polyphonique et oscillateur «X-mod» (modulation en chassé-croisé).
  • Port USB pour le streaming audio, la communication MIDI et le transfert de fichiers à votre ordinateur.
  • Cartes VC-1 (D-50) et VC-2 («Vocal Designer») installées d’origine avec commutation sur le vif – inutile de redémarrer le monstre.
  • Ecran couleur tactile et huit commandes d’édition universelle: travaillez vite et bien.
  • Entrée combinée XLR/phono en façade pour le traitement de signaux audio externes.

Source : Roland

Distribué par rolandcentraleurope

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Avis utilisateurs Roland V-Synth XT

Note moyenne :4.8( 4.8/5 sur 6 avis )
 5 avis83 %
 1 avis17 %
Rapport qualité/prix :
Vibratom18/09/2016

L'avis de Vibratom"Intuitif !"

Roland V-Synth XT
A noter que les cartes optionnelles sur certaines versions claviers
antérieures sont inclues d'origine dans le XT (VC-1 & VC-2)
d'ailleurs ce ne sont pas des cartes séparées mais
des fonctionnalités disponibles en interne


Né en 2004, génétiquement issu des VariOS et VP9000 et
hybridé avec du PCM / Sample / VA, c'est un des derniers efforts
de chez Roland avant de céder à la facilité.
Il était proposé à sa sortie en 2005 pour près 2000 euros
si je me souviens bien.

Ergonomie et présentation :
Sous la forme d'un robuste rack 19" 3U métallique (4.4 Kg)
il se monte dans un meuble ou se pose sur le bureau
de façon inclinée avec pieds en caoutchouc pour cet usage.
Les prise arrières ne sont pas gênées quelque soit l'installation choisie.
Alimentation intégrée (ouf!).

8 potards contextuels en plus de divers boutons
permettent son édition en sus de l'écran TACTILE,
celui-ci étant un peu moins performant que nos smartphones actuels :
moins sensible, erreur de parallaxe selon l'angle etc
mais reste tout à fait exploitable une fois calibré.
Il est assisté d'un discret "bip piézo" débrayable
lors de la validation des boutons virtuels.

Un synthé "intuitif" ?
Dans le sens où on a pas besoin de se lire le manuel pour démarrer,
Un bel écran tactile suffisamment clair et confortable
permet de bien s'en sortir.
Bien entendu la lecture du manuel s'avère recommandée ensuite
pour en exploiter la substantifique moëlle (là on se la pête!).

C'est certainement le synthé le plus simple à éditer que j'ai jamais eu.
Je précise que depuis quelques années j'accumule
quelques vieux coucous et presque tout m'est passé
entre les mains au format expandeur aussi bien
en numérique qu'en analogique.

Les plus ?
- un "vrai D-50" incorporé avec la carte VC-1, avec moins de souffle
et tellement plus facile à éditer... (compatible patches D-50)
- un processeur vocal temps réel au dessus du lot (VC-2),
non pas à la TC Helicon mais très créatif y compris
sur des sources autre que la voix.
- les PCM (ROM) intégré sont manipulables comme
samples classiques et donc manipulable à l'infini.
- le "track-pad" des versions clavier est émulé sur l'écran tactile
- Pas besoin d'éditeur informatique tout est "in the box" via l'écran.

Le Son ?
Pour des sons "synthétiques" plutôt, oubliez les sons "acoustiques"
il y a de meilleurs engins pour ça, mais entre les PCM natifs
et la fonction sampler c'est bien entendu faisable mais à mon sens
ce serait perdre son temps.

Les preset "bruitages" sont excellent et exploitent
les particularités du variphrase et de ses étirements extrêmes
tout en restant musicaux.

Il y a aussi des ratés, les "TB" par exemple sont très moyens,
on y retrouve ni le "piquant" ni le "rauque" si particuliers de l'originale.

Si vous cherchez des sons d'inspiration Roland D-50, Korg WaveStation
en passant par le Yamaha FS1R pour les formants, des SuperSaw etc
cette bécane vous offre toute la panoplie de façon crédible
en plus de sa propre personnalité.

Variphrase / sampler :
je n'en parle pas vraiment pour l'instant n'en maitrisant pas encore
tous les aspects, mais si je me base sur les presets et la lecture
de la doc ça me semble très prometteur :)

Démos choisies :




Coté effets :
Une implémentation originale, on peut assigner un effet parmi 15 directement
après les VCO puis continuer la chaine comme d'habitude,
ça en élargit fortement possibilités. Notez que c'est ici
que se trouve le SUB des VCO.
On bouffe de la polyphonie quand les algos sont gourmands
mais compte tenu des 24 voies max ça laisse une marge confortable.
Il y a aussi bien entendu des effets généraux dit MFX (41) plus
un étage chorus (8) et réverbération (10) tous trois indépendants,
autrement dit trois effets peuvent être chainés.
Bonus : Les entrées stéréo permettent de l'utiliser comme un effet performant.

A noter :
- Entrées ET sorties numériques jusqu'à 96 Khz / 24 bits (RCA ou optique)
en sus des classiques jacks symétriques et asymétriques analogiques.
- Partie synthèse en 32 Bits / 44.1 Khz
- Effets 24 bits
- Possibilité de charger au démarrage ses propres samples à partir de la
carte flash, dans mons cas un adaptateur pcmia vers une CF de 4Go.

Si vous voulez un avis super détaillé et que je partage totalement,
je l'ai sauvé et imprimé comme "quick-quide", lisez l'avis de coyotte14 :
https://fr.audiofanzine.com/rack-numerique/roland/V-Synth-XT/avis/r.35159.html

Je reviendrai éditer cet avis plus tard en attendant de mieux maitriser l'appareil.
»
Plav16/12/2014

L'avis de Plav"une véritable bombe de synthèse !!!"

Roland V-Synth XT
j'utilise ce synthé dans mon propre studio d'enregistrement depuis un mois, je dois dire que je n'ai JAMAIS utilisé de synthé aussi puissant en matière de synthèse que celui-ci

j'ai plus de 28 synthés et samplers dans mon studio ( je suis " sound designer" ) et ayant travaillé pour des marques spécialisées en matière de commercialisation de sons ( Spectrasonics, Ueberschall et East west ) je dois dire que cette bécane est tout à fait époustouflante ( qualité des oscillateurs, des filtres et des effets )
vous pouvez fabriquer de toutes pieces des nappes ultra planantes, des basses qui déchirent et des leads hurlants en "imitant" presque à la perfection tous types de synthés des années 70 à nos jours...mais il faudra y passer du temps car les patches d'origine ne reflètent pas du tout les possibilités énormes de la machine

pour 800 ou même 1000 euros d'occaz'... c'est une affaire mais pour utilisateur averti possédant d'autres bécanes car cette machine ne sortira son énorme potentiel que sur un seul son ( polyphonie limitée de 24 notes oblige !!!)

à acheter les yeux fermés et les oreilles grandes ouvertes !!!!
»
coyote1403/06/2007

L'avis de coyote14

Roland V-Synth XT
J'ai décidé de publier un avis très complet sur le V-synth XT. J'ai pas mal fouillé la machine et je pense avoir vu juste, mais n'hésitez pas à me laisser un message si vous relevez une erreur, je corrigerai.
Que ceux qui n'aiment pas les détails passent leur chemin!

