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Patcher sans péter un câble ! 9 conseils pour le câblage sono

Pour simplifier la mise en place et le dépannage lors d'un événement ou d'un concert, il est essentiel de soigner le câblage, voici donc quelques conseils pour vous aider à patcher et dépatcher sans péter un câble !

9 conseils pour le câblage sono : Patcher sans péter un câble !

Tout commence par le choix du maté­riel : une bonne section de câble, des connec­teurs robustes avec un système anti-trac­tion effi­cace, un blin­dage perfor­mant et un revê­te­ment facile à instal­ler et à ache­mi­ner sont autant d’élé­ments qui garan­tissent aux ingé­nieurs·es du son une excel­lente qualité sonore lors de la mise en place d’un concert ou d’un événe­ment.

Inves­tir un peu plus est toujours un choix judi­cieux, car on ne lésine géné­ra­le­ment pas sur la qualité lorsqu’il s’agit de micro­phones ou d’ins­tru­ments, et la connexion des câbles ne doit pas être le maillon faible de la chaîne audio. Un enrou­le­ment et un range­ment corrects pendant le trans­port sont égale­ment cruciaux.

Comment plani­fier et instal­ler le câblage de scène ?

Conseil 1

Les dimen­sions d’une scène étant variables, il est judi­cieux d’uti­li­ser des câbles de diffé­rentes longueurs et de les étique­ter en consé­quence. Mieux vaut instal­ler un câble trop long que de risquer de faire trébu­cher vos musi­ciens, ou vous-même.

Conseil 2

Si leurs maté­riaux le permettent, les passages de câbles audio doivent être dispo­sés avec des angles bien défi­nis et dispo­sés de manière paral­lèle entre eux sur scène. Cela offre une vue d’en­semble claire et faci­lite le dépan­nage en cas de problème.

Conseil 3

L’em­pla­ce­ment idéal pour instal­ler les câbles se situe géné­ra­le­ment derrière le back­line, le long des côtés de la scène et devant les enceintes de retour. En cas de manque de place, un ruban adhé­sif ultra­ré­sis­tant ou des serre-câbles en Velcro peuvent s’avé­rer très utiles pour concen­trer le flux de câbles et gagner un peu d’es­pace. C’est aussi essen­tiel pour la sécu­rité de chacun·e, et pour le confort des musi­ciens·nes (pour pouvoir jouer sans câbles qui traînent partout).

Conseil n° 4 

Si les câbles audio et les câbles d’ali­men­ta­tion sont aussi utili­sés pour l’éclai­rage, il est préfé­rable de ne pas les faire passer paral­lè­le­ment, car cela peut rapi­de­ment engen­drer des inter­fé­rences problé­ma­tiques. Si un autre ache­mi­ne­ment des câbles audio est impos­sible, espa­cez-les davan­tage (l’im­por­tant c’est qu’ils ne se touchent pas). Par ailleurs, les tech­ni­ciens lumière appré­cie­ront l’uti­li­sa­tion exclu­sive de câbles noirs lors de l’ins­tal­la­tion sur scène, pour éviter la pollu­tion visuelle.

Conseil n° 5

Si les câbles sont trop longs, enrou­lez l’ex­cé­dent sur les pieds de micro, et non devant le boîtier de scène. Cela permet de libé­rer de l’es­pace (souvent restreint sur scène) et d’évi­ter les nœuds disgra­cieux lors du démon­tage.

Conseil n° 6 

Une fois l’em­pla­ce­ment du boîtier de scène choisi (par exemple, à gauche de la scène), vous pouvez réflé­chir à la manière de connec­ter propre­ment les diffé­rentes sources, à droite de la scène, par exemple. Bien sûr, vous pour­riez tirer un long câble XLR par source jusqu’au boîtier de scène de l’autre côté, mais ce n’est ni très joli visuel­le­ment, ni très ergo­no­mique à l’usage. C’est pourquoi il est préfé­rable de placer un système de distri­bu­tion secon­daire (un petit boîtier de scène pour la sous-distri­bu­tion avec 8 à 12 entrées et idéa­le­ment quelques sorties) de l’autre côté et d’y connec­ter les diffé­rentes sources. Le système de distri­bu­tion secon­daire sera ensuite connecté au boîtier de scène prin­ci­pal. Résul­tat : moins de câbles encom­brants et un routage du signal plus propre. De plus, les systèmes intra-auri­cu­laires filaires (par exemple, pour les batteurs ou les clavié­ristes) pour­ront se connec­ter direc­te­ment aux sorties du système de distri­bu­tion secon­daire. D’ailleurs, la batte­rie reste toujours une candi­date idéale pour un boîtier secon­daire, car elle génère souvent ne bonne douzaine de sources audio en un seul endroit.

Conseil n° 7

Les boîtiers de distri­bu­tion ne servent pas qu’aux câbles audio. Sur les grandes scènes ou lors de festi­vals, on utilise souvent jusqu’à huit enceintes de retour diffé­rentes. Au lieu de tirer un câble d’en­ceinte séparé pour chaque retour, on peut égale­ment utili­ser des boîtiers de distri­bu­tion. Cela implique l’uti­li­sa­tion de deux boîtiers de scène avec quatre sorties Spea­kon. L’en­trée est géné­ra­le­ment un connec­teur Spea­kon Neutrik NL8, capable de gérer jusqu’à quatre signaux distincts. Ce système est égale­ment compa­tible avec les connec­teurs d’en­trée NL4 et de sortie NL2, permet­tant ainsi de trans­mettre deux signaux de retour diffé­rents sur un seul câble.

Conseil n° 8

Pour être certain·e de pouvoir assu­rer en cas de panne : prépa­rez votre câblage vous-même ! Ainsi, une gestion des câbles bien maîtri­sée devien­dra parti­cu­liè­re­ment évidente à lire dans une situa­tion stres­sante. En effet, dans le chaos ambiant, les câbles s’ac­cu­mulent vite, rendant diffi­cile (voire impos­sible) l’iden­ti­fi­ca­tion d’un câble défaillant. Alors, encore une fois, n’hé­si­tez pas à étique­ter l’en­semble de vos câbles pour vous aider à y voir plus clair. Mais, outre le nom du fabri­cant et la longueur du câble, un iden­ti­fiant clair (par exemple, « F7 ») sera essen­tiel. Si, par exemple, le choriste à gauche de la scène à un problème, et que son micro n’en­voie pas de son, vous pour­rez vous réfé­rer à son iden­ti­fiant (« F7 »). Et immé­dia­te­ment, l’autre extré­mité du câble sera faci­le­ment repé­rable grâce à l’étiquette « F7 » dans l’en­che­vê­tre­ment de câbles ou au niveau du boîtier de scène, ce qui vous permet­tra de trou­ver rapi­de­ment un câble de rempla­ce­ment et d’as­su­rer la suite du concert.

Conseil n° 9

Ces dernières années, un nouvel « instru­ment » a détrôné la guitare élec­trique : l’or­di­na­teur portable ! Play­backs, Able­ton Live, instru­ments virtuels, lectures d’échan­tillons, etc. Les portables gèrent de plus en plus de choses et diffusent leurs signaux en stéréo. Il est donc judi­cieux de se procu­rer une poignée de câbles stéréo. Idéa­le­ment, avec des connec­teurs XLR étique­tés eux aussi (« G » et « D » par exemple, pour gauche et droite), pour parer à toute éven­tua­lité.

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