Caractéristiques:
Synthétiseur sous forme de rack au format 19 pouces de forme non-conventionnelle. Il peut être racké normalement, ou bien être posé, sa façade restant alors inclinée. Des tampons sous la façade inférieure l'empêche de glisser.
Pour faire simple, un V-synth XT, c'est:
- 2 types d'oscillateurs: un virtual analog relativement classique à base d'oscillateurs numériques, et un sampler d'un genre particulier, puisqu'utilisant la technologie Variphrase: il permet de contrôler indépendant le pitch d'un échantillon, son formant et sa vitesse, alors que les 3 sont liés sur un sampler classique. La polyphonie est de 24 voies maximum. Chaque son est composé de 2 oscillateurs, chacun d'entre eux pouvant être du type virtual analog ou PCM. Il dispose aussi d'entrées audio pour se transformer en puissant processeur d'effet temps réel.
- Des effets COSM, qui modélisent des effets inspirés de rack de guitaristes principalement, mais aussi plus classiques comme des filtres et des effets dynamiques.
- Un sampler qui permet d'importer des fichiers son ou d'enregistrer une source audio externe dans 50 Mo de mémoire.
- Un magnifique écran LCD couleur tactile (celui de la version clavier n'est pas en couleur!)
- 8 contrôleurs assignables en façade.
- 4 sorties, 2 entrées format jack 6.35 à l'arrière, et une excellente prise micro en façade, sans oublier une prise USB et un trio de prises MIDI, ainsi que des E/S numériques au format S/PDIF (coaxial et optiques)
- Et, spécificité à ce V-synth XT par rapport à la version clavier, 2 cartes incluses d'origine: VC-1 (émulation du mithyque D50 des années 80!) et VC-2 (processeur vocal). A noter qu'un V-synth XT a toujours l'OS 2.0 embarqué d'office: cet OS rajoute des oscillateurs supplémentaires et un modulateur pas à pas, entre autres.

UTILISATION

C'est simple: tout réside dans l'écran tactile, sa qualité, sa lisibilité et sa fluidité. Pas de doute, il répond présent. Bien dimensionné (il ne fallait pas moins), il est très lumineux et muni de superbes couleurs. Dans le cas présent, ce n'est pas du luxe, car les nombreux paramètres sont bien mis en valeurs. Au départ, un "beep" assez énervant se manifeste à la sélection de chaque paramètre. Heureusement, il est débrayable. Le rétro-éclairage, très lumineux, n’est pas tout à fait uniforme sur toute la surface de l’écran, les lampes étant disposées sur les bords. Ce n’est pas gênant.
A l'usage, cet écran permet beaucoup de choses: non seulement la sélection des paramètres et des différents menus, mais aussi carrément la possibilité de "tirer" sur les boutons, les points des enveloppes et les sliders virtuels pour paramétrer. Hélas, ces "dessins" au doigt sont particulièrement délicats à faire, car nos doigt sont bien trop gros pour sélectionner le bon paramètre quand il y en a un autre à proximité. Pareil pour les points des enveloppes, souvent trop rapprochés pour être sélectionnables individuellement. Que faire alors? Facile: on sélectionne au doigt, mais on change la valeur grâce à la molette "value" (c'est une molette crantée, sans fin: en faisant shift, on incrémente 10 par 10 au lieu de 1 par 1). Et si ça n'est encore pas précis, on peut toujours sauter d'un paramètre à l'autre avec les flèches directionnelles.
Cet écran remplit donc très bien son office au final, puisque ses limites sont facilement contournables. A noter sa remarquable fluidité.
Un bémol toutefois: on voit qu'il a été optimisé pour le mode "V-synth" haut en couleur, mais pas pour les modes VC-1 et VC-2, dont l'interface vert / gris est triste comme une soirée de Novembre en Ukraine. Par ailleurs, ces 2 modes ne bénéficient pas du même niveau de convivialité: les enveloppes du VC-1 par exemple sont représentés par des champs numériques, et non des courbes d'enveloppe. Mais c'est plutôt un reproche à l'OS qu'à l'écran tactile en lui même qui fait (bien) ce qu'on lui demande.

Le reste de la machine inspire la robustesse: superbe façade en alu peint brossé (très classieux), du métal sur tous les côtés (ce qui ne l'empêche pas d'être léger), des équerres de rackage inclinables, des poignées métalliques finalement bien pratique vue la préhension pas évidente de cet appareil biscornu, des potentiomètres assez solides, bien linéaires et au toucher métal/caoutchouc agréable, et des boutons dont certains sont rétro-éclairés d'un bel orange luminescent. Un instrument qui ne passe pas inaperçu et qui est très classe.

A l'allumage du V-synth XT, on est étonné par le temps de chargement de l'OS: compter une trentaine de secondes (fichtre!!!): première déception, car, bien sûr, on a droit à ce long chargement à chaque mise sous tension de l'appareil.
Une fois arrivé sur la fenêtre principale, on peut passer, via la touch "V-card", à l'un des 2 autres modes. Tout de suite, la question vient à l'esprit: si chaque OS est indépendant, le V-synth XT ne pouvant en charger qu'un seul à la fois, comment fait-on si, par exemple, on veut faire une séquence avec un son de D50 issu de la VC-1, un autre de la VC-2 (un vocoder, par exemple) et un sample du V-synth? Et si on veut faire passer le D50 par les effets COSM du V-synth? Réponse à toutes ces questions: on fait pas. Aucune solution! Voilà ce que les acheteurs de cette machine doivent bien piger: un V-synth XT est un hardware capable de charger, au choix, l'un de ses 3 OS, mais ceux-ci sont complètement cloisonnés, indépendants, pas mixables: mais que c'est navrant, rageant, frustrant, que dis-je: REVOLTANT !!!
Passé la déception, explorons ces OS. A tout seigneur, tout honneur, le mode V-synth Version 2.0.

Un mot sur l'USB et le MIDI en général: l'USB est, sur le papier, capable de tout faire: transfert de sample (en USB 1.1, ça va pas vite, mais vu la mémoire embarquée, ça ira), transferts entre l'ordinateur, la mémoire interne du V-synth (capable de ne stocker qu'un "projet" à la fois) et la PC card (accès relativement rapide). Ces transferts n'utilisent que le pilote générique de Windows (comme un appareil photo numérique ou un clé USB), mais nécessitent de faire une manip sur le V-synth: la connection USB. Se lance alors un menu qui empêche d'utiliser tout le reste de l'appareil (pas moyen bien sûr de charger le V-synth en temps masqué). Une fois la petite affaire effectuée, on se déconnecte de l'USB et on retourne en mode "patch". A ne pas confondre avec le mode "disk" qui, lui, permet d'aller lire sur la PC card, et qui n'a rien à voir avec le mode USB. Bien que monopolisant la machine (pas de chargement « à la volée » ou en temps masqué), ces fonctions de transfert de samples et de projet sont fiables.
L'USB est également censé remplacer les câbles MIDI traditionnels. Malheureusement, je vous le déconseille fortement. Cette manip nécessite cette fois l'installation d'un pilote Roland comme n'importe quelle interface MIDI. Ensuite, tout va à peu près bien, car les notes sont rejouées sans problème particulier, ainsi que l'action des contrôleurs. Hélas, il y a un gros soucis: les signaux d'horloge MIDI venant de l'extérieur du V-synth XT (ex: autre synthé, séquenceur) ne sont pas reconnus par USB. Non seulement aucune synchronisation MIDI n'est possible (c'est déjà inadmissible!), mais l'horloge MIDI du V-synth semble bloquée: adieu arpégiateur et step modulator ! Ils restent désespérement immobiles et donc muets! La seule solution est alors de remettre le V-synth XT en horloge interne, ou bien...de revenir aux bons vieux câbles MIDI. Et là, tout rentre dans l'ordre, comme par magie. Un beau gâchis.
Dernier usage, un peu plus exotique, de l’USB: interface audio numérique! Le pilote USB transforme le V-synth XT en carte son et permet de faire de l'acquisition audio-numérique, et fait rejouer le son de l'ordinateur par le V-synth! Je me suis peu aventuré sur la question, car je suis bien équipé par ailleurs, et la latence annoncée par Cubase m'a bien refroidie (largement au-delà des 10 ms). Mais ceux qui aiment le risque pourront toujours tenter l'aventure.
A propos de synchro MIDI, je regrette que celle-ci ne soit pas un réglage global de l’appareil, mais rattachée au projet. Autre projet chargé, autre réglage de synchro.

Un mot sur les logiciels fournis: c'est rapide, il n'y en a qu'un, qui est un bibliothécaire. Il sert donc à archiver ses sons et les échanger entre banques. C'est un outil très spartiate, mais il fonctionne bien. Et c'est tout: pas d'éditeur qui aurait permis de racker l'engin dans un coin du studio pour ne plus avoir à y toucher, rien de rien. Ca devient un peu chiche de nos jours, je trouve, même si on peut penser qu’un bel écran tactile vaut tous les éditeurs du monde.

Quelques astuces pour gagner du temps:
En vrac, quelques astuces pour gagner du temps
- pour changer la « zone » d'un patch, faire shift + flèche gauche / droite
- pour avoir sous la main ses patches préférés, la fonction palette est là. Elle se lance via la touch Key Pad (une touche « palette », ça aurait été trop simple…). En pressant les touches 1 à 8, on saute d'un favori à l'autre directement. On peut le personnaliser, bien sûr: si on veut faire correspondre le patch 352 à la touche 8, aller sur le patch 352, faire Shift+8, et le tour est joué. 8 banques de 8 presets peuvent être confectionnés ainsi. Pour passer d'une banque à l'autre, faire Bank+ ou Bank-
- Toujours en mode Palette, pour parcourir les patches par 100, taper 0 (pour faire -100) ou 9 (pour faire +100). Pour sortir du mode palette, rappuyer sur Key Pad.

Le mode Control:
- Il permet de pallier à l'absence sur le V-synth XT du pad de contrôle. Pour mémoire, sur le clavier, il a une utilisation double: Time Trip Pad, dont la vocation est d'offrir une surface circulaire que notre doigt suit à la trace pour influer sur la vitesse d'exécution des samples. Et le contrôle plus classique X/Y: les déplacements de notre doigt en abcisse ou en ordonnée influent sur 2 paramètres du son, le plus souvent la fréquence et la résonance d'un filtre. Le v-synth XT offre, via un appui sur la touche CTRL un pad virtuel sur l'écran tactile reprenant aussi bien le Time Trip Pad que la pad X/Y (sur la version clavier, un vrai pad sur la façade du synthé existe). Bien sûr, en mode global, on peut choisir quels CC Midi seront modifié par l'action du pad X/Y, afin d'enregistrer tout cela en Midi dans un séquenceur audio-numérique et piloter d’éventuels instruments externe. Ne pas oublier à ce moment-là de sélectionner en entrée MIDI le V-synth XT.
- Je dois dire que le Time Trip Pad est quand même quelque chose d'impressionnant. Au lieu de se comporter comme une traditionnelle molette de Jog/Shuttle qui va ralentir le tempo tout en abaissant le pitch jusqu'à ne plus rien entendre, Time Trip Pad met à profit le variphrase, et ralentit le tempo sans toucher ni au pitch ni au formant. Du coup, un arrêt complet ne se solde pas par du silence, mais par un son "figé", un peu comme ce qu'on arrive à faire en synthèse granulaire!
- Déplacer le doigt de 5mm pour faire un morphing de texture sonore, le tout sans effet d'escalier: effet garanti, mais uniquement pour les sons à base de samples, bien entendu.
- Le mode control permet aussi d'activer l'envoi de CC MIDI à l'extérieur de l'appareil quand on utilise les potentiomètres de contrôle de la façade. La correspondance potentiomètre / numéro de CC MIDI se règle en mode System / onglet Controller.
- Je passe sur le mode V-link qui permet, via une prise MIDI, de synchroniser le son à l'image pour les quelques périphériques de montage vidéo compatible à ce format (de marque Edirol pour la plupart)

Mode Rythm Play: nouveau mode apparu avec l'OS 2.0, le mode rythm play est censé combler une lacune du premier OS en permettant au V-synth de se fabriquer de vrais kits rythmiques. L'ancienne façon consistait à fabriquer un patch par Zone, chacun des 16 patches correspondant à un son de percu. Inconvénient: on était limité à 16 sons (puisque 16 zones maxi), et cela amputait d'autant la multitimbralité puisque les zones étaient squattées par des sons de percus. Désormais, le mode Rythm permet d'affecter autant de son qu'on a de touches de clavier (61 maxi). On peut toujours affecter une zone différente à chaque touche (sachant qu'on reste au maxi de 16). Mais ce mode n'a pas fait avancer beaucoup de schmilblick: on est content d'avoir plus de sons sous les doigts, mais c'est limite pire, car on ne peut plus accéder simultanément aux autres sons de l'appareil! Le mode Rythm se la joue solitaire! Mieux vaut donc éviter ce mode rythm play qui n'apporte pas grand chose et se montre encore plus limitatif.

Mode Arpégiateur / Step Modulator: chaque patch dispose d'une arpiégiateur et d'un quadruple step modulator. L'arpégiateur est très bien fait. Il peut envoyer des notes, mais aussi des CC MIDI. Il possède 2 modes: l'un classique pour un arpégiateur, composés de différents motifs classiques (up, down, random, etc) mais il dispose d'un éditeur de pattern plus évolué qui se présente sous la forme d'une matrice. En X, on a les pas, jusqu'à 32 maximum. En Y, on a 16 évènements déclenchables. C'est assez malin, parce que si on a besoin de déclencher 4 fois la note C4, on ne met la note C4 qu'une seule fois dans l'un des 16 emplacements , mais on met 4 points dans la matrice. De plus, on peut "doser" chaque point, en lui attribuant une valeur. En fait, on est plus proche du séquenceur pas à pas que du véritable arpégiateur. Il y a un paramètre de shuffle. On peut saisir les notes en pas à pas, ou en temps réel. Comme il reste difficile à programmer, une astuce assez connue: synchroniser le V-synth XT en MIDI avec un séquenceur MIDI externe (donc pas en USB puisque ça marche pas), programmer son motif sur le séquenceur externe (c'est quand même plus facile à la souris sur un grand écran), puis l'enregistrer en temps réel dans le V-synth XT.
Le Step Modulator est un peu différent. Il y a en fait jusqu'à 4 step modulators indépendants qui tournent en simultané et qui sont synchronisés. Ici, seulement 16 pas et une seule destination, mais une vraie matrice de modulation, puisqu'un listing déroulant permet de contrôler quasiment tout ce qui a un intérêt à être contrôlé. Le pitch d'un oscillo (ce qui permet de faire des séquences ou des motifs rythmiques quand un patch se présente sous le forme d'un Kit de Batterie à 16 zones), un filtre, un paramètre d'enveloppe, un paramètre d'un effet COSM...Il y en a des dizaines, qui ne sont jamais les mêmes selon les paramètres disponibles dans un patch donné. En revanche, pas de CC MIDI en destination ici, dommage. Le step modulator se présente sous forme de graphique à 16 colonnes dont la valeur va de -63 à +63. Grandiose: on peut dessiner le contour des 16 colonnes au doigt sur l'écran tactile! Ce n'est pas très précis, mais ça permet de dégrossir, on affine ensuite avec les champs numériques et la molette value. Pour les destinations qui préfèrent être continues plutôt que discrétisées sur 16 pas, un paramètre Smooth permet de lisser les 16 colonnes et ne faire plus qu'une courbe continue. Pour finir, le step modulator peut aller dans différentes direction: en avant et cyclique, en avant puis en arrière, en arrière cyclique...Et je rappelle qu'on peut faire ceci 4 fois via 4 step modulators! Roland a même pensé à rendre possible la copie d'un motif de courbe d'un step modulator sur un autre. Quelques paramètres d'édition existent aussi (inverser une courbe par exemple). On peut en faire un super LFO par exemple, en lui dessinant une courbe complexe et en l'assignant à un paramètre impossible à contrôler avec un LFO normal. Chacune des 4 courbes possède sa propre page, a une couleur différente pour être encore plus lisible, et est totalement paramétrable indépendamment des 3 autres. Bref: une réussite totale, un outil qui sait rester simple et créatif: on comprend ce qu'il se passe, parce que tout reste visuel.

SONORITÉS

Le parcours des patches est tout de suite impressionnant: cet instrument ne sonne comme aucun autre. Cela sonne gros, bien sûr, dynamique, synthétique, mais pas vraiment numérique: de nombreux patches usent et abusent des effets COSM dont la liste comporte de nombreux simulateurs d'ampli, d'émulation de pédales BOSS, de Waveshapers et autre Bit Reducer...De quoi dévergonder les sons de base et salir tout cela comme il faut. Des loops tantôt synthétiques, tantôt ethniques / world, métal, Trip-Hop, Rap US...sont de la partie, faisant appel à des PCM à base de loops ou, plus simplement, à des sons de percus mis en oeuvre via l'arpégiateur. Roland n'a pas oublié ses classiques: de nombreux pads et lead de Juno, Jupiter, SH, TB303, voire Oberheim, Moog, Prophet son de la partie. Bonne surprise: les sons de synthé bass sont excellents, le timbre est vraiment très profond, j’ai été assez surpris pour un instrument numérique. Autre catégorie où il excelle: les sons de voix. Il y en a pour tous les goûts: voix classiques naturelles servies par d'excellents traitements internes (les réverbes, notamment), choeurs plus synthétiques, mélopées mystiques, ...Saisissant. C'est là que la technologie Variphrase donne le meilleur d'elle même: là où un sampler classique chargerait un magnifique sample de voix solo sur une note en la décalant sur les autres en modifiant le formant et surtout la vitesse, le Variphrase permet à l'échantillon de rester à vitesse constante tout au long de la tessiture du clavier et respecte mieux ses formants: la transposition est naturelle sur une large étendue du clavier, évitant l'effet "schtroumpf" dans les aigus et "dark vador" dans les graves. Cela présente plusieurs avantages: au-delà d'une qualité sonore accrue, cela permet de ne pas avoir à charger plusieurs samples pour un son, astuce souvent nécessaire pour pallier aux limitations de l'échantillonnage classique. Du coup, on est moins étonné de ne trouver dans la machine que 50 Mo, la quantité de mémoire requise par les PCM variphrasés étant logiquement plus faible. Autre avantage: pour ce qui est des samples vocaux avec des morceaux de phrases, un accord plaqué ne se traduit pas par une désynchronisation, mais par une superbe phrase...Chantée en choeur! Enfin, les loops seront aussi synchro si plusieurs touches sont déclenchées. Dernier avantage, et de taille: le variphrase sait "découper" en slices un motif rythmique et en extraire le tempo. Du coup, il sait aussi le synchroniser à une horloge MIDI venant de l'extérieur. Naturellement, le V-synth XT applique indifféremment cette technologie à ses propres PCM comme aux fichiers Wav/AIFF importés. Différents modes de déclenchement existent, du classique "Rettriger" (le sample est lu depuis son début à chaque fois qu'une note est touchée) au génialissime "Legato": Idem, sauf qu'un jeu Legato permet de commencer une phrase avec une note et de la terminer avec d'autres jouée plus tard pourvu qu’elles soient liées! Imparable, unique!
A noter que, si indispensable que soit le mode Variphrase, il est malgré tout débrayable et le V-synth XT redevient alors un sampler classique.
Un inconvénient toutefois: pour appliquer la technologie Variphrase, le V-synth XT a besoin d'encoder les échantillons importés: cela prend quelque secondes et peut nécessiter quelques retouches, mais une fois que c'est fait, on sauvegarde le preset et c'est terminé.
Chacun des 2 oscillateurs dispose ensuite de plusieurs onglets, jouant sur le pitch, la vitesse et le formant, chacun étant indépendant l'un de l'autre pour les échantillons variphrasés, modulable chacun par une enveloppe distincte, ainsi que par un LFO (commun, hélas). Concernant la vitesse, un exemple d'astuce géniale et toute simple: le paramètre Speed commande la vitesse de lecture d'un sample. Donc, quand on augmente la valeur, il accélère (toujours en respectant pitch et formant). Mais ce paramètre peut aussi avoir des valeurs négatives. Que se passe-t-il alors? Simple: le sample est lu à l'envers en-dessous la valeur -20, la valeur 0 lisant le sample à sa vitesse d'origine. Et plus la valeur est "fortement négative", plus la lecture à l'envers est rapide. N'importe quel sampler peut "inverser" la lecture d'un sample, mais le V-synth le fait, lui, en temps réel. Affecter la commande "speed" à la molette de modulation, et vous lirez votre sample en temps réel, à l'endroit ou à l'envers, à la vitesse qui convient, en respectant pitch et formant!
Chaque enveloppe pitch, formant, speed étant indépendante et sur une page différente, Roland a recours à une astuce toute bête mais redoutable: l'enveloppe de la page active apparaît en trait plein, et les enveloppes de autres pages apparaissent sur le même graphe, mais en pointillés: mais comment n'y avait-on pensé plus tôt?
Sur chaque page d'édition, 8 petits chiffres rouges sont répartis, chacun à côté d'un paramètre. Ils correspondent à chacun des 8 boutons rotatifs sur la façade du V-synth XT et permettent de modifier ledit paramètre avec les boutons pour éditer plus rapidement. Comme il y a sur une page plus de 8 paramètres, Roland les a arbitrairement affecté aux paramètres les plus utilisés, mais quand on appuie sur shift + flèche haut/bas, leur affectation change, toujours de façon logique. Ceci est vrai dans chaque page d'édition, et Dieu sait qu'il y en a!!! Bien sûr, c'est un gain de temps, mais rien n'empêche d'ignorer ces boutons et d'éditer normalement (à la main sur l'écran, avec les flèches ou avec la molette Value). Un regret important: ces potentiomètres ne sont pas codés assez finement, on entend un effet d'escalier lorsque, par exemple, on ouvre finement la fréquence de coupure d'un filtre. Ce n'est généralement pas trop gênant, mais c'est un choix qui fait "bas de gamme" et qui tranche avec le reste de la conception.
Passons au mode Virtual Analog. Chacun des 2 oscillateurs peut donc, au choix, être un PCM ou un oscillateur Virtual Analog. On peut heureusement mixer un oscillateur Analog et un oscillateur PCM. La sélection d'un Analog modifie les pages d'édition: fini le variphrase, les formants, etc...Place au Pulse With, au Fat (genre du sub-oscillateur pour grossir le son). On choisit la forme d'onde (Saw, Square, Sine, etc...auxquelles sont venues se rajouter SuperSaw, Feedback Osc et X-mod Osc avec l'OS 2.0). Un paramètre "impact" permet de renforcer l'attaque de l'oscillateur pour avoir des sons percutants. Une originalité: chaque page est débrayable: on appuie sur On ou Off selon que l'on veut s'en servir ou non. Vient alors la question: pourquoi toutes les pages ne sont-elles pas actives par défaut? Après tout, à quoi cela sert-il "d'allumer" une page? Je crains, sans en être absolument certain, que la réponse soit la suivante: parce que cela influe sur la polyphonie. Des tas de pages avec des fonctions actives réduisent la polyphonie, les éteindre permet de soulager la charge CPU et d'offrir plus de voix, le maximum étant 24. Des tests approfondis m'en donneront la certitude, mais je pense bien qu'il s'agisse de cela. On peut le voir de 2 façons: verre à moitié vide ("la polyphonie annoncée est une polyphonie maximale" ) ou à moitié plein ("mieux vaut un synthé qui offre une polyphonie tantôt élevée et tantôt faible que tout le temps faible" ).
Comment sonnent ces oscillateurs analogs? A l'oreille, très bien. N'allons pas jusqu'à dire qu'ils sonnent analogique, surtout dans les aigus. Mais ils s'en tirent tout à fait correctement. Certains d'entre eux ont été manifestement revus à la hausse (ils portent le suffixe HQ), probablement pour diminuer l'aliasing parfois reproché au V-Synth OS 1.
En suivant le routing, une page MOD offre la possibilité de mixer différemment les 2 oscillateurs: MIX, RING, FM, Env Ring (modulateur en anneau muni d'un paramètre d'attaque et un de release), et enfin OSC SYNC. A ce propos, on peut synchroniser 2 oscillateurs analog, mais aussi (c'est très original!), un analog avec un PCM (mais pas l'inverse!).

Viennent ensuite les effets COSM, au nombre de 2 par patch. Ils sont soit en série et sont communs aux 2 oscillateurs, soit affectés à chacun des oscillateurs, positionnable différemment par rapport au MOD. Seulement ensuite la page TVA globale arrive, suivi des effets globaux: une réverb, un chorus et un MFX. C'est suffisant, dans la mesure où ils se rajoutent aux effets COSM, nous voici avec 5 effets par patch, dont 3 globaux. Il faut bien comprendre que les effets COSM font partie à part entière d'un patch, au contraire de toutes les workstations où les effets d'insert sont limités à un certain nombre simultané. Pas de cela ici: en mode multitimbral, chacun des 16 patches a droit à ses 2 effets COSM. C'est donc luxueux, mais attention: si on veut un filtre sur son oscillateur, ce qui n'est pas rare, il faut utiliser l'un des 2 effets COSM. On revient alors à quelque chose de normal sur un synthétiseur. Mais le point astucieux est que, pour qui utilise des samples déjà traités, filtrés, équalisés, on peut utiliser les COSM pour rajouter des effets un peu plus créatifs.
Sampling: le V-synth peut donc sampler. Attention, je n'ai pas écrit "importer des samples" ! Il peut vraiment sampler, grâce à ses entrées audio. Réglons tout de suite la question: non seulement ces entrées sont de bonnes qualité, mais l'entrée micro est luxueuse: elle accepte le niveau ligne, les micros dynamiques, les instruments haute impédance (guitares, notamment), et...Les micros statiques! Eh oui, l'entrée micro du V-synth dispose d'une alimentation phantom! Je n'ai, personnellement, jamais vu cela sur un synthétiseur! A l'heure où les micros statiques chinois inondent le marché de produits à la qualité enfin honorable et surtout bon marché, c'est un vrai bonheur! La sélection du type d'entrée se fait par un menu dédié. Il semble même qu'on puisse sampler via l'entrée numérique S/PDIF (optique ou coaxiale), dont la définition va jusqu'à 24 bits / 96 kHz! Un must.
Ce mode sampling est une réussite totale: il est simple, dispose d'un métronome débrayable, et permet de sélectionner simplement la source souhaitée. Plusieurs modes de déclenchement, dont le seuil audio, sont disponibles. Enfin, le luxe continue: une section "pre-effect" traite le signal entrant pour corriger d'entrée les habituels défauts des sources externes. Ainsi, nous avons droit à un compresseur, un limiter et un suppresseur de bruit, tous paramétrables.
Le mode sampling dispose d'un certain nombre de templates (8) selon le mode de sampling choisi. Parmi ceux ci, le mode resampling: le V-synth XT est donc capable de s'auto-sampler: le début d'une aventure sans fin! Pour finir, une jauge où figure le temps de sampling disponible en fonction de l'espace mémoire est visible et est décrémentée en temps réel, ainsi qu'un Vu-mètre.
Ensuite, 2 étapes restent: l'étape Edit, avec les habituelles fonctions d'un sampler: truncate, reverse, normalize, etc...et l'étape Variphrase pour transformer le sample jusqu'alors "classique" en sample variphrasé. A noter que différents algorithmes existent selon le type de son. Leur nom n'est pas explicite, aussi on ne sait lequel est le plus approprié. Mais l'habitude vient vite, pas de problème!
Pour ceux qui n'aiment pas tripatouiller les samplers, mais qui ont l'habitude d'importer leur banque de son, j'ai une mauvaise nouvelle: le V-synth n'importe que les fichiers WAV et AIFF. Déjà pas mal, me direz-vous. Bien sûr, mais l'import de fichiers d'autres marques (au moins Akaï S1000/S3000) aurait été un gain de temps important. Même avec les sampler Roland (les excellents S750/S760!!!) il n'y a pas de compatibilité. Un import de fichiers MP3 aurait été aussi sympathique.
A la réflexion, je pense savoir pourquoi: la plupart des samplers utilisent des multisamples pour constituer un programme, aussi bien en terme de tessiture que de vélocité. Or, le V-synth XT, et c'est une limitation de sa part, n'utilise qu'un seul sample par oscillateur (allez, 2 si l'on tient compte qu'il sait importer et lire les samples stéréo). Ensuite, sa mémoire limitée n'aurait pas permis d'importer de grands multisamples, ce n'est pas sa philosophie. Donc c'est un choix de Roland, mais aussi une limitation, il faut le reconnaître. Ce n'est pas la philosophie d'un V-synth de charger de grandes banques sonores multisamplées: il se destine plutôt au sons simples ou aux loops.
Dernière source audio possible, en plus des samples importé, des PCM embarqués et des oscillateurs Virtual Analog: les entrées audio du V-synth: de quoi transformer le V-synth en multi-effet de luxe! Vu la qualité des effets, ce n'est pas une utilisation "secondaire" ou un "goodie", c'est un vrai plus. Une entrée peut donc se combiner avec un autre sample ou un autre oscillo VA, passer à travers tous les traitements, FM, Ring Mod, Effets COSM, etc...On n'est pas loin du Live Mode des synthés Kurzweil. Seul bémol: l'entrée numérique ne peut servir de source dans ce cas. Autre bémol: contrairement au mode sampling, on ne dispose pas ici de Pre-FX qui permet de corriger quoique ce soit: le son entre et il se passe ce qu'il se passe! Ne faisons pas la fine bouche: c'est déjà tellement bien de permettre à une source externe de s'insinuer dans les tripes du V-synth.
Achevons la visite de ce synthé par le menu TVA/LFO. Chaque oscillateur possède déjà le sien, ce qui n'a pas empêché Roland d'en rajouter un autre en bout de chaîne, commun à tout le patch. Son architecture est similaire au TVA des oscillateurs, c'est à dire évolué (8 formes d'onde de LFO, fade in et fade out, vitesse synchronisable à l'horloge MIDI pour le LFO. Pour le TVA, impact de la vélocité sur les paramètres d'enveloppe, enveloppe en elle-même (hélas avec des 0-127 et pas des grandeurs physiques...)). Une spécificité toutefois par rapport au TVA des oscillateurs: on peut régler le panoramique ici. Ca m'interpelle: pourquoi on peut régler le panoramique d'un patch entier (normal) et pas celui de chacun de ses oscillateurs? Limitation incompréhensible, je trouve. Si vraiment on veut contourner cela, une bidouille consiste à utiliser un effet COSM qui dispose d'un réglage de pan et de l'affecter à un oscillateur. Autre astuce, mais valable uniquement pour les PCM: enregistrer son PCM en stéréo, volontairement déséquilibré Left ou Right et l'utiliser ainsi dans le patch...Bien compliqué, tout cela pour contourner une grave lacune de ce synthétiseur! Incroyable qu'un constructeur soit capable de nous offrir un moteur de synthèse aussi puissant, où la vélocité peut modifier le paramètre de release d'une enveloppe, et ne soit pas fichu de rendre possible le panning de chaque oscillo. Même par le biais de la puissante matrice de modulation, rien à faire!
Je termine la visite du mode V-synth par les effets globaux. Attention, c'est subtil (enfin, plutôt atypique). Chaque patch a ses propres effets globaux, en plus des 2 COSM. Mais dès qu'on utilise un patch dans un cadre multitimbral, ces effets globaux deviennent communs à tous les patches. Jusqu'ici, rien d'anormal. Mais le doute s'installe: puisqu'on n'a pas de vrai "performance" sauvegardable, ce sont les effets globaux de quel patch qui sont retenus pour les 15 autres? Eh bien là, je cherche encore la logique. Il semblerait que ce soit celui du patch actif.
Nos 3 effets globaux disposent d'un routing assez simple, représenté graphiquement. On peut shunter tout le monde et sortir par les sorties Direct Out, shunter le MFX, ou passer par tout le monde (MFX, Chorus, Reverb, dans cet ordre), en dosant l'envoi de chaque effet dans le suivant. MFX reprend un bon nombre des algorithmes COSM, mais rajoute des traitements plutôt orientés dynamique et des combinaisons diverses (en série, genre chorus-> delay). Moins d'effet de synthèse pure (moins de filtres, par exemple). Roland s'est moins foulé pour le Chorus: au lieu de proposer divers algorithmes, c'est le même algorithme Chorus / Flanger / Delay, décliné via 8 presets de réglages distincts, qui est proposé. Au contraire de la réverb qui, elle, propose plusieurs algorithmes de bonne facture, avec de nombreux paramètres. Là encore, grand luxe: un équaliseur 3 bandes avant réverb nous est offert, suivi d'un équaliseur 2 bandes, cette fois-ci après réverb (Damp EQ): respect!

Multitimbral ou pas?
Le V-synth XT est-il multitimbral? Au sens strict du terme, oui, dans la mesure où il est possible de lui faire jouer plusieurs sonorités différentes, chacune ayant son canal MIDI. Mais il n'y a pas sur le V-synth XT de mode multi ou performance comme sur une workstation classique. Voici comment on procède: on se place sur un patch souhaité, on sélectionne menu (tout à fait en haut à droite de l'écran), puis info (là, il faut des doigts de fée). On tombe sur un tableau récapitulant quel patch est affecté à quelle zone (laquelle est, logiquement affecté au canal MIDI correspondant, mais ceci peut être changé dans le mode global). Chaque patch garde donc ses effets COSM, mais les effets globaux sont ceux du patch actif. Autre ineptie: si vous changez de patch, le patch qui reçoit le canal 1 est le patch actif, même s'il est réglé sur un autre canal. En fait, c'est cela qu'il faut bien comprendre: le patch actif reçoit tout ce qu'envoie le canal MIDI 1 au V-synth. Et comme il n'y a qu'un mode patch et pas de mode performance, on ne peut aller d'un part à l'autre pour, par exemple, éditer finement un son en plein mix. Dernière ânerie (ça commence à faire beaucoup): on ne peut rien sauvegarder, tous ces réglages sont lié au projet. Si on veut utiliser la même banque sonore pour un second morceau, il faut réenregistrer un patch, ou bien, faire un DUMP du bon réglage au début de la séquence. Ah lalalalalala...ça sent le "pas fini", le "bâclé", le "laisse tomber, ils s'en serviront en monotimbral de toutes façons"...Vue la polyphonie, qui est loin de battre des records, mieux vaut se rendre à la raison: le V-synth n'a pas été conçu pour faire des séquences compliquées avec de nombreuses textures sonores sur 16 canaux MIDI.

VC-1: un D50 sous le capot!

En option sur le V-synth clavier, la carte VC-1 est donc d'office dans un V-synth XT. On la sélectionne via la touche V-card. De nouveau, un temps de chargement est nécessaire, mais il est plus raisonnable (une dizaine de secondes). On arrive directement sur la banque interne, vides au départ (pourquoi on n'arrive pas sur les sons en ROM?). L'écoute des presets commence par la sélection de l'une des 6 banques usines, qui répond à une certaine logique que voici: le D50 d'origine renfermait 100 formes d'ondes PCM d'origine. La carte VC-1 en a 128. Les 100 formes d'ondes originales sont bien présentes dans la VC-1, mais elles ont été rejointes par 28 formes d'ondes nouvellement créées pour l'occasion. Les banques sont donc organisées ainsi: La banque 1 est la banque usine utilisant les 100 PCM du D50 (elle contient les patches les plus célèbres du D50), la banque 2 est une nouvelle banque qui met à contribution ses nouvelles formes d'onde et donc propose des patches inédits, et les 4 banques suivantes sont les banques de patches qui utilisent les 100 PCM d'origine et qui étaient vendues séparément à l'époque sous forme de cartouche insérables dans le D50: ici, pas de cartouche, tout est dans la mémoire du V-synth XT.

L'interface proposée, austère, reste toutefois bien plus pratique que l'instrument d'origine. Absolument tous les paramètres d'origine sont disponibles, à part peut être quelques menus relatifs au DUMP et réglages systèmes qui sont sensiblement différents. Pour le reste, fidélité absolue. On aurait quand même pu améliorer l'ergonomie (ça manque de trajets de routing, d'enveloppes, de graphiques).
Quand je me trouve face à la réplique virtuelle d'un instrument hardware, je me pose 2 questions:
- sonne-t-il aussi bien que l'original?
- peut-on importer des fichiers sons de l'instrument original?
A chacune de ces 2 questions, la réponse est: OUI! Non seulement il sonne très bien (on retrouve vraiment le caractère du D50 d'origine), mais il bénéficie d'une électronique moderne de meilleure qualité: caractère respecté, qualité sonore renforcée. Pour ce qui est de l'import de sons, non seulement ça marche (j'ai dumpé des Sysex de D50 dans la carte), mais je me suis aperçu que l'implémentation MIDI de la VC-1 est en tout point identique au D50! Par exemple, le contrôleur PG1000 fonctionne avec (voir banc d'essai de la VC-1 publié par Sound on Sound), mais tout ce qui est logiciel considère la VC-1 comme un D50. Les panels de Cubase fonctionne, les éditeurs spécifiques au D50 aussi...Conclusion: la VC-1 n'est pas une émulation de D50, c'est un D50! La seule différence étant qu'elle possède 28 PCM de plus.
Pour le reste, c'est une affaire de goût: on aime ou on n'aime pas ces textures un peu kitsch, mais on retrouve avec bonheur les Fantasia, living Calliope, Chiffer, Soundtrack de notre jeunesse quand on se prenait pour Eric Serra (oui, enfin, bon, à l'époque, hein).
Je ne m'étale pas plus sur cette VC-1: lisez les avis sur les D50/D550 qui inondent le net et vous saurez à quoi vous en tenir.
Le seul vrai regret est l'interface tristounette et le fait que la fidélité ait été poussée à l'extrême, y compris sur les sections où le D50 a le plus mal vieilli (les effets notamment).

VC-2: un processeur Vocal haut de gamme.

Egalement inclus d'origine, la VC-2 pourrait quasiment justifier l'achat de ce V-synth XT à lui seul. C'est un processeur d'effet vocal qui comprend: un modeling group (émulation d'un choeur, d'un voix solo ou d'un synthé qui chante!), un vocoder, un pitch shifter (qui redresse le pitch d'un signal audio selon les notes jouée sur le clavier), un Keyboard Group (qui joue des samples en ROM, tout simplement), un Processor group (l'entrée Left à l'arrière de l'appareil se conjugue à l'entrée micro en façade pour produire différents effets.)
Alors, comment ça sonne: en quelques mots, je dirais synthétique, dynamique, efficace, assez intelligible, sans latence audible (le défaut qu'à souvent ce genre d'effet).
Commençons par tout ce qui est vocoder / talk box: ça le fait! Les amateurs y trouveront leur compte et pourront refaire "Music" de Madonna à s'y méprendre (ou autre chose, hein, y'a pas d'obligation). Là encore, l'effet "vintage" est réussi puisque la VC-2 met aussi à contribution les effets COSM, en reprenant trait pour trait le module d'effet globaux du mode V-synth. Ils ne sont pas tombés dans le même piège que le VC-1 qui reste avec sa réverbe bien métallique de D50.
Les emplacements pour stocker ses presets sont archis nombreux, puisque sur les 448 emplacements, seuls 64 sont pris par des prestes usines indéboulonnables. A l'instar de tout le reste de la machine, on peut trier les sons par catégorie (comme sur le V-synth et le D50).
Une chose un peu idiote: pour se fabriquer un preset appartenant à un groupe donné (par exemple: vocoder), il faut partir d'un preset usine de type vocoder. Il n'y a pas de template ou d'Init, mais ce n'est pas grave: il suffit de réserver quelques emplacements users pour y stocker quelques presets INIT vocoder ou INIT modeling par exemple, et le tour est joué.
Bien vu: la touch Preview qui fait office de bypass (et pas du tout de preview). Une fois pressée, elle reste enclenché, une seconde pression la remet dans son état initial.
Le seul regret que m'a donné ce VC-2, c'est l'orientation manifestement "synthétique": construire un choeur à 3 ou 4 voix à partir d'accords de clavier ne donnera pas un résultat naturel comme sur certains processeurs dédiés (TC Helicon, par exemple): on reste dans le créatif, le surprenant, l'original, mais pas dans le naturel.
Bref, un processeur synthétique qui fait bien ce qu'on attend de lui, une réussite qui talonne les références du genre!

AVIS GLOBAL

J'aime beaucoup:
- L'originalité de l'appareil, de sa philosophie et de ses timbres uniques: un synthé vraiment singulier avec de très gros sons, bien servi par une interface très aboutie.
- A l'aise dans de nombreux styles musicaux grâce à la grande variété de ses timbres
- Un synthé qui excelle aussi bien dans les sons de synthé classiques (Jupiter, TB303, VP330, DX...) que dans les timbres complexes et évolutifs.
- La qualité des filtres, variés, musicaux, voire originaux.
- Les possibilités pour "salir" et "épaissir" les sons pour le transformer en "petite peste" cet instrument assez sage de prime abord.
- Des timbres qui sonnent étonamment "humains", "organiques", "chaleureux": il y a du sang et des os dans cette machine!
- C'est une affaire de goût, mais l'orientation "électro / synthétique / ethnique" clairement assumée.
- Le croisement réussi et unique entre le sampling (amélioré) et le virtual analog. Les échantillons stéréo.
- L'excellente qualité de fabrication, le look.
- Le fait qu'il soit rackable
- La simplicité relative à l'utilisation, la clarté de l'interface, l'ergonomie vraiment réussie.
- La réactivité très satisfaisante de l'écran tactile couleur, sa beauté.
- La qualité des effets au dessus de la moyenne, leur personnalité.
- La possibilité de copier tout ou partie d'un patch dans un autre.
- La quantité colossale de paramètres, mais qui savent rester explicites et judiceusement disposés.
- L'excellente implémentation MIDI (notamment la synchro à tous les niveaux: LFO, Delay, etc), la facilité à contrôler quasiment tous les paramètres depuis les contrôles en façade ou en MIDI. Le fait que les 8 potentiomètres puissent contrôler un instrument externe en émettant des Control Change MIDI.
- Les raccourcis, les astuces pour gagner du temps.
- L'USB qui sait tout faire: interface MIDI, transmission de paramètres et de samples, interface audionumérique (si, si, même si c'est limité!) mais malheureusement pas la synchro d'horloge, pour lequel le MIDI traditionnel reste la seule solution!
- La technologie Variphrase et ses algorithmes réussis, musicaux, fluides: encore mieux que ce que je pensais (ex: contrôle indépendant de la hauteur et des formants, avec enveloppes et modulations indépendantes, lecture envers/endroit)
- Le concept du TimeTrip Pad, et le fait qu'il soit plus qu'un jog/shuttle audio: quand on arrête de scratcher, le son s'immobilise et se gèle, mais ne s'interrompt pas (une sorte de synthèse granulaire).
- Le nombre de modes de déclenchement des samples, dont legato, unique sur une instrument et très utile.
- Le resampling, qui vient au secours de la polyphonie un peu faible.
- Les effets disponible avant l'étage de sampling (réducteur de bruit, compresseur, etc) qui permet d'enregistrer "proprement" d'entrée de jeu.
- Des sorties numériques, même si elles ne sont que S/PDIF: les résolutions acceptées, jusqu'à 96 kHz!
- Une entrée micro de grande qualité et très universelle (dispose même d'une alim phantom!!!), judicieusement placée en façade.
- La qualité du Vocal Designer: une vraie référence, un monstre sonore qui sait rester simple.
- La présence du D50, avec ses sonorités kitsch et datées mais attachantes, la fidélité à l'original, y compris dans son implémentation MIDI. Possibilité d'importer des fichiers Sysex de l'instrument original.
- L'existence d'un éditeur bibliothécaire pour la partie V-synth, austère et tout simple mais pratique.
- Le fait que le V-synth soit reconnu directement comme un phériphérique de stockage par un ordinateur (comme une clé USB ou un appareil photo numérique) sans besoin de pilote (le pilote USB ne servant que pour le MIDI).
- Un pilote Vista a été créé, ce qui prolonge la durée de vie de l'appareil de nombreuses années (non testé). Par contre, pas vu de pareil pilote pour la version clavier pour l'instant.
- La qualité de la documentation, une communauté active, les sons disponibles.
- Tous les avantages du logiciel et la robustesse du Hardware, un peu comme sur un G2.
- Pas de ventilateur bruyant malgré la puissance embarquée.
- Une fente pour un PC Card standard
- Pour une fois chez Roland, un instrument qui n'a pas besoin d'options coûteuses pour sonner.(pas de cartes additionnelles genre SR-JV ou SRX)
- La gestion des banques, qui fait que tous les emplacements peuvent être occupés par des sons utilisateurs en mode V-synth (pas de sons usines impossible à virer et qui prennent de la place pour rien).
- Finalement, l'excellent rapport qualité / prix en occasion (compter 1200€ en 2007).

J'aime moins:
- Défaut numéro 1: le fait que les 3 modules sonores: V-synth V2, D50 et Vocal Designer soient totalement indépendants, impossibles à mixer: un grand gâchis et le plus gros défaut de cet appareil.
- Difficile à éditer si on n'est pas pile poil en face l'écran.
- Le V-synth XT ne sait pas se synchroniser en MIDI quand on utilise le port USB comme port MIDI. Quelle honte!
- Pas d'undo pour V-synth et VC-2: toute boulette est irrattrapable (surtout qu'avec l'écran tactile, une fausse manip est vite faite). Par contre, un UNDO pour la VC-1.
- Le temps de chargement de chacun des 3 modules sonores, un peu long (surtout le Mode V-synth)
- Le fait que ce soit de l'USB 1.1, 40 fois moins rapide que l'USB 2.0. Le fait qu'il faille déconnecter et reconnecter l'USB pour passer du mode "import" au mode "play" (et donc une intégration qui aurait pu être encore meilleure).
- La polyphonie un tout petit peu juste (24 voies), mais en cohérence avec le concept. Le fait que ce soit une polyphonie maximale.
- Le mode Multi ou Performance qui n'existe pas vraiment, qui est bâclé et raté, et qui destine plutôt le V-synth à une utilisation monotimbrale.
- En mode D50, le fait que les enveloppes n'ait pas de représentation graphique (contrairement au mode V-synth)
- En mode D50, la fidélité absolue à l'instrument original, y compris ses défauts (par exemple, ses effets calamiteux et limités).
- Des incohérences dans les paramètres disponibles: édition tantôt très luxueuse (ex: Enveloppe pour une fréquence de filtre ET une autre, indépendante, pour la résonance, avec superposition des 2 en filigrane!), tantôt simpliste (un réglage de panoramique identique pour les 2 oscillateurs, sauf à utiliser certains effets COSM).
- Il faut des doigts de fée pour sélectionner certains paramètres sur l'écran tactile et les éditer (surtout les enveloppes)
- Pas de presets sur les effets; contournable grâce à la fonction "copy" qui permet de copier tout ou partie d'un autre patch.
- J'ai parfois eu droit à des "freeze" (tout bloqué, plus de son) en mode V-synth et même avec la VC1! Seule façon de s'en sortir: rallumer l'appareil. Je soupçonne fortement le pilote USB du V-synth.
- Les effets d'escalier perceptibles sur les potentiomètres de contrôle (codage pas assez fin, contrairement à un Virus par exemple)
- Le nombre de sorties un peu juste (2 x 2 stéréo)
- La non-compatibilité avec des banques de sons de sampler: ni Akai, ni Emu, ni Ensoniq, ni Yamaha...Ni Roland!!! Juste Wav et AIFF (pas MP3 non plus), même si ça s'explique.
- L'inclinaison trop prononcée quand on l'utilise autrement qu'en rack (trop vertical).
- La nécessité, inévitable, d'encoder en Variphrase les samples importés pour tirer un bénéfice maximum du moteur de synthèse. Le temps que cela nécessite.
- En Mode Vocal Designer, le fait qu'une note midi doit être jouée en permanence pour entendre un son.
- Le fait que le mode Vocal Designer ait un harmoniseur vocal qui penche nettement plus du côté synthétique que du côté naturel et donc un petit manque de polyvalence.
- En Mode V-synth, le fait qu'il faut appuyer de nouveau sur une note pour entendre l'effet d'un changement d'algorithme COSM, contrairement aux autres paramètres dont la prise en compte est immédiate.
- Des changements de paramètres pas tous fluides dans la section effet (des coupures, des petits retards de prise en compte de nouveaux paramètres).
- Certains timbres acoustiques en deça du reste de l'appareil, même si ce n'est pas sa philosophie première.
- L'impossibilité d'étendre la mémoire sampling. Sa capacité un peu faible, occupée en grande partie par les programmes usines (mais qu'on peut virer, heureusement).
- Absence du D-Beam comme sur la version clavier, alors que son utilisation en mode desktop aurait été possible.
- Le fait que certains paramètres systèmes soient lié au projet (fichier rassemblant des patches) et non rattaché au mode "global": le chargement d'un nouveau projet, par exemple, dégomme les réglages de synchro MIDI.
- L'arpégiateur n'émet pas en MIDI à l'extérieur de l'appareil.
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Tsherlay22/09/2005

L'avis de Tsherlay

Roland V-Synth XT
Son rack inclinable est très pratique, du coup, les 512 sons sont à portée de doigt!
Et oui c'est un outil "au doigt et à l'oeil", La relative diversité des sons (Hip-Hop - Trip Hop - Trance - 80's -Ethno) classe cette machine dans le registre "Laboratoire sound-design" - En globalité les sonorités sont très convenables, mais pas assez éclectiques pour moi, par contre ils sont puissants. Le réel intérêt est que, en partant de n'importe quoi, tu arrives rapidement à qque chose de surprenant, et avec du temps, à qque chose de souhaité (plus rare). J'espère que des cartes suplémentaires (aux 2 cartes D50 et Vocal C déja inclues dans la ROM) sont à venir, pour les sons téléchargeables par contre c'est encore tôt ! Voir le site Roland pour le détail technique.

UTILISATION

C'est un outil super intuitif , il fonctionne par onglets sur écran et knob façade (encore faut il connaitre le B-A-ba de la synthèse et du sampling). Ce dernier étant bien pensé mais avec un pc c'est plus rapide à éditer, puis zou, dans la bête !! USb + soft oblige !! Le manuel est comme toute les machines, en gros :
"pour éditer le son, appuyer sur éditer le son" (j'en fait un peu trop là mais bon, ça fait du bien!"

SONORITÉS

En gros faut se lancer avec le V-Synth XT, "les bons sons ne sont pas...ils le deviennent" En tout cas lui il vous suit, pas de bug ! pour l'instant !
Juste un bémol l'assignation des FX ne peut se faire que sur 3 niveaux (Multi effet-ChorusFlanger- Reveb) et dans un seul sens ... Bon bref,mais ils sont à la hauteurs les FX

AVIS GLOBAL

Depuis 2 mois c'est du régal, je le trouve un peu cher pour un pc dédié (en fait c'est que du soft) mais c'est un super copain de studio. J'adore l'apégiateur et le Step mod mais ils sont un peu cheap (qques fonction de retour ou d'assignation manquent sur l'écran, on est tellement habitué à cliquer sur l'écran tactile que dès qu'il faut appuyer sur un bouton ça fait tout drôle !) Je suis content d'être dans les premiers à en avoir eu un, mais je pense que la mode le rattrapera très vite et le dépassera surement... A suivre
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Tutoriels et astuces Roland V-Synth XT

Stylet pour l'écran du V-Synth XT

1 Publié le 17/10/13
Bonjour à tous. Cette astuce est toute bête mais je me suis dit qu'elle pourrait quand même servir à certains utilisateurs... Il est précisé dans le manuel que l'usage de stylets pour l'écran tactile…

Résoudre le problème de l'encodeur "Value"

Publié le 08/06/13
J'ai rencontré un problème avec mon encodeur "Value" qui ne marchait plus correctement (incrémentation / décrémentation anarchique). Tout d'abord, voici la liste officielle des revendeurs de pièces d…

